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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 16:41

 

Le populisme n’est qu’un slogan agité par des hommes politiques en mal d’imagination pour tenter de noyer leur incapacité à comprendre ce que disent les nations; ils feignent de penser  que le populisme est une sorte d’incarnation honteuse de sentiments bas,  d’idées simplistes, exprimées par des négationnistes de tout poil.

Ce qui est honteux est faire croire que les peuples sont idiots et cyniques et qu’il existerait des élites dirigeantes et des minorités agissantes qui sauraient allier efficacité et morale.  Vieux refrain propagé par les clans, sociétés secrètes, lobbies de communautés et autres copains de promo qui pour protéger leur pouvoir n’hésitent jamais à faire de la promotion  du progrès et de valeurs républicaines qu’ils incarnent et à débiner tous ceux qui peuvent considérer que l’honneur, la famille et la patrie sont des valeurs intéressantes.  

Ce qui est honteux est de faire croire que la moralité doit intervenir dans la politique environnementale (au nom d’une planète qui serait à protéger contre les prédateurs humains), dans la politique européenne (en agitant l’idée fausse que l’Europe c’est la paix), dans la politique migratoire (en laissant croire que le bonheur du monde réside dans nos pays occidentaux).  Imposture de faire croire que des idées vagues et mal fondées représentent le nec plus ultra d’une éthique de l’action.

Il n’y a pas de peuple contre des élites. Les rentiers qui nous gouvernent n’ont pas droit à ce terme d’élite qui présuppose une excellence qu’ils n’ont ni dans leurs idées, ni dans leurs actions. Il n’y a qu’une rébellion des électeurs qui n’arrêtent pas de renvoyer au piquet les médiocres à qui ils confient successivement le mandat de gouverner.

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 11:25

Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas la loi de la majorité mais la protection des minorités.  La démocratie est l’antithèse des foules qui veulent dominer par leur nombre, des médias qui surfent sur les consensus crédibilisés par les sondages,  d’ un centrisme attrape-tout qui relègue les minoritaires dans de prétendus extrémismes.

La démocratie c’est les catholiques qui font des processions à Trappe ou à Sevran, les musulmans qui peuvent prier à Lourdes, les hétérosexuels qui prennent une boisson sur un terrasse de café dans le quartier du Marais, les homosexuels qui boudent la Gay Pride, les hommes instituteurs ou infirmiers, les femmes marins ou informaticiens, ceux qui ne regardent pas le foot pendant la coupe du Monde, ceux qui pensent que Trenet n’est pas un poète.

La démocratie est le contraire de l’unanimisme, elle est l’exaltation de la différence ; elle hait l’uniformité née de l’égalité et se plait dans l’acceptation des insuffisances assumées ; elle n’a pas besoin d’une fraternité qui se résume à tolérer l’insupportable ; elle est antinomique d’une liberté censurée, dans laquelle des mots sont interdits, des pensées considérées comme inadmissibles, des comportements  dits inappropriés. 

En bref la démocratie est à distinguer de la République et de ses valeurs.

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 11:29

Les élections à la proportionnelle sont la négation de la démocratie représentative. Au prétexte de représenter fidèlement les opinions des élus elles aboutissent de facto à remettre le pouvoir entre les mains des partis. Le député, élu sur une liste régionale ou nationale, n’est plus le représentant du peuple dans sa circonscription mais le représentant du parti préféré par le peuple.

La démocratie directe peut s’exprimer par le référendum. Les apparatchiks qui ont confisqué le pouvoir n’y ont recours que le dos au mur. Ils préfèrent le recours au Congrès, instance abracadabrantesque, qui empêche le peuple souverain d’exprimer sa voix, voix confisquée par manœuvres d’appareils.

L’instillation d’une dose de proportionnelle ne fait que renforcer le mouvement qui confisque la volonté populaire au profit de la sagesse d’élites autoproclamées :

  • la première étape a été le non cumul des mandats qui a fait déserter l’hémicycle par toutes les grandes voix ; les meilleurs se sont réfugiés dans leurs fonctions de maire ou de président du conseil régional ; les députés ne sont plus que des pantins choisis entre les barons locaux et les instances nationales ;
  • la deuxième étape est le non renouvellement des mandats, au nom d’une prétendue modernisation de la politique ; erreur c’est le droit que s’arroge l’exécutif de ne pas voir renouvelé des élus appréciés par le peuple.
  • La troisième est l’arrivée dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale de députés hors-sol qui auront encore plus que les autres perdu le contact avec leurs électeurs et seront dans la main des partis.

La transparence, le renouveau du personnel politique, la juste représentation des opinions,  et j’allais oublier la funeste loi sur les quotas (qui contrevient d’ailleurs au principe d’égalité de la déclaration des Droits de l’homme), sont des mascarades imaginées par des apprentis sorciers qui insidieusement souhaitent fortifier leur pouvoir et ne pus le laisser entre les mains d’un peuple indocile.

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 14:28

Le populisme d’en bas est la revanche de la démocratie sur des élites autoproclamées. L’autisme des journaleux et des apparatchiks gouvernementaux finit par irriter ceux qui les paient et les élisent. Et plus les discours des maîtres d’en haut se radicalisent en prétendant imposer des certitudes sociétales, comportementales,  marquées du sceau de valeurs qu’ils prétendent non discutables, plus les peuples ne résistent plus à l’envie de leur botter le cul. Ce que la démocratie est pénible pensent les Clinton, Renzi, et autres Cameron ; ce que les peuples sont vulgaires gémissent bobeaux déculturés et rurbains déracinés.

 

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 15:30

Après une loi médiocre et bavarde sur une prétendue moralisation de la vie publique, j’attends , par contre, beaucoup de la réforme de la Constitution  diminuant le nombre des élus à tous les échelons et qui pourrait supprimer les assemblées inutiles (comme par exemple le conseil économique et social) . Elle sera la première pierre pour reconstruire une classe politique digne de ce nom qui nous changera de la foule des demi-sels qui ont envahi les bancs de toutes les assemblées. La seconde sera nécessairement la définition d’un statut de l’élu ; il est indispensable pour enfin attirer des hommes de valeur dans la politique. Il faut qu’ils soient

  • peu nombreux,  pour que la sélection soit efficace,
  • très bien rémunérés,  à l’inverse ce que voudraient les populistes de tout poil, pour que leur fonction soit attractive et praticable sans rémunération annexe,
  • appuyés par des assistants nombreux et compétents qui puissent vraiment les aider dans leur double travail d’élaboration de la loi et du contrôle de  son application, comme cela se pratique par exemple aux EtatsUnis,
  • à l’abri des compromissions, en obligeant les élus à démissionner de la fonction publique, comme d’emplois dans des sociétés privées, ou de sinécures dans des associations,
  • avec une garantie de nonemploi d’une durée suffisante après la fin de leurs mandats,
  • sans aucune condition préalable sur leur passé ; le peuple est souverain et il est inimaginable qu’il ne puisse exprimer librement son choix ; toute instauration de critères de compétences, de moralité , de conduite passée, serait la voie ouverte à la dictature de bien pensants ou de modes.

Ce n’est qu’à ce prix que nos élus pourront enfin être des représentants respectés par le peuple. Et s’ils sont respectés nul doute qu’ils se conduiront d’une manière à la hauteur de leurs fonctions. 

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 20:05

Cette propension à faire voter des lois de moralité pour les hommes politiques, à rédiger des codes de déontologie dans les entreprises n’est que la double manifestation de l’effondrement de la morale et de la montée de la tartufferie. 

Il est ridicule de corriger des dévoiements de deuxième ordre, comme  le népotisme dans l’attribution des postes d’assistants parlementaires, alors que le financement des syndicats (salariés ou employeurs) est de notoriété publique une écurie d’Augias autrement scandaleuse (emplois fictifs courants, détournement massif des fonds dédiés à la formation).

Il est absurde au nom de la stigmatisation de prétendus conflits d’intérêts d’interdire certains postes à certaines personnes du fait de leurs occupations passées ou présentes. Tout le monde vit en permanence de tels conflits : au sein de sa famille, au sein de son entreprise, entre ses amis etc… Et il s’en sort normalement en examinant en conscience ce qui lui est permis ou non de faire. Faire de la justice a priori est totalement humiliant et probablement antidémocratique.

Je ne sais qui rêve d’hommes politiques à la moralité irréprochable, vivant d’eau et de pain sec. Je souhaite uniquement des élus qui respectent la loi de tous les citoyens (ni plus ni moins), et qui gagnent correctement leur vie au vu des responsabilités qu’ils assument et du temps qu’ils consacrent à leur mandat.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 11:27

La seule véritable leçon de ce premier tour des législatives se lit dans les quelques chiffres qui suivent :

36,1 millions de bulletins exprimés au premier tour des présidentielles (76% des inscrits) ;

31,4 millions de bulletins exprimés au deuxième tour des présidentielles (66% des inscrits) ;

22,7 millions de bulletins exprimés au premier tour des législatives (47,6 % des inscrits) ;

un désintérêt croissant qui atteint des sommets lors du premier tour des législatives.

 

Entre le premier tour des présidentielles et le premier tour des législatives, on, constate que :

En Marche et le Modem ont bien résisté en ne perdant qu’ 1,4 million de voix par rapport aux 8,7 millions de votes Macron ;

Le FN et l’extrême droite se sont effondrés en perdant 4,6 millions de voix par rapport aux 7,7 millions de votes Le Pen.

Les Insoumis et le PC se sont effondrés en perdant 4 millions de voix par rapport aux 7,1 millions de votes.

Les Républicains se sont effondrés en perdant 3,3 millions de voix par rapport aux 7,2 millions de votes Fillon.

Les seuls curieusement à se maintenir sont les socialistes et les radicaux de gauche qui ne perdent que 0,1 million de voix par rapport aux 2,3 millions de votes pour Hamon. Il faut dire que l’étiage était déjà très bas au premier tour de la présidentielle.

 

Ce premier tour des législatives est donc une débandade générale. Gros mensonge des médias lorsqu’ils nous parlent à longueur d’antenne du prétendu tsunami de la République en Marche. Au mieux les partisans de Macron ont moins perdu que les autres ; ils peuvent maintenant prétendre avoir rassemblé un français sur six, ce qui n’est pas vraiment glorieux et ne correspond en rien aux affirmations de ceux qui disent que les français ont voulu exprimer leur volonté d’être gouverné au centre. Les français ont inscrit sur leur bulletin leur soutien mesuré, ou mieux leur indifférence polie envers Macron et ses candidats ; ils ont par contre marqué leur désintérêt envers ceux qui croyaient les incarner :

  • Les Républicains, qui ont sans raisons claires abandonné leur programme, qui ont sacré comme champion un ancien chiraquien-sarkozyste-filloniste qui de toute évidence n’avait pas la carrure, qui ont laissé leurs candidats ou leurs dirigeants se répandre en compliments envers leur adversaire (cf. NKM, Thierry Solère, Juppé, Raffarin, Estrosi) ; ces gens-là ont trahi leurs électeurs qui n’ont pas vu de raisons de les sauver du désastre qu’ils organisaient.

  • Les Insoumis qui se sont disputés avec les communistes pour savoir qui allait ramasser le plus de l’héritage à l’encan des socialistes ; ces gens-là ont déçu leurs électeurs qui attendaient Godot et n’ont vu arriver personne sinon des egos se querellant.

  • Le FN empêtré dans sa dérive gauchiste a fatigué des électeurs qui ne se reconnaissaient plus dans une dirigeante qui ne sait pas diriger.

  • Enfin les socialistes déjà exécutés au premier tour de la présidentielle ont continué d’agoniser en se fractionnant un peu plus entre les pro-mélanchon, les macroniens, les post-hollandais et les frondeurs ; les électeurs les ont laissé régler entre eux leurs différents.

 

Une demande de renouveau s’est exprimée. Il n’est pas sûr que Macron l’incarne déjà en ayant rassemblé un français sur six. A d’autres partis d’exprimer ce qui n’est pas clairement dans le programme d’ En Marche: les priorités de la protection sociale, de l’identité française, de la liberté d’opinion, de la France décentralisée, de l’autonomie vis-à-vis des Etats-Unis, de la reconquête de la parité avec l’Allemagne.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 10:05

Constructifs : Traitres qui croassent sur les ruines de leurs partis et qui pour mieux habiller leur manque de parole tentent de faire croire qu’ils sont des bâtisseurs et non des destructeurs. Ils font penser aux membres du Marais, du temps de la Révolution Française, ou pour être plus exact aux "crapauds du Marais », pour reprendre le terme dont les affublaient leurs adversaires ; ils coassaient en faveur des plus puissants de peur de perdre jadis leur tête. Aujourd’hui, les constructifs rêvent surtout de sauver leur masure électorale. Ils croissent et se multiplient comme les sauterelles, comme les rats, allant tous vers les supposées bonnes récoltes, et les meilleurs rogatons : leur appétit pour les places en serait ridicule s’ils n’étaient aussi cyniques.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 09:52

Coupable mansuétude envers une presse qui veut être un pouvoir (le cinquième) en faisant et défaisant les carrières politiques tout en s’abritant derrière une absence de transparence totale (avec le pompon absolu du secret sur les sources). Intrusion d’une prétendue moralité, qui heureusement n’est pas inscrite sur des tables de la Loi, qui serait devenue l’alpha et l’oméga du citoyen ordinaire.

Mais les réactions à des micro-trottoirs ne sont pas l’expression d’une quelconque démocratie : la prétendue dictature imposée par madame Michu qui veut des hommes politiques passés à l’essoreuse ne relève que de la manipulation. Aujourd’hui comme au temps de César, les qualités demandées aux hommes à qui nous déléguons le pouvoir ne sont ni leur absence de désir de s’enrichir, ni leur atonie sexuelle, ni leur passion pour les fleurs et les petits oiseaux, ni leur fidélité à je ne sais quelle idéologie, mais leurs aptitudes à raisonner, à défendre leurs raisonnements, à les mettre en pratique avec efficacité.

Mais pour les médias, il faut s’extasier devant la propension de nos hommes politiques à l’amour conjugal, à l’absence d’économies, à l’inexistence de leur carrière professionnelle (sauf comme serf d’un autre politique), en somme devant leur inexistence physique et économique. Le sommet est atteint avec l’exigence d’une absence de conflits d’intérêts pour tous ceux qui aspirent à faire la loi ou à diriger le pays : mais d’où sortiraient ces ectoplasmes ? D’un enfer aseptisé ? La vie c’est gérer des conflits d’intérêts, en permanence, entre ce que l’on voudrait faire et ce que l’on peut faire, entre favoriser telle solution (et donc telle personne) ou telle autre (et donc d’autres personnes), entre passer en force (et déplaire à untel, mais plaire à l’autre), ou négocier (avec des personnes avec qui l’on fait des concessions).

La loi prévoit des bornes à ce qui est tolérable pour tout un chacun ; c’est suffisant, un homme politique est un homme comme un autre, il n’a pas besoin de règles particulières. Dans ce délire de pureté, on arrive à des propositions clownesques : le patrimoine et la vie passée de nos politiques ne peuvent être un frein quelconque à son désir de se faire élire ; la loi prévoit des cas d’inéligibilité, c’est suffisant. Au nom de quel Dieu, Mediapart, Le Monde et France Inter s’arrogeraient-ils le pouvoir de dénoncer une présence au gouvernement ou au parlement, si rien dans la loi n’y contrevient. Et les balivernes pleuvent : il existerait une morale anglo-saxonne, voire protestante qui peu à peu remplacerait dans notre pays, une tolérance dite catholique ou méditerranéenne vis-à-vis des écarts de mœurs ; enfin qui ne s’est pas tordu de rire devant les galipettes d'innombrables ministres anglais adeptes du sado-maso, ou de l’enrichissement sans frein de tel vice-président américain actionnaire d’Halliburton. Que la presse arrête de dicter au peuple ce qui est convenable, ou qui ne l’est pas

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 09:52

Débat sordide, promu par la médiacratie comme la pierre de touche de cette élection. Emportés par cette frénésie du combat, ce gout du sang versé, les compétiteurs sont tombés dans le piège que leur avait tendu des commentateurs frénétiques. L’une a cru manier l’ironie alors qu’elle invectivait, l’autre posait à l’être de raison quand il injuriait avec componction. Dans cette rencontre, ils se sont montrés indigne de la fonction qu’ils briguent.

Et le fond a révélé l’étroitesse de leur talent : Marine Le Pen s’est perdue dans un débat économique qu’elle ne maîtrise pas ; qui a compris quoi que ce soit à son idée étrange d’une double monnaie, l’une à l’usage national, l’autre à l’usage international ; qui n’a pas saisi sa fâcherie avec tous les équilibres économiques ; qui n’est pas resté interloqué sur la création d’emplois par qui, quand, comment. Emmanuel Macron a montré son absence de vision sur le plan international : hormis un rôle de petit commissionnaire des Etats-Unis pour lutter contre le terrorisme et le réchauffement climatique ; comment définir la place de la France dans le nouveau multilatéralisme qui se dessine la Chine, l’Inde, la Russie, les Etats-Unis ? quelle armée doit conserver la France, pour quelles missions ?

Cette déficience de chacun des candidats patente sur un domaine de compétence particulier est de fait généralisable à l’ensemble de leurs propositions. Nous avons été bassiné par la perspective d’un choc de conceptions, nous avons assisté à des disputes de comptoir entre un chef de bureau de Bercy, nourri au biberon des fusacqs et une syndicaliste stalinienne égarée chez les héritiers du fascisme. Il fallait avoir une sacrée dose d’intuition pour comprendre quoi que ce soit à leur conception de la future Europe, à leur idée sur la cohabitation sur notre sol d’un Islam conquérant et de la culture française, au partage entre ce que doivent être les missions régaliennes et ce qui ressort du jeu de l’entreprise privée ou des initiatives bénévoles, à leur définition sur ce que doit être une démocratie entre séparation des pouvoirs (quid de l’exécutif face au législatif et au judiciaire), liberté d’expression (quid de la protection des sources, des lois mémorielles), à leur opinion sur le degré d’implication nécessaire de l’état face à la santé, l’environnement, la famille, enfin tous ces sujets qui sont notre quotidien, et « last but not least » quelle idée se font ils de leur autorité : décentralisation accrue ou non, rôle du premier ministre, rôle du gouvernement et du cabinet présidentiel, rôle des cabinets ministériels et des administrations. Je m’arrête. J’ai oublié tant de sujets dont j’aurais aimé qu’ils discutent, sur lesquels j’aurais souhaité qu’ils m’éclairent. Ils ont choisi de ne pas le faire. Leur mépris pour leurs auditeurs a été immense. Que les électeurs le leur rendent en les ignorant.

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