Un Etat d’aujourd’hui, comme d’hier, a besoin d’outils pour communiquer, à condition qu’il puisse réellement contrôler ses contenus et ses haut-parleurs, et ne dépende pas d’autorités indépendantes de lui. Un Etat doit pouvoir expliquer ses politiques, ses choix, quand il le veut. Il lui faut pouvoir faire des campagnes sur des sujets régaliens qui le méritent. Il lui faut assurer auprès de populations difficiles à atteindre un droit minimum à des médias gratuits.
Il n’est pas vraiment du ressort de l’état souverain d’amuser « le peuple » avec des jeux, des divertissements, de mener une politique culturelle, de choisir les sujets d’éducation. Autant il est de sa responsabilité de fournir les instruments nécessaires (lieux de spectacles, patrimoine, lieux d’éducation), autant les contenus ne le concernent pas, autant les personnels ne devraient pas être sous son autorité. Oui il est indispensable que l’état mette à disposition une réseau pour que lui-même ou ses concessionnaires puissent communiquer, autant il est curieux qu’il puisse exister des journalistes indépendants, des histrions de service public, les deux notions sont des oxymores. Ou les journalistes sont payés et sont sous la coupe de l’état , où ils dépendent de financements privés; la seule limite, alors, est que ce financement ne soit pas apatride, issu de pays étrangers, d’organisations hors-sol, voire de mafias que l’on ne peut poursuivre dans notre paysl.