Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:56

Un coefficient de corrélation élevé  entre deux séries de variables  est devenu l’outil de démonstration roi des sciences molles, des fausses sciences, des bonimenteurs, des falsificateurs ;  d’indice pour aider à rechercher dans une direction, la corrélation est de nos jours montrée comme une conclusion ; d’outil pour construire des hypothèses, elle est devenue explication. Les exemples sont légions :

-          Le tabac favorise le cancer ; personne n’a à ce jour expliqué la causalité entre tabac et développement des cellules cancéreuses ; il est simplement fait état que les populations de fumeurs sont statistiquement plus atteintes de cancer que les populations de non-fumeurs ; des présomptions de causalité existent, mais aucune démonstration.

-          La limitation de vitesse  imposée aux automobilistes est responsable de la baisse des accidents sur les routes ; voilà le roi des contre-exemples : pourquoi privilégier une variable spécifique par rapport à d’autres ? Quid de l’amélioration des tenues de route, des moteurs, des pneumatiques, quid des aménagements des routes, des croisements de routes, du développement des autoroutes ; le choix d’une variable par rapport à d’autre est une forgerie.

-          Le réchauffement climatique est du aux activités anthropiques ; là on trouve un autre type de dérive : le choix de la variable sert à une démonstration qui bien entendu a une cohérence, mais il est par contre hasardeux de présenter cette hypothèse comme la seule possible ; le mélange dans ce cas est plus subtil : à partir d’une corrélation, a été élaboré un modèle de causalité, mais on oublie de cerner ce qui est le calcul d’incertitude tant dans le choix de certaines variables plutôt que d’autres, que dans la collecte de ces variables ; le modèle souffre de la tare de ne pas être probabilisé par rapport à d’autres.

La logique souffre de ces manquements. La crédulité ne doit pas être abusée par des manipulateurs. Qui a peur de dire que les vérités sont complexes, et qu’il vaudrait mieux ne rien dire plutôt que d’imposer des idées simples et donc fausses ?

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 11:08

Par hasard, suite à la réunion de Cancun, je viens d’entendre les déclarations des Nathalie Kosciusko-Morizet, Corinne Lepage, Cécile Duflot. Leurs cris de soulagement , sont suivies par des commentaires soulignant l’insuffisance des mesures préconisées. Personne ne vient leur dire que cette sinistre farce onusienne orchestrée dans une station balnéaire sur la mer des Caraïbes ressort de l’éternelle tentative de hold-up de pays émergents (ou pas encore émergents) : au nom d’un postulat (le changement anthropique du climat), au nom d’une mystification (la responsabilité des pays anciennement industrialisés), ils tentent de faire les poches des pays prétendus riches ; qu’ils  transfèrent des technologies, qu’ils subventionnent un fond « vert », qu’ils s’obligent à dénaturer encore plus les restes de leur industrie et de leur agriculture en s’imposant des réductions drastiques d’émissions de gaz à effet de serre. Qu’elles se comportent en fossoyeurs des bribes encore intactes de nos activités économiques, ressort soit de la trahison, soit de l’imbécilité. Je penche pour la deuxième alternative.

Je crois, heureusement, que certains dirigeants ont toujours été réticents (aux Etats-Unis, en particulier), et que d'autres rejoignent leur rang (en France peut-être). Il serait temps que l'impérialisme de la pensée écologique s'efface. Il serait temps que nous cessions de battre une coulpe pour des péchés peut-être réels mais qu'il me paraît parfaitement inefficace de ressasser. Il serait temps que des principes de réalité, remplacent les discours d'abdication tels que ceux entonnés par cette bande de sottes.

Partager cet article
Repost0
7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:58

Tous les gouvernements européens parlent de restrictions budgétaires, d’économies de fonctionnement. Dans le même temps  personne ne semble interloqué par le programme de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre sur la période 1990-2020 ; la commission européenne  le chiffre à 70 milliards d’euros pour la période de 10 ans à venir (elle désirerait même le porter à  81 milliards pour atteindre un objectif de réduction de 30%). La question de la pertinence d’un tel investissement devrait être posée.  Pour au moins deux raisons : son fondement théorique,  son opportunité.

Sur le fondement théorique du caractère anthropique de l’augmentation des quantités de certains gaz à effet de serre, la polémique enfle. Les modèles fournis par le GIEC sont de plus en plus controversés par ceux qui pointent ses approximations théoriques sur en particulier le rôle de la vapeur d’eau et des nuages. Le problème aujourd’hui n’est pas de savoir si le GIEC a raison ou pas, c’est que les modèle doivent être développés et améliorer avant d’arriver à des conclusions justifiant d’actions pratiques. Il parait au moins hasardeux de se lancer des actions sur des bases aussi fragiles.

Sur l’opportunité de l’Europe de s’investir autant sur un sujet qui la concerne beaucoup moins que d’autres régions (les Etats-Unis, les pays émergents) il faudrait au moins se poser la question. Si le sujet est de montrer l’exemple, sans que les plus nocifs suivent, la réponse est claire : négocions d’abord, avant de se jeter à corps perdu dans une bataille inutile. Si le sujet est de développer une « industrie verte », encore faudrait-il la définir : ses contours actuels semblent au moins indécis ; ni les éoliennes, ni le photovoltaïque ne sont à l’heure actuelle, au vu des technologies déjà au point, des secteurs matures ; avant de se précipiter sur des solutions couteuses, ne serait-il pas plus judicieux de continuer la recherche fondamentale et appliquée ; le développement des véhicules électriques est probablement plus prometteur, mais là encore les modèles de voiture proposés méritent beaucoup d’améliorations ; là aussi, comme dans beaucoup d’aventures industrielles, il vaut mieux être le second à l’affut, que le premier qui essuie les plâtres.

Toutes ces remarques ne sont là que pour demander si un investissement aussi massif est bien réfléchi. Comme tout investissement il doit être analysé en terme de marché potentiel (à l’extérieur de l’Europe), en terme de surcoûts potentiels pour les industries existantes encore dans la Communauté,  en terme de retour des fonds ainsi ponctionnés au détriment d'autres initiatives.

Partager cet article
Repost0
28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:48

Face au péril vert propagé par des partis écologiques tenant de vieilles idéologies fixistes  (il faut arrêter les pendules à aujourd’hui), malthusiennes (il faut réduire la population humaine et ses activités), chamanistes (adoration d'une Nature idéalisée et personnalisée), hédonistes (il faut profiter au maximum des charmes d’un monde débarrassé de ses industries polluantes), il serait utile de proposer des alternatives. Où trouver enfin un homme politique qui voudrait jeter  les bases d’un manifeste sur l’environnement :

1° Abrogation du principe de précaution inscrit dans la constitution ; application, comme il se doit du principe de prévention lorsqu’il est nécessaire ;

2° Dissolution des ligues terroristes qui nuisent à l’expansion économique et au développement industriel ;

3° Généralisation pour toutes les élections d’un système de vote à deux tours avec choix entre deux candidats au deuxième tour ; application du système de la démocratie représentative ;

4° Réorganisation du Ministère de l’environnement en véritable Ministère de l’Innovation industrielle ; axé non plus sur la défense frileuse des territoires mais  sur l’aide à un développement durable ;

5° Dénonciation du protocole de Kyoto bâti sur des présupposés hasardeux  et nous engageant sur des positions absurdes vis-à-vis de la Chine et des Etats-Unis ;

 

a)      Promotion de la consommation sobre, particulièrement en matière d’énergie, mais en faisant attention au développement des productions d’énergie les plus compétitives (nucléaire, hydraulique, thermique) ;

b)      Promotion d’un développement industriel raisonné, alliant la sécurité et la compétitivité ;

c)       Abandon d’un urbanisme désordonné , source de laideur, de pollution et de contraintes insupportables pour les équipements collectifs

d)      Rationalisation des transports : priorité au fer, aux voies navigables, aux transports maritimes

e)      Aide aux pays n’ayant pas encore émergé concentrée sur des projets concrets de développement industriel afin d’éviter une exploitation sauvage conduisant au gaspillage.

Je ne sais pas s’il va s’en trouver pour défendre de telles propositions. La crainte des politiques d’aujourd’hui est de se fâcher avec quelques uns qui crient beaucoup en oubliant d’autres qui vocifèrent moins.

Partager cet article
Repost0
4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 09:37

Extravagant enthousiasme médiatique pour les éoliennes à l'occasion du Grenelle 2. Ceux qui s'y opposent sont bien entendu des lobbies actionnés par des industriels cyniques, ceux qui sont pour sont des écologistes responsables dont l'influence monte dans la population. Et pourtant :

- les éoliennes c'est moche ; l'argument est faible, mais il n'y a pas lieu de l'occulter;

- les éoliennes c'est cher ; avec un prix moyen de l'ordre de 60 à 70 dollars le baril, le prix moyen de marché de l'électricité produite est de l'ordre de 55 euros par mégawattheure (voire moins pour la France grâce à son parc nucléaire); le prix de production de l'électricité éolienne est supérieur à 80 euros en supposant des économies d'echelle par rapport à aujourd'hui; 40% plus cher au moins ! [source Coe-Rexecode]

- les éoliennes c'est inefficace; elles produisent quand il y a du vent donc pas nécessairement quand on en a besoin; pour pallier ce sérieux inconvénient on associe toujours à un parc d'éolienne une centrale thermique fonctionnant au ralenti pour prendre le relai en cas de saute de vent; bonjour pour le coût supllémentaire !

N'y aurait-il pas de l'idéologie qui obsurcirait le raisonement ?

 

 

Partager cet article
Repost0
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 11:52

Je ne sais pas ce qu’est une croissance verte. Je ne sais pas ce qu’est le développement durable. Expressions généralistes, sous-tendues d’idéologie, permettant à coup sur de faire la guerre au « productivisme » (ce qui est un comble, comment peut-on être ennemi de la productivité !), aux activités décrétées « polluantes » (ce qui d’un souci louable est devenu une discrimination contre la quasi-totalité des activités humaines hormis l’agriculture bio, la construction d’éoliennes ou de capteurs photovoltaïques et encore quelques autres du même acabit).

Les querelles d’experts sur le climat ne me semblent pas avoir plus d’intérêt que les discussions des siècles passés entre experts théologiens sur le sexe des anges ; luttes stériles sur des domaines non maîtrisés. Les ultimatums sur la biodiversité relèvent du folklore : a-ton jamais entendu parler de la défense de telle ou telle bactérie, voire de tel ou tel virus ; protéger les espèces n’implique pas de tout protéger afin de rester à une époque particulière de la création.

Mais œuvrer pour la sobriété  est un véritable combat. Ne pas dilapider les richesses de nos sols et de nos sous-sols. Ne pas jeter nos déchets à tort et à travers. Réutiliser, recycler les objets vieillis, passés de mode, inutiles ou inutilisés. Gigantesque et vieux combat : toutes les civilisations ont aspiré à donner de l’ordre là où régnait le désordre naturel ; et le gaspillage est l’essence même du désordre ; malgré nos prétentions notre civilisation n’est pas différente sur ce plan de celles qui l’ont précédée. Là où le combat me paraît un peu faussé est que la responsabilité du gaspillage repose essentiellement sur les producteurs, alors qu’en réalité elle est le fait des consommateurs. Le producteur cherche logiquement à garantir ses ressources et à augmenter sa productivité ; bien entendu à condition que lui soit imposé un minimum de règles pour prévenir un butinage court-termiste ; le consommateur n’a guère d’autre logique que son porte-monnaie et/ou son plaisir. Le combat pour la sobriété est difficile parce qu’il demande une mobilisation générale pour consommer plus de façon intelligente. Il faudrait introduire l'idée d'augmenter la productivité de ses consommations, de moduler son plaisir en fonction de celui des autres. Pas évident dans une société soucieuse de liberté.

Partager cet article
Repost0
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 10:59

Monsieur Ewald, dans votre apologie de Claude Allègre (Les Echos du 2/3/2010) vous ramenez, avec raison, ce problème du « réchauffement climatique » à son essence qui est un problème de méthode et non de résultats. Etablir des statistiques, faire des corrélations, dessiner des courbes, est passionnant et instructif ; le problème est le choix de ce qui est pertinent  dans un ensemble quasi infini de données. Je pense notre monde politique, dans son rapport avec la science, s’autocensure deux fois : ne pas critiquer les opinions scientifiques, penser que la dernière théorie est la seule valide.

Cette révérence, sans discernement, des scientifiques s’affiche en permanence : sur le sujet du climat, où la doctrine du GIEC est devenue vérité officielle avec affichage des mots au fronton de nos institutions (le paquet « climat-énergie » qui doit servir de base à une nouvelle directive européenne, la « direction générale de l’énergie et du climat » au ministère de l’écologie) ; mais aussi sur la santé avec d’innombrables exemples comme la couteuse aventure du virus AH1N1, lancée par des experts de l’OMS et suivie avec servilité par nos gouvernants, ou encore les guerres impitoyables menées contre la tabagisme passif, la surconsommation de sel, les dangers du sucre,  les petits verres d’alcool; non moins flagrante dans le domaine économique, avec maintenant la montée au pinacle de Joseph Stiglitz . Le sujet n’est pas de rejeter ces travaux mais de se méfier du caractère officiel, intangible, non critiquable que tente de leur donner nos gouvernants.

Cette attitude de suivisme béat peut être expliquée de deux façons :  ou par une absence de culture scientifique (probable si l’on examine les cursus de la plupart de nos ministres et hauts fonctionnaires) et/ou par une approche basée sur la prudence (ou la peur des électeurs, ou la crainte des poursuites, …), prudence qui a été sanctifiée par l’invention du principe de précaution : il vaut toujours mieux se rallier aux majorités qui crient le plus fort en exprimant un maximum de craintes vis-à-vis de l’avenir. Vieux péché des gouvernants, symbolisé par les grecs  : Agamemnon sacrifie Iphigénie pour tenter d’arrêter un dérèglement climatique (l’absence de vents)  sous l’influence de son expert, le devin Calchas ; le poète Georges Fourest l'a si bien caricaturé :
Lors, ayant dégainé son grand sabre, le maître
des peuples et des rois jugule son enfant
et braille : "ça fera baisser le baromètre !"

 Nos gouvernants devraient se souvenir que le vent s’est peut-être levé mais que le sacrifice d’Iphigénie a porté malheur aux grecs (Une guerre de 10 ans, Iphigénie sauvée malgré son père, Agamemnon assassiné par sa femme qui ne lui a pas pardonné, Calchas surpassé dans son art divinatoire).
  Qu'ils braillent moins et écoutent un peu plus les avis de tous horizons.

Partager cet article
Repost0
5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 17:22

Le chômage monte et va monter encore, nos exportations ont pris un coup dans l’aile, il faut soit disant aider nos entreprises et on continue à délirer à l’Assemblée en créant une contrainte de plus : la ZAPA. Késako ? La Zone d’Action Prioritaire Pour l’Air : zone dont l’accès pourra être interdit aux véhicules contribuant le plus à la pollution atmosphérique. Si vraiment des véhicules sont polluants pourquoi ne les interdit-on pas de toute circulation ? Ils ont le droit de polluer à la campagne, mais pas dans les sites industriels ?

Et cette excellente Jouanno de donner son accord à cet amendement, symbole extraordinaire :

1° de la confusion des esprits,

2° du désir des administrations d’avoir des moyens supplémentaires de chantage vis-à-vis des entreprises,

3° de l’abaissement de la représentation nationale devant les mouvements écologiques et les associations de quartier.

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 12:35

La décroissance des gaspillages est un impératif :

- face à des ressources finies, il est temps d’économiser le pétrole et autres matières premières ; donc en priorité économiser l’énergie ; et aussi recycler ce qui est récupérable ;

- face à des frénésies de consommation de produits fabriqués à bas prix dans des pays émergents, il est temps de restreindre ces importations ; donc arrêter d’exploiter la misère de pays sous-développés ;

- face à

Ces sujets sont prioritaires à deux titres : parce qu’aucune communauté ne peut rester homogène sur un principe d’abus immédiat ; parce que sa survie à long-terme peut en être affectée.

 

Le sommet de Copenhague traite ces sujets par un petit bout de la lorgnette : il s’est focalisé sur le  problème discuté et discutable de la trace carbone laissée par l’humanité. Ce tropisme alimenté par des experts autoproclamés, aurait du être vigoureusement combattu par les politiques qui représentent l’ensemble des citoyens. Combattu parce que la vérité scientifique est toujours discutable, surtout dans des disciplines encore immatures : par exemple qui est encore adepte de Lamarck, fondateur de la biologie en tant que science, de sa théorie du transformisme et de son rejet de la chimie organique ? Combattu parce que les citoyens attendent de l’homme politique une hauteur de vue qui dépasse de loin des conclusions (même avérées) sur un seul secteur : par exemple ce qui est bien en théorie de vacciner toute une population pour prévenir une pandémie peut se révéler contreproductif lorsque cette campagne de santé publique se polarise sur une grippe pas plus mortelle que les autres, entraînant fausses angoisses des populations, désorganisation des hôpitaux au détriment  de maladies plus inquiétantes.

 

Ce n’est pas un sommet du climat qu’il fallait organiser. Mais un sommet de la lutte contre le gaspillage qui aurait examiné les moyens rationnels de le limiter : quelles sources d’énergie faut-il privilégier (sans se focaliser sur celles dites propres, mais aussi en intégrant le futur de l’énergie nucléaire), comment traiter les déchets (sans se polariser sur les industries), comment juguler la course démentielle des pays sous-développés vers l’industrialisation et la création corrélative de prolétariats honteusement exploités (l’aide aux pays émergents est une obligation mais pas nécessairement pour les conduire à notre société de gaspillage), comment imaginer une redistribution des richesses au niveau mondial qui ne soit pas le développement des pays émergents au détriment des pays occidentaux (une sorte de caisse sociale de compensation mondiale alimentée par une taxe Tobin). Que de sujets qui tels qu’ils sont traités par les écologistes qui se sont emparés de ce forum mondial vont conduire à des tentations absurdes : abandon en Occident de l’industrie chimique, de l’industrie automobile,  prolifération de sources d’énergie couteuses (dites douces pour camoufler leur  intérêt local), projets de séquestration du CO2 dans des cavernes qui seront au mieux des gouffres budgétaires. Toutes  tentations relèvent de l’hédonisme de quelques uns, alimentées par des supputations d’experts. Le devoir d’un homme politique est de ne pas se soumettre aux experts d’une discipline, mais de savoir mettre en musique ce que lui disent les voix diverses venant d’horizons très différents.

Partager cet article
Repost0
7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 09:40

Sur Copenhague, le GIEC, Il est urgent d' écouter Vincent Courtillot (invité ce lundi matin dans le 7/10 de France Inter). J'en arrive à mieux formuler ce que je pensais déjà. Un constat d'abord.
Le réchauffement climatique constaté depuis environ 1860 n'est peut-être pas du aux émissions de gaz carbonique générées par l'activité humaine; une autre cause tout aussi vraisembable est l'activité solaire.
Le réchauffement climatique n'est pas en cours d'accélération; les dix dernières années ne corroborent pas cette idée.
Les travaux du GIEC ne possèdent pas la rigueur scientifique indispensable tant dans les mesures effectuées que dans les conclusions dites sures à 90%.

Le plus intéressant, au-delà des discussions scientifiques sont les implications immédiates.

L'anxiété colportée par tous les médias sur la catastrophe climatique en cours est un poison. Une évidence qu'il est bon de rappeler : prédire la fin du monde est un vieux filon utilisé depuis des millénaires et qui n'a jamais servi que les intérêts des faux prophètes. La prise de parole des climatologues du GIEC a dérivé de l'analyse vers le refus de l'interdisciplinarité (les dires des astrophysiciens, des géophysiciens sont au mieux ignorés voire moqués), vers la transformation d'un rapport (par définition criticable lorsque l'on commence à jogler avec des statistiques, des incertitudes de mesure, des probabilités) en une sorte de bible qu'il est déraisonnable de mettre en doute sous peine d'être taxé d'obscurantiste, d'assassin de la planète ... L'impératif hypothétique est de réduire les émissions de carbone.

La polarisation sur un sujet non-démontré (le réchauffement dû à l'action de l'homme) ralentit toutes les autres actions écologiques nécessaires. A vouloir résoudre des faux-problèmes, les politiques vont au mieux négliger les vrais, voire causer des catastrophes. Les autres problématiques écologiques sont souvent citées, mais ne semblent pas, aux yeux d'une opinion manipulée, susciter la même mobilisation : l'eau (son accès, sa qualité), les déchets (leur prolifération, leur récupération, leur traitement), la gestion des ressources finies (l'eau en est une une, mais aussi toutes les matières premières dont le pétrole, le charbon, le lithium ...).

La sauce autour du sommet de Copenhague reprend les inévitables lieux communs de la repentance : nous, occidentaux, avons pollué la planète et devons payer la réparation; raisonnement étrange qui permet aux chinois d'augmenter leurs émissions, tandis que nous nous imposerions la contrainte de réduire; la variable temps (ce qui a été fait depuis 1860) est privilégiée par rapport à la variable espace; les nouvelles émissions de carbone sont acceptables ailleurs au nom du péché que nos ancêtres ont commis. Cette intrusion d'une religiosité mal assumée disqualifie les fondements même des discussions du sommet de Copenhague.

Oui, il faut agir. Mais sur des analyses discutées, confrontées, et non sur des diktats. Oui, il ne faut pas avoir peur, même si les conlusions sont in fine d'un réchauffement inéluctable du climat; un changement n'est pas nécessairement un désastre, mais un espoir, le moteur de nouveaux développements.




Partager cet article
Repost0