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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 14:02

Elle est grignotée de toutes part.

Un conseil Constitutionnel qui s’arroge le droit de censurer les lois votées par des représentants élus du peuple.

Un ordre judiciaire qui au lieu de juger au nom du peuple, prétend être indépendant et ne relever que de lui-même.

Des hautes Autorités indépendantes qui s’affranchissent de l’exécutif, au motif que celui-ci est incapable de bien juger de l’intérêt supérieur de l’état.

Des autorités bruxelloises qui veulent modeler la vie des nations à coup de directives imaginées par des fonctionnaires hors-sol.

Ses caractéristiques sont niées au nom de la morale, de l’efficacité, de l’égalité.

Le droit d’expression est bafoué par des lois prétendant protéger toutes sortes de catégories de gens : les femmes, les homosexuels, les noirs, les juifs, les arabes, les francs-maçons, les musulmans, les gros, les nains, et tutti quanti.

Le droit de manifester est prohibé lorsqu’il s’agit de faire part de ses croyances religieuses : la laïcité est passée de l’accueil de toutes les religions à l’intolérance envers toutes.

Le droit de propriété est nié à force d’empiètements d’une administration totalitaire prétendant représenter le Bien face à l’égoïsme.

Sa pratique est malmenée par la mise en place d’un ordre républicain qui consiste à corseter les choix des électeurs.

Le non-cumul des mandats aboutit à transformer les candidats députés, dépourvus de toute assise régionale, à être entre les mains de commissions d’attribution des sièges internes aux partis.

La primaire pour choisir un candidat à la présidence est une farce démocratique pour éliminer tous les candidats qui ne bénéficient pas d’un fort appui de militants de partis.

La classe politique est formée de professionnels, épouvantables de médiocrité, qui prétendent barrer la route du pouvoir à des membres d’une prétendue société civile et se réserver un quasi monopole des places de gouvernement..

Elle est minée par une classe médiatique qui déploie une idéologie de l’égalitarisme qui camoufle mal les vieilles lunes du terrorisme socialiste.

La fraternité et la solidarité se trouvent remplacés par leur caricature que sont la compassion et l’assistanat : le sentimentalisme triomphe de l’agapé, les pleurnicheries de la dignité.

La prétendue parité est une véritable insulte à l’égalité des droits : comment oser réserver des places sous prétexte d’une couleur de peau plus basanée, d’un genre féminin, d’un habitat dans des cités ; pour l’instant n’a été mise en place que la parité hommes-femmes, le reste, du même tonneau, ne peut que suivre.

Il serait temps de proclamer l’urgence de débarrasser l’état des parasites qui nous dépouillent de la démocratie.

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 10:34

J’en ai par-dessus la tête de ces crétins qui nous gouvernent. Et le Sapin qui réitère ses sapinades : après l’inversion de la courbe du chômage dont il a assaisonné ses interventions médiatiques pendant deux ans, il a trouvé tout aussi indécent de déclarer que la croissance revient lorsque l’activité économique stagne. Et le Le Foll qui ne prévoit rien, se laisse surprendre par toutes les crises prédictibles et finalement invente le marché libre avec prix fixé par le gouvernement : il nous foudroie de ses solutions merdiques et s’étonne, après, que tout s’embourbe dans le purin. Et leur patron, l’ex-capitaine du pédalo socialiste, reconverti comme tenancier de l’hôtel de la rue du Faubourg Saint-Honoré, promet à tour de bras des baisses d’impôts après avoir gaspillé pendant trois ans les recettes extorquées au contribuable.

Qui va nous débarrasser de ces énergumènes. La constitution est si mal ficelée qu’il faut encore attendre jusqu’à l’été 2017 pour avoir l’espoir de les voir chassés des postes qu’ils sont indignes d’occuper ; et ce n’est qu’un espoir, il n’est pas sur qu’il ne se trouve pas une majorité pour reconduire alors l’incapable. Ah, rêves de terroristes qui nous délivreraient du magot qui nous encombre ; mais pourquoi rendraient-ils service au peuple français ?

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 15:09

Hormis les psychopathes que peu comprennent pourquoi il est urgent de les laisser survivre, il existe toute une catégorie de gens dont il serait pertinent de pouvoir abréger l’existence. Qui ? Mais les hommes politiques, bien sur ; pas la piétaille, mais les grands chefs : président de la république, premier ministre, ministre des finances. On dit trop que la peine de mort n’a aucun caractère d’exemplarité … voilà bien quelques uns qui seraient supérieurement motivés si existait la perspective d’un peloton d’exécution, ou d’une guillotine, voire d’une piqure létale, en cas d’incapacité ou d’imbécilité patente. La coutume en est vieillie, quoique marquée par des exemples illustres avec les décapitations de Charles I Stuart et de Louis XVI, les pendaisons de Marigny ou de Semblançay. Je mets à part naturellement le tyrannicide qui vise une autre catégorie et dont la légitimité est incontestée.

Avouez qu’une exécution de Sapin (après naturellement un procès en bonne et due forme), encouragerait quand même ses successeurs à proférer moins de mensonges au kilomètre avec l’aplomb niais de celui qui ne veut jamais voir la réalité. Jadis ils étaient accusés (plus ou moins véridiquement) de piquer dans la caisse, mais surtout de conduire l’état à la faillite, aujourd’hui le deuxième chef d’accusation est bien là.

Avouez qu’une exécution de Hollande (à la fin d’une procédure transparente cela va de soi) éliminerait peut-être de la compétition présidentielle ces kyrielles d’abouliques incapables de concevoir une décision qui ne serait pas une récompense pour leurs électeurs. La procrastination plutôt que l’imbécillité ont envoyé le Stuart et le Bourbon à l’échafaud, le défaut de caractère est bien là pour juger non seulement de l’incapacité du président à remplir sa fonction mais son arrogance, son hubris à persévérer dans l’idée qu’il en est capable.

Ce seraient de véritables leçons d'éducation civique qui auraient beaucoup plus d'impact que les quelques heures saupoudrées dans les établissements d'éducation.

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 15:59

Bien sur qu’un certain nombre de socialistes n’aiment pas la famille : invention du grotesque « mariage pour tous », encouragement de l’avortement « libérateur du corps des femmes », tentation de l’euthanasie qui serait un progrès vers une « mort dans la dignité». Clairement une hiérarchie catholique quasi muette, qui pète de trouille, ou s’en fout ; c’est vrai que la famille c’est pas trop son truc. Et puis tous les piétistes qui nous inondent de leurs condamnations dès que l’on s’écarte de leur idée d’une église réduite à une ONG (c’est quand même marrant cette propension des grenouilles de bénitier à excommunier les autres qui ne seraient ni pauvres, ni étrangers, ni suintant de bonnes intentions).

Bien sur que les socialistes n’aiment pas les pauvres : la défense de leurs intérêts communautaires (essentiellement les fonctionnaires qui votent pour eux à 80%, et quelques groupes de pression) leur fait préférer mettre au chômage de plus en plus de gens plutôt que de toucher un instant aux privilèges de la fonction publique et de taper dans les dépenses de fonctionnement de l’état ; mais non, ces ignares en économie (ou pire peut-être ces cyniques), préfèrent réduire les dépenses d’investissement et augmenter les prélèvements. J’aimerais bien savoir où en est la doctrine sociale de l’Eglise là-dessus : a-t-elle compris que la création de richesses ça existe et que c’est cela qui soulage vraiment les pauvres, beaucoup plus que la commisération ou la compassion.

Bien sur que les socialistes n’aiment pas notre culture : effondrement accéléré de l’école sous la tyrannie d’une administration de l’éducation nationale résolument hostile à la transmission du savoir au profit d’une « formation des esprits » ; les sujets soi disant intéressants sont de savoir s’il faut porter un voile ou non, si l’on peut ne pas manger du porc, si l’on ne propage pas des préjugés sur le genre, le colonialisme, le fait religieux (quel terme hideux !) ; billevesées qui permettent de passer à l’as l’absentéisme des enseignants et des élèves, la haine du travail de la mémoire, le pédagogisme populiste. Que nous disent hiérarques et groupies du mondialisme sur le problème de la transmission : pensent-ils vraiment que l’on puisse exister sans passé ? Croient-ils qu’un futur a un sens sans racines ?

Toutes ces fausses valeurs du socialisme ne sont guère plus appétissantes que celles prônées par le Front National. Voilà ce que ni les hiérarques de l’Eglise catholique, ni les piétistes bobo-mondialistes ne semblent capables de déclarer.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 15:33

Pourquoi aller voter pour des gens dont on ne sait les mission à définir par un vote à venir de l’Assemblée ?

Pourquoi apporter un bulletin de vote à des gens qui ont préféré garder leur sinécure plutôt que de se sacrifier sur l’autel de l’abolition du mille-feuilles territorial ?

Pourquoi choisir un couple bisexué pour nous représenter ; déjà qu’il n’est pas commode de trouver un gugusse digne de nous représenter, alors deux, ! De plus nous imposer une parité sexuelle, insultante pour celui qui sert de contrepartie de genre au leader du couple !

Pourquoi prétendre que le devoir républicain est d’aller voter alors qu’il est précisément de refuser d’apporter son vote lors d’une élection de succubes et d’incubes. Une marée d’abstention rendrait illégitime ce scrutin de mascarade. Les pantins qui font les estrades en gueulant qu’ils sont les meilleurs, qu’ils sont un rempart, qu’ils ont une alternative, se révèleront être au grand jour ce qu’ils sont : des minables qui confondent leur petite carrière de politicien professionnel avec un intérêt général qu’ils ont toujours contemplé de très très loin.

Un bon démocrate refusera d’apporter un bulletin explicite à une élection où l’on se fout explicitement de lui. Il aura à cœur de prouver qu’il est n’est ni un manipulé ni un faire-valoir, ni un veau.

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 11:54

Le suffrage universel prévoit qu’une majorité de médiocres puissent choisir les dirigeants. Le système n’est guère satisfaisant dans son principe : on ne voit pas pourquoi des veaux, comme dirait le général de Gaulle, auraient l’intuition la plus fine dans le choix de dirigeants. Mais il est difficile de trouver préférable la loi du plus fort ou la loi héréditaire.

Il faut donc bien admettre que les crétins, tous les crétins puissent s’exprimer ; une démocratie ne peut sombrer dans une sorte d’eugénisme qui consisterait à dire que certains votes seraient entachés d’illégitimité pour cause de neurones trop faibles ou de raisonnements absurdes de certains électeurs. Il est légitime de dénigrer, stigmatiser, exclure des élus, il est impossible de le faire avec des électeurs, sauf à saper l’un des fondements de la démocratie, le suffrage universel et l’égalité des bulletins de vote dans l’urne.

Bien entendu, quelques trotskystes, et ceux qu’ils intimident, seront toujours d’accord pour reprendre le cri de la Terreur « pas de liberté pour les ennemis de la liberté », remodelé par les socialistes « vous avez juridiquement tort pace que vous êtes politiquement minoritaires ». Leur idée de base était et reste toujours que quelques élites se doivent d’éclairer le peuple quitte à le manipuler. Aujourd’hui, cela prend la forme du grand air de l’union nationale qui se transforme en front républicain. Approche dite républicaine qui est un meurtre de la démocratie : les électeurs du front national sont assimilés à une bande de xénophobes genre red-necks, islamophobes excités, anti-européens compulsifs ; c’est peut-être vrai, mais une élection démocratique interdit que l’on choisisse de ne pas tenir compte de ces opinions. Ce n’est certainement pas en refusant toute forme de représentation à toute une catégorie de la population que l’on va la convaincre de renoncer à ses lubies.

La défense de valeurs de la république ne peut servir de cache-sexe à une absence d’esprit démocratique.

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 10:21

La question centrale, en cette fin d’année, est de savoir pourquoi les rats ne quittent pas le navire ? La situation n’est pourtant pas bonne : depuis un an le nombre de chômeurs loin de subir l’inflexion promise n’ a cessé d’augmenter quasiment avec le même rythme de progression, le déficit budgétaire n’a probablement pas bougé d’un iota entre 2013 et 2014 (on ne le saura que dans un ou deux mois), l’endettement du pays a continué de grimper vers des sommets de plus en plus vertigineux, le déficit commercial est toujours abyssal malgré la réduction de notre consommation en produits énergétiques, au rebours de toutes réformes annoncées le nombre de fonctionnaires a encore augmenté significativement, nos cités frétillent au nom de « dieu est grand » en arabe et s’offusquent d’une crêche immédiatement ravalée au rang d’objet culturel, nos grands hommes (du moins ceux reconnus comme tels à l’étranger) Patrick Modiano, Jean Tirole, Arthur Avila sont immédiatement replongés dans l’anonymat, des musées éclosent sur nos territoires superbes structures vides de tout (Immigration à Paris, Confluences à Lyon, Mucem à Marseille, Louis-Vuitton dans le bois de Boulogne). La troupe des rats semble pourtant satisfaite, et continue de grignoter ses fromages ; elle se gausse des déclinistes et autres çavapétistes qui l’implorent de faire autre chose que de préserver leurs statuts, leurs avantages acquis, et leur assistanat ; la troupe des rats voudrait même interdire toute forme d’expression qui pourrait propager un sentiment de pessimisme nocif à la bonne ambiance de leurs festins et orgies. Dans le confort des palais de la République le rat boit … pour oublier les problèmes. Sous les ors des bureaux de fonction le rat joue … à nier le réel. Dans le confort de son statut le rat ronge à belles dents les offrandes des sans-dents. Souhaitons une campagne rapide pour élimine cette vermine.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 11:14

Comme l’a fort bien écrit le Canard Enchainé du 12 novembre, l’affaire Jouyet-Fillon a démarré par une faute professionnelle des deux journalistes du Monde qui ont dévoilé leurs sources ; lorsque vous ne protégez pas vos sources, vous pouvez être sûr de vous couper de confidences futures.

Sans ce dérapage des journalistes, la manœuvre était limpide : Jouyet, sur l’impulsion de Hollande, invitait Fillon à déjeuner dans un restaurant au vu de tous ; Hollande caftait ce rendez-vous à Fabrice Lhomme et Gérard Davet ; Ceux-ci allaient voir Jouyet qui leur livrait en confidence des horreurs sur une prétendue demande de Fillon d’accélérer des procédures contre Sarkozy ; et normalement cela devait fuiter dans les journaux pour aviver les querelles entre dirigeants de l’opposition, noyer Fillon comme adversaire le plus sérieux à terme dans la prochaine présidentielle, favoriser Sarko le meilleur ennemi possible avec son bilan médiocre et la phobie de nombre d’électeurs à son égard, enfin tresser des louanges à la présidence nouveau style qui ne faisait jamais pression sur la justice comme la précédente.

Petite manœuvre politicienne dont se délectait d’avance Hollande, conduite par son favori, animée par ses journalistes habitués. Mais, patatras, les exécutants n’ont pas bien fait leur boulot. Et les pieds nickelés du Monde au lieu de faire parler d’une source très proche du président, ont préféré citer des noms. Décidément on ne peut faire confiance à personne. Pour la prochaine manœuvre qui en toute logique devrait viser Juppé, il faudra l’Elysée plus de prudence et de professionnalisme.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:28

Tout le problème du FN est qu’il est un parti d’extrême gauche qui n’ose le dire pour ne pas perdre ses électeurs de la Côte d’Azur. Rage et pleurs de Mélanchon qui se voit dépossédé de ses thèmes et par ricochet de ses électeurs.

La parole tribunicienne est passée des communistes et autres trotskystes à Marine Le Pen et ses porte-paroles. Fureur de France-Inter et autre Monde, peuplés des héritiers repentis des pensées de Mao et de Trotsky, qui s’étranglent de colère et de jalousie de se voir dépossédés de la représentation de la plèbe.

Les plus faibles scores du FN se comptent dans les électeurs membres de la fonction publique. Raidissement de l’ensemble de cette caste qui a conquis une quasi-exclusivité du pouvoir politique à travers les partis qu’elle contrôle, et une influence délétère sur l’univers économique dans les mouvements associatifs qu’elle anime ; raidissement qui s’exprime en sectarisme pour mieux camoufler l’illégitimité de son pouvoir.

Des opposants de la sorte s’indignent des thèmes essentiels que le Front National leur a volés comme l’immigration symbole de la pression sur les salaires par l’arrivée des travailleurs étrangers, comme la préférence nationale dont bénéficient seulement les fonctionnaires, comme la protection des petits face aux trusts et autres organisations supranationales. Des opposants de la sorte sont démunis pour proposer des solutions moins simplistes à des problèmes qu’ils ont oubliés.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 15:08

La victoire du FN a révélé l’impuissance des Sarkozy et Copé :  le premier avec sa tribune à la veille des élections européennes n’a touché personne, le deuxième a précipité l’UMP dans le désastre avec des choix de têtes de liste ahurissants : Lavrilleux, Morano, Alliot-Marie ; ni l’un, ni l’autre ne sont aptes à gérer une opposition ou à la mobiliser. Les deux guignols, dans une connivence à peine cachée, nous préparaient leur retour aux « affaires » pour 2017 l’un dans un  costume de président qu’il avait déjà si mal porté, l’autre comme son premier ministre auto-proclamé ; avec leurs grands slogans du « parler vrai »,  de la « transparence », de l’expérience de la gestion des crises ; avec leurs copains, leurs affidés, leurs courtisans, choisis pour beaucoup parmi des héros de films de série B ; avec leur ambition candide, leur appétit de pouvoir niais, leur arrogance de nous faire croire que la France c’était eux.

Enfin est arrivé Bygmalion, l’agence qui a su recréer l’évènement : d’un désastre électoral, elle nous a fait une grande tragédie : le vieux roi est couvert de sarcasmes pour son inconduite passée, le jeune héros est démasqué pour ses faussetés ; fini les pourcentages obtenus, les petits calculs comptables par bureau de vote, les analyses pour savoir qui n’était pas venu déposer son bulletin, qui en avait déposé quand même un au mauvais nom ; on revient aux grands ressorts de toutes les tragédies : l’honneur bafoué, la honte qui s’abat sur les deux protagonistes, la lutte qui s’engage entre les deux anciens alliés, la vengeance qui fait étinceler les yeux des floués, des trahis, des laissés pour compte. Tout celà dans un tempo forcené, avec aveux larmoyants devant les caméras, perquisitions dans tous les sens, fureurs annoncées du vieux chef, visage sinistre du héros déchu dans le style Nixon mal rasé, coup de force dans le parti pour se débarrasser de celui qui sent mauvais.

Le FN plus Bygmalion, c’était peut-être la bonne recette pour enfin secouer la droite, l’amener à faire l’examen critiques des années Sarkozy et de l’interminable sommeil Chiraquien. Recette choc, qui va probablement faire beaucoup de remous pendant quelques mois ;  mal nécessaire, pour qu’enfin la droite retrouve le droit de dire ce qu’elle pense, sans s’encombrer d’héritages grevés de dettes ; sans plus se formaliser des stéréotypes radical-socialiste qui encombraient les neurones de ses chefs passés ; sans plus croire que la France est ingouvernable et que les réformes ne doivent être que des potions homéopathiques ; sans plus prôner que ce qui a été fait est acquis ; enfin en arrêtant de vouloir rebâtir à partir de ruines.

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