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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 10:39
Un très beau peintre exposé au musée de Morlaix. Deux facettes très différentes : l'amoureux d'une Bretagne d'entre deux-guerres avec ses chevaux, ses paysans, ses pêcheurs décrits sans nostalgie, avec des couleurs plutôt gaies, complémentaires, et une touche large et vigoureuse; et le passionné de Paris, surtout intéréssant dans la salle du bas avec tous les croquis qu'il a fait pendant le procès Stavisky auquel il assistait en tant que correspondant de presse : enlevés, caricaturaux, mordants, sublimes, croqués très souvent dans des pénombres, des contrejours, des contrastes de lumières forts, une sorte de Daumier du XXème siècle. J'ai découvert un peintre talentueux dont j'ignorais jusqu'au nom. Cet anonymat est étrange, car il vaut beaucoup mieux que bien des peintres de cette école de Paris; peut-être est ce dû au fait qu'il passait beaucoup de temps autour de sa ville natale de Quimper et ne passait dans la capitale que par intermittence ? En tous cas espérons que cette exposition remettra à l'honneur un artiste au coup de pinceau ou au coup de plume très sur.
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 11:07
Un véritable style : l’accent breton d’Ernestine, la tenancière du bistrot-crêpes de Trebeurden, retentit dans nos oreilles ; les iles et les rochers surgissent près de la côte, Millau, Molen, Losket, les Peignes ; l’odeur de la gnôle se mêle au fortes senteurs des appâts dans les casiers. Un personnage qui tient la route, juchée sur son vélo-moteur, montant et descendant de son car vert, voire dans le train : Ernestine s’affaire avec une inépuisable gentillesse entre son boulot, ses recherches de témoignages, et ses amitiés avec tous les gens du Trégor, de Lannion à Trébeurden, de l’Ile-Grande à Paimpol. Des comparses qui nous font rire ou sourire : le recteur fort en gueule, l’inspecteur à l’apprentissage, les gars de la Marine aux vies compliquées et aventureuses, et surtout toute la bande des marins pêcheurs de Trébeurden, taiseux, buveurs, qui entourent Ernestine de leur amitié. Un roman qui dépasse le banal policier vite torché au coin d’une table, plus ambitieux que la chronique régionaliste avec ses aventures d’un autre temps. Il ravira les amoureux de Trébeurden et de l’Ile-Grande qui retrouveront tous les lieux qu’ils côtoient égrenés au file des pages, mais mérite d’être lu par tous ceux qui aiment une écriture élégante avec tous ses bretonnismes au service d’un récit chaleureux. Derrière l’aventure policière, on sent le besoin d’amitié, de chaleur humaine, de rencontre entre un terroir et les intrusions de mondes très lointains, ou très proches mais vivant dans une ambiance plus moderne. Comprenez : j’ai été enthousiasmé par le « Granit rosse » de Loïc Le Floch-Prigent ; qu’il soit remercié d’avoir mené jusqu’au bout ce beau projet malgré les avanies, et grâce à l’aide de deux de ses proches.
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:44
Port ou pont à Lannion ? Un choix décisif entre ceux qui pensent encore que le développement passe par une amélioration de la desserte routière entre la zone commerciale sur la route de Perros et la rive gauche du Leguer et ceux qui prônent la création d’un port sur la zone de Nod Huel . Les uns se vautrent encore dans les idées d’élargir la zone urbaine, de multiplier les axes routiers, de désenclaver je ne sais quel quartiers suivant leurs termes barbares, de favoriser l’expansion de ces zones de hangars hétéroclites où s’accumulent les marchandises prêtes à consommer ; d’ autres sont sur le projet de réanimer le centre-ville, en créant à deux pas du centre historique, un port sur la rivière qui amènera animation et activités annexes, à deux pas du coeur historique de la ville, permettant, enfin, de redonner un peu de tonus au cœur de la terne cité. Les projets routiers sont la solution de facilité des communes en mal d’imagination : faute d’idées neuves, elles en reviennent éternellement au poncif des voies rapides. En l’espèce, ce projet va anéantir à jamais la possibilité d’utiliser rationnellement un espace communal idéal pour créer un port, et le transformer en une de ces zones macadémisé, encombré de ronds-points avec de terrifiantes œuvres d’art ( ?!!) au milieu, laids à pleurer, n’apportant que la possibilité de faire plus vite le trajet entre Perros et Plestin, ou Lannion et Morlaix. La belle affaire. Un port de plaisance au centre-ville, apporterait enfin à Lannion une idée neuve, une nouvelle perspective, une vocation nouvelle conforme à sa tradition, à sa situation, une opportunité de dépenser des fonds autrement qu’en les jetant par les fenêtres des voitures. Mais cela fait peur aux équipes en place. Mais cela irait à l’encontre de la politique municipale depuis un siècle, consistant à nier le caractère maritime de la ville : comblement de l’anse de Viarmes, avortement du projet de port dans l’estuaire du Leguer, oubli de toutes les activités maritimes. La construction du pont sera le signe final de la transformation de Lannion en nœud routier pour desservir entre elles les communes plus ambitieuses.
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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 11:14

Savez-vous que la dette communale de Trébeurden ramenée sur chaque habitant (je dis bien chaque habitant et non chaque foyer fiscal) est de 1269 €, voire de 1891€ si on y rajoute les dettes du département et de la région. Que l'endettement de Trebeurden a grimpé de 157% en 10 ans.

 

 

La logique de l'endettement est simple : on le privilégie par rapport à l'impôt lorsque l'on estime que des recettes nées d'un investissement financé par dette serviront au remboursement de la dette; si tel n'est pas le cas, si on investit dans un équipement qui ne rapporte rien d'autre que du confort, alors on revient dans un système de Ponzi(celui pratiqué par Madoff, en particulier) : on allège la fiscalité d'aujourd'hui au détriment des payeurs de demain.

Et à Trébeurden ?

- que rapportent les rond-points ?

- à quoi sert une salle de théâtre fermée quand les touristes sont là et donc déficitaire ?

- et les nouveaux bâtiments de l'administration municipale ?

 

K€ 2010

€ par habitant

K€ 2001

Progression dette depuis 2001

Dette Trebeurden

5 122

1269

1991

157 %

Dette Cotes d'Armor

293 907

510

 

81%

Dette région Bretagne

349 435

112

 

76%

Cumul pour Trebeurden + Cotes d'Armor + Bretagne

 

1891

 

 

Dette Pleumer

4077

977

3807

-7%

Dette Tregastel

6148

2490

3675

67%

Dette Lannion

8074

391

10368

-22%

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 16:18

Quatre communes en bord de mer d 'une importance quasi-identique : Trébeurden, Pleumer-Bodou , Trégastel. Perros-Guirec. Quatre communes aux moyens insuffisants, aux problèmes analogues.

Ensemble elles disposeraient d'une population de presque 19 000 habitants et d'une surface de 61 km2 qui se comparerait honnêtement avec Lannion et  ses 19 000 habitants sur 44 km2.

Ensemble elles offriraient aux estivants qui sont leur ressource économique majeure ,voire quasi unique : la corniche de granit rose qui court sur les quatre communes, trois ports de plaisance à Trébeurden, Ploumanach, Perros, un golf à Trégastel, un casino à Perros, un festival de piano de qualité à Perros, une réserve d'oiseaux dans les sept iles, une réserve maritime dans les fonds sous-marins près de l'ile Millau, un patrimoine local de chapelles et mégalithes particulièrement riche à Pleumer.

Qu'attendent-elles pour fusionner, fusionner complètement, pas en créant des syndicats de communes, des organismes nouveaux et inutiles ? Une seule Mairie (au lieu de quatre bâtiments refaits à grands frais), un seul service technique plus étoffé et plus compétent, une seule politique d'aménagement qui mette un point final au mitage pratiqué par chacune d'entre elles, une seule politique d'accueil des touristes et d'implantation des services et activités qui leur sont utiles.

Pourquoi cela ne se fait pas, n'est même pas évoqué, à cause de quoi  : de misérables ambitions locales ? d'ancestrales rivalités ? De niveau d'endettement très inégale entre les quatre communes ? Des surreffectifs d'employés municipaux ici ou là ?  Je n'en sais rien mais si l'on veut trouver des élus municipaux plus à la hauteur, il faut nécessairement élargir le nombre des éligibles, et donc des électeurs.

VIte un réferendum pour organiser la fusion des quatre communes de la Côte de Granit Rose.

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 11:10

Trebeurden se meurt. Les uns après les autres les commerces ferment : une fois un restaurant, une fois une pharmacie, une fois un bijoutier, une fois une fleuriste, une fois une laverie (score atteint en quasiment un an). Le marché hebdomadaire s’étiole : le nombre d’éventaires diminue, et la foule désapprend à venir à ce rendez-vous. Ce déclin est-il inéluctable ? La concurrence des grandes surfaces de Lannion est certaine. Mais d’autres bourgs résistent mieux : l’exemple de Trégastel est là pour le prouver.

Cet effondrement progressif est dû à une politique à courte vue menée depuis des décennies :

-          la préférence donnée à des équipements collectifs couteux et complètement disproportionnés par rapport au nombre de résidents permanents (le stade municipal et sa tribune flambantes neuves et que l’on voit systématiquement vides, le théâtre / salle d’animation, qui ne programme quasiment rien pendant la saison estivale)

-          l’absence d’incitations pour des activités créatrices d’animation : pas d’aide à la survie du cinéma local fermé depuis des années, des contraintes règlementaires pour restreindre l’aire du marché hebdomadaire au nom de pseudo règles de sécurité, un jardin public, en bord de mer, que l’on ne transforme pas en aire sportive pour les estivants

-          l’incurie dans l‘aménagement du territoire : pas de construction de la route qui devrait dégager l’accès aux plages, pourtant programmée depuis au moins cinquante ans, pas d’aménagement esthétique comme l’enfouissement des lignes électriques qui déparent le village, pas d’extension du réseau d’égouts pour y connecter toutes les maisons en bord de mer,

 

Et pourtant le site est superbe, les plages nombreuses, et Trebeurden dispose du seul port avec un accès aisé par rapport à ceux de Perros-Guirec ou de Lannion. Alors d’où vient cet échec ? L’incapacité d’ édiles locaux à maîtriser le développement de leur commune ? Leur tropisme vers la satisfaction immédiate de quelques résidents permanents au détriment du futur ?

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:59

Après avoir pris le chemin des douaniers depuis Kermaker  jusqu’à Port-Blanc un petit panneau discret mentionne une chapelle dont on voit le faîte au travers des arbres sur un monticule à proximité. En s’approchant apparait un escalier  en pas d’âne, tout de pierre. Une dame bénévole, se propose de vous faire visiter la chapelle. Un pur plaisir d’écoute de commentaires raffinés et de contemplation.

En des temps anciens (au XIIème siècle) était érigée à cet endroit une tour de guet, dont on voit encore tout le soubassement, destinée à surveiller la passe d’accès à Port-Blanc (entre l’île des femmes et l’ile Saint-Gildas). Les Anglais, toujours friands de pillage avait rassemblé une petite flotte et se présentèrent devant la passe. La garnison de Port-Blanc était réduite aux quelques soldats de la tour de guet qui n’eurent d’autre ressource que de prier, dans le petit oratoire attenant, Notre Dame de Port Blanc : elle écouta leurs vœux et transforma en soldats toutes les fougères aux alentours. Les anglais effrayés, ne tentèrent même pas un assaut et s’enfuirent. En remerciement les habitant érigèrent une chapelle en remerciement  à Notre Dame de Port-Blanc sur la tour de guet. Quelle jolie légende qui résumé la cohabitation difficile entre entre la terre des fougères et la mer des pillards.

A l’intérieur de l’église, se trouvent une quantité de merveilles. Je ne citerai qu’une jolie statue de Sainte Elisabeth ( ?) protégeant de ses bras la Vierge et l’enfant : vue de face elle paraît rustique et lourde, mais si vous vous déplacez sur le coté vous constatez, tout à coup, un superbe jeu de bras et de mains qui exprime avec grâce les relations de la protectrice et des protégés.

 

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 16:12

Le Sémaphore affiche pour 2010 une recette de 37 000 euros, soit à 10 euros la place une fréquentation de 3700 personnes, soit pour une salle de 300 places, une programmation à guichets fermés de 13 spectacles (je ne sais pas quand il a été inauguré, mais même pour une demi-année de fonctionnement c’est squelettique)

Le Sémaphore affiche pour 2010 des frais de fonctionnement de 250 000 euros soit pour chacun des spectateurs une dépense de 68 euros ; soyons pudiques sur l’amortissement des frais de construction du bâtiment et les frais financiers qu'il faudrait y ajouter. Pour une petite commune comme Trébeurden, la charge est énorme.

Le Sémaphore l’été dernier était fermé au mois d’août ; pourquoi s’embarrasser de distraire les touristes venus y passer des vacances. L’idée de poursuivre cette grève des réjouissances pendant l’été et ne consacrer les activités de cette salle qu’à de rares spectacles en dehors des périodes d’affluence est-elle toujours d’actualité ? La gazette de Trébeurden n’en dit mot.

 

Les débuts catastrophique de cet ensemble destiné (en théorie ?) à réjouir les habitants permanents ou passagers de Trebeurden et de ses environs sanctionnent des erreurs de gestion funestes :

-          emplacement absurde dans le bourg, loin du centre balnéaire

-          absence de coordination avec d’autres lieux de spectacles de la côte de granit rose

-          programmation épisodique qui ne peut que conduire à ce waterloo financier.

 

A la lecture des comptes-rendus des conseils municipaux, un silence pudique affecte les activités du Sémaphore ; des trésors de logrhée sont dépensés ailleurs ; une complicité du non-dit semble s’imposer pour oublier ce démarrage foireux.  Trebeurden mérite-t-il d’être au nombre des « communes touristiques » : non, au moins pour son intérêt pour les activités culturelles.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 10:20

Trébeurden, un des plus beaux paysages de Bretagne, la côte de granit rose, les landes de bruyères ; un site de prédilection des hommes depuis au moins la civilisation des mégalithes…

Mais Trébeurden aussi, le récit d’un long massacre perpétré depuis soixante ans par une bande d’habitants soucieux d’augmenter le prix des  terrains dont ils ont hérités et le chiffre d’affaires de quelques misérables commerces. La chronique emblématique de tant de ces stations balnéaires créees de l’extérieur par des amoureux de leur emplacement, de leur charme, de leur bon air, puis surexploitées par quelques locaux trop pressés de plumer la volaille au plus vite, au prix de tous les enlaidissements imaginables.

Trêve de généralités et admirons le massacre perpétré à Trébeurden :

-          sans remonter à une époque trop lointaine, le premier signe d’un laisser aller monstrueux a été marqué par l’inscription saugrenue dans notre paysage d’un immeuble construit par un épigone local de Le Corbusier, appelé Le Flanchec : toute la petite cité est dominée par un bâtiment inspiré de la cité radieuse, incongru, inévitable où que l’on soit, servile dans son imitation des solutions proposées par le grand architecte, esclave dans ses conceptions ouvriéristes qui n’avaient de sens que dans un faubourg de Marseille, si mal réalisé qu’il a fallu le modifier pour que ses façades résistent aux grands vents d’ouest, si mal commode que dix ans n’ont pas suffi pour qu’il soit rempli d’occupants ; un bâtiment très quatrième république qu’il faudrait dynamiter d’urgence et qui ne le sera jamais.

-          Par contre un des plus précieux témoignage du passé, un charmant petit castel rural, baptisé « le manoir de Madame de Sévigné » (pour des raisons que j’ignore, la bonne marquise n’ étant jamais passée par ici), a été lui laissé à l’abandon, massacré en partie par un architecte sans talent, et transformé en ruine pour son bâtiment principal, toit écroulé, murs lézardés, arbres poussant en plein milieu du rez-de-chaussée ; difficile, sinon impossible à sauver désormais.

-          Un port créé sur la plage de Trozoul, difficile d’accès, mal protégé des tempêtes, qui en son temps fit l’objet d’une foultitude de procès et permit d’envoyer un maire en prison ; construit là où il ne devait pas l’être, bubon inguérissable dans ce superbe paysage, il faut maintenant le supporter.

-          Un front de mer orné d’étonnants témoignages de l’incurie municipale, comme l’ex-hôtel de la Potinière, en ruine depuis des années, qui domine le site des Roches Blanches : un hideux squelette de béton, de fenêtres sans vitres, de toit éventré, face à l’amas surprenant façonné par les siècles d’énormes rochers de granit rose ; une vision de tristesse.

-          Un front de mer marqué aussi par la présence de l’immeuble du comité d’entreprise d’EDF : espèce de mélange de bunker socialiste, de cages à lapins pour employés en vacances : un bâtiment symbole tout à la fois de la prétention ostentatoire des services sociaux  de l’époque de l’électricien et de l’aveuglement du conseil municipal qui a pu autoriser la construction d’ une horreur pareille ; à dynamiter aussi si cela était possible.

 

Et puis tous ces détails qui oeuvrent à l’enlaidissement : la macadémisation à outrance des trottoirs (il faut faire ville, alors que l’on vient ici pour sortir de la ville), les parcelles trop petites ou s’entassent des « Sam Suffit » et autres « Ker Rosen », les décorations florales aux couleurs criardes, les pissotières installées le long du chœur de l’église, les ronds-points construits à profusion comme on peut en voir n’importe où.

Et encore tous ces détails qui contribuent à l’inconfort de l’estivant : les fils électriques qui ne sont pas enterrés, la route de dégagement du port prévue et jamais construite, les services publics (poste, mairie, salle des fêtes, tennis couverts etc…)  installés au bourg c’est-à-dire le plus loin possible du centre de la station balnéaire.

 

Nous aimons beaucoup Trébeurden pour continuer d’y venir malgré la sourde guerre menée par les édiles. Mais qu’il est difficile de supporter d’être le cochon de payeur (des taxes foncières, des taxes d’habitation, des taxes de séjour), et de n’avoir aucune voix au chapitre. La démocratie locale y gagnerait à ce que puissent s’exprimer aussi les résidents temporaires, et que les décisions ne soient pas confisquées par une minorité d'habitants permanents.

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 12:13

Lannion, une de ces villes sinistrées que l’on rencontre au hasard d’un déplacement estival.

Ses parterres de fleurs symboles d’une absence de goût : mélange de couleurs qui offensent la vue, profusion de massifs distribués comme au hasard ; hideux.

Ses ronds-points, joyaux des édiles modernes, qui apparaissent pour n’importe quel croisement de route au détriment de tout bon sens ; le summum est atteint lorsque le centre du rond-point s’orne d’une « œuvre d’art » triste exemple le plus souvent d’un goût dépravé pour le n’importe quoi.

Ses placards publicitaires plantés drus le long de toutes les routes sur le pourtour de la ville : sollicitations incessantes pour le dépenser plus ; moche et abject.

Ses zones pavillonnaires qui s’étalent chaque année un peu plus : non-sens d’une ville qui refuse d’en être une, aberration d’une cité qui s’étale au détriment de la campagne sans fournir de moyens de transport et en dépensant un maximum pour leur fournir l’eau et l’électricité ; sinistre.

Ses innombrables grandes et moyennes surfaces, entourées de leurs immenses aires bétonnées pour parquer les voitures ; entrepôts, à peine habillés, offre commerciale stéréotypée, ambiance sans convivialité ; triste à pleurer.

Dites, Monsieur le maire, d’aujourd’hui et d’hier, qu’avez-vous fait de cette charmante ville ? La high tech en rade, la ville est sinistrée économiquement, le chômage y atteint des records dans le département. Tout va très bien, madame la marquise, il s’agit d’un tout petit rien.

Dites Messieurs les édiles, pourquoi avez-vous oublié les autres industries moins paillettes que les nouvelles technologies ? Pourquoi avez-vous oublié la vocation maritime de la ville, en laissant construire un port de plaisance là où il ne fallait pas, dans la commune d’à côté ? Pour quoi n’y a-t-il plus de pêcheurs, de conserveries, de transformation des matières premières agricoles ?

 

Lannion, est l’archétype de ces actifs centres économiques du passé qui se sont vautrés dans une monoculture industrielle, qui ont privilégié une expansion désordonnée et inesthétique. Résultat d’années de gestion communale sans imagination, sans compétence : l’histoire d’une faillite des élus locaux.

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