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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 14:44

Pourquoi faudrait-il sauver le pouvoir d’achat de la fonction publique grecque ? Fonction publique pléthorique et complètement inefficace puisque un tiers du PNB serait hors statistiques (donc au noir, et ne contribuant pas à l’impôt).

Qui sont ces soit-disant  spéculateurs qui attaqueraient ce pauvre pays ? Des créanciers (en particulier en France et en Allemagne) qui s’inquiètent à juste titre de la valeur du papier qu’ils détiennent.

Pourquoi aider des gouvernements qui ont triché (sur les déficits publics réels), qui ont mal géré (en laissant une niche fiscale gigantesque correspondant au travail au noir), qui ont flatté leur double électorat (ceux qui ne paient pas les impôts et ceux qui sont employés par l’état).

La réponse évidente est qu’il ne faut pas les sauver. Que la fonction publique grecque soit mise d’abord au pain sec. Que des mesures soient prises pour tenter de restreindre la fraude fiscale et les niches fiscales. Que le gouvernement grec assume ses responsabilités.

Monsieur Alphandéry a suggéré que soit mis en place une sorte de FMI européen , financé par les marchés internationaux, qui ne lâcherait ses prêts à la Grèce que sous conditions préalables et avec vérifications permanentes. Ce serait utile, non pour sauver la Grèce, mais pour protéger les intérêts des créanciers européens (et français en particulier) de la Grèce. Ce serait utile pour la suite des évènements possibles : doutes sur l’ Espagne, le Portugal et pourquoi pas, un jour,  la France si celle-ci continue de mener sa politique à la grecque.

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 15:17

L'idée bizarre de créer une monnaie commune, sans budget commun, sans politique économique commune est en train d'apparaître comme non viable. Cet épisode inventé en 1992 dans le traité de Maastricht  et activé en 2002 au sein de la zone euro a été concomittant avec le déclin acccéléré de la puissance industrielle de l'Europe; je crois que l'existence de l'euro y a eu sa part du fait de choix  des fameux critères de Maastricht (les 3% d'inflation en particulier); critères qui ont volé en éclats dès l'arrivée de la crise.
On a dit que la zone euro avait protégé ses membres en 2008. La Grande-Bretagne a certes été beaucoup plus touchée que d'autres (elle paie surtout le fait d'avoir été une des principales places financières de la planète), mais le Dannemark ? la Suède ?
On dit que l'euro nous a protégé des dévaluations. Certes à l'intérieur de la zone euro. Mais le combat n'est plus là : il est avec le dollar et sa monnaie liée, le yuan. La conséquence extraordinaire de cet euro "fort" a été en particulier d'affaiblir nos exportations vers les US, la Chine et quasi tous les autres pays hors zone euro et quelque part d'être en grande partie responsable de la montée des prix du pétrole (exprimé en dollar, mais vendu en grande partie en Europe).
L'euro était une illusion, elle se dissipe. Tant mieux.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 09:40

En lisant l'article de Jean-Pierre Vesperini dans les Echos du 24/10/25009, je trouve enfin un point de vue exprimé dans les grands medias sur la prodigieuse inefficacité de l'euro depuis sa création.
L'histoire a montré en effet l'échec de l'euro, facteur de croissance. Peut--être faudrait-il ajouter que celà est du au péché originel qui marque cette monnaie : la tutelle de la Banque Centrale Européenne assortie d'impératif de lutte contre l'inflation dans les limites manquant de souplesse; celà a abouti à une gestion des taux qui a longuement  et profondément handicapé la zone euro et a accéléré sa désindustrialisation.
La conjoncture actuelle, en effet ne rassure pas sur l'utilité de l'euro. La surévaluation actuelle des monnaies européennes est le premier handicap à toute relance. Certes celà permet d'acheter moins cher à l'extèrieur et en premier lieu le pétrole (la communauté européenne est de loin le premier importateur de brut au monde) : mais je compléterai en disant que l'actuelle et brutale remontée des prix du brut (et d'autres matières premières) n'est probablement pas étrangère au bouble balancier de chute du dollar et de montée de l'euro. Donc même en ce domaine d'un accès à bon prix aux matières premières l'euro est sans doute inefficace.

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