7 septembre 2010
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Des manifestants qui vont défiler pour travailler moins et gagner plus. Rien de surprenant, la défense de ses intérêts est le moteur de toute protestation. Plus dur est de proposer qui va travailler à leur place. Et la seule réponse est de multiplier les emplois, donc de relancer à outrance l’économie, donc de favoriser l’esprit d’entreprise, la baisse des charges, l’assouplissement des règlementations.
Des manifestants qui se polarisent sur le maintien d’un système par répartition, prétextant qu’il est à la base d’un « pacte républicain » entre générations. Extraordinaire de sacraliser une opération de circonstance initiée par le régime de Vichy, comme fondement de nos retraites. L’argument de la solidarité entre générations est absurde puisqu’en tout état de cause quel que soit le système ce sont toujours les gens qui travaillent qui paient pour ceux qui ne travaillent plus.
Des manifestants qui demandent des assouplissements pour la pénibilité du travail. Généreux, sympathique. Mais qu’est-ce qu’un travail pénible ? La discussion va être chaude. Il existe, me dira-t-on des travailleurs dont la durée de vie est écourtée du fait des conditions de travail : c’est incontestable, mais cela n’a rien à voir avec la retraite, mais relève d’un régime d’invalidité ; d’ailleurs la notion même de durée restante de vie pour se reposer invoquée est non pertinente car à ce titre il faudrait que la durée de travail des femmes soit allongée pour tenir compte de leur espérance de vie.
Au final, ils devraient manifester pour demander au gouvernement de restaurer quelques principes de base :
- Assurer le long terme, en sortant progressivement du système par répartition
- Assouplir le court terme en généralisant le système par points déjà pratiqué dans toutes les retraites complémentaires
- Donner de la liberté aux cotisants en permettant une gestion de sa retraite indépendante de leur âge
- Restaurer l’idée que les organismes de retraite sont des organismes autonomes gérés paritairement et qui ne doivent distribuer que ce qu’ils ont reçu.
Published by olivier seutet
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retraites
21 juillet 2010
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Au tribunal le huis-clos n'est généralement envisagé que pour protéger l'identité de mineurs. Administrativement, pour ne pas divulguer d'informations pouvant porter atteinte à la sécurité nationale, est parfois invoqué le secret défense. Et puis certaines professions sont astreintes au secret professionnel afin de ne pas permettre la diffusion d'informations pouvant donner lieu à médisance, calomnie, chantage ...
Dans le cas d'une commission de l'Assemblée Nationale traitant d'un problème qui intéresse l'intégralité de la population, on peut légitimement se poser la question du pourquoi. Examinons les réponses possibles.
Serait-ce pour protéger nos enfants du complot qui se trame contre eux ? Une réforme à court-terme qui ne résoud pas grand chose et qui de toute évidence handicape leur futur.
Seait-ce pour garantir la sécurité de la nation ? La perpétuation d'un système de répartition, instauré par le régime de Vichy, bâti sur le principe de Ponzi, n'est pas faite pour apaiser les craintes des citoyens sur la légitimité et la solidité de la construction.
Serait-ce pour garantir le secret de l'instruction de ce dossier épineux ? Si l'on savait ce que pensent réellement ces hommes politiques qui nous gouvernent sur ce sujet, et leur aboulie depuis des decennies, il serait en effet probable que les citoyens menaceraient immédiatement de ne pas réélire leurs élus.
Et puis l'Ines de Sartre ajouterait qu'entre eux (membres de la commission) ils n'ont pas besoin de jouer la comédie.
Published by olivier seutet
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retraites
24 juin 2010
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Extraordinaire de croire que l’on va résoudre la crise de financement du régime des retraites en repoussant l’âge de mise à la retraite, ou d’augmenter le nombre d’années de cotisations ; dans les deux cas à système économique équivalent on ne fait qu’augmenter le nombre potentiels de chômeurs ; au lieu d’avoir un déséquilibre de financement dans le régime vieillesse, on l’aura dans le régime chômage. Toujours la même tactique utilisée par les politiciens de tous bords de repousser la poussière sous le tapis. Toujours les mêmes avis prodigués par les conseillers de l’Elysée et de Bercy qui croient que l’on résout les problèmes à coups de mesures techniques astucieuses.
Extraordinaire de se voiler la face devant un système économique qui périclite depuis des décennies en se révélant incapable de créer des emplois autres que ceux de fonctionnaires. Car la seule véritable solution, si l’on veut faire survivre ce régime des retraites est bien d’augmenter le nombre des actifs (non celui des chômeurs) , aptes à contribuer à ce système. La seule issue est bien de créer des emplois utiles, qui ne soient pas de complaisance, qui n’obèrent pas encore plus les finances d’un état au bord de la faillite. La seule voie possible est d’encourager l’activité économique sans l’alourdir de charges croissantes, sans imposer tous les actifs d’impôts de plus en plus confiscatoires.
Il n’y a qu’une réforme qui compte ( et ce n’est pas celle des retraites), c’est la relance de l’activité économique par tous les moyens avant qu’il ne soit trop tard ; avant que l’industrie ait déserté un sol français inhospitalier avec son concours de lois sociales, environnementales, sortant du raisonnable ; avant que le commerce ne se soit enfui de nos villes et de nos ports qui considèrent avec suspicion tous les mots de négoce, de capitaux investis et de profit.
Faudra-t-il vraiment que le régime socialiste qui pèse sur la France s’écroule ? Ce serait dommage, ce serait dangereux.
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retraites
21 juin 2010
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La prise en otage de la France par ses fonctionnaires devient patente : l’opération, de longue haleine, menée depuis au moins Napoléon I, avec des accélérations sous le régime de Vichy, puis sous la cinquième république non gaullienne (Giscard, Chirac, Mitterrand), a été confirmée lors de la réforme des retraites. An nom de quelle pénibilité les douaniers, les infirmières, les gardiens de prison, les contrôleurs aériens continuent-ils de bénéficier d’un départ à la retraite à un âge très inférieur à celui des autres français ? Au nom de quelle justice n’a-t-on pas harmonisé le calcul des retraites entre privé et public ? Au nom de quelle logique, les cotisations des fonctionnaires sont-elles différentes de celles des autres ? Au nom de quel principe les fonctionnaires peuvent-ils cotiser à un fond de capitalisation pour leur retraite en déduction de leurs impôts sur le revenu ?
Toutes ces entorses graves au principe de fraternité ne s’expliquent par aucune idéologie. Elles perdurent, malgré quelques retouches, pour au moins deux raisons :
- la raison du plus fort ; le plus fort étant celui qui a le pouvoir politique ; et nos hommes politiques sont dans une immense majorité des fonctionnaires
- la raison des plus intimidants ; les plus intimidants étant ceux capables de plonger le pays dans une grève des services publics qui fait frissonner de peur.
Confusion des intérêts, chantage à l’interruption des services publics, et voilà la France et les Français embarqués dans une réforme des retraites aventureuse, destinée en priorité à toucher le moins possible aux avantages acquis des nantis de l’emploi public.
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retraites
17 février 2010
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Comme l’ a dit (prétend-on) Mr Madoff : « j’ai monté mon escroquerie en m’inspirant du système français de retraite » ; l’argent de ceux qui cotisent maintenant (des derniers épargnants) sert à payer ceux qui ont cotisé (les premiers épargnants). L’avantage du système de répartition par rapport au système de Ponzi, était que la mort des vieux retraités déblayait le terrain et que les contributions des nouveaux cotisants pouvaient donc faire face aux demandes des nouveaux retraités. Mais, funeste circonstance, les vieux se sont mis à survivre plus longtemps et les créations d’emplois n’ont pas suivi. Le système de répartition est bâti sur l’idée d’une croissance des emplois au moins égale à la croissance du nombre des retraités. Hypothèse manifestement fausse pour un certain nombre de décennies.
La capitalisation est le seul système sain. Pour ne pas choquer les âmes sensibles, il suffit de le nommer système à points ; chaque contribution (obligatoire pour tous) versée à un fond (public, pour être plus sur de sa pérennité) donnerait droit à un certain nombre de points. Au moment où le contributaire déciderait de prendre sa retraite il disposerait d’un capital de points qui lui donnerait droit à une part des revenus générés par ce fond public.
J’imagine les hurlements : la retraite par répartition fait partie du « pacte républicain », du « contrat social ». Non. Beaucoup sont très inquiets sur leurs retraites. Beaucoup sont sans illusions sur les retraites de leurs enfants. La prise de conscience de la fragilité de ce système absurde est forte. Les solutions novatrices peuvent entrer dans un nouveau contrat social à la double condition que tous contribuent sans exception (afin que personne ne soit laissé au bord de la route en fin de parcours professionnel, ou en fin de parcours de personne au foyer), et que le système ne soit pas entre les mains d’assureurs privés.
Les hurlements pourraient se muer en vociférations, si j’ajoutais que je ne vois pas pourquoi ce système par capitalisation ne s’appliquerait pas aux fonctionnaires.
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