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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:24

La liberté d’expression : sous-entendre que Benoit XVI a été un militant nazi ?

La liberté d’expression : sous-entendre que son frère a été un protecteur de pédophiles ?

La liberté d’expression : avouer que la religion catholique est la seule sur laquelle on peut encore déconner ?

Que Stéphane Guillon s’exprime, ce 6 avril sur France-Inter, avec sa vulgarité coutumière, pourquoi pas. Deux points restent  troublants :

-          Son aveu qu’il ne pourrait pas s’exprimer ainsi sur une autre religion ; il existerait donc des limites au droit d’expression ; les limites inspirées par la peur de perdre son emploi, ou de perdre la vie, j’imagine ; la gouaille de Guillon n’est donc finalement qu’un aveu de faiblesse : mieux vaut attaquer ceux dont on ne craint pas grand-chose ;

-          Sa présence sur France-Inter ; ce qui est malsain n’est pas de brocarder une minorité telle que celle des catholiques militants à travers ses symboles, c’est de ne pas brocarder aussi les autres minorités religieuses ; dans une radio qui se proclame de service public on pourrait attendre une égale distribution de fange sur tout le monde.

Stéphane Guillon est un de ces trouillards qui a trouvé refuge dans la forteresse du bien-pensisme.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 10:52

Quand va-t-on privatiser France-Inter ?

Le côté diva du service public est confondant d’autosuffisance pour certains animateurs :

-          Demorand, qui ne peut concevoir  qu’une opinion contraire à la sienne soit défendable ; dès que l’on sort de la route qu’il a tracée, c’est un dérapage ; ce ne sont pas ses idées qui sont en cause mais le mépris qu’il témoigne à celle des autres ;

-          Mermet, militant altermondialiste (pourquoi pas) haineux envers toute un série de catégories qu’il voue aux gémonies ( en vrac : les sionistes, les cathos, les capitalistes, les non-écolos, ) ; encore, le problème n’est pas celui de ce qu’il dit, mais la haine qu’il colporte directement ou par la voix de ses auditeurs ;

-          Guillon, qui s’autocélèbre dans son rôle de l’humoriste qui résiste à la pression des puissants ; il n’est pas rigolo, il est risible ;

-          Clarck, porte-parole du féminisme (très bien), qui ne peut accepter une idée qui ne corresponde pas à ce qu’elle pense sur la morale sexuelle, l’IVG ; elle confond allègrement liberté de parole avec liberté de couper la parole.

Pourquoi appeler cela « service public » ? C’est le service d’un public, animé par des journalistes qui se cooptent.  Le ton n’est pas celui de l’impertinence, comme ils affectent de le croire, il est celui d’un dogmatisme qui reprend les grands thèmes de la gauche bobo.

L’impertinence ne se décrète pas, elle se pratique.  Le ton patelino-ironique utilisé pour  crucifier toutes les personnes qui n’entrent pas dans leurs critères  est une insulte à l’impartialité que l’on est en droit d’attendre d’une radio au service du public.

Il faut rendre France-Inter à ceux dont elle est l’outil, sa place n’est plus au sein d’un organisme subventionné par l’état.

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 09:42

Deux poids, deux mesures :

Stéphane Guillon pour sa pique sur le physique d’Eric Besson ne mérite « qu’un effort de correction, d’écriture. Non de censure ou d’éviction » suivant Laurent Joffrin dans Libération, relayé par Yvan Levai sur France Inter.

Eric Zemmour , reçoit lui pour ses propos une excommunication : « le tollé soulevé par ses propos n’est pas dû à la pire de ses déclarations, mais à celle de trop » de la part de Caroline Fourest dans le Monde, relayée par Yvan Levai sur France Inter.

Le pitre parfois drôle, trop souvent, et de plus en plus, sinistre, grossier, est amnistié parce qu’il a attaqué Eric Besson, personnalité haïe des médias.

Le pamphlétaire est anathémisé et se voit obligé de rédiger des lettres de contrition, courir les émissions  pour expliquer le contexte de ses propos, sans pour autant être pardonné.

Le pitre s’autocélèbre dans ses interventions : il proclame son triomphe sur les « forces du mal » représentées par Eric Besson, il devient le parangon de la défense de la libre-expression , le nouveau Guy Bedos (autre humoriste qui a sombré jadis dans une béate admiration de ses exploits).

L’un doit se faire humble pour tenter de garder la parole ; l’autre braille à jet continu en ressassant ses « exploits ».

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:42

La tutelle du bien-pensant sur les médias atteint des sommets himalayesques :

-          Il n’est pas permis de n’être pas contre la peine de mort comme Robert Ménard  sur France Inter, sans offusquer le présentateur,  au nom de l’humanisme, proclamé par saint Robert Badinter (que j’admire comme personne, non comme saint),

-          Il n’est pas permis de manifester contre l’IVG ; manifestation choquante proclame Pascale Clarck au Grand Journal, au nom d’un humanisme proclamé par sainte Simone Veil (que j’admire comme personne, non comme sainte),

-          Il n’est pas permis de parler des bienfaits de la colonisation occidentale (car il y en eut, en même temps que des actes de barbarie) comme tentèrent de le faire un temps quelques députés, sans être catalogué comme un héritier nostalgique de l’OAS ou des trafiquants négriers,

-          Il n’est pas permis de s’exprimer comme Eric Zemmour  sur la population carcérale, sans qu’aussitôt il soit menacé de licenciement par son journal, et sans que cette possible sanction soulève un problème chez ses confrères des médias,

 

Sur quasiment tous les sujets (la culture, le régime politique, la sexualité, l’immigration, la nation, le libéralisme, et j’en oublie) il existe un manuel de ce qu’il faut dire et de ce qu’il ne faut plus dire. Et la marée du conformisme atteint même les catégories professionnelles : une infirmière est toujours « admirable » (vous imaginez sur une antenne quelqu’un émettant une critique sur leur travail), un professeur « dévoué » (ne parlez de leur taux d’absentéisme notoire), un journaliste du service public « impartial » (là il faudrait saisir la Halde pour comprendre la discrimination qui empêche le recrutement de personnes aux opinions non conformes). Le moindre écart et la menace de procès pointe.

Chappe de plomb jetée par des gens qui s’octroient le monopole de l’intelligence et de la compréhension.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 10:25

Le service public. Mots indigestes quand ils sont utilisés par les journalistes des radios et télévisions d’Etat.  Ce qui est difficile à avaler  est l’uniformité de leurs opinions : sur les mœurs sexuelles (qui doivent être libres), sur les opinions politiques (qui doivent être de gauche), sur la religion (qui doit être absente), sur les options artistiques (la musique a commencé avec la soul et le rock, la représentation avec les plasticiens contemporains) ; ils ont des mots fétiches qu’il est interdit de critiquer sous peine d’anathémisation, d’envoi dans l’enfer des bof et autres discuteurs de comptoirs : la parité (hommes/femmes, rouges/jaunes, gros/maigres etc…), le progrès (des mœurs, de l’éducation, … sauf le progrès scientifique qui reste suspect), la mixité sociale, le pacte républicain, le métissage culturel, le village mondial, le tissu associatif (riche, voix de la démocratie d’en-bas représentant de gens engagés), l’Europe (espoir radieux malgré les petites imperfections su système en place), humaniste (l’alpha et l’omega de la respectabilité) .

Bref, une impression de service d’ « un » public. Bizarre. Comment se fait-il que tous les journalistes oeuvrant sur ces chaines tiennent des discours aux mêmes intonations. Ce pourrait-il qu’il y ait discrimination au recrutement ?

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 10:23

La France (d’autres pays aussi, peut-être, mais je ne le sais pas) s’abîme dans la compassion. Et que je te plains les pauvres handicapés, et que je pleure sur le sort des sans-papiers, et que je m’attendris sur les femmes battues, et  que je frémis sur le sort des victimes de viols. Que des causes qui, bien entendu, méritent que l’on s’occupe d’elles.  Que des causes qui ne méritent pas ces larmoiements publics, ces traitements simplificateurs.

Je trouve obscène cette appropriation par les politiques, les pipoles, les vedettes du show-biz, les intellectuels du malheur du monde. Vieille attitude de Tartuffe. Je ne les crois pas. Je soupçonne la mise en avant de leur mérite, de leurs bons sentiments. Je crains la campagne d’auto-promotion, de relance d’une carrière, d’entretien du buzz, d’occupation de l’espace public.  Je crains la mise en scène, le remake de l’affaire Calas, la réédition de « J’accuse », la suite de « Sans famille ».

Ah j’imagine la réponse des grandes âmes : qu’importe les motifs si ces actions servent à soulager la misère du monde ; qu’importe le côté paillette si un tout petit mieux a été apporté quelque part à quelqu’un. Plutôt Tartuffe que Ponce-Pilate. Plutôt l’ouverture à tous les problèmes des autres qui nous agressent que le repli égoïste sur soi.

La réponse n’est pas satisfaisante. Dans la longue quête pour soulager le malheur des autres, les pleurnicheries, l’émotion, n’ont pas été les moteurs les plus efficaces. Flatter le goût de chacun pour contempler le malheur des autres et en profiter pour lui extorquer une aumône ne peuvent être des principes de base pour conduire une action. L’apitoiement brouille les esprits, méconnait la logique et peut conduire surtout à la haine des fauteurs du malheur. C’est ce que l’on constate tous les jours à travers nos médias : juste après l’affliction arrivent les commentaires vengeurs, les incitations à la répression, les recommandations de punition.

La moralisation pesante qui s’étale sur toutes les ondes (ne discriminez pas, aidez les malheureux, sauvez des vies etc..) a de fait une conséquence : la mise au pilori de catégories entières de population qui se trouvent brutalement assimilées à des cyniques, des profiteurs, des irresponsables ; et l’on brode sur les patrons voyous, les délinquants de la route, les nationalistes fascisants, les obsédés des bonus et des primes. Plein de petits tiroirs dans lesquels sont rangés des pans entiers de ceux qui nous entourent. Et plus on stigmatise et plus on espère promouvoir sa cause.

Cette gigantesque tartufferie va alors jusqu’à défendre l’indéfendable : des déserteurs afghans venant s’enfuir en France sont présentés comme des réfugiés ; la discrimination qui est la qualité éminente de choisir devient une honte parce qu’elle ne peut qu’ être entachée de racisme, de jeunisme, de je ne sais quelles autres formes de mépris; la repentance qui n'est qu'une forme particulièrement criticable de la responsabilité collective. Oui les tartuffes préfèrent les larmes au raisonnement et à la logique. Ils préfèrent les dévoiements de l'émotion populaire à la sobriété des actions individuelles menées avec discernement.

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