13 mai 2011
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Pour une fois qu’une utilité était trouvée au Larzac : forer pour y trouver des gaz de schistes. Donner à cette région l’opportunité de servir à quelque chose dans le concert national, au moins pour lui fournir une source d’énergie, ce qui était peut-être plus noble que de devenir un lieu de test pour des munitions de l’armée française.
Mais, nous surprendrons toujours les gardiens de la néoruralité : d’une seule voix ils clament leur refus de tout changement. Ils sanctifient les petits canaux « ancestraux » qui viennent arroser leurs jardinets. Ils déclarent en professionnels de l’amalgame à connotation historique « on n’est pas là pour se faire gazer ». Ils s’emportent contre les lobbies des industriels qui voudraient briser l’exclusivité qu’ils s’arrogent sur ce territoire.
Des habitants du Larzac, toujours en pointe pour défendre l’obscurantisme en se cachant derrière le principe de précaution travesti en obligation de ne rien faire, on peut encore comprendre : ils sont cohérents. Mais les députés qui s’engouffrent sur cette bataille donnent l’image terrifiante de ce que peut donner une démocratie mal comprise : grappiller les voix de n’importe quel groupuscule en foulant aux pieds le droit à la recherche conduite scientifiquement, le droit au développement économique, le droit de ceux qui ne vivent pas au Larzac.
La loi de circonstance votée (sinon approuvée) par tous les groupes de l’Assemblée ternit l’image de la représentation nationale qui a cédé au lobby des néoruraux, aux peurs des petits propriétaires craignant que l’on écorne la valeur de leur patrimoine, à une crainte diffuse attisée par la projection de quelques films montrant les méfaits d’une exploitation incontrôlée ; aucune de ces raisons n’est satisfaisante pour excuser l’abandon de toute réflexion, le mépris des scientifiques non consultés, la vindicte envers les industriels haïs pour on ne sait quelle raison.
Il serait urgent d’introduire dans la constitution un principe de raison qui s’imposerait au funeste principe de précaution.
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9 mars 2011
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L’insubmersible Martin Malvy demande l’arrêt de permis de recherche sur les hydrocarbures de schiste au nom du principe de précaution.
La surfeuse sur les vagues du populisme, Nathalie Kosciusko-Morizet, impose un moratoire sur les recherches pour que les industriels approfondissent le dialogue avec les élus et la population en amont de leurs travaux.
Quant à Europe-écologie les verts, toujours acharnés à faire couler le navire, ils proclament avec leur sens des nuances usuel : l’exploitation des gaz de schiste est polluante du berceau à la tombe et représente une fuite en avant irresponsable tout comme il est irresponsable de continuer à prospecter des fossiles.
Admirable concert de toutes les nuances politiques (socialistes, écologistes, droite) pour tenter d’assassiner, la recherche d’hydrocarbures de schistes qui se développe partout dans le monde ; ressource qui devient potentiellement majeure aux Etats-Unis, et en Chine. Les ressources sont sans doute plus limitées en Europe, et particulièrement en France. La découverte et l’exploitation de gaz de schistes serait pourtant un atout pour notre pays, lui permettant, à la fois de diversifier ses ressources en énergie et de consolider sa chimie en lui apportant une matière première de qualité. En très bref, une opportunité pour préserver un bas coût de l’énergie et pour dynamiser une industrie.
Mais les préoccupations industrielles sont éloignées de l’esprit de nos responsables politiques. A la défense de secteurs de notre économie, à la recherche volontariste de nouvelles possibilités d’activités et donc d’emplois, ils préfèrent, comme sur tant d’autres domaines (les OGM, les cellules souches, les nouvelles technologies nucléaires ), l’invocation de la peur des lendemains, la flatterie des défenseurs du terroir, la procrastination qui renvoie systématiquement l’action devant des comités Théodule. La recherche et l’exploitation de gaz de schistes ne sera peut-être pas une révolution énergétique comme elle va l’être chez nos grands concurrents, elle est surtout, aujourd’hui, le symbole d’une classe politique qui se déconsidère en se soumettant aux dictats de quelques uns, aux modes propagées, au détriment de ce qui devrait être deux des axes essentiels d’une économie moderne : un bas coût de l’énergie avec une sécurisation de ses approvisionnements. Une fois de plus la tactique prime sur la stratégie.
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17 février 2011
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Notre développement industriel est soumis à la loi de la peur, camouflée sous les traits du funeste principe de précaution, et administrée par une cohorte de fonctionnaires ou de simili-fonctionnaires qui croient faire de la démocratie en écoutant les hurlements des associations écologistes et autres groupements qui défendent leurs intérêts égoïstes.
Notre développement industriel est soumis à la loi de la peur des conséquences sociales d’une remise à plat de l’accumulation de règles qui ont rigidifié le droit du travail, d’une réforme de régimes archaïques qui ont sanctuarisés certaines professions.
L’exemple caricatural de cette peur ambiante nous est administré par le port de Marseille-Fos. Tout est là pour démontrer que le port de Marseille a gâché ses chances : zone de développement de Fos inachevée depuis des décennies, faute de candidats, développement, à son détriment, des ports concurrents de Barcelone, Gênes, Anvers et tant d’autres, provincialisation de la zone faute de grands projets capables de la dynamiser , comme le canal Rhin-Rhône (enterré par les écologistes), la non-construction de nouveaux pipes, l’insuffisance des liaisons ferroviaires. Tout est là pour dire que ce gâchis monstrueux a été le fait d’une conjuration de tous les acteurs : des dockers au-delà de l’indécence dans leurs revendications, une administration du port sans courage, des acteurs patronaux qui ne pensent qu’à la conciliation, une administration territoriale menée par des acteurs qu’il est difficile d’admirer, une administration nationale qui ne songe qu’à préserver la quiétude des habitants.
La recette à fait les preuves de son inefficacité depuis des décennies : Marseille s’enfonce inexorablement dans son rôle de port de cabotage côtier, les industries s’éteignent ou s’alanguissent sous le grand feu de la mondialisation. Tout est là pour que l’Etat fasse de Marseille un grand exemple d’une nouvelle orientation industrielle : les acteurs actuels sont démonétisés, il serait facile d’en trouver d’autres si l’Etat osait, enfin, se lancer tout à la fois dans une réforme impitoyable d’acquis surannés, un lancement de grands projets structurant, une mise sous tutelle d’ une région incapable. Mais tout cela ferait beaucoup de bruit. Il faudrait beaucoup de courage. Il faudrait affronter des grèves, des émeutes. Alors là, la peur reprend le dessus. Et tout le monde de préférer une douce agonie, avec des doses de morphine qui ne cessent d’augmenter.
A quand une révolution à Marseille ? Une révolution qui ne peut partir que du sommet.
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27 novembre 2010
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Le problème de la raffinerie de Reichstett est passionnant. Voilà un outil industriel vieilli (sous-investissement de Shell pendant des années), qui n’ a plus du coup les capacités de sortie des produits adaptés au marché (s’il fallait investir il faudrait probablement mettre plus d’un milliard d’euros) . Très logiquement Shell s’en est débarrassée à bon compte en arbitrant en faveur de sa raffinerie géante de Rotterdam. Petroplus l’a achetée , en son temps, sur un postulat court-terme de bons profits sur quelques années, sans investissement majeur, et avec une fermeture à moyen ou long-terme ; la crise a déjoué ses pronostics.
Vous dites qu’il faut sauver Reichstett. Trop tard, il fallait s’en préoccuper avant. Il ne fallait pas laisser l’outil péricliter, il fallait construire les pipes nécessaires pour élargir la zone de chalandise., il fallait protéger toutes les industries chimiques aux alentours qui en étaient également clientes. Je crois qu’il est urgent, maintenant, dans cette région de protéger le futur de Chalempé (Rhodia), ou Carling (Arkema).
Je vous suggère plutôt de vous pencher sur le sort de la raffinerie de Dunkerque. Là le sujet est un choix par Total entre cette raffinerie et celle de Flessingue (aux Pays-Bas). De toute évidence le groupe a préféré nouer une alliance avec le groupe russe Lukoil sur ce dernier établissement. Certainement pour des bonnes raisons liées à la flexibilité de production de l’une par rapport à l’autre mais aussi pour des raisons d’insuffisance d’infrastructures : pas d’accès rapide au Rhin, pipes insuffisants, dépérissement de la chimie sur la zone de Dunkerque. L’Etat a failli en plusieurs reprises, d’abord avec son projet de canal Seine-Nord qui aboutit à laisser Dunkerque sur le bord de la route au profit d’Anvers, avec son incapacité à négocier avec les belges l’élargissement des canaux qui auraient permis de désenclaver le port de Dunkerque, l’incroyable incurie qui a laissé passer les opportunités de construction de pipes (système de transport économique et sur), l’acharnement réglementaire sur les unités chimiques de Harnes (Exxon, fermée), Wingles (BP) et j’en oublie beaucoup. Mais Dunkerque est un si beau port, si bien placé sur les routes maritimes, qu’il y a peut-être une chance de sauver la raffinerie si l’Etat se décide a faire son devoir : liaison fluviale Dunkerque-Rhin, création d’une zone industrielle extraterritoriale dans laquelle un certain nombre de lois françaises seraient amendées pour attirer les investisseurs étrangers et français.
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9 mai 2010
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La crise grecque est une chance pour l’Europe, pour la France, pour Sarkozy. Elle permet à l’ensemble des peuples occidentaux de prendre soudain conscience que vivre au-dessus de ses moyens se paie un jour. C’est une opportunité pour les dirigeants de l’Europe et de la France en particulier de profiter de cette subite prise de conscience pour entrer enfin dans les réformes financières trop longtemps reportées. Le mot de rigueur est beau et ne fait peur qu’aux gaspilleurs et aux profiteurs. La véritable difficulté est de bien cerner les uns et les autres. Le problème des niches fiscales est maintenant complètement sur la place publique ; on ne doute plus que des solutions drastiques y soient apportées ; sauf qu’il importe aussi d’élargir la base de l’impôt sur le revenu car il n’est pas démocratique qu’environ 50% des contribuables n’en paient pas . Le problème de la surpopulation des fonctionnaires est à peine esquissé et peut-être mal approché : ce n’est évidemment pas leurs salaires qui pose problème (il mériterait d’être augmenté même en période de rigueur) c’est le nombre de gens inutiles, incompétents et absentéistes qui encombrent les rangs de la Fonction Publique. Et enfin la rigueur n’est acceptable par tous que dans l’espoir d’une reprise forte et durable : et de celà il sera urgent de parler ; s’il est impératif d’assainir les finances publiques, il faut aussi dès maintenant tenter de rendre notre pays attrayant pour toutes les industries pour tous les investisseurs; et là le boulot est colossal sur les plans règlementaires, législatifs, fiscaux ; c’est un travail indispensable pour que les entreprises prennent au plus vite le relai d’un état condamné à se désendetter et à revenir à ses tâches régaliennes.
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5 mars 2010
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Enfin un bon diagnostic sur le déclin industriel. Avec malheureusement des actions à côté de la plaque.
Calamiteuse réforme de la taxe professionnelle qui contribue encore plus à distendre le lien entre les entreprises et les communes.
Calamiteuse action des représentants de l’état, les DRIRE (ou DREAL), pour lesquelles les objectifs se mesurent en nombre de mises en demeures vis-à-vis des établissements industriels, et non pas en nombre d’emplois créés.
Calamiteuse vision des préfets qui caressent le poil des écologistes et ne font rien pour contrecarrer leurs actions malfaisantes contre les patrons (qui sont définis comme des voyous) ou les entreprises (qui sont des lieux de pollution).
La cause de l’industrie ne se défend pas avec des distribution de prêts « verts » et de subventions (qui ne sont que des effets d’aubaine) par des officines gouvernementales. Elle se fait par une mobilisation de tout l’appareil de l’état (central ou territorial) pour faciliter la vie des entrepreneurs et laisser enfin leur énergie s’exprimer. Elle doit être une action européenne pour protéger nos marchés contre les dumpings écologiques et mettre enfin un point d’arrêt aux défaites que nous subissons sur les marchés à l’exportation. On n’arrête pas un déclin avec quelques picaillons mais avec des changements d’état d’esprit dans nos frontières et dans celles de l’Europe.
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22 février 2010
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Une raffinerie ferme. Des constructeurs automobiles délocalisent. Des emplois disparaissent. Pourquoi ? Parce ce que le gouvernement d'aujourd'hui comme ceux d'hier , la quasi totalité de la classe politique l'ont voulu. Et que je te stigmatise la voiture. Et que je te condamne la vitesse sur les autoroutes ou les affreux 4x4. Et que je te cloue au pilori les produits pétrochimiques. Et que je te taxe (carbone, malus, ..) et que je t'alourdis les réglementations (et Reach et Seveso II et les Plans de Prévention) et que je te condamne l'industrie par tous les moyens disponibles. Au lieu d'évolutions nécessaires en douceur, ils ont préféré ce qu'il y a de plus nocif pour l'économie la précipitation à l'aveuglette. Que Messieurs Hamon et Estrosi confessent leurs péché : ils sont les représentants emblématiques d'une classe politique qui ne comprend rien à l'économie.
Je comprends parfaitement le combat lancé par la C.G.T.. Ce n'est pas le groupe Total qu'ils visent, mais la politique de désindustrialisation menée avec vigueur par les gouvernements sous la pression de lobbies non représentatifs : associations écologiques, associations de consommateurs, sous l'influence des autorités communautaires sans légitimité démocratique, sous les chamailleries des autorités locales qui défendent leurs intérêts locaux au détriment de l'intérêt national, sous la pression d'administration qui ne comprennent pas le mieux est l'ennemi du bien. C'est un beau combat que peut mener la C.G.T.. Le tout est qu'elle ne se trompe pas d'ennemi.
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19 février 2010
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10:44
La délation, la dénonciation ont depuis toujours été les moteurs des Etats pour accroitre leurs tentacules. Notre pays avait une forte culture de méfiance contre ces pratiques (elles n’étaient admises que pour les besoins de surveillance de terroristes et de criminels). Hélas elle disparaît au fur à mesure d’initiatives prises sous l’influence de modèles anglo-saxons :
- Les mesures de testing imaginées par la Halde (pratique particulièrement vicelarde consistant à tenter de provoquer la faute pour la dénoncer ensuite)
- La politique de clémence imaginée par l’Autorité de la Concurrence (le participant à une entente ou un cartel voit sa peine oubliée s’il dénonce ses complices ; ce peut une aubaine pour les plus tordus qui montent des cartels pour ensuite assassiner leurs concurrents)
- Les numéros verts dans certaines entreprises filiales de groupes anglo-saxons pour pouvoir dénoncer anonymement les comportements contraires à l’éthique)
La dernière mesure imaginée par le gouvernement, relève du même acabit : sur le site officiel du ministère du travail cataloguer les entreprises entre « gentilles » qui ont signé un accord sur le stress, « médiocres » qui ont commencé des négociations sur ce sujet, « méchantes » qui n’ont rien fait.
Ce que je trouve extraordinaire est que le sujet se limite aux entreprises : quid de la fonction publique ? Elle n’est pas concernée ? Le stress n’existe pas pour les fonctionnaires ? Les taux de suicide chez les policiers ou chez les enseignants ne sont-ils pas deux fois supérieurs à ce qu’il a pu être constaté dans les entreprises (chez France Telecom en particulier) ? L’éternelle manie de stigmatiser la paille dans l’œil du voisin, en oubliant la poutre dans le sien. Dérive naturelle de ce genre de méthode de dénonciation.
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14 février 2010
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Monsieur Michel Havard, député du Rhône, vient de remettre au président de la république un rapport élargissant la nécessité d’établir un bilan carbone à toutes les entreprises de plus de 500 salariés. On pourrait appeler cela la relance par la paperasserie, et les tracasseries : du boulot pour le Ministère de l’Environnement et l’ADEME ; des contraintes pour les entreprises.
Cette approche est symbolique de biens des maux :
- Mépris des entreprises, tant de leurs opinions sur le sujet que de ce qu’elles font déjà (faut-il rappeler les diminutions d’émissions de carbone de toute l’industrie française ces dernières années),
- Assujettissement sans discussion aux conclusions au moins controversées d’experts du GIEC sur le principe même d’un réchauffement climatique, de la responsabilité des émissions de carbone, du caractère anthropique dudit réchauffement,
- Gloriole du caractère précurseur de telles mesures ; toujours cette idée farfelue d’entraver nos entreprises par rapport à leurs concurrentes étrangères,
- Enfin, le pire, dévoiement du parlement, et plus particulièrement de la commission des affaires économiques de l’Assemblée, qui s’entête à pondre de tels rapport ; ce n’est pas son rôle, en pleine crise économique, de perdre son temps à brider encore nos entreprises ; que ne se pose-t-elle pas de questions sur le rapport de la Cour des Comptes sur l’utilisation des deniers publics ; c’est bien là pourtant sa mission première.
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1 février 2010
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Oui l’Etat peut beaucoup :
- En arrêtant de diaboliser l’automobile par tous les moyens (suppressions de permis de conduire, rackets pour l’obtenir, prix des carburant parmi les plus élevés d’Europe, gardes à vues pour les infractions routières )
- En arrêtant de dépenser sur des fausses bonnes idées (bonus-malus, prime à la casse) qui n’aboutissent qu’à faire acheter des voitures construites à l’étranger
- En protégeant les industries européennes contre les importations basées sur le moins-disant social ou le moins-disant écologique (c’est du protectionnisme peut-être mais pour empêcher la surexploitation d’hommes et de territoires)
- En s’attaquant de front aux dérives de certains mouvements politique (ceux qui prônent ou soutiennent sans le dire la décroissance sélective), de certaines communes (qui ne voient l’avenir que sous forme d’enclos résidentiels), de certaines administrations (les DRIRE et autres DREAL qui se croient investis d’une mission de protection contre les industries), de ces organismes de distributions de subventions publiques (comme l’ADEME qui arrose les projets folkloriques élaborés par les grands groupes)
- En arrêtant de nous faire croire qu’un pays doit se concentrer sur les services . Lesquels ? Ceux qui sont en cours de délocalisation vers l’Inde, l’Afrique comme les services informatiques ou financiers, les centres d’information? Ceux qui sous l’appellation de « services à la personne » sont la réinvention de la domesticité ?
Oui l’Etat peut beaucoup pour essayer de trouver un équilibre harmonieux entre différents secteurs et pour essayer de gérer en souplesse des évolutions inéluctables. L’Etat ne doit plus être ce chien crevé emporté par le flot des modes, des dires d’expert, des égoïsmes locaux. Au delà des idéologies, l'Etat a d'abord la mission qui lui a été confiée de donner emploi et dignité à ceux qui l'on choisi; et ces emplois ne peuvent se limiter à des domaines choisis et prestigieux (la recherche, la santé, le tourisme etc...) mais aussi se développer dans ce qui soutient l'activité économique de base (l'agriculture, l'industrie lourde, l'industrie légère, le commerce des marchandises).
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