Quelle joie d’entendre la pécore déclarer devant la commission d’enquête parlementaire que France Télévision n’exerce pas le même métier que CNews; quand ce dernier diffuse des opinions (qu’elle respecte dit l’hypocrite), France Télévision dispense de l’information.
Je suis sur, qu’elle est sincère, et c’est bien ce qu’il y a de pire dans son attitude. Elle croit qu’elle sait, qu’elle représente le bien, qu’elle est la lumière de la vérité dans l’obscurité du mensonge. Et pourtant ne sait-elle pas, ou personne ne lui a jamais-t-il dit que le plus souvent ce n’est pas la véracité d’un fait qui pose problème c’est son choix, c’est la façon de le présenter, Un exemple, au hasard : pourquoi Antenne 2 juge inutile de présenter l’enlèvement de 400 élèves dans une école chrétienne au Nigéria par une bande islamiste, mais trouve du temps pour nous raconter des sornettes sur le débordement d’un ruisseau dans une campagne française. Un autre exemple est la mise à pied immédiate d’un présentateur de la météo sur cette même Antenne 2 pour avoir osé parler d’un possible caractère non anthropique du réchauffement climatique.
Tant de candeur pour nier l’absence de certains sujets sur les chaines du service public comme les persécutions contre les chrétiens, le désastre des politiques européennes sur l’industrie, l’agriculture, l’énergie. Tant de pudeur pour oublier le ton de mépris sur tout ce qui peut toucher la famille (sauf celle recomposée ou avec parents homosexuels), l’identité culturelle (sauf celle des tribus amazoniennes ou arctiques), l’école privée (sauf celle qui est non catholique). Tant de coquetterie pour ne pas admettre l’entre-soi de cultureux vicieux, de romanciers fangeux, d’artistes pâmés devant leur nombril, de prétendus politiques accrochés à leurs prébendes, leur népotisme, leurs notes de frais.
J’espère bien que la conclusion de la commission entrainera ma mise au cachot de cette béate. Il lui faut passer par la case réclusion pour réfléchir un peu, revenir sur son étourdissante crédulité. Ce ne serait pas une punition, mais une nécessaire thérapie.