Patrick Cohen, prince de la réthorique, nous a servi, devant la commission parlementaire, un petit coup de pathos (le déshonneur que lui inflige les insinuations de la bollosphère), assaisonné d’ethos (la propagande sans limite, à son encontre, des prétendus journalistes des chaines ennemies), et en pointe du logos (tout est trucage, je n’ai rien dit).
Mais le prince se voudrait machiavélien : il prétend ne répondre qu’aux questions qu’il juge non inquisitoires de son tortionnaire, le rapporteur de la commission; il prétend évacuer les propos de son compère et complice Legrand, au prétexte que parler en public dans un bistrot près de l’Assemblée relève du domaine privé. De vulgaire et patent complotiste contre un ministre de la république il veut se transmuer en ultime défenseur d’un service public badigeonné de transparence, de professionnalisme, indignement vilipendé par des forces d’extrême droite.
Le fil conducteur, de lui, comme des Veil et Ernotte, est toujours le même. Nier, à tout prix, que le service public soit sous l’emprise de la gauche et de l’extrême gauche. Prendre des postures d’offensé, quand on se moque des auditeurs. Rien ne peut travestir la vérité : cet oligopole d’ état, au service de certaines force politiques, a failli et ne veut pas connaître ses erreurs. Il doit disparaître.
commenter cet article …