Le service audiovisuel d’état s’avilit dans le ridicule du virilisme incarné par des mémés qui ne parlent que de cul, de bite ou de couteau, se vautre dans l’idéologie du grand remplacement personnifié par des braves immigrés qui font les métiers que nous ne voudrions pas faire avec une culture qui nous enrichirait, s’empêtre dans ses contradictions en honorant le trotskisme de LFI tout en haïssant le stalinisme du RN (bonnet blanc et blanc bonnet), oublie les héros malgré eux (les Boualem Sansal, les martyrs chrétiens de Syrie, du Nigéria, les violées du Soudan et du Congo) pour célébrer des racailles tombés au champ d’honneur d’une manifestation communautarisme ou d’un contrôle de police.
Quand la parole publique est relayée par un instrument aussi nocif, la seule interrogation est de se demander pourquoi des gens l’écoutent : qui sont les lobotomisés qui ont abdiqué tout sentiment de révolte ? Qui sont ces fidèles auditeurs qui restent attachés à cette parole vénéneuse ? La masse des redevables de l’état qui les paie, qui les aide qui les chouchoute ? Les mêmes que les béni-oui-oui enfermés du COVID ? Les héritiers des veaux du temps du général de Gaulle ? Qui ne peut rêver à l’abolition des privilèges des Antenne 2 et France-Inter : les subventions à tire larigot qui contribuent à l’assèchement des finances publiques, les réseaux à profusion qui étouffent la voix des autres médias; ah, anéantir l’arrogance, la fatuité, la graisse (ou la crasse) intellectuelle, naturelles à tout privilégié.