5 août 2025
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Le « Schéma de Cohérence Terrotoriale » de 2020, s’articule en un « Projet de Territoire Cap 2040 » de 2021 , qui va s’exprimer dans un « Plan Local d’Urbanisme à Vocation Habitat » en 2025. Pour être synthétique le « Plan d’Aménagement Durable se décline dans les outils règlementaires du plan Local d’urbanisme (le PLUi-H bien entendu ) »
Langue de bois de sigles, de dénominations pompeuses, inventé par l’agglo de Lannion-Trégor pour unifier (améliorer ?) les plans locaux d’urbanismes à peine mis en place à la suite d’une longue concertation. Pourquoi cette absurde soif d’uniformité entre un village dans la campagne, les villes de Lannion et de Tréguier, et des communes littorales qui ne vivent que du tourisme ? La jouissance de la norme ? Le plaisir du petit chef d’imposer sa petite règle ? Les fausses certitudes de politiques locaux sous influence ?
Bien entendu quand on ose pénétrer dans cette jungle administrative toute la laideur des propos saute aux yeux :
- onctuosité des termes; les cheminements sont doux, la concertation exemplaire, et le développement durable;
- socialisme des solutions; actionner les leviers fiscaux, prioritiser logements sociaux et terrains d’accueil des gens du voyage,
- dilapidation des deniers publics; 2,4 millions d’euros pour financer études avariées et subventions de complaisance, ce qui n’est pas mince pour une agglomération de 100 000 personnes;
- Indifférence totale aux paysages; un atout du trégor est sa côte de granit rose parfaitement omise; le projet d’éoliennes monstrueuses au larges de la baie de Lannion (23km au large de Trebeurden) d’une puissance installée de 1200 à 2000 MW (trois fois le parc de la baie de Saint-Brieuc) est invisibilisé; la densification du littoral devient une priorité.
Cette caricature de projet d’urbanisme se déroule dans une ambiance de mystère, d’absence d’information des habitants. Le pompon, et le symbole de cette imbécilité, est le marquage de certains bâtiments à protéger d’une « étoile jaune » à l’insu des propriétaires !
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3 mai 2025
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Il est maire de Lannion. Il prétendait vouloir réaménager le quai de l’Aiguillon. Il dépense 2,4 millions pour diminuer la surface du marché et le nombre de places pour les voitures qui veulent arriver au centre de la ville; objectifs bizarres, mais à la mode. Et il oublie l’essentiel, laisser une sorte de bidonville au centre de la place : la boutique Orange (style baraques de chantier en place depuis plus de dix ans), la véranda sur la façade de la poste (enlaidissement d’une bonne maison aux encadrements de granit); deux insultes à l’esthétique, deux horreurs à raser d'urgence, alors que des surfaces colossales s’offrent partout en ville (anciens couvents, ancien tribunal), pour reloger Orange et même la Poste si elle se trouve trop à l’étroit dans ses locaux actuels. Tant d’argent mal dépensé est ahurissant.
Il s’était déjà rendu célèbre pour avoir réaménagé le parvis devant la gare en réduisant le nombre de places de parking pour arrêts brefs, en abattant les arbres (des liquidambars ), pour transformer tout celà en espèce de désert minéral sinistre.
Pourquoi cette quête du laid ?
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13 novembre 2023
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L'agglo, terme affreux qui recouvre un ramassis de communes qu'aucun intérêt partagé n'associe. Un aggloméré de Tréguier à Lannion, de Louannec à Loguivy. Aucun habitant de ce pâté d'alouettes n'a, hormis quelques élus, demandé la mise en oeuvre de d'un plat aussi indigeste. Personne de censé n'a demandé au maire de Louannec (certainement respectable, mais parfaitement illégitime) de présider ce salmigondis, de s'occuper de la promotion de la côte de granit rose, des problèmes de bretonnitude de Plouaret, et des rivalités entre Lannion, Perros et Tréguier.
Cette agglo est gluante de mots valises (territoires, plan stratégique, intermodalité), de jargonnages à tendance woke ("politique inclusive des mobilités", "territoires à énergie positive", "soutenir les singularités artistiques") qui hérissent le poil de tout personne d'action. Heureusement elle a gagné une solide popularité dans un domaine : la création de sinécures où peuvent se réfugier les fatigués du boulot à l'abri des risques du chômage, du dépassement des horaires, des tempêtes qui agitent le littoral, en bref des problèmes de tout un chacun.
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27 octobre 2023
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L'autre jour, en allant rechercher un bistrot accueillant pour prendre un petit déjeuner dans le centre de Lannion, nous avons fait chou blanc. Le maire, un certain Paul Le Bihan, avait du décréter une opération ville morte : à dix heures du matin, tout était fermé, ou à peine en train d'ouvrir; devant le nouveau et sinistre parvis qu'il a créé devant la gare, sur l'esplanade le long du Léguer et son bistrot de pacotille planté à côté du bidonville qui sert de boutique à Orange, sur la place de l'hôtel de ville ou des brasseries sans grâce peinaient à offrir un service à de rares ombres qui glissaient rapidement entre boutique fermées dans la zone piétonne. Merci, Monsieur le Maire, de cet enterrement du centre-ville au profit des hectares inhospitaliers de hangars, rond-points, grandes surfaces, quatre-voies, zones dévolues au commerce bas de gamme.
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24 juillet 2023
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17:15
Les nappes d’eaux débordent frénétiquement.
Les peaux brumisées des baigneurs gardent leur blancheur.
Les pins maritimes sèment leurs pommes à tout vent.
Les homards ne rosissent pas de la tiédeur de la mer.
Les goélands criards maculent de leur fiente les rochers de granit.
Les bateaux se terrent dans les ports et anses à l’abri.
Les vents d’ouest éteignent dans les landes toutes tentatives d’incendie.
Les écolos mêlent leurs larmes acides aux lourdes gouttes de pluie.
Les campings-cars pètent leurs émissions en fuyant vers le sud.
Sur les terrasses embrumées les touristes pleurent un climat trop rude.
Les plages désertées recueillent les gamins encagoulés qui sourient.
Les Verts suent leur morosité comme de vieilles algues pourries.
Dans la grisouille, éclatent encore les hortensias et les agapanthes bleues.
C’est le mois le plus chaud du monde hurlent les énervés du climat.
Mais les abeilles ont du mal à récolter des pollens pour un miel aqueux.
C’est le dérèglement ânonnent les idolâtres hallucinés de Gaïa.
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10 juillet 2022
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A chacun son Hidalgo. Lannion a Paul Le Bihan. Un adepte du laid. Deux exemples emblématiques.
- Au centre de Lannion sur les quais de l’Aiguillon, trônent à côté de la Poste un ensemble de baraquements qui accueillent, depuis Mathusalem, l’Office de Tourisme et Orange ; c’est farce d’avoir laissé s’installer dans des locaux aussi hideux les symboles et de la modernité pour les transmissions, et de l’accueil pour les voyageurs ; le maire a réaménagé avec plus ou moins de goût ces quais de l’Aiguillon, mais a de toute évidence oublié de raser ce squat ; ce n’est pas faute de bâtiments pour accueillir plus dignement ces organismes, comme par exemple l’ancien monastère Sainte Anne, d’ailleurs défiguré par des constructions adventices.
- Lors de la construction de la nouvelle gare en 2000, un parvis avait été prévu devant pour accueillir les arrêts d’urgence des voitures, les taxis, et avait été agrémenté d’arbres de l’espèce liquidenbarres ; dans sa folie dépensière et destructrice, le maire a désiré faire un espace de divertissement : et hop on rase tous les arbres, et vlan on chasse les voitures a pétaouchnok. L’accueil confortable du voyageur est le cadet des soucis de l’édile, l’esthétique est probablement un mot trop difficile pour lui, ce qu’il aime c’est la teuf ?
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15 juillet 2021
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Un prédécesseur du maire de Lannion avait déjà conçu une gare Lannion, en 2000 (à peine 21 ans, le bel âge ?), avec une capacité d’accueil des voitures, taxis et bus beaucoup trop petite. Un parking riquiqui pour tous les gens qui viennent amener de la maison ou ramener à la maison des gens qui habitent cinquante kilomètres à la ronde. Personne ne va prendre les lignes de bus qui se comptent sur les doigts d’une main, à la fréquence faible. Les taxis sont rares et disponibles que sur commande. Le vélo est impraticable dans un pays accidenté pour la plupart des usagers. Alors reste la marche à pied pour les habitants du centre de Lannion et pour tous les autres la débrouille avec une voiture familiale ou amicale.
De ce constat déjà accablant, le maire de Lannion tire la conclusion qu’il faut repousser la voiture sur un parking lointain et aménager le parvis pour en faire un lieu d’évènements (lesquels, grands dieux, dans ce lieu inhospitalier et moche), et de circulation douce (quel doux traitement va être réservé aux maires de familles encombrées et aux vieillards peu ingambes !)
Paul Le Bihan nous disait : « il faut comprendre avant d’agir ». Qu’il comprenne que sa ville n’a pas besoin de circulation douce mais d’accueil efficace devant la gare et des travailleurs et des touristes qui l’utilisent. Qu’il comprenne qu’il n’y a pas besoin d’événementiel dans un quartier périphérique mais une urgence à animer tout le centre entre le quai d’Aiguillon et la place du Marchallac’h. Arrêtons cette utilisation de mots à la mode écolo-culturelle dans une gesticulation pathétique pour se consacrer à l’action en faveur des gens normaux qui prennent le train.
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1 novembre 2019
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L’organisation Todt est de retour à Trébeurden : un mur de l’atlantique est en cours d’édification le long de la grande plage de Tresmeur; un rempart contre les forces hostiles venues du large; censé abriter des vagues des grandes tempêtes (rôle qu’il remplira peut-être), il protège surtout les promeneurs d’une vue dégagée sur la plage et les flots. Lorsque l’on emprunte le front de mer, l’impression est de progresser dans un chemin creux; les constructeurs ont-ils voulu recréer à coup de ferrailles et de béton l’atmosphère confinée d’un chemin bocager breton ? le constat est que l’on a l’impression de cheminer dans un boyau conduisant d’un bunker à l’autre.
Nouvelle réussite à mettre au crédit de la mairie dans sa furie d’embellissement d’un littoral aussi prestigieux que superbe. Qui les a laissé faire ? Personne une peut les arrêter dans leur délire de saccage ?
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8 août 2018
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Une église sans grâce affublée de sa pissotière installée jadis contre le chevet par une municipalité anticléricale . Une salle des fêtes curieusement baptisée le sémaphore alors qu’elle est loin de la mer et n’est porteuse que de très peu de signaux culturels. Un rond-point avec son salmigondis de fleurs bariolées. Le square désert installé sur l’ancien presbytère, rasé au départ du dernier recteur. Et la mairie rebâtie dans ce style anonyme, sans caractéristiques, sans charme, sans racines, sans intérêt, sans beauté (sans laideur non plus), sans rien … ce qui est bien à l’image des médiocres qui la peuplent. Seuls quelques commerces tentent, vaille que vaille, d’apporter un peu de vie et de plaisir dans ce cœur de ville atone.
Dans sa furie passéiste et affairiste le maire veut lancer une allée commerciale entre ce bourg qui pourrit et l’Intermarché ; loin des plages, loin du port, loin de ce qui est animé et vivant. Dans sa furie d’enterrement et de vieillissement le maire veut créer un cimetière paysager là où déjà tout se meurt. Dans sa furie de retour aux sources façon écolo, le maire veut implanter pour son cher bourg une centrale de chauffage au bois.
Ces fureurs, expriment la haine du touriste intrus, la vengeance du socialo arrivé, l’implacable déclin qui en résulte. Les Erinyes ne sauveront pas le bourg.
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4 août 2018
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Ils habitent le bourg de Trébeurden, là-haut, loin de la mer, et s’en flattent. Ces bourgeois, ceux d’ici comme d’ailleurs, ont beaucoup de mépris pour les immigrés, ces touristes qui viennent envahir leurs plages et leurs landes, leur mer et leur terre ; ces résidents tout à fait secondaires qui font monter les prix du foncier ; ces sans attache fixe qui ne savent où résider entre Paris, Rennes et Trébeurden, épaves que l’on retrouve sur l’estran ou le port.
Ils font peser leur joug sur les étrangers : qu’ils paient leur dîme pour l’embellissement du bourg, qu’ils versent leur obole pour la récréation des bourgeois, qu’ils paient leurs redevances pour la gloire de la nomenklatura municipale.
Mais la révolte gronde chez les exploités du bas-Trébeurden, la colère monte chez les moutons tondus dans les quartiers périphériques de Crech Hery, Kerariou et Pors Mabo, dans les faubourgs de Lan Kerellec, Trozoul et Tresmeur. Les cris retentissent « Qui vous fait vivre ? », « Qui vous fait travailler ? ». La question est posée : que serait Trébeurden sans nous, les étrangers, les gens venus d’ailleurs, les vagabonds du tourisme ? Rien ou peu de chose, un lieu-dit de la côte de Granit rose, un écart de la ville de Lannion.
Allez les bourgeois de Trébeurden, abandonnez ces tristes sires à qui vous avez confiés les clefs de la mairie, oubliez leurs châteaux en Espagne, leurs promesses d’anarcho-gauchistes, leurs rêves d’apartheid, leurs égoïsme de petits nantis d’une petite oligarchie locale ; faites la révolution et venez rejoindre la horde des touristes pour libérer Trébeurden de la pesanteur de cinquante ans de disfonctionnement.
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