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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 16:12

L’organisation  Todt est de retour à Trébeurden : un mur de l’atlantique est en cours d’édification le long de la grande plage de Tresmeur; un rempart contre les forces hostiles venues du large;  censé abriter des vagues des grandes tempêtes (rôle qu’il remplira peut-être), il protège surtout les promeneurs d’une vue dégagée sur la plage et les flots. Lorsque l’on emprunte le front de mer, l’impression est de progresser dans un chemin creux; les constructeurs ont-ils voulu recréer à coup de ferrailles et de béton l’atmosphère confinée d’un chemin bocager breton ? le constat est que l’on a l’impression de cheminer dans un boyau conduisant d’un bunker à l’autre.

Nouvelle réussite à mettre au crédit de la mairie dans sa furie d’embellissement d’un littoral aussi prestigieux que superbe. Qui les a laissé faire ? Personne une peut les arrêter dans leur délire de saccage ?

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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 11:43

Une église sans grâce affublée de sa pissotière installée jadis contre le chevet par une municipalité anticléricale .  Une salle des fêtes curieusement baptisée le sémaphore alors qu’elle est loin de la mer et n’est porteuse que de très peu de signaux culturels. Un rond-point avec son salmigondis de fleurs bariolées. Le square désert installé sur l’ancien presbytère, rasé au départ du dernier recteur. Et la mairie rebâtie dans ce style anonyme, sans caractéristiques, sans charme, sans racines, sans intérêt, sans beauté (sans laideur non plus),  sans rien …  ce qui est bien à l’image des médiocres qui la peuplent.  Seuls quelques commerces tentent, vaille que vaille, d’apporter un peu de vie et de plaisir dans ce cœur de ville atone.

Dans sa furie passéiste et affairiste le maire veut lancer une allée commerciale entre ce bourg  qui pourrit et l’Intermarché ; loin des plages, loin du port, loin de ce qui est animé et vivant. Dans sa furie d’enterrement et de vieillissement le maire veut créer un cimetière paysager là où déjà tout se meurt. Dans sa furie de retour aux sources façon écolo, le maire veut implanter pour son cher bourg une centrale de chauffage au bois.

 

Ces fureurs, expriment la haine du touriste intrus, la vengeance du socialo arrivé, l’implacable déclin qui en résulte.  Les Erinyes ne sauveront pas le bourg.

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4 août 2018 6 04 /08 /août /2018 11:31

Ils habitent le bourg de Trébeurden, là-haut, loin de la mer, et s’en flattent. Ces bourgeois, ceux d’ici comme d’ailleurs, ont beaucoup de mépris pour les immigrés, ces touristes qui viennent envahir leurs plages et leurs landes, leur mer et leur terre ; ces résidents tout à fait secondaires qui font monter les prix du foncier ; ces sans attache fixe qui ne savent où résider entre Paris, Rennes et Trébeurden, épaves que l’on retrouve sur l’estran ou le port.

Ils font peser leur joug sur les étrangers : qu’ils paient leur dîme pour l’embellissement du bourg, qu’ils versent leur obole pour la récréation des bourgeois, qu’ils paient leurs redevances pour la gloire de la nomenklatura municipale.

Mais la révolte gronde chez les exploités du bas-Trébeurden, la colère monte chez les moutons tondus dans les quartiers périphériques de Crech Hery, Kerariou et Pors Mabo,  dans les faubourgs de Lan Kerellec, Trozoul et Tresmeur. Les cris retentissent « Qui vous fait vivre ? », « Qui vous fait travailler ? ». La question est posée : que serait Trébeurden sans nous, les étrangers, les gens venus d’ailleurs, les vagabonds du tourisme ? Rien ou peu de chose, un lieu-dit de la côte de Granit rose, un écart de la ville de Lannion. 

 

Allez les bourgeois de Trébeurden, abandonnez ces tristes sires à qui vous avez confiés les clefs de la mairie, oubliez leurs châteaux en Espagne, leurs promesses d’anarcho-gauchistes,  leurs rêves d’apartheid,  leurs égoïsme de petits nantis d’une petite oligarchie locale ; faites la révolution et venez rejoindre la horde des touristes pour libérer Trébeurden de la pesanteur  de cinquante ans de disfonctionnement.

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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 12:19

Le feu falot du Trégor : 

  • il avait promis de muer la ruine de La Potinière qui trône sur le front de mer depuis vingt ans en un lieu d’accueil et de convivialité et rien ne se passe, sinon des procès, des recours, et  le sinistres toit effondré, les fenêtres bouchées de parpaings qui restent comme le symbole de l’impéritie;
  • il patauge dans les affaires immobilières en tentant de vendre à un promoteur la maison qui abrite l’école de voile, sans même savoir où il allait la réinstaller; résumé grandiose de la préférence d’un bétonnage d’un quartier qui n’en avait pas besoin au détriment des activité nautiques des petits et des jeunes ;
  • il fait refaire la digue sur la plage de Tresmeur, mais est incapable de tenir des délais pour qu’elle soit prête pour la saison d’été ; manque de prévision, manque de suivi, qui le sait ? Les deux probablement ;
  • il évite d’aider tous les commerces qui tentent de survivre : et la maison de presse qui ferme, et Mamie crêpe sur la plage de Tresmeur qui ferme, et le bar La Frégate qui ferme, et une pharmacie qui va fermer pour fusionner avec celle du bourg, et le club des pirates de la grand plage qui ferme, sans compter le marché hebdomadaire qui dépérit d’année en année, et j’en oublie certainement … C’est Attila, dans son sillage le commerce ne repousse pas ; 
  • il dépense ou veut dépenser des sommes inconvenantes pour des sujets de deuxième ordre comme un boulodrome (un bâtiment de 510 m2, rien que ça, parce qu’il ne s’agit pas d’aller jouer aux boules en plein air ), un rondpoint sur Goaz-Treiz, un autre sur Trozoul (une mode éculée ailleurs, pas ici), une centrale de chauffage à bois (pour améliorer les émissions de CO2 ?), un éco-quartier  (génial de construire ça à la campagne !); en résumé, dès qu’un projet a un aspect grotesque, suranné ou absurde il devient une évidence au royaume de ce père Ubu.

 

Come le dit un maire d’une commune proche : il n’a pas compris que Trébeurden était une station touristique, et que pour maintenir l’existence même de la commune, il faut investir pour tenter d’arrêter un déclin amorcé depuis pus de dix ans. Il n’a pas compris que le petit jeu ne consiste pas à faire ami-ami avec quelques uns mais à favoriser à tout prix le développement touristique en apportant une circulation facile, des activités, mais ... 

  • où en sont les pistes cyclables ? nulle part.  Le fauteuil roulant, oui, le vélo, non.
  • où en est le réaménagement de la circulation dans les points dangereux de la rue de Kérariou, de la rue de Kerellec ; qu’at-il fait pour créer une route pour désengorger la baie de Tresmeur ? nulle part.  Trop simple, trop compliqué, en tous cas n’intéresse pas le maire.
  • où en sont les activités culturelles pendant les mois de juilletaoût ? c’est un quasi désert. Ah j’oubliais le fameux Estivales R’, le festival du tri des déchets ludique ! Et le festival Tango, tellement évocateur de la Côte de Granit Rose. Hésitation entre le ridicule et le risible ;
  • où en est le ramassage des ordures pendant l’été ? Les poubelles des maisonnées pleines croupissent en plein soleil pendant une semaine. Comme répond le maire, (qui au moins sait dégager en touche) dans son langage élégant : c’est la responsabilité de l’Agglo. Il n’en fait pas partie de l’Agglo ?

 

S’il est fatigué de diriger notre commune, au moins qu’il entame des discussions avec les maires de Perros, et de Trégastel pour fusionner avec d’autres plus dynamiques, mieux gérées, en tous ca qui ont compris que leur seul actif à développer sérieusement est le capital touristique.

 

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 09:36

Hier le maire de Trébeurden a fait présenter son projet de Goas Treiz. Les demandes des habitants étaient simples pour l’aménagement des accès de cette plage : un chemin piétonnier , une piste cyclable , la sécurisation des traversées de la départementale. Les réponses sont prétentieuses,  alambiquées, incomplètes et couteuses. Un hymne au  courtelinisme municipal.

 

D’abord le langage technocratique : plus question de chemins, de sentiers,  mais des « cheminements doux » ; incantation aux « PMR » (Personnes à Mobilité Réduite) qui voudraient aller se promener dans les dunes du côté mer ou dans les marais du côté terre ; abus des « sites remarquables » , des « zones humides », des « espèces protégées » qui laissent croire que nous sommes en phase de création d’une sorte de parc national du littoral.

 

Ensuite la banalité des solution :  un rond-point superfétatoire signature déjà dépassée de l’évergétisme  municipal,  des emplacements de stationnements des voitures raréfiés  au nom d’une curieuse lutte contre les véhicules individuels, et surtout un aménagement d’une complexité rare qui interrompt les chemins là où ils existaient,  dévie la route au nom d’une esthétique discutable, veut créer des dunes et des mares là où elles n’existaient plus depuis longtemps le tout sous la bannière d’une philosophie environnementaliste réactionnaire.

 

Mais le pompon de ce projet est que la piste cyclable est tout bonnement oubliée. Alors pour les cyclistes qui voudront aller le long de la Côte de Granit Rose de Trébeurden à Trégastel, il leur faudra continuer d’emprunter la départementale à  leurs risques et périls puisque l' emprise de la route sera réduite. Le sujet est compliqué répond le maire à un intervenant, ce sera un sujet futur.  Donc  dépensons d’abord et réfléchissons après semble répondre cet édile autiste. Il semble coutumier de ce mode de fonctionnement.

 

Copie à revoir de toute urgence. Et surtout que le maire ne se réfugie plus derrière les réponses des "services de l'état"  : un politique est là pour se confronter à eux et non pas se soumettre à leurs diktats lointains,  sourds aux demandes des populations et aux habitudes locales.

 

 

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 11:50

Bilan d’une année à Trébeurden : fermeture de la « maison de la presse », fermeture du bar « la Frégate », fermeture du club de plage pour les petits à Tresmeur, dangereux rétrécissement du marché hebdomadaire ; ne plus pouvoir acheter son journal, ne plus aller prendre son café, ne plus envoyer ses enfants s’amuser sur la plage, ne plus vagabonder entre les étals de marchands  :  y avait-il vraiment rien à faire pour empêche cette hécatombe ? Est-il inéluctable de laisser ce village se transformer en hameau, voire en lieu-dit ?

Et si l’on fermait la mairie ? Il serait  temps d’y penser. Des voisins, eux, à Trégastel, ou Saint-Quay, y ont déjà pensé. Echangerait volontiers des édiles qui ne pensent qu'à leur routes, leurs quartiers écolos et autres foutballaiseries pour d'autres plus concernés par l'animation économique et touristique. Qui va lancer une pétition pour fondre Trébeurden dans une grande commune de la Côte de Granit Rose ?

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 14:49

Une année, le ramassage des ordures s’espace pour devenir hebdomadaire suite à une rationalisation intercommunale.

Une deuxième, le nettoyage des plages publiques ne se fait plus afin de laisser la biodiversité s’exprimer dans la laisse de mer.

Une troisième, l’éclairage public est éteint à 11 heures pour faire des économies de budget.

Depuis quelque temps déjà, est actée la transformation d’un jardin public en une sorte de place « des fêtes » qui accueille des marchés intitulés bios, et des artistes qui beuglent sur des estrades.

Nos édiles n’arrêtent pas de se triturer les neurones pour baisser la qualité des services. Le touriste aspirerait-il à vivre dans ses déjections, fréquenter des plages sales, ne pas avoir peur du noir, adorer qu’on lui hurle dans les oreilles ?

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 10:29

Beg Leguer, une des plus belles plages de Bretagne, au pied des landes, ouverte sur la baie de Lannion. Le bruit du ressac de la mer depuis le chemin des douaniers qui la longe. Le sable très fin, ni gris, ni jaune, les rochers qui la surplombent et s’avancent dans l’eau. Bizarrement, sur la pointe qui marque la frontière avec la rivière de Lannion, un fort du mur de l’Atlantique à moitié peint en rose. Et sur les chemins qui y mènent des hommes seuls qui s’y rendent, qui croisent mutiques les randonneurs de la côte. Et le promeneur surpris voit, depuis la corniche, les hommes nus qui s’ébrouent sur la plage de Beg les Gays.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 11:46
J’ai participé, hier, au Grand Pardon de Saint-Yves à Tréguier dans une cathédrale archi-comble. J’ai vu, sorti de sa chasse, le crâne de Saint-Yves porté sur un brancard par l’archevêque du Mans. Ce rite, cette liturgie n’a qu’un intérêt : ressouder autour d’un « lieu de mémoire » non pas des gens qui ont peur de la modernité, qui sont attachés à des folklores désuets, mais des esprits libres qui croient qu’il est nécessaire d’accueillir sans se renier, de comprendre sans abdiquer, de pardonner sans excuser, de propager ses valeurs sans honte, de pratiquer le doute sans se laisser influencer par les mots des puissants d’aujourd’hui. Ce grand Pardon fut un grand moment.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 12:22
Mikhail Rudy est un extraterrestre. Avec un tempo mesuré, il nous a donné une interprétation divine des visions fugitives de Prokofiev, et de Petrouchka de Stravinski, avec en plus le régal dans un des bis d’un nocturne de Chopin. Rien de moins ostentatoire que son jeu : économie de mouvements, discrétion dans l’attitude, absence de brio technique, tout est au service de la précision, de l’art de respecter les pauses et silences. J’ai moins aimé les Tableaux d’une exposition de Moussorgski, qu’il accompagnait de la projection d’un film d’animation d’après le spectacle conçu pour cette musique par Vassili Kandinsky : peut-être ne suis-je pas sensible à l’art pictural de ce maître, et ces images, pour moi, plutôt que de suggérer un « art total », m’empêchaient de bien écouter la musique. Mais qu’importe, face à l’enthousiasme montré par ce pianiste.

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