Une enfance allemande, ile d’Amrum , 1945
Quel film ! Dans un décor austère et splendide (ou par lui même ou par l’art du réalisateur, peut importe, le résultat est époustouflant), un jeune garçon qui passe de l’enfance inconsciente à l’adolescence souffrante (un acteur hors norme dans la sobriété, la maîtrise de l’émotion), dans les derniers jours du troisième Reich où se croisent les habitants de l’île très lointains des soubresauts de la guerre mais quand même nazis, déjà nostalgiques, victimes du régime, et paysans et pêcheurs qui doivent vivre.
Je vais vérifier les critiques : je mettrai à mon pilori personnel tous ceux qui n’on pas découvert qu’il s’agissait d’un chef d’oeuvre .
P.S. J'ai écouté le masque et la plume. Je m'y attendais, les quatre critiques ont fait la fine bouche; Frank Finance Madureira et Pierre Murat ont quand même recommandé le film.
Mais deux pénibles, Ava Cahen et Murielle Laudet-Mande, ont recommandé du bout des lèvres. Elles se sont répandues sur la joliesse de la mise en scène : les pimbêches n'aiment pas le joli, trop ordinaire pour leurs âmes qui dédaignent même le beau. Elles ont trouvé ordinaire le scénario d'initiation du jeune garçon qui est éternel : elles ne font que prouver leur inaptitude à reconnaître le sublime. C'est sur il manquait ce qui stimule leur appétit : du sexe, du fric. Qu'elles retournent à leurs fantasmes.