Un petit peuple de mannequins mises en esclavage par des souteneurs de la mode, d’ acteurs qui pensent qu’ils pensent quand ils devraient se contenter de jouer, d’artistes qui prennent la pose en oubliant de créer quelque chose qui les dépasse, de journalistes en gilet pare balle au milieu des soldats en simple treillis, de présentateurs qui parlent haut et simple comme des perroquets. Et, au milieu de ces cohortes de drogués, de déracinés sexuels, d’engagés dans des causes troubles et surtout de suiveurs de tous les niais, Patrick Cohen glorieux de ses absurdités et ses irrationalités : des opinions sont des délits (à quand la police des neurones ?); le comique troupier qui ânonne son mantra : « les faits seulement les faits », quand ce qui importe est le tri et le choix des faits; le haut-parleur des mots à la mode : le pont (la limite est une obscénité ?), l’ouverture (la béance est une obligation ?), l’état de droit (et les lois idiotes, les magistrats haineux, les jurisprudences dans l’air du temps ?). Il est un de membres de cette élite autoproclamée, aristo préoccupé du maintien de ses privilèges de l’audiovisuel de service public, idole des fidèles zauditeurs, l’archisatisfait de lui-même qui laisse tomber de ses lèvres des condamnations définitives.
Patrick Cohen ne nous fait pas rire, il est le cache poussière d’une caste qui hait le peuple coupable de populisme, la bandelette de la momie qui se dessèche malgré toutes les offrandes dont elle bénéficie, l’hologramme qui disparaîtra quand il faudra éteindre les feux de la teuf.