29 juin 2010
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Dans cette affaire Bettencourt, une fois de plus l’état se montre d’une malhonnêteté intellectuelle sans vergogne : il prétend confondre transparence fiscale (nécessaire pour pister les circuits de blanchiment) et fraude fiscale. Je ne sais pas au nom de quel droit naturel serait imposable en France de l’argent possédé hors de France ; le principe même de l’impôt a toujours été la territorialité ; ce n’est que par un abus de droit que les états à cours de recettes fiscales tentent maintenant de venir imposer des sommes placées dans des états à fiscalité plus douce. Le discours trompeur a été d’assimiler havres fiscaux et secret bancaire ; les deux sont effectivement souvent mêlés, mais ce sont deux notions parfaitement différentes. Si des revenus ont été normalement imposés en France, je ne vois pas au nom de quel privilège étatique, il serait interdit de les exporter. Si des revenus sont placés à l’étranger, pourquoi cette appétence de l’état tentaculaire à vouloir les taxer, les punir, les rapatrier. L’état français a inventé ces notions curieuses de majorité fiscale (si l’on passe plus de la moitié de son temps à l’étranger, alors on se retrouve détaché des impositions françaises, sinon gare au martinet), de droit de regard absolu sur avoirs à l’étranger . Ce ne sont que des manifestations du droit au pillage érigé en principe de gouvernement.
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29 mars 2010
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La demande du préfet Fraigneau à être relevé de ses fonctions est symbolique de deux travers :
La compassion qu’ une association a réussi à faire monter en épingle autour de cette jeune lycéenne sans papiers est irrationnelle : la jeune fille était en rupture de ban vis-à-vis de sa famille, vis-à-vis de son pays ; elle n’était pas une réfugiée politique, elle n’était pas une réfugiée économique, elle n’avait aucun titre pour demander un asile. Le préfet, en toute logique l’a expulsée vers son pays.
Le président a usé de son pouvoir pour annuler la décision du préfet et favoriser le retour vers la France de cette jeune fille. Il a préféré désavouer son représentant pour se soumettre aux diktats d’une presse en pleurs. Il a (une fois de plus, souvenez-vous du préfet démis pour cause de manifestations anti-Sarkozy) humilié la haute fonction publique, renforcé la tendance naturelle de la préfectorale de n’être qu’un instrument au service aveugle des désidératas du ministre de l’Intérieur et de son patron.
On ne gouverne pas avec des exécutants aveugles et en se soumettant aux mouvements de foule. On hésite pour ce mode gouvernance entre le bateau ivre ou le chien crevé au fils de l’eau.
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10 novembre 2009
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Le dérapage des pratiques financières n’est pas assez stigmatisé avec ce qu’il faudrait vraiment stigmatiser : le court-termisme à outrance avec les marchés de cotation en continu, la religion des résultats trimestriels, la dépossession des actionnaires par des nomenkltura de gestionnaires avides de récolter leur bonus.
Les dérapages des écologistes ne sont pas assez montrés du doigt : leur haine de l’industrie, leur malthusianisme, leur idéal d’un monde figé et dépeuplé ; leur idolâtrie d’études scientifiques pour justifier tous leurs caprices baptisés astucieusement « développement durable » ou labellisés « Grenelle de l’environnement ».
Les dérapages des politiques qui préfèrent mobiliser les opinions avec de faux débats plutôt que de mobiliser des administrations endormies sur leurs privilèges. Le manque de réactivité des structures administratives françaises face à la crise est ahurissant : demandez aux chômeurs ce qu’ils pensent du Pôle Emploi, demandez aux industriels ce qu’ils pensent des DRIRE et autres Dreal .
Sur plein de sujets ce que l’on constate est une abdication de l’autorité de l’état ; dans un sens noble de recherche du bien public dans des domaines essentiels ; non pas dans le sens de la répression au coup par coup au gré des pleurnicheries de telle ou telle association, ou des résultats de tel ou tel sondage « quali ».
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