18 décembre 2025
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Indécrottable juriste. Elle a réponse à tout, à coup de contrats, d’obligations juridiques, de codes d’éthiques. L’essentiel disparaît derrière l’analyse textuelle, l’argutie du droit. Si elle a raison de ne pas croire en l’évidence (parfois trompeuse, mais quand même pas systématiquement), elle en oublie que les radios qu’elle dirige sont incapables d’accueillir la diversité des opinions :
- est-il possible de dire chez Sonia Devillers (ou toutes les autres intervenantes sous contrat), que l’avortement n’est pas un droit mais un problème ?
- peut-on prétendre au service météorologie (ou parmi les invités recrutés exclusivement chez des labellisés GIEC) que le réchauffement climatique n’est peut-être pas d’origine anthropique ?
- Imagine-t-on aborder l’identité culturelle française chez les animateurs de variétés, sans se pâmer devant des slameurs, des rappeurs, des rockeurs, sans saluer la diversité pourvu qu’elle ne soit pas provinciale, hétéro, sans s’extasier devant une exception culturelle, foyer rance de népotisme, ou de favoritisme ?
- Pense-t-on aux Patrick Cohen, et autres éditorialistes libérés de la contrainte de l’objectivité ne pas baver sur l’extrême-droite, la droite dure, la fachosphère, le conservatisme étroit, les milieux cléricaux réactionnaires, le trumpisme autoritaire, la démocratie illibérale, et j’en passe, tellement ont-ils d’imagination dans la caractérisation dépréciative de leurs ennemis ?
La prophétesse Veil a atteint le nirvâna en définissant le progressisme, qui est l’objectif ultime de la radio de service public, non comme une vulgaire opinion, mais comme l’application des principes de la République, des objectifs de la mission confiée à ses chaînes par l’Etat, d’une règle de conduite dans les choix qui lui incombent.