Un Benjamin Lavernhe, maître des cérémonies, étourdissant de talents variés, d’énergie enthousiasmante.
Il rattrape un palmarès sinistre ou parmi les films que je n’ai pas voulu voir, je n’ai pas retrouvé les deux qui auraient pu être primés parmi les films étrangers, l’allemand Amrum, et l’italien Grazia; ce n’était pas l’heure de reconnaître des chefs d’oeuvres dans cette cour des miracles des navets.
Il excuse une audience méprisable qui, entre ses applaudissements hypocrites de ses meilleurs ennemis, a eu le courage de huer une actrice morte, Brigitte Bardot : trop de présence même enfermée dans une tombe a fait peur à ces survivants d’un art exsangue ?
Il ne peut faire oublier les propos grotesques de saltimbanques qui se prennent pour des divas chargées de faire passer des messages, de se féliciter de leur engagement, de distiller leurs remontrances : et une Adjani qui tance les hommes qui battent les femmes en oubliant les hommes qui empoisonnent les hommes, et une Camille Cottin qui célèbre la médiocrité des films financés par le pillage des intermittents du spectacle, et une Alison Wheeler rance d’envie, méchante sans drôlerie, qui s’attaque à tout ce qui passe à sa portée, et une anonyme dont j’ai oublié le nom qui se félicite d’avoir fait réaliser son film par des femmes, jetant ainsi toute idée d’universalisme pour mieux propager son idéologie absurde.
Au lieu de les rassembler pour leur offrir des compressions de César, il serait temps d'envisager de les serrer dans un caveau qui nous mette à l'abri de leurs tartarinades, et leurs lazzis sans saveurd.