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11 mars 2026 3 11 /03 /mars /2026 16:52

J’ai découvert aujourd’hui la librairie du Louvre réouverte après des mois de travaux : je n’ai pas été surpris; la superficie de la librairie a été quasiment divisée par deux pour laisser place à la vente de produits dérivés et, clou de cette rénovation, une joaillerie. La des Cars a le sens du ridicule (ou du tragique) : avait-elle l’intention de demander aux receleurs des bijoux volés de la galerie d’Apollon de venir les mettre en vente dans les sous-sol du Louvre ? En tous cas la rétrécissement de l’offre de livres est stupéfiant; mais pour une conservatrice dans le vent, à quoi bon trainer encore des imprimés quand les écrans sont là pour donner des renseignements ad hoc et concentrés.

Un dernier clou dans la caisse pour justifier le renvoi de cette calamité ailleurs que dans un musée.

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10 mars 2026 2 10 /03 /mars /2026 16:32

Un petit peuple de mannequins mises en esclavage par des souteneurs de la mode, d’ acteurs qui pensent qu’ils pensent quand ils devraient se contenter de jouer, d’artistes qui prennent la pose en oubliant de créer quelque chose qui les dépasse, de journalistes en gilet pare balle au milieu des soldats en simple treillis, de présentateurs qui parlent haut et simple comme des perroquets. Et, au milieu de ces cohortes de drogués, de déracinés sexuels, d’engagés dans des causes troubles et surtout de suiveurs de tous les niais, Patrick Cohen glorieux de ses absurdités et ses irrationalités : des opinions sont des délits (à quand la police des neurones ?); le comique troupier qui ânonne son mantra : « les faits seulement les faits », quand ce qui importe est le tri et le choix des faits; le haut-parleur des  mots à la mode : le pont (la limite est une obscénité ?),  l’ouverture (la béance est une obligation ?), l’état de droit (et les lois idiotes, les magistrats haineux, les jurisprudences dans l’air du temps ?). Il est un de membres de cette élite autoproclamée, aristo préoccupé du maintien de ses privilèges de l’audiovisuel de service public, idole des fidèles zauditeurs, l’archisatisfait de lui-même qui laisse tomber de ses lèvres des condamnations définitives.

Patrick Cohen ne nous fait pas rire, il est le cache poussière d’une caste qui hait le peuple coupable de populisme, la bandelette de la momie qui se dessèche malgré toutes les offrandes dont elle bénéficie, l’hologramme qui disparaîtra quand il faudra éteindre les feux de la teuf.

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11 février 2026 3 11 /02 /février /2026 15:30

Elise Lucet ne sait plus répondre aux questions les plus simples :

  • quel est votre salaire lui demande-t-on ? Réponse : je suis transparente, je n‘ai jamais caché mes revenus, mon salaire est élevé.

Elise Lucet ne comprend pas le sujet du conflit d’intérêt pour les vedettes des audiences qui partagent leur temps entre France Télévision et sociétés de production :

  • quelle est votre opinion sur cette pratique lui demande-t-on ?  La pratique du pantouflage n’existe pas dans la loi pour les salariés des services publics de l’audiovisuel rétorque-t-elle.

Elise Lucet est intransigeante sur les méthodes utilisées dans ses émissions :

  • je n’utilise la caméra cachée, l’interview agressive surprise, que lorsque mon interlocuteur m’y oblige en me refusant un rendez-vous !  J’en profite pour ne rien dire sur ces méthodes quand elles sont utilisées contre mes amis journalistes Cohen, Legrand.

Intarissable sur sa dévotion au service public, elle est inapte à la cohérence entre le vrai (son salaire chiffré) et le prétendu (mon salaire est élevé et mérité); profuse sur des succès octroyés à sa compétence, elle ne rechigne pas sur des méthodes de voyou; volubile sur les missions du service public, elle ne comprend pas, de toute évidence, que le service de l’état demande des règles minimales contre la simonie.

Le langage affecté de cette journaliste fait penser à ces « incroyables » du Directoire qui étaient incapables d’accepter l’état du monde qui arrivait pour se réfugier dans le survie d’un ancien régime décrépi. Tout privilège est à défendre. La simulation de la vérité est une nécessité. Le moi est roi.

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12 janvier 2026 1 12 /01 /janvier /2026 12:11

Elle a encore blasphémé, dimanche matin, en croyant célébrer une pauvre nigériane qui s’était noyée dans la Durance en voulant franchir la frontière française. De quel droit exhume-t-elle cette inconnue de la tombe où elle repose dans un cimetière des Alpes ? Elle y a été autorisée par la défunte, sa famille, ses amis ? De quelle autorité se revêt-elle pour insinuer, malgré les décisions de justice d’abandon de poursuites,  que sa mort a été provoquée par des gendarmes ?

Cette pauvre migrante est livrée à la curiosité abjecte de nos contemporains pour mieux faire ressortir la complaisance envers eux-mêmes de passeurs fautifs, leur admiration de leur ouverture aux « autres », leur indignation rance et surjouée (l’affaire a déjà sept ans), leur appropriation d’un corps qui a certainement souffert pour vulgairement crier haro sur des ennemis politiques, des adversaires idéologiques.

La triste Sintes et ses passions communautaristes est loin de nous apporter la sérénité.

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21 décembre 2025 7 21 /12 /décembre /2025 18:21

Dans le brouhaha de la commission d'enquête parlementaire, monsieur gloubi-boulga, dit Thomas Legrand,  nous sert d’abord que, quoique parlant sur France-Inter, il n’en était pas salarié, un temps peut-être à temps partiel, mais plutôt faisant des piges, ou encore mieux invité pour qu’il puisse y exprimer sa pensée.

Après avoir tenté de blanchir tant faire se peut son non-employeur du service public, il se lance dans un brillant exposé sur la différence entre journaliste (sorte d’employé chargé d’exposer les faits, une I.A. à l’ancienne) et commentateur, ou encore mieux « éditorialiste ». La crème de la crème, l’élite de la profession, chargée d’analyser avec toutes les qualités indispensables (neutralité, expertise, art de la synthèse, distance avec les faits, proximité avec les informateurs, loin et près, sachant avoir de la hauteur sans quitter le terrain) les évènements que lui font ingurgiter les esclaves chargés de rassembler ce brouet.  Cohen et lui sont de cette espèce inatteignable par le soupçon, insensible au dénigrement , légitimes à représenter le progrès, les lumières, la démocratie.

Tant de fatuité laisse sidéré. A ce niveau, on atteint le sublime dans la satisfaction de soi; le niveau zéro dans la compréhension d’autrui et de leurs opinions. D’ailleurs qu’est-ce-qu’une opinion pour Thomas et son compère, sinon un délit dans la bouche des ennemis, un complot chez les tuméfiés de la droite, une expression du populisme véhiculée par des magnats cyniques, une erreur chez les amis encore éloignés de la pensée juste.

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19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 14:30

Patrick Cohen, prince de la réthorique, nous a servi, devant la commission parlementaire, un petit coup de pathos (le déshonneur que lui inflige les insinuations de la bollosphère), assaisonné d’ethos (la propagande sans limite, à son encontre, des prétendus journalistes des chaines ennemies), et en pointe du logos (tout est trucage, je n’ai rien dit).

Mais le prince se voudrait machiavélien : il prétend ne répondre qu’aux questions qu’il juge non inquisitoires de son tortionnaire, le rapporteur de la commission; il prétend évacuer les propos de son compère et complice Legrand, au prétexte que parler en public dans un bistrot près de l’Assemblée relève du domaine privé. De vulgaire et patent complotiste contre un ministre de la république il veut se transmuer en ultime défenseur d’un service public badigeonné de transparence, de professionnalisme, indignement vilipendé par des forces d’extrême droite.

Le fil conducteur, de lui, comme des Veil et Ernotte, est toujours le même. Nier, à tout prix, que le service public soit sous l’emprise de la gauche et de l’extrême gauche. Prendre des postures d’offensé, quand on se moque des auditeurs. Rien ne peut travestir la vérité : cet oligopole d’ état, au service de certaines force politiques, a failli et ne veut pas connaître ses erreurs. Il doit disparaître.

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18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 11:46

Indécrottable juriste. Elle a réponse à tout, à coup de contrats, d’obligations juridiques, de codes d’éthiques. L’essentiel disparaît derrière l’analyse textuelle, l’argutie du droit. Si elle a raison de ne pas croire en l’évidence (parfois trompeuse, mais quand même pas systématiquement),  elle en oublie que les radios qu’elle dirige sont incapables d’accueillir la diversité des opinions :

  • est-il possible de dire chez Sonia Devillers (ou toutes les autres intervenantes sous contrat), que l’avortement n’est pas un droit mais un problème ?
  • peut-on prétendre au service météorologie (ou parmi les invités recrutés exclusivement chez des labellisés GIEC) que le réchauffement climatique n’est peut-être pas d’origine anthropique ?
  • Imagine-t-on aborder l’identité culturelle française chez les animateurs de variétés, sans se pâmer devant des slameurs, des rappeurs, des rockeurs, sans saluer la diversité pourvu qu’elle ne soit pas provinciale, hétéro, sans s’extasier devant une exception culturelle, foyer rance de népotisme, ou de favoritisme ?
  • Pense-t-on aux Patrick Cohen, et autres éditorialistes libérés de la contrainte de l’objectivité ne pas baver sur l’extrême-droite, la droite dure, la fachosphère, le conservatisme étroit, les milieux cléricaux réactionnaires, le trumpisme autoritaire, la démocratie illibérale, et j’en passe, tellement ont-ils d’imagination dans la caractérisation dépréciative de leurs ennemis ?

 

La prophétesse Veil a atteint le nirvâna en définissant le progressisme, qui est l’objectif ultime de la radio de service public, non comme une vulgaire opinion, mais comme l’application des principes de la République, des objectifs de la mission confiée à ses chaînes par l’Etat, d’une règle de conduite dans les choix qui lui incombent.

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14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 17:13

Quelle joie d’entendre la pécore déclarer devant la commission d’enquête parlementaire que France Télévision n’exerce pas le même métier que CNews; quand ce dernier diffuse des opinions (qu’elle respecte dit l’hypocrite), France Télévision dispense de l’information.

Je suis sur, qu’elle est sincère, et c’est bien ce qu’il y a de pire dans son attitude. Elle croit qu’elle sait, qu’elle représente le bien, qu’elle est la lumière de la vérité dans l’obscurité du mensonge.  Et pourtant ne sait-elle pas, ou personne ne lui a jamais-t-il dit que le plus souvent ce n’est pas la véracité d’un fait qui pose problème c’est son choix, c’est la façon de le présenter,  Un exemple, au hasard : pourquoi Antenne 2 juge inutile de présenter l’enlèvement de 400 élèves dans une école chrétienne au Nigéria par une bande islamiste, mais trouve du temps pour nous raconter des sornettes sur le débordement d’un ruisseau dans une campagne française. Un autre exemple est la mise à pied immédiate d’un présentateur de la météo sur cette même Antenne 2 pour avoir osé parler d’un possible caractère non anthropique du réchauffement climatique.

Tant de candeur pour nier l’absence de certains sujets sur les chaines du service public comme les persécutions contre les chrétiens, le désastre des politiques européennes sur l’industrie, l’agriculture, l’énergie. Tant de pudeur pour oublier le ton de mépris sur tout ce qui peut toucher la famille (sauf celle recomposée ou avec parents homosexuels), l’identité culturelle (sauf celle des tribus amazoniennes ou arctiques), l’école privée (sauf celle qui est non catholique). Tant de coquetterie pour ne pas admettre l’entre-soi de cultureux vicieux, de romanciers fangeux, d’artistes pâmés devant leur nombril, de prétendus politiques accrochés à leurs prébendes, leur népotisme, leurs notes de frais.

J’espère bien que la conclusion de la commission entrainera ma mise au cachot de cette béate. Il lui faut passer par la case réclusion pour réfléchir un peu, revenir sur son étourdissante crédulité. Ce ne serait pas une punition, mais une nécessaire thérapie.

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12 novembre 2025 3 12 /11 /novembre /2025 11:01

Mais oui ! Saint-Simon nous l’a déjà décrit sous l’écorce de l’évêque de Soissons :

« Il avait beaucoup d’esprit et du savoir, mais l’un et l’autre fort désagréables par un air de hauteur, de mépris des autres, de transcendance, de pédanterie, d’importance, de préférence de soi, de domination, répandus dans son parler et dans toute sa personne, jusque dans son ton et sa démarche, qui frappait, et qui le rendait de ces hommes qui ont tellement le don de déplaire et d’aliéner, que, dès qu’ils ouvrent la bouche, on meurt d’envie de leur dire non. »

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21 octobre 2025 2 21 /10 /octobre /2025 17:54

On a rarement plus d’esprit, et plus de toutes sortes d’esprit, plus d’art et de souplesse à accommoder le sien à celui des autres, et à leur persuader, quand cela lui est bon, qu’il est pressé des mêmes désirs et des mêmes affections dont ils le sont eux-mêmes, et, pour le moins, aussi fortement qu’eux, et qu’il en est supérieurement occupé. Doux quand il lui plaît, gracieux, affable, jamais importuné quand même il l’est le plus, gaillard, amusant, plaisant de la bonne et fine plaisanterie, mais d’une plaisanterie qui ne peut offenser; fécond en saillies charmantes, bon convive, musicien, prompt à revêtir comme siens tous les goûts des autres, sans jamais la moindre humeur, avec le talent de dire tout ce qu’il veut, comme il veut, et de parler toute une journée sans toutefois qu’il s’en puisse recueillir quoi que ce soit (…) aisé, accueillant, propre à toute conversation, sachant de tout, parlant de tout, l’esprit orné, mais d’écorce, en sorte que sur toute espèce de savoir force superficie, mais on rencontre le tuf pour peu qu’on approfondisse, et alors vous le voyez maître passé en galimatias de propose délibéré. Tous les petits soins, toutes les recherches, tous les avisements les moins prévus coulent de source chez lui pour qui il veut capter, et se multiplient et se diversifient avec grâce et gentillesse, et ne tarissent point, et ne sont point sujets à dégoûter. (…) L’élocution nette, harmonieuse, toutefois naturelle et agréable; assez d’élégance, beaucoup d’éloquence, mais qui sent l’art, comme, avec beaucoup de politesse et de grâce dans ses manières, elles ne laissent pas de sentir quelque sorte de grossièreté naturelle. (…) Tant d’appâts d’esprit, de société, de commerce, tant de pièges d’amitié, d’estime, de confiance cachent presque tous les monstres que les poètes ont feints dans le Tartare : une profondeur d’abîme, une fausseté à toute épreuve, une perfidie aisée et naturelle, accoutumée à se jouer de tout, une noirceur d’âme qui fait douter s’il en a une, et qui assure qu’il ne croit rien, un mépris de toute vertu de la plus constante pratique (…) Le grand ressort d’une perversité si extrêmement rare est l’ambition la plus démesurée qui lui fait tramer ce qu’il y a de plus noir, de plus profond, de plus incroyable, pour ruiner tout ce qu’il y craint d’obstacles, et tout ce qui peut même, sans le vouloir, rendre son chemin moins sur et moins uni. (…) En même temps, avec tout son esprit, ses talents, ses connaissances, l’homme le plus radicalement incapable de travail et d’affaires. L’excès de son imagination, la foule de ses vues, l’obliquité de tous les desseins qu’il bâtit en nombre tous à la fois, les croisières qu’ils se font les uns aux autres, l’impatience de les suivre et de les démêler, mettent une confusion dans sa tête, de laquelle il ne peut sortir. (…) C’est un homme de grippe, de fantaisie, d’impétuosité successive, qui n’a aucune suite dans l’esprit, que pour les trames, les brigues, les pièges, les mines qu’il creuse et qu’il fait jouer sous ses pieds. (…) Un homme en apparence si ouvert, si aimable, si fait exprès pour jeter de la poudre aux yeux des plus réservés, pour montrer si naturellement tout ce qui peut engager de tous les côtés possibles, et pour en donner jusqu’en capacité de toutes les sortes les plus avantageuses impressions, qui, en même temps, ne pense que pour soi, ne fait aucun pas, quelque futile ou indifférent qu’il paroisse, qui n’ait rapport à son objet, qui pense toujours sombrement, profondément, à qui nul moyen ne coûte, qui avale la trahison et l’iniquité comme l’eau, qui sait imaginer, ourdir de loin, et suivre les plus infâmes trames, est un de ces hommes que la miséricorde de Dieu a rendu si rares, qui, avec la noirceur des plus grands criminels, n’a pas même ce que, faute d’expression, on appelle la vertu qu’il faut pour exécuter de grands crimes, mais rassemble en soi pour les autres les plus grands dangers, et ne leur plaît que pour les perdre, comme les sirènes des poètes.

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