Dans un langage de mafieux, le capo Thomas Legrand indique à ses interlocuteurs socialistes que lui et son affidé Patrick Cohen s’occupent du « cas » Rachida Dati. L’affidé, dans son mode sicaire sinistre, par son silence ne dénie pas son consentement.
Ces paroles hallucinantes, que l’on retrouve habituellement dans des séries consacrées au milieu, ne soulèvent pas la moindre réprobation chez leurs collègues. Tout au contraire, « propos privés » dit un hiérarque de France-Inter : un coin d’un bistrot ouvert à tous les regards, n’est pas un endroit public ? « Propos fragmentaires » tonne un autre : eh bien qu’ils nous sortent les notes qu’ils ont prises au cours de ces entretiens de travail les deux guignols ! « Attaques des médias jaloux de la bollosphère contre le service public» crache un troisième : il faudrait quand même un jour rétorquer que ledit service public de l’audiovisuel, est un repaire d’antichrétiens, d’islamophiles, de trotskistes, qui statutairement a moins de droits que d’autres d’exprimer des avis partiaux, sectaires, orientés, haineux.