17 juillet 2026
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Houellebecq dans son article « la mer noircie de sang » craint l’avènement de l’anarchie, la chute des ultimes dernières digues après les drames insensés qui ont ensanglanté l’Europe au XXème siècle.
Je crois, aussi, que le désir de mort nous submerge. Aux massacres et aux génocides succède maintenant l’épuisement qui se traduit dans la perte du goût de l’éternité, la chute des naissances, le refuge dans un monde borné à soi-même. Les politiques à qui nous déléguons trop de pouvoirs, titubent entre la restauration d’un âge d’or rebaptisé démocratie sociale, et l’instauration d’une terreur qui purifierait toutes nos actions, toutes nos pensées de ce qui pourrait contrarier l’adoration des corps, l’interaction heureuse.
Houellebecq ne s’arrête pas à ces constations d’un nihilisme à l’opposé de l’élan vital. Il rapproche, de la prétendue nécessité de la dignité des comportements, la pudeur émotionnelle : la honte des souffrances des autres qui rend insupportable le bonheur corporel dont nous jouissons. Toute cette fumisterie d’accorder des droits de mort sur les malheureux n’est que la continuation de ce que nous constatons tous les jours dans notre vie d’occidentaux : la peur de l’interruption de cette vie de petits plaisirs, de satisfactions renouvelées sans arrêt, qui conduit au refus de la grandeur du malheur, de l’inexorable camouflage de la mort dans des lieux aseptisés, loin de la vie. Le balbutiement d’un être en fin de vie réclamant que l’on mette fin à sa retraite et ses avantages économiques, que l’on abolisse la gloire de son corps terrestre déchu est le cri lamentable qui remplace les vieux préceptes des rendez-vous, en phase terminale avec Dieu ou son émissaire, avec le notaire pour ranger ses affaires si elles en ont besoin, avec sa famille pour apaiser le départ. Une assemblée de députés a choisi d’abolir toutes les croyances, tous les codes de régimes millénaires, pour supprimer ceux qui voudraient étaler leur indignité un peu plus longtemps. Nouvelle farce d’une de ces assemblées qui depuis plus d’un siècle n’arrêtent pas de renier le décent au profit de l’hubris qui clame ses droits sur son corps.
Published by olivier seutet
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4 juillet 2026
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15:01
Ceux qui ont voté pour la loi de fin de vie doivent être stigmatisés. Leur nom doivent rester inscrit à un Panthéon de la Honte. Ils sont huit sur les onze qui au nom de chacun des partis représentés à l’Assemblée Nationale ont pris la parole en dernier avant le scrutin.
Une Danièle Simonnet, écologiste, a assimilé à l'I.V.G. le crime de tuer quelqu’un à l’agonie. Eloquent, la boucle est bouclée depuis le début interrompu de la vie jusqu’à sa fin anticipée.
Une Stéphane Delautrette a cru bon de stigmatiser des lobbies religieux qui respectent la vie. Curieux mépris d’une amputée de Dieu.
Un Adrien Clouet, sociologue Lfiste, s’est répandu dans une diatribe contre les représentants du RN et de l’UDR au nom de la défense d’une garantie de disposer de soi. Mépris de tous : de ceux qui osent proposer une opinion différente de la sienne, de ceux que l’on va sacrifier aux envies de gens qui veulent éliminer.
Nicole Dubré-Chirat qui entend instaurer un nouveau droit celui de prendre la responsabilité de donner la mort. Elle est du parti Ensemble : c’est accablant cette unanimité pour devenir des assassins.
Karine Lebon (Gauche démocrate), dans un grand élan de lâcheté ne voit dans l’acceptation de ce progrès qu’un acte exceptionnel. Summum de l’aveuglement.
Yannick Favennec-Becot (LIOT) nous la joue façon baiser de la mort : il faut sauver sa vie en demandant qu’on la supprime. Elégant oxymore.
Sabine Gervais (socialiste de je ne sais plus quel courant) croit sauver sa réputation en clamant que toutes les positions sont respectables. Eh bien non justement : comment oser dire qu’il est défendable d’abréger la vie ?
Agnès Firmin-Baudot dans une même course à l’absurdité voit à cette mort avancée un geste de fraternité. Pourquoi pas de sororité !
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25 juin 2026
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17:32
Patrick Cohen, le malfaiteur qui rôde, lance une idée bizarre : si l’on ne vote pas pour l’aide à mourir alors c’est le signe que l’on aurait rien pu faire, ni l’IVG (l’assassinat des enfants à naître), ni le mariage pour tous (la sodomie qui entre au greffe), ni l’abolition de la peine de mort (la condamnation des procès de Louis XVI et de Nuremberg).
Les raisonnements de Patrick Cohen célèbrent les abominations ou les absurdités d’un passé récent pour mieux faire passer un crime d’aujourd’hui.
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13 mai 2026
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19:45
Il a peur que ça fasse un peu nazi, cette loi sur l’euthanasie, s’irrite Patrick Cohen. Alors pour ne pas encourir cette disgrâce, il intime de ne pas utiliser ce terme mais de préférer « aide à mourir », « accompagnement ». Le progressisme qui va s’incarner maintenant dans la mort proposée des gens indignes, doit triompher après la sacralisation acquise du massacre des innocents, et de l’avènement des enfants de Sodome; quelques contorsions sémantiques ne sont pour lui qu’un faible prix à payer pour la gloire du socialisme.
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