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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 14:49

Une année, le ramassage des ordures s’espace pour devenir hebdomadaire suite à une rationalisation intercommunale.

Une deuxième, le nettoyage des plages publiques ne se fait plus afin de laisser la biodiversité s’exprimer dans la laisse de mer.

Une troisième, l’éclairage public est éteint à 11 heures pour faire des économies de budget.

Depuis quelque temps déjà, est actée la transformation d’un jardin public en une sorte de place « des fêtes » qui accueille des marchés intitulés bios, et des artistes qui beuglent sur des estrades.

Nos édiles n’arrêtent pas de se triturer les neurones pour baisser la qualité des services. Le touriste aspirerait-il à vivre dans ses déjections, fréquenter des plages sales, ne pas avoir peur du noir, adorer qu’on lui hurle dans les oreilles ?

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 10:29

Beg Leguer, une des plus belles plages de Bretagne, au pied des landes, ouverte sur la baie de Lannion. Le bruit du ressac de la mer depuis le chemin des douaniers qui la longe. Le sable très fin, ni gris, ni jaune, les rochers qui la surplombent et s’avancent dans l’eau. Bizarrement, sur la pointe qui marque la frontière avec la rivière de Lannion, un fort du mur de l’Atlantique à moitié peint en rose. Et sur les chemins qui y mènent des hommes seuls qui s’y rendent, qui croisent mutiques les randonneurs de la côte. Et le promeneur surpris voit, depuis la corniche, les hommes nus qui s’ébrouent sur la plage de Beg les Gays.

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 11:46
J’ai participé, hier, au Grand Pardon de Saint-Yves à Tréguier dans une cathédrale archi-comble. J’ai vu, sorti de sa chasse, le crâne de Saint-Yves porté sur un brancard par l’archevêque du Mans. Ce rite, cette liturgie n’a qu’un intérêt : ressouder autour d’un « lieu de mémoire » non pas des gens qui ont peur de la modernité, qui sont attachés à des folklores désuets, mais des esprits libres qui croient qu’il est nécessaire d’accueillir sans se renier, de comprendre sans abdiquer, de pardonner sans excuser, de propager ses valeurs sans honte, de pratiquer le doute sans se laisser influencer par les mots des puissants d’aujourd’hui. Ce grand Pardon fut un grand moment.
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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 12:22
Mikhail Rudy est un extraterrestre. Avec un tempo mesuré, il nous a donné une interprétation divine des visions fugitives de Prokofiev, et de Petrouchka de Stravinski, avec en plus le régal dans un des bis d’un nocturne de Chopin. Rien de moins ostentatoire que son jeu : économie de mouvements, discrétion dans l’attitude, absence de brio technique, tout est au service de la précision, de l’art de respecter les pauses et silences. J’ai moins aimé les Tableaux d’une exposition de Moussorgski, qu’il accompagnait de la projection d’un film d’animation d’après le spectacle conçu pour cette musique par Vassili Kandinsky : peut-être ne suis-je pas sensible à l’art pictural de ce maître, et ces images, pour moi, plutôt que de suggérer un « art total », m’empêchaient de bien écouter la musique. Mais qu’importe, face à l’enthousiasme montré par ce pianiste.
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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 12:00
A Trébeurden, la municipalité impose sur les plages la laisse de mer : « un acte écologique fort » assène-t-elle, symbolique de la protection de la biodiversité. L’art de mal-vivre érigé en principe au nom du sectarisme, et au défi du bon sens. Qui peut croire que le nettoyage des quelques centaines de mètres des trois plages les plus fréquentées par les baigneurs puisse mettre en danger la biodiversité sur les kilomètres de côtes de la commune, sans compter les trois autres grandes plages plus sauvages, et toutes les petites dans les anfractuosités des rochers. Personne sauf les ayatollahs de l’environnement de la municipalité. Qui peut vouloir imposer aux estivants de se baigner dans des eaux troubles, parsemées non seulement d’algues (ah les algues, base de la chaîne alimentaires du littoral), mais aussi de petits débris de plastique (voire de plus gros), avec une faune amusante de méduses et autres sangsues des mers ; qui peut vouloir obliger les adeptes de la plage d’étaler leur serviettes entre les algues en décomposition, les mégots (ils restent dans la fameuse laisse de mer) et autres micro cochonneries ? Les fous et folles du Dieu Vert de la municipalité. La même commune qui asphalte à tour de bras le moindre chemin vicinal, les trottoirs les moins fréquentés, qui déverse en hiver sur la plage de Tresmeur des déchets ramassés l’été, qui laisse 10% des eaux usées non collectées au réseau d’assainissement collectif, qui laisse se pérenniser la pollution visuelle avec la construction de maisons hideuses (il faudrait en faire un catalogue, édifiant !) et la dentelle arachnéenne des fils électriques aériens, qui encourage la pollution sonore avec des spectacles criards au ras des maisons des estivants, voudrait donner des leçons de lutte pour la protection de l’environnement aux usagers de ses sites, à ceux qui sont un des rares atouts économiques de cette station ? Je ne résiste pas au plaisir de citer la prose communale, extraite d'un dossier concocté par ses soins :"Les désagréments que certains ressentent (gêne pour poser sa serviette de bain pendant quelques heures lors d’une belle journée d’été, parfois légères odeurs, mais pas forcément désagréables ) sont mineurs par rapport à l’enjeu réel : protéger le capital des générations futures en leur léguant des plages authentiques et un littoral vivant…". Tout est dit : les gênes (forcément mineures pour le scripteur juge et partie), ne sont que la contrepartie du maintien d'un littoral vivant (... et déserté par les vacanciers, et par conséquent les locaux qui en vivent).
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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 12:01
Après Anne Gastinel et Claire Desert, la semaine dernière, le festival de Perros-Guirec nous a offert avant-hier le quatuor Prazak : les quatre tchèques (deux violons, un alto, un violoncelle) m’ont fait découvrir une musique sublime de Smetana, son quatuor à cordes n°1 ; un moment de douceur, d’émotion slavissime, avec de temps à autre une petite ritournelle folklorique, interprété avec une précision de tous les instants qui mettait en valeur leur fougue retenue. Comme d’habitude, derrière les musiciens, à travers les grands panneaux de la salle, le paysage enchanteur de la baie de Trestraou, avec ce soir là des couleurs pastels de bleu et de rose, insaisissables, sous peine de chromo, autrement que par l’œil, et qui donnaient une tonalité à la fois translucide et apaisée complètement en harmonie avec les notes que l’on entendait. Après ce plaisir intense, j’attends avec beaucoup d’espoir le retour du grand pianiste Mikhail Rudy sur cette même scène, la semaine prochaine.
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 10:39
Un très beau peintre exposé au musée de Morlaix. Deux facettes très différentes : l'amoureux d'une Bretagne d'entre deux-guerres avec ses chevaux, ses paysans, ses pêcheurs décrits sans nostalgie, avec des couleurs plutôt gaies, complémentaires, et une touche large et vigoureuse; et le passionné de Paris, surtout intéréssant dans la salle du bas avec tous les croquis qu'il a fait pendant le procès Stavisky auquel il assistait en tant que correspondant de presse : enlevés, caricaturaux, mordants, sublimes, croqués très souvent dans des pénombres, des contrejours, des contrastes de lumières forts, une sorte de Daumier du XXème siècle. J'ai découvert un peintre talentueux dont j'ignorais jusqu'au nom. Cet anonymat est étrange, car il vaut beaucoup mieux que bien des peintres de cette école de Paris; peut-être est ce dû au fait qu'il passait beaucoup de temps autour de sa ville natale de Quimper et ne passait dans la capitale que par intermittence ? En tous cas espérons que cette exposition remettra à l'honneur un artiste au coup de pinceau ou au coup de plume très sur.
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 11:07
Un véritable style : l’accent breton d’Ernestine, la tenancière du bistrot-crêpes de Trebeurden, retentit dans nos oreilles ; les iles et les rochers surgissent près de la côte, Millau, Molen, Losket, les Peignes ; l’odeur de la gnôle se mêle au fortes senteurs des appâts dans les casiers. Un personnage qui tient la route, juchée sur son vélo-moteur, montant et descendant de son car vert, voire dans le train : Ernestine s’affaire avec une inépuisable gentillesse entre son boulot, ses recherches de témoignages, et ses amitiés avec tous les gens du Trégor, de Lannion à Trébeurden, de l’Ile-Grande à Paimpol. Des comparses qui nous font rire ou sourire : le recteur fort en gueule, l’inspecteur à l’apprentissage, les gars de la Marine aux vies compliquées et aventureuses, et surtout toute la bande des marins pêcheurs de Trébeurden, taiseux, buveurs, qui entourent Ernestine de leur amitié. Un roman qui dépasse le banal policier vite torché au coin d’une table, plus ambitieux que la chronique régionaliste avec ses aventures d’un autre temps. Il ravira les amoureux de Trébeurden et de l’Ile-Grande qui retrouveront tous les lieux qu’ils côtoient égrenés au file des pages, mais mérite d’être lu par tous ceux qui aiment une écriture élégante avec tous ses bretonnismes au service d’un récit chaleureux. Derrière l’aventure policière, on sent le besoin d’amitié, de chaleur humaine, de rencontre entre un terroir et les intrusions de mondes très lointains, ou très proches mais vivant dans une ambiance plus moderne. Comprenez : j’ai été enthousiasmé par le « Granit rosse » de Loïc Le Floch-Prigent ; qu’il soit remercié d’avoir mené jusqu’au bout ce beau projet malgré les avanies, et grâce à l’aide de deux de ses proches.
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:44
Port ou pont à Lannion ? Un choix décisif entre ceux qui pensent encore que le développement passe par une amélioration de la desserte routière entre la zone commerciale sur la route de Perros et la rive gauche du Leguer et ceux qui prônent la création d’un port sur la zone de Nod Huel . Les uns se vautrent encore dans les idées d’élargir la zone urbaine, de multiplier les axes routiers, de désenclaver je ne sais quel quartiers suivant leurs termes barbares, de favoriser l’expansion de ces zones de hangars hétéroclites où s’accumulent les marchandises prêtes à consommer ; d’ autres sont sur le projet de réanimer le centre-ville, en créant à deux pas du centre historique, un port sur la rivière qui amènera animation et activités annexes, à deux pas du coeur historique de la ville, permettant, enfin, de redonner un peu de tonus au cœur de la terne cité. Les projets routiers sont la solution de facilité des communes en mal d’imagination : faute d’idées neuves, elles en reviennent éternellement au poncif des voies rapides. En l’espèce, ce projet va anéantir à jamais la possibilité d’utiliser rationnellement un espace communal idéal pour créer un port, et le transformer en une de ces zones macadémisé, encombré de ronds-points avec de terrifiantes œuvres d’art ( ?!!) au milieu, laids à pleurer, n’apportant que la possibilité de faire plus vite le trajet entre Perros et Plestin, ou Lannion et Morlaix. La belle affaire. Un port de plaisance au centre-ville, apporterait enfin à Lannion une idée neuve, une nouvelle perspective, une vocation nouvelle conforme à sa tradition, à sa situation, une opportunité de dépenser des fonds autrement qu’en les jetant par les fenêtres des voitures. Mais cela fait peur aux équipes en place. Mais cela irait à l’encontre de la politique municipale depuis un siècle, consistant à nier le caractère maritime de la ville : comblement de l’anse de Viarmes, avortement du projet de port dans l’estuaire du Leguer, oubli de toutes les activités maritimes. La construction du pont sera le signe final de la transformation de Lannion en nœud routier pour desservir entre elles les communes plus ambitieuses.
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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 11:14

Savez-vous que la dette communale de Trébeurden ramenée sur chaque habitant (je dis bien chaque habitant et non chaque foyer fiscal) est de 1269 €, voire de 1891€ si on y rajoute les dettes du département et de la région. Que l'endettement de Trebeurden a grimpé de 157% en 10 ans.

 

 

La logique de l'endettement est simple : on le privilégie par rapport à l'impôt lorsque l'on estime que des recettes nées d'un investissement financé par dette serviront au remboursement de la dette; si tel n'est pas le cas, si on investit dans un équipement qui ne rapporte rien d'autre que du confort, alors on revient dans un système de Ponzi(celui pratiqué par Madoff, en particulier) : on allège la fiscalité d'aujourd'hui au détriment des payeurs de demain.

Et à Trébeurden ?

- que rapportent les rond-points ?

- à quoi sert une salle de théâtre fermée quand les touristes sont là et donc déficitaire ?

- et les nouveaux bâtiments de l'administration municipale ?

 

K€ 2010

€ par habitant

K€ 2001

Progression dette depuis 2001

Dette Trebeurden

5 122

1269

1991

157 %

Dette Cotes d'Armor

293 907

510

 

81%

Dette région Bretagne

349 435

112

 

76%

Cumul pour Trebeurden + Cotes d'Armor + Bretagne

 

1891

 

 

Dette Pleumer

4077

977

3807

-7%

Dette Tregastel

6148

2490

3675

67%

Dette Lannion

8074

391

10368

-22%

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