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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:41

Faux cul ou Franc-maçon. Nous voilà revenus, par l'entremise de Monsieur Peillon, aux plus belles heures de la guerre contre l'Eglise Catholique, la pieuvre noire. "L'enseignement (catholique) doit respecter le principe de neutralité" déclame-t-il. D'où sort ce principe de neutralité ? Que signifie-t-il ?  Il serait interdit à l'intérieur d'une école confessionnelle de rappeler, voire d'enseigner, quels sont les principes de l'église, sa doctrine ? La seule chose qu'on peut demander à un enseignement est d'être respectueux des consciences de chacun, ne pas être haineux, ne pas invectiver, mais pas d'oublier ce qui fait la justification de l'existence de telles écoles. L'expression de la haine du catholicisme reste encore une des missions favorites du franc-maçon.

Pour faire bonne mesure le ministre explicite son propos "N'oublions jamais que nous avons affaire à des adolescents et que les tentatives de suicide sont cinq fois plus fréquentes chez les jeunes qui se découvrent homosexuels que chez les autres". L'odieux du propos mérite d'être relevé : il accuse tout tranquillement l'enseignement catholique de persécution envers des adolescents hésitants sur leur orientation sexuelle. Dans quelle république vivons-nous pour qu'un ministre s'autorise à stigmatiser tout un monde d'enseignants, au prétexte qu'ils pourraient ne pas être d'accord avec un projet de loi gouvernemental, et l'exprimer. L'amalgame est l'arme des faux-culs.

Ces déclarations scandaleuses sont dans la ligne droite de la communication gouvernementale choisie depuis des mois : il faut discréditer à tout prix toute tentative d'opposition; elle ne peut émaner que de gens haineux, irresponsables, renfermés sur leur certitudes. C'est la lutte de la lumière contre l'obscurité, le Bien contre le Mal. Pour un état qui se targue d'être démocrate, à l'écoute des citoyens, soucieux de discussions, la démonstration est parfaite : l'opinion des autres lui est insupportable. Monsieur Peillon est certainement franc-maçon et faux cul, il n'est surement pas démocrate.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 13:28

Que les meilleurs voeux 2013 accompagnent ceux qui en 2012 :

-  économistes, ont réfléchi avec honnêteté et clarté sur les remèdes possibles à la crise que nous traversons : Christian Saint-Etienne et Agnès Verdier-Molinié ;

- acteurs, ont joué avec tant de talent pour notre plaisir :  Jean-François Balmer (Henri IV dans la pièce de Daniel Colas) et Maggie Smith (la comtesse douairière de Grantham dans Dowtown Abbey);

- sages, ont tenté de porter des messages nuancés et ont été interprétés de façon caricaturale par leurs commanditaires politiques : Louis Gallois (rapport sur la compétitivité française), et Didier Sirard (rapport sur la fin de vie);

- créateurs, m'ont passionné comme Ken Loach (The Angel's share), Vincent Gaudé (Pour seul cortége); chacun s'est essayé dans le conte aux franges d'une expérience vécue;

- révoltés, se sont immiscés dans la politique lorsqu'elle se dévoie dans le "sociétal" : Frigide Barjot et Gilles Bernheim; ils n'ont pas hésité à affronter médias complaisant et politiciens sectaires pour dire leur vérité;

- musiciens, m'ont enchanté comme le quatuor Prazakh (interprétant Shubert à Perros-Guirec), ou le pianiste Boris Berezovsky (répétant un concerto de Prokofiev à Pleyel); métier, fougue, communion entre musiciens;

- entrepreneurs, ils ont poursuivi leur tâche de réorganisation de leur groupe malgré les quolibets, les insultes : Christophe de Margerie (PDG de Total), Philippe Varin (PDG de Peugeot-Citroën);

- enfin tous ceux qui ont voulu exprimer leurs talents avec honnêteté.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 12:12

Valérie, je crie ton nom ! Qu'es-tu devenue ?

 T'aurait-il claquemurée dans le sérail de l'Elysée ? En tous cas tu avais été interdite de présence sur le site web de la présidence de la République : plus de première dame, plus de Valérie, plus de Trierweiler, pas même de Massonneau; et puis hier tu as été réintroduite discrètement sous le nom d'un ancien mari (ça fait penser à la veuve Scarron) comme compagne du président (dame de compagnie aurait eu plus de classe).

Ta liberté d'expression a été réduite, tu as eu le droit, pauvre malheureuse qui rêve d'un mariage en grande ou petite pompe avec ton adoré dans l'intimité de l'Elysée, à annoncer que tu assisterais à la prochaine union de deux sodomites ! Toi qui imagine des voyages en amoureux dans des contrées lointaines, te voilà intimée de soutenir des zozos qui refusent la construction d'un aéroport.

Ta présence est rationnée : plus de sorties avec Monsieur Merkel, le duc d'Edimbourg ou l'homme de compagnie de Monsieur Elio di Rupo; oubliés les petits déjs et les promenades avec les copines, Elsa Antonioni-Monti, Elvira Fernandez Balboa-Rajoy,  ou Samantha Sheffield-Cameron. Maintenant ton quotidien ce sont les orphelinats, les hôpitaux, les bonnes oeuvres quoi (c'est du Madame de Maintenon tout craché).

Valérie sur ta lampe qui s'éteint j'écris ton nom.

Valérie sur ton lit coquille vide j'écris ton nom.

Valérie sur les murs de ton ennui j'écris ton nom.

Valérie sur ta solitude nue j'écris ton nom.

Tu es favorite, et tu as perdu ta liberté dans la torpeur du gynécée.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 18:27

La nightmare team est assemblée autour  de Coppé.  Le perspicace Raffarin nous déclare sur son blog que "Copé a prouvé qu'il savait jouer collectif"; Rachida Dati, éternelle survivante du bling-bling , se fait en permanence ses griffes manucurées sur  Fillon;  la distinguée Morano, se répand sur le courage de Fillon, elle qui n'a pas peur de dire n'importe quoi dans les micros; Karoutchi, l'apparatchik du parti, l'apparatchik des Hauts de Seine, ne comprend même pas ce que veut dire le noyautage des instances de l'UMP par ses partisans;  Valérie Rosso-Debord, la virée de l'Assemblée comme sa copine Nadine Morano, rêve à voix haute et sectaire de sortir Fillon du parti.

L'intéressant de cet épisode est la révélation devant les yeux éberlués des sympathisants de l'UMP de la présence à la tête du parti d'une bande de minables dont le seul souci est de prendre les rênes au mépris de toute vraisemblance. Le parti socialiste a connu celà à plusieurs reprises, mais n'a pas exploité le filon pour se régénérer. La chance de la droite est qu'à cette occasion elle peut se débarrasser de ses personnalités les plus contestables. Copé est devenu inéligible à une quelconque élection nationale en montrant son intransigeance, son absence de sens de la négociation, l'impudence de sa langue de bois,  le cynisme de ses propos. Quant à ses séïdes, c'est le moment privilégié de les vouer aux gémonies de la politique.

Enfin il est possible de dire à voix haute que ces partis (UMP et PS) sont des cloaques, que les militants ont tort de laisser des gens à la moralité douteuse s'emparer des manettes, qu'il est scandaleux que de l'argent public puisse servir à faire fonctionner ces officines, que le régime des partis a pourri les élections présidentielles en sélectionnant depuis trente ans des candidats qui se sont révélés être tout sauf des hommes d'état, qu'il a pourri les élections législatives en nous faisant représenter par des professionnels de la politique ignorants de la vie économique et des réalités sociales, qu'il a pourri les élections locales en installant dans les régions, départements, grandes villes  des barons adonnés au mieux au népotisme, au pire au trafic d'influence.

Merci  Jean-François Copé de remettre les pendules à l'heure, de montrer à tous le vrai visage de la politique, d'enfin révéler à tous ce qu'ont de délétères ces partis sangsues de la nation.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 12:28
L'humour, à la différence de l'humeur (simple manifestation d'irritation épidermique), et de l'esprit (faire rire des autres), est censé faire rire de soi-même. Le problème avec Sophie Aram, qui se revendique humoriste, est qu'elle m' afflige. Passe pour sa propension au graveleux : - les ménagères qui " attendent de se faire fourer pour les fêtes" - DSK qui "sort son engin et... sodomise ..." - les députés âgés qui devraient "prendre leur retraite avant de s'apercevoir qu'ils ne sont plus tout à fait étanches" - les ministres qui "doivent se concentrer sur ce qui se passe au-dessus de la braguette". Passe encore pour sa tendance à glousser avant de délivrer ses plaisanteries de garçonne de bain, son incapacité à recevoir une réplique alors qu'elle agonit de sous-entendus son interlocuteur. Mais ce qui ne passe pas, est que dans cet emballage cradingue et mal ficelé, elle veuille nous faire passer sa doxa estampillée "France-Inter" : mélange confus de toutes les bienpensances de toutes les associations "convenables" (style Green Peace, Ligue contre le Racisme, ATD Tiers-Monde, CRAN, etc... ), de toutes les rumeurs complotistes propagées par les "gentils médias (Mediapart, Libération, etc...). La sauce du militantisme, de la vulgarité et du contentement de soi est parfaitement indigeste. Ne pourrait-elle aller rire ailleurs ? Ce matin, 29 octobre, sur France-Inter, sans surprise, la dinde a gloussé sur les opposants au mariage homosexuel : mise en scène ridiculisant les manifestations passées et à venir de la droite, des conservateurs, des pimbêches à l’accent pointu censées incarner ces rétrogrades, un Benoit XVI ridiculisé. Mais ce n’était pas assez drôle pour la pourfendeuse du passéisme, alors ont dégouliné de sa bouche, présentés comme des mises en garde aux enfants , toute une série d’insanités : - la masturbation ce n’est pas sale … c’est hypersympa ; - la vierge marie aurait eu un enfant en restant vierge … opération du Saint-Esprit … mensonge aux enfants … ça ne marche pas comme ça . Mais qu’a-t-elle besoin de mélanger le cul et la religion chrétienne ? L’obsession du dessous de la ceinture et d’un anticléricalisme farouche est révélateur d’exhibitionnisme, et de tendances mère fouettarde. Oh, bien entendu, elle ne va pas nous parler de ce que pense de l’homosexualité le grand rabbin de France, ou l’imam de la mosquée Al Azhar, les tabous reprennent le dessus, la délurée redevient craintive. Je crois qu’il serait temps que la dinde reçoive une remontrance publique de la part des chrétiens ; pas de fessée ce serait peut-être exaucer ses souhaits.
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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 11:38

Chantal Jouanno se découvre centriste. Elle se situe entre quoi et quoi ? Qu'est-ce qui structure cette personne (en-dehors de son ambition, bien entendu).

 

Est-elle pour la conservation de la terre, des espèces, des paysages dans l'exaltation d'un fixisme qui dénie tant à l'homme le droit de modifier son environnement, qu' à la nature le pouvoir de se régénérer ?  Est-elle pour l'apologie de ce droit de précaution qui attise les peurs, fortifie les paresseux, conforte les couards, et n'est que l'antichambre du conservatisme ? Pourquoi pas, mais  elle représenterait alors l'image de la réaction, la volonté du retour vers un âge d'or dans lequel nous vivrions dans un monde non encore contaminé par la pollution, appauvri par la surexploitation  des ressources naturelles et surchargé d'humains.  

 

Est-elle pour la négation du droit à la différence, en prônant le mariage homosexuel qui nie la spécificité de chaque sexe ? Est-elle pour la négation de l'expression des talents de chacun, en se félicitant de l'instauration de quotas de femmes là où elles sont moins nombreuses ? Pourquoi pas, mais qu'elle voit bien alors qu'elle est l'avant-garde des représentants de la théorie du genre qui prônent que la différence sexuelle n'est que physique et que les genres masculin ou féminin ne sont que des attitudes sociétales qui peuvent évoluer au fil du temps. Alors elle se voudrait la fossoyeuse de tout ce que l'on connait de nos cultures.

 

Elle doit croire que centriste veut dire faire vivre ensemble des opinions parfaitement contradictoires avec d'une part un côté réactionnaire à peine tempéré par le pragmatisme et de l'autre un côté révolutionnaire à peine affaibli par la prudence. Elle n'est pas la seule de son acabit à vouloir surfer sur l'opinion publique en ramassant dans un seul catalogue les positions les plus exaltées pour les vendre dans l'emballage de la liberté de pensée. Elle n'est pas centriste, elle est deux fois extrèmiste.

 

Pour une personne comme elle ,sans colonne vertébrale,  qu'importe de se faire élire avec les voix de certains pour passer sans crier gare dans une écurie qu'elle pense plus prometteuse pour  son ego. Elle doit considérer que c'est typiquement centriste de trahir ses amis.

Chantal Jouanno, je le crains, est beaucoup plus structurée que  ne le laissent supposer ses discours. Elle est écologiste parce que c'est "clivant" par rapport à des concurrents; elle est pour la théorie du genre parce que c'est original à droite; le tout est de sortir de l'ombre. Le seul centre qui compte pour elle est son nombril. 

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 12:23

Christian Eckert est né , pour moi, à l'occasion de sa défense du traité européen à l'Assemblée Nationale, et de son interrogatoire dans les Echos du 9 octobre. Ses propos m'ont laissé perplexe, et j'ai tenté de le découvrir à travers trois de ses prises de position.

 

 I. Admirable enthousiasme de Christian Eckert  (rapporteur du budget à l'Assemblée Nationale) pour faire ratifier le traité préparé par le précédent président avec Madame Merkel.  Etonnante hypocrisie qui  lui fait omettre le nom des auteurs dans son discours de soutien : Sarkozy n'en est ni l'inspirateur, ni le partisan, Merkel disparaît dans les brumes de la rhétorique. Que ne fait-il référence à ce qu'il exprimait  le 21/2/2012 sur son blog :

" François Hollande a clairement dit que la renégociation de ce futur traité sera pour lui une priorité, et que la légitimité issue de son élection en serait un levier important."

"le futur traité ... représente un vrai danger de perte de souveraineté"

Si l'on suit son raisonnement, puisque François Hollande a échoué dans sa tentative de renégociation, et que pas un seul mot a été changé, serait-il en train de souscrire à une probable perte de souveraineté de notre pays, remet-il en cause la légitimité de l'élection de François Hollande qui se rallie aux propositions de son prédécesseur ?


II. L'esprit confus de Christian Eckert se révèle aussi à l'occasion de la taxation sur les plus-values de cession des entreprises ; il veut absolument confondre quatre notions, la rémunération du capital d'investisseurs, la rémunération d'un créateur d'entreprise, celle de son développeur, la rémunération d'un salarié lambda. Il est évident que chacun peu assumer à la fois les quatre rôles et percevoir une rémunération adaptée à chacun  :

- être employé et percevoir un salaire, voire un intéressement aux résultats, et parfois une participation aux bénéfices;

- être dirigeant et du fait de sa contribution forte à l'accroissement de la richesse de l'entreprise percevoir des primes exceptionnelles;

- être créateur d'entreprise par son apport intellectuel et/ou physique et en recevoir la rétribution une fois la réussite acquise;

- être le financier qui permet le développement de l'entreprise en fournissant des capitaux et en acceptant l'idée de pouvoir les perdre et percevoir la légitime rémunération de sa prise de risque.

Dans son discours populiste, Eckert veut nous faire croire que la contribution du salarié lambda est de même nature que celle des autres acteurs : "Il y a des accidents du travail tous les jours, et quand des plus-values sont réalisées, les salariés y ont aussi contribué. Je ne vois pas pourquoi les investisseurs paieraient moins d'impôts qu'eux.". La recherche intellectuelle, la suractivité, la capacité à diriger, la prise de risque sont des notions qui sont étrangères au professeur Eckert.

 

III. La fringale fiscale du maître (il fut prof de math jadis) s'exprime aussi dans son désir de taxer les oeuvres d'art à l'ISF. Il avoue lui-même que "le rendement budgétaire n'en serait d'ailleurs pas considérable".  Ce serait précise-t-il "une mesure d'équité". Il brandit un grand mot dont on ne voit pas bien ce qu'il recouvre : quelle justice il y aurait-il à taxer des objets qui en règle très générale ont coûté beaucoup  acquérir, coûtent parfois à  protéger et ne rapportent rien financièrement. Si l'on suit le raisonnement de l'éminent socialiste, l'idée serait de taxer le plaisir : si vous avez une passion que d'autre n'ont pas (ou ne peuvent avoir, ou ne veulent avoir), il serait juste de mesurer votre degré d'assouvissement de cette passion et la taxer proportionnellement; faute de pouvoir mesurer le degré de plaisir, on se contentera de faire une évaluation (au prix de marché j'imagine) des objets que vous détenez. Devant la richesse d'un tel concept, je ne vois pas que l'on s'arrête à l'identification de simples objets : pourquoi ne pas taxer le plaisir que vous apportent vos animaux de compagnie, votre temps d'écoute d'une bonne musique, le conjoint que vous aimez, les enfants que vous adorez; le plaisir ne peut s'arrêter à la détention d'objets d'art matériels, il faut élargir cette notion ; pourquoi ne pas essayer de trouver une note de bonheur individuel, et de taxer d'autant plus les gens les plus heureux, pour apporter au moins cette maigre consolation aux plus malheureux.


J'en termine avec cet élu sinistre (de gauche étymologiquement) qui unit dans sa riche personnalité la schizophrénie (je soutiens ce que j'ai voué aux gémonies), les troubles maniaco-dépressifs (je stigmatise plutôt qu'analyse), et la paranoïa (je délire sur la taxation du plaisir).

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 15:39

Le décideur

"Monsieur on verra" dixit Martine Aubry

"Guimauve le conquérant" d'après Guillaume Bachelay.

 

L'homme du changement

"Fraise flagada dixit Laurent Fabius

"Flamby" d'après Montebourg;

 "Mollande le fromage à pâte molle" d'après Marine Aubry.

 

Le dirigeant charismatique

"Un éléphant derrière une fraise des bois" ou encore "Monsieur petites blagues" d'après Fabius;

"Capitaine de pédalo" d'après Mélanchon.

 

La stature internationale 

 "Pizza boy", "l'homme marshmallow" pour la presse étrangère;

"La médiocrité ne doit pas devenir l'étalon" réplique Angela Merkel aux propositions de François;

"J’ai prévenu M. Hollande qu’il ne pourra plus se déplacer en scooter à Paris" déclare Obama après leur première rencontre.

 

L'homme du compromis

"Embrasse-moi" lui intime Valérie Trierweiler sur un podium face à la foule, et il s'éxecute;

"Dis-moi bonjour" lui intime Ségolène Royal dans un couloir de l'ONU à NewYork, et il s'enfuit.

 

Ponce PIlate

 «C'est aux Africains eux-mêmes de régler la crise» esquive-t-il pour la guerre au Mali;

«Chacun doit faire preuve d'imagination, d'audace pour faire des économies» assène-il pour la crise budgétaire; l'imagination et l'audace c'est pour les autres;

« J’ai pris la décision au nom de la France de reconnaître le gouvernement provisoire, représentatif de la nouvelle Syrie, dès lors qu’il sera formé. »; avec des si, il est possible de faire toutes les politiques que l'on veut.

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 12:09
Xavier Bertrand l’inoubliable ministre de la Santé qui a interdit la cigarette dans les lieux publics, le ministre du travail qui a réussi entre 2007 et 2012 à ne rien faire pour tenter de réduire un code du travail boursouflé (sans compter toute la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de Cassation qui tente de pallier de puis des décennies les contradictions et insuffisances des textes). Christian Estrosi l’impérissable sous-ministre une fois à l’aménagement du territoire, une fois à l’industrie, dont personne ne se souvient de la contribution au développement industriel du pays. Nathalie Kosciusko-Morizet, la muette du sérail pendant la campagne de Nicolas Sarkozy, qui se lance maintenant dans la surenchère écologique et milite pour l’interdiction de la recherche sur les gaz de schiste, qui bien entendu est favorable au mariage gay. La présence au milieu des six candidats à la présidence de l’UMP, d’un paresseux sans idées, d’un zozo aux idées courtes et d’une femme dont les idées sont étrangères à celles de ce parti, pose la question du renouvellement des hommes politiques de droite. Ces trois candidats n’ont certes pas la moindre chance d’emporter l’élection au sein du parti, mais leur volonté et leur acharnement à participer à cette compétition laisse pantois : ils veulent être de futurs incontournables, alors qu’il serait urgent de les balancer aux oubliettes de l’histoire ; ils veulent être des dirigeants du futur alors que leur action passée laisse au moins interrogatif. La question qui se pose est simple, pourquoi arrivent-ils à se distinguer alors que bien d’autres personnalités le mériteraient plus. Chacun des cas amène une réponse différente. NKM est le type d’homme politique qui met son intelligence au service des idées les plus incongrues, les défend avec astuce, sans que je sois sur qu’elle y croie un instant : elle est pour moi l’incarnation du cynisme. Estrosi est le parfait exemple du bellâtre qui ramasse des slogans là où il le peut, et s’en fait une guirlande qu’il montre sur toutes les estrades : il est la personnification du populiste bateleur. Xavier Bertrand est l’antithèse de l’homme d’action ; il ne croit qu’à la résolution des problèmes par l’emberlificotage des réponses, qu’à la noyade des difficultés dans le marais des commissions ; il est l’archétype de l’homme des réseaux faute d’être un homme résolu. Ces trois seconds couteaux ne se ressemblent guère, et pourtant derrière chacun d’eux se profile l’absence inquiétante de toute charpente : l’une prend ses idées à gauche, l’autre les ramasse dans le caniveau, le troisième n’a que celles qui arrangent son entourage. Mon seul souhait est que ces trois là s’écroulent dans leur propre inanité
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 12:04

Que donner à la Montespan, la mère des enfants, pour qu'elle ne fasse pas de scandale ?

Que dire à la Maintenon, la concubine en titre, pour qu'elle ne tyrannise pas l'entourage ?  

Les courtisans murmurent, caquètent : la Montespan doit avoir une charge de prestige, elle fut aimée, elle fut puissante, elle ne mérite pas la relégation dans une obscure province.

La cour bruisse sur la puissance supposée ou réelle de la Maintenon : aura-t-elle un cabinet à proximité de la salle du conseil ? influera-t-elle sur le choix des collaborateurs,  sur la distribution des grandes places ?

Le premier ministre va bientôt être choisi : il doit être compatible avec la Maintenon, sans avoir jamais insulté la Montespan. L'ex et celle en titre sont au moins d'accord pour que le parti des débauchés et ceux qui le soutiennent encore soient exclus du ministère. Mais après, pour marquer le changement de règne, ne faut-il pas marquer les faibles esprits des gouvernés par un choix aussi surprenant qu'audacieux : un jeune sémillant venu d'Espagne; ou bien faut-il choisir un calculateur qui sut à temps abandonner le parti du pervers, et montrer que l'on sait pardonner; ou alors prendre un vieil ami qui n'a jamais fait défaut; ou encore propulser un grognon qui saura manoeuvrer face aux hordes teutonnes. Nul doute que les conseils avisés des reines du coeur du roi auront leur importance. 

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