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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 11:14

Les délires verbaux de Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, s’autorisent paraît-il  d’un drame personnel  qu’elle a subi. Son chagrin ne permet pas de la laisser invectiver les automobilistes sans la moindre nuance, de dérouler des raisonnements reposant  sur des approximations, des corrélations.  Elle est exemplaire de ce genre de gourou qui envahit les médias : un zeste de malheur personnel, une pincée d’incontinence verbale, une absence de réflexion  et roulez à tombeau ouvert sur les avenues médiatiques.

Une idée fixe : la baisse de la vitesse autorisée sur les routes est l’explication de la chute des accidents. L’amélioration des routes, la sécurisation des voitures n’apparaissent pas dans ses discours. Une explication unique : les accidents sont dus aux délinquants de la route qui ont circulé au-dessus des vitesses limites, pour lesquels il n’existe pas de châtiment assez lourd. Les autres raisons ne sont pas évoquées : l’ennui de se trainer comme un escargot, l’incohérence des interdictions, l’absurdité de l’examen du permis de conduire qui privilégie l’apprentissage du Code sur l’apprentissage de la conduite.

Héroïne de la lutte contre les conducteurs, il ne lui vient pas à l’esprit que se déplacer en voiture est une obligation professionnelle, une nécessité pour rencontrer les autres, un outil d’évasion. Les voyages de Madame Perrichon ne sont que des périples à l’intérieur de la prison de sa bonne conscience.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:00

Du temps du général de Gaulle, il existait une règle non écrite qui voulait que le président et  les ministres du gouvernement de la France n’aillent à l’étranger que dans le cadre de leurs fonctions. Depuis, certes, les règles se sont bien assouplies ; Giscard d’Estaing est parti à la chasse en Centrafrique chez son ami Bokassa; Mitterrand aimait à se reposer à Assouan chez son ami Moubarak ; Chirac adorait séjourner au Maroc chez son ami Hassan II ; quand à Sarkozy il ne sait plus où donner de la tête entre ses amis Mohammed VI,  Moubarak, Bush. Des petits voyages qui favorisaient l’amitié, peut-on imaginer, voire des périples initiatiques pour mieux comprendre les âmes torturées de ces sympathiques dirigeants.

Lestée de ces exemples, la bonne Alliot-Marie ne comprend même pas quelle indécence il peut y avoir pour un ministre des affaires étrangères de la France à passer des vacances dans un pays gouverné par un accueillant dictateur.  Comment ne peut-elle pas imaginer que la compromission commence avec sa seule présence ; et que les petits accommodements qui suivent ne font qu’aggraver un cas déjà trop lourd ; et qu’un dérapage verbal  en pleine Assemblée Nationale ne devient plus que la simple habitude de traiter avec amitié un régime avec lequel elle ne devrait avoir que des relations de diplomate.

Le laisser aller dans les comportements a fini par retentir sur notre action politique. C’est affligeant, c’est mérité. L’inaudibilité de la voix de la France vient en partie de ce méli-mélo entre vie privée et vie publique, de cette naïveté à croire que des rapports amicaux peuvent s’instaurer entre chefs d’état, voire entre responsables ministériels, de cette profonde propension à mélanger sentiments, plaisirs et gestion de l’état.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 11:15

Jacqueline de Romilly, est  l’admirable synthèse entre trois traditions qui ont façonné notre culture occidentale : juive d’origine, catholique par conversion, helléniste par choix intellectuel. Ce ne furent pas des rencontres de hasard, un improbable croisement de circonstances vite oublié. Juive, elle souffrit de son origine dans la période la plus barbare que notre Europe occidentale a laissé naître :  chassée de l’Université en 1941 par un régime aux ordres du Mal, obligée de se cacher, non pas pour ce qu’elle était, mais pour se que crurent ses aïeux, potentiellement condamnée à mort pour cause d’existence. Baptisée, dès 1940 (je ne sais pas si c’était une conversion de prudence, comme le firent les conversos ou marranes pour résister à l’Inquisition), elle se convertit à la fin de sa vie, non plus sous la pression des circonstances, mais au bout d’un cheminement spirituel probablement difficultueux. Admiratrice étonnée du miracle grec, elle lui consacra l’essentiel de son talent intellectuel, par son témoignage d’enseignante sur ces héros qui ont fait éclore notre culture : Périclès, Platon, Sophocle, Euripide, Eschyle, Parménide, Phidias, Euclide et Thalès ; incroyable effervescence née dans ce qui seraient aujourd’hui cataloguées comme  des bourgades : Athènes, Sparte, Thèbes, Milet, … ; exceptionnelle multiplication de génies en si peu de temps, parmi si peu d’hommes.

Sa combativité pour tenter de faire survivre ces souvenirs glorieux de notre passé, se mêlait à la tristesse inhérente à son histoire d’opprimée juive depuis des générations, et à cette éternelle gaîté que j’imagine portée par l’espoir niché en elle de la résurrection chrétienne. Une symbiose aussi réussie ne peut que nous rendre pétris de reconnaissance. Sa longue vie, comme celle de Levi-Strauss, furent un mélange de percées intellectuelles, de compréhensions de mondes à ne pas perdre dans l’histoire et dans l’espace, et d’immenses déceptions devant la barbarie triomphante, ou latente. Mais il faut rappeler la dernière phrase de son livre sur Alcibiade, où sous la lucidité pessimiste de l’analyse perce l’appétit d’une beauté transcendante  : « Même quand il s’agit de périodes sombres et d’évènements qui, rapportés par le plus sévère des juges, se rapprochent du plus sordide de notre expérience moderne, il faut s’attendre à voir la lumière héroïque qui transfigure l’homme l’arracher à ce triste contexte pour le lancer hors du temps, dans une univers de beauté où l’on peut contempler l’homme avec fierté » .

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 16:44

Pourquoi résister à la tentation de croquer Xavier Bertrand ?  Pourquoi ne pas passer au hachoir cette caricature de l’homme politique ? Une pareille friandise ne se refuse pas.

Ni les études, ni la vie professionnelle ne sont de toute évidence des passions : il a torché sans brio un DESS d’administration locale, et s’est installé comme agent d’assurance (la voie royale des fils de famille fatigués) dans la petite préfecture de Saint-Quentin.  Son ambition est ailleurs, et il met des bouchées doubles pour tenter de la satisfaire : militantisme au RPR dès l’âge le plus tendre (être chiraquien à 16 ans, le rêve !), cirage de pompes du maire du coin jusqu’à ce qu’il le remplace, adhésion à une loge de francs-maçons (attiré uniquement par le travail sur soi et les idées des autres, bien entendu); le sujet est avide de se faire connaître, de se faire remarquer, de cultiver ses cercles d’influence.

Il y arrive, en faisant n’importe quoi : plus fort que Delanoë, il invente le concept absurde de la plage de Saint-Quentin ; il est fidèle de Seguin en demandant à voter non au référendum de Maastricht ; il est fidèle de Raffarin lorsque celui-ci est premier ministre en adhérent au club de la Boussole ; il devient thuriféraire (et ministre) de Villepin lorsque celui-ci est choisi comme premier ministre ; il trahit d’ailleurs ledit Villepin pour rejoindre Nicolas Sarkozy et devenir le porte-parole de sa campagne présidentielle. La fidélité aux personnes et aux idées n’est  pas sa tasse de thé. Lorsque de sa voix empreinte de certitudes, suave comme celle d'un prêcheur (en eaux troubles), il nous ressasse ses convictions, on hésite entre le sourire narquois et la franche rigolade.

Mais tout ceci ne serait qu’anecdotique, sans les fulgurances de son action ministérielle. La baudruche doit être dégonflée. Premier titre de gloire : la grippe aviaire ; vous souvenez-vous de cet épisode ridicule de la chasse aux canards qui venaient contaminer nos braves poulaillers ? Deuxième titre de gloire : l’interdiction de fumer dans les lieux publics ; archétype de la mesure prise pour faire plaisir à une moitié de la population qui ne fréquentait pas les cafés, contre la moitié qui prenait son petit noir, son petit blanc, et jouait aux cartes dans les bistrots .Troisième titre de gloire : la réforme des régimes spéciaux ; là le doute n’est plus permis, l’incompétence, l’amateurisme, le désir de faire plaisir à tout le monde ont triomphé : la réforme mise en place coûte plus cher que le régime antérieur.

A ces qualités d’intelligence, et d’efficacité, le bon Xavier Bertrand peut ajouter une méchanceté que l’on sent pointer en filigrane dans ses propos : le grassouillet furet du nord tente de mordre celui qui lui a ravi son poste de secrétaire général de l’UMP (comme il a mordu celui qui l’a précédé); le teigneux rentre dans le chou d’un journaliste qui tente de dévoiler ses ambitions de notable local. Il ne fait pas bon critiquer cet assoiffé de pouvoir.

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 11:30

Une des qualités supposées d’Eva Joly est d’être scandinave. Dans la mythologie des médias français, ce qui vient de là-haut est paré de toutes les vertus : et les fermes d’éoliennes du Danemark, le système éducatif de Finlande, le taux d’alcoolémie voisin de zéro des conducteurs suédois, la probité politique des norvégiens. On nous parle moins du sous-investissement en infrastructures de la Norvège, de l’ahurissante manque de politique de prévention contre les accidents majeurs en Suède, des croisières de soulographes dans les eaux non territoriales de la Baltique ;

Une des qualités supposées d’Eva Joly est d’avoir utilisé, à l’envi, la prison préventive, le port des menottes, ce qu’elle avait sous la main comme moyens de pression pour faire passer aux aveux les méchants. Dans la grande tradition de l’Inquisition, il n’est pas de moyen qui ne soit justifié pour assurer le triomphe de Dieu et de son Eglise (maintenant les thuriféraires de l'éthique) ;

Une des qualités supposées d’Eva Joly est de représenter l’inflexible douceur des grand-mères dans notre monde de brutes. Mais sa politique « pure comme l’eau pure des glaciers », « exigeante comme l’acier de ses yeux bleus »  se satisfait de toutes les contorsions d’une politicienne chevronnée : flirt poussé avec Bayrou jusqu’au moment où elle s’aperçoit que ledit Bayrou est sans avenir, conversion à l’écologie sans barguiner, utilisation de Cohen-Bendit comme faire-valoir avec volte-face pour rejoindre les Duflot et autres Placé dans la pure tradition du parlementarisme troisième république ;

Ah, la belle candidate pour symboliser la tartuferie, l’imposture et la soif du pouvoir pour le pouvoir.

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 10:45

J’ai apprécié Bruno Cremer. Pourquoi d’ailleurs ce passé composé, si lui n’existe plus, j’en conserve toujours un souvenir vivant. Je le connus dans la composition, qu’il finit, je crois, par regretter d’avoir faite, de l’adjudant de la 317ème section. Il la regretta parce que son interprétation fut si forte qu’il eut peur que l’image effaçât l’acteur. Il avait tort, l’acteur fut présent bien d’autres fois, au détour d’un film, sur les scènes des théâtre, toujours pour le plaisir des spectateurs, au moins du mien. Sur la fin de sa carrière, il s’imposa comme un commissaire Maigret tel qu’aurait pu l’imaginer Simenon : une tranquillité de surface, une violence souterraine qui s’imposait par éclats soudains, une présence physique imperturbable. Il était de ces artistes que l’on admire, sans les idolâtrer, que l’on aime sans les vénérer : proche, faisant passer des sentiments avec aisance, n’écrasant pas de son jeu, de sa stature, mais laissant filtrer le nécessaire. Un grand artiste, fort peu récompensé je m’en aperçois de ces hochets (césars, molières et autres bidules)  que se donnent mutuellement ses confrères : ne serait-ce pas le signe qu’en plus de son talent, il manquait cruellement de vanité ?

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 11:20

Problème d’information :

-          l‘Erika contenait 37 000 tonnes de fioul lourd qui se sont répandus en Bretagne,

-          l’Exxon Valdez venait de charger 180 000 tonnes de pétrole brut et en aurait déversé 40 000 tonnes,

-          l’Amoco Cadiz avait une cargaison de plus de 200 000 tonnes de pétrole brut qui s’est quasi intégralement déversée dans la mer.

Le puits, au large de la Louisiane déverserait entre 200 tonnes  et 700 tonnes par jour de pétrole brut (800 000 litres). Ce qui veut dire qu’il faudrait au minimum 2 mois de fuite au même débit pour approcher les quantités de l’Exxon Valdez. Corinne Lepage qui se prend les pieds entre les barils, les litres, les tonnes, croit devoir déclare que  « c’est comme si on avait un Erika tous les jours ». Comme d’habitude la dernière catastrophe est toujours déclarée la plus désastreuse, au mépris de vérités élémentaires.  Quant aux onze employés disparus dans l’explosion de la plate-forme ils ont disparus des informations  au profit du sort douloureux qui menace les oiseaux et poissons : « eux vont y passer ! » comme s’exclame toute émue la même et cynique Corinne Lepage.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 10:09

J’étais parti pour écrire un mot dur sur Simone Weil. Parce que je n’aime pas les icônes encensées par les médias et les sondages. Parce que son statut d’idole des féministes est bâti sur un contresens : la loi sur l’IVG de 1974, dans son esprit, s’efforçait de limiter  les avortements à des cas de nécessité, et ne prévoyait pas de remboursement par la Sécurité Sociale. Parce qu’elle est européïste et que je crains les dérives technocratiques de l’Europe telle qu’elle a été construite, et l’égoïsme germanique du couple franco-allemand qu’elle a toujours célébré.

Et puis j’ai lu le discours de Jean d’Ormesson. Il m’a rafraîchi la mémoire. J’ai admiré certaines de ses intransigeances ; et surtout l’une des plus difficile pour une femme ayant eu son histoire et qui s’interroge quand même sur l’idéologie des droits de l’homme et sur l’absence de prescription des crimes contre l’humanité ; il ne peut y avoir d’oubli, il doit y avoir du pardon. Mais aussi cette intransigeance avec ses collègues en politique qu’ils s’appellent Bayrou ou Sarkozy ; elle vous a certainement coûté la charge de premier ministre voire celle de président.

Oui, vous entrez à l’Académie ni pour votre œuvre littéraire, ni pour la loi qui porte votre nom, mais parce que vous incarnez une voix qui ne sait pas pleurnicher ou geindre, mais qui affirme des principes. Vous êtes de notre temps une voix rare.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 14:56

J’ai aimé la personnalité de Seguin.  Cela date de sa prise de position contre le traité de Maastricht. Son courage à l’époque a été immense : il était la seule grande voix qui s’est élevée contre les opinions moutonnières de la quasi-totalité de la classe politique, l’unanimisme béat des médias, les verdicts définitifs des « experts ».  Le courage se salue ; un courage qui lui a probablement coûté sa carrière politique ultérieure (le petit fretin des professionnels de la politique se méfient de ceux qui vont contre les opinions établies). La hauteur de vue est admirable ; elle ne fut pas appréciée par ceux qui préfèrent le court-termisme, les coups et les petites phrases.

Il n’a pas démérité, ensuite, dans sa propagande passionnée pour la réduction de la fracture sociale. Son tort alors est d’avoir fait confiance à un Chirac qui a fait sombrer dans le ridicule et l’oubli ce beau slogan.  Comment en vouloir à celui qui a été trahi ?

Il n’a pas été lui-même dans sa tentative de prendre la mairie de Paris. Mais la faute en est largement sur les épaules de Tiberi et de ses sbires, et sur l’absence ahurissante de soutien de son « grand ami » Chirac. Sa lassitude évidente a laissé la place à des manœuvres sans gloire et au surplus sans succès final.

Il est sorti de la vie politique en prenant la présidence de la Cour des Comptes.  Dommage pour la politique, tant mieux pour la  Cour ; c’est une leçon finale : il n’a pas pris cette présidence comme un « fromage », une place au soleil, mais comme un devoir de servir autrement.

 

J’ai aimé sa personnalité aussi pour ses foucades, même lorsqu’elles ne me semblaient incompréhensibles (son admiration pour Mitterand, sa sympathie pour Chirac malgré toutes les avanies qu’il lui a fait subir) ; ses enthousiasmes que je ne pouvais suivre (Napoléon III, les Jacobins …).  Il fut pour moi un homme d’état sans état (dommage !), un homme politique non professionnel (il en faudrait beaucoup d’autres), un fonctionnaire créatif et dynamique (un modèle a méditer pour des bataillons entiers).

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 09:26

Qu’il est agréable d’entendre quelqu’un exprimer clairement sa pensée comme Monsieur Badinter. Il est difficile de ne pas être d’accord avec ses propos sur la castration physique . Le débat bizarre lancé là-dessus par le ministre de la Justice devrait s’arrêter vite faute de quoi on pourrait croire à un populisme de particulièrement mauvais aloi.

Qu’il est agréable d’entendre Madame Boutin et Monsieur Moscovici dire à Monsieur Besson qu’ils ne voyaient pas l’utilité de débattre sur l’identité nationale, en tout cas juste avant une élection. Encore un débat mal venu, paré de mots qui soi-disant expriment notre identité et qui posent justement problème : laïc (les gens religieux sont exclus ?), républicain (et ceux qui n’en seraient pas fier de cette république ? Exclus ?) . Interrompons vite avant de croire à du racolage.

Qu’il est agréable d’entendre Madame Rama Yade ruer de temps à autre dans les brancards. « Ils » la ramènent dans le droit chemin, ceux qu’on nomme Guéant, Bertrand, Balkany. Mais enfin elle arrive à faire entendre ce qu’elle pense ; pas sur de très grands sujets ; mais c’est un embryon de parole libre au milieu de la cour.

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