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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 16:12

A force de mépriser la constitution Nicolas Sarkozy se prend en pleine figure les errements de certains de ses ministres.

Le premier ministre devrait diriger l’action gouvernementale ; il est écarté, humilié, au profit du secrétaire général de l’Elysée.

Les ministres devraient inspirer, chacun dans leur domaine, sous la coordination du premier ministre, et dans le respect des stratégies du Président, les diverses actions publiques ; ils sont là pour distribuer des éléments de langage préparés au Palais ; ils sont doublés par des conseillers sans responsabilité devant le Parlement, un Levitte pour les Affaires Etrangères, un Soubie pour les Affaires sociales, un Musca pour les affaires économiques.

La constitution bafouée (trahie ?), le gouvernement ridiculisé, que reste-t-il aux ministres  sinon la gloriole des voitures de fonctions, des réceptions, des places d’honneur, des escortes ; comment ne pas imaginer que certains, au comble de l’ennui, tentent de cumuler leur poste avec d’autres fonctions, passent leur temps à cultiver leurs réseaux, et s’étranglent de colère lorsqu’ils sont traités comme des gamins qu’il faut punir.

Culture du sérail qui n’ a jamais abouti qu’à des intrigues, des complots, des trahisons ; et maintenant il ne serait plus admis que l’on régule le système en étranglant les insoumis dans un coin sombre du harem.

Culture d’offices de cour, qui n’ a jamais attiré que des courtisans, des médiocres,  des arrivistes ; et maintenant il ne serait plus admis que les disgraciés soient exilés avec une prébende (mais je me trompe peut-être).

Qu’enfin le Président applique la Constitution. C’est d’ailleurs son devoir.  Qu’il continue comme avant et le régime s’abimera dans les intrigues et les affaires.

Qu’enfin le Premier Ministre applique la Constitution. C’est d’ailleurs son pouvoir. Changer de ministres n’a pas d’importance, il faut d’abord gouverner.

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 09:59

Je ne voudrais pas apparaître comme cynique. Mais disons le tout net je préfère des corrompus aux Saint-Just.  Ne me faites pas dire que j’aime les escrocs. Mais je hais les idéologues. Rien ne me fait plus peur que ces deux expressions : il est intransigeant sur ses idées, il n’a jamais changé d’idées ; pourquoi admirer des gens qui sont sourds et rigides ?

Mais les Saint-Just ont le verbe haut. Pour eux le verbe est une arme. Ils l’utilisent, pour comme à la grande époque de la Terreur, assimiler doucement un suspect à un coupable.  Puis, toujours en référence à cette époque révérée du jacobinisme triomphant, ils assènent qu’il convient de sanctionner préalablement les suspects pour éviter qu’ils ne deviennent coupables.  Et l’on arrive à entendre des discours tout à fait surprenant du style :

-           mais pourquoi n’a-il- pas lancé des contrôles fiscaux ! (il faut des coupables réclamaient les jacobins à la tribune de leur club).

-          mais comment peut-il  (Mr Woerth) côtoyer quelqu’un  (Madame Bettencourt) à laquelle il a appliqué la loi (des rétrocessions fiscales) ! Ce ne sont plus les actes qui posent problème aux censeurs, ce sont les fréquentations, les sous-entendus de ce qu’ils ont peut-être fait , l’absence de moralité  du suspect érigée en dogme.

-          si sa femme est soupçonnée (de quoi, personne ne précise), alors par transitivité l’époux doit être soupçonné ! Toute notion d’autonomie individuelle est foulée au pied au nom de la solidarité proclamée du groupe des suspects.

Et aussitôt pour péroraison sont tenus ces éternels discours rousseauistes sur la vertu nécessaire de nos hommes politiques ; héritage de la vertu républicaine des romains. Refont surface au nom de l’exemplarité la nécessité de donner une image de transparence, d’une éthique qui transcende les banales règles de droit, une déontologie qui exige plus que ce que dit le droit et les usages.  Discours effrayants.

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 12:15

La fin tragique d’Aurélie Fouquet met en lumière l’existence des polices municipales, grave affaiblissement de l’état régalien, né tout à la fois de l'incapacité des autorités centrales et du populisme des édiles municipaux. Les états ont été créés pour faire régner un ordre ; à l’intérieur de ses possessions avec une police, à l’extérieur avec une armée.  Ce sont des conditions d’existence sine qua non. L’unité de chacun de ces deux corps est une condition non discutable : qui oserait imaginer des armées privées ou des milices privées dans un état de droit (les exemples sont légions dans des pays à la frange de l'anarchie). A l’intérieur même d’un état il s’est toujours révélé nocif de vouloir créer des polices parallèles ; c’est le privilège des états dictatoriaux de jouer des concurrence entre des corps dits d’élite et du tout venant.

Déjà, à l'occasion de ce drame,  certains plaident pour que les polices municipales soient armées. La dérive devient alarmante. Il est urgent de réintégrer toutes ces petites armées locales dans un corps national. Il serait inconcevable qu’il y ait des politiques de maintien de l’ordre différentes suivant les communes. Celà ne veut pas dire qu’il ne faut pas adapter ces politiques aux conditions locales. Mais qu’il y ait une initiative centralisée guidée par un ministre, au sein d’un gouvernement responsable devant une Assemblée nationale.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 11:04

La démocratie présente un vrai problème,  elle tend à faire émerger

-          des médiocres (les Estrosi, Balkany, Morano, Sarkozy) qui assimilent vulgarité à franchise, manque de culture à proximité des « vraies gens », impulsivité et réactivité, frénésie et activité,

-          des ratés (les Bayrou, Aubry, ) qui pensent que leurs échecs passés sont amnistiés, voire valorisables ,

-          des fausses valeurs (Kouchner qui n’en finit pas de porter son sac de riz, Delanoe qui n’arrête pas d’ensabler notre capitale, Lagarde qui parle anglais, Royal la vendeuse de chabichou )

-          des traitres  décharnés (Morin, Besson,  )

-          des défenseurs de fonds de commerce (Lepage est la plus risible, Le Pen le plus sinistre,  Besancenot le plus inquiétant)

Tous ces demi-sels encombrent la scène au détriment de personnalités qui ont du soit s’éloigner (Strauss-Kahn au FMI, Juppé à Bordeaux), soit se mettre en demi-teinte (Fillon et Mam au gouvernement, Valls et Moscovici au PS), soit encore camper ailleurs aux frontières du monde politique et leurs noms sont peu connus.

 

La valeur d’une classe politique est essentielle pour le bon fonctionnement de la démocratie . Deux exemples dans l’actualité récente sont significatifs. En Grèce, un monde politique indigne, incompétent et populiste a précipité le pays vers la ruine. En Belgique,  aux dires de la population , la médiocrité de la classe politique conduira le pays à l’éclatement .  Et ce sont pourtant deux démocraties ! Pour restaurer la valeur de la classe politique française il serait bon de mettre en place les instruments nécessaires :

-          ils doivent être bien payés, bien logés,

-          les règles de non-cumul doivent être renforcées et appliquées ,

-          des règles de non renouvellement pour un même mandat doivent être instaurées (elles n’existent, je crois, que pour le mandat de Président de la République),

-          toutes les règles de discrimination positive doivent être interdites

Ce n’est qu’à ces conditions que l’on peut espérer, enfin, un renouvellement, un appel d’air frais, la sortie des caciques.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 11:15

Il n’a toujours rien compris. Le mini-remaniement du gouvernement est à hurler de rire :

-          On garde les mauvais : Kouchner, Penchard, Létard, Besson et la liste est longue,

-          On vire Darcos, qui n’était peut-être pas le plus incompétent ; plutôt un coup bas contre Alain Juppé qui n’a pas récemment montré assez  de servilité,

-          On recrute un Daubresse un « professionnel «  de la politique depuis 36 ans, dont on ne se souvient gère ni d’une opinion,  ni d’un acte,

-          On recrute un Tron, pour faire plaisir ou ennuyer Dominique de Villepin,

-          On recrute un Baroin pour faire plaisir à des réseaux francs-maçons.

Les véritables responsables du désastre de cette première partie du quinquennat restent eux en place :

-          Dominique Levitte, l’atlantiste, qui a mis en œuvre la désastreuses politique d’intervention en Afghanistan pour la bagatelle de 300 à 400 millions d’euros par an,

-          Raymond Soubie, qui a inspiré l’incroyable réforme des retraites des régimes spéciaux qui va coûter plus cher au pays qu’une absence de réforme, et qui est présenté comme le gourou de la réforme à venir des retraites,

-          Et Claude Guéant, le préfet sécuritaire,  l’ordonnateur du débauchage de personnalité de gauche, l’inspirateur d’un débat sur l’identité nationale mal préparé, lancé quand il ne fallait pas et qui n’a abouti à rien.

Le message des électeurs est pourtant limpide. Ils n’ont pas voté pour des présidents de région qu’ils ne connaissent pas  (qui pourra me faire croire que 57% des votants en Ile de France ont exprimé leur attachement à Monsieur Huchon !). Ils n’ont pas voté pour le PS en tant que parti (le score de Georges Frêche est là pour le rappeler). Ils ont voté contre les hommes du président : tous les ministres envoyés au front ont été laminés (le plus risible étant le score fleuve de 14% de Marie Luce Penchard  à la Guadeloupe). Pour voter contre, les électeurs de droite se sont débrouillés comme ils ont pu :  certains se sont abstenus, d’autres ont voté blanc, d’autres encore ont voté Front National,  voire écologiste ou à gauche. Ce qui est moins évident est d’analyser ce rejet épidermique. Les raisons sont légions :

-          Le style du Président qui porte atteinte à la dignité de la fonction,

-          La méthode de gouvernance qui non seulement bafoue le parlement, mais surtout ignore le gouvernement et confie les manettes à une camarilla de conseillers élyséens, en piétinant allègrement la constitution,

-          Les réformes loupées (les régimes spéciaux de retraite, la taxe professionnelle),  les réformes balbutiantes à peine esquissées (les Universités, la carte judiciaire, la diminution du train de vie de l’Etat), les réformes non engagées (la simplification de la fiscalité, le code du travail, les retraites),

-          La gestion inefficace de l’intégration ou de l’assimilation des immigrants de première ou seconde génération, la gestion tapageuse de la sécurité réduite à des raids dans les quartiers sensibles, au contrôle tatillon des conducteurs et des fumeurs, la gestion racoleuse au travers du Grenelle de l’Environnement,

-          L’oubli de pans entiers de populations de travailleurs menacés, malgré des rodomontades ridicules (les ouvriers dans des usines menacées, les paysans réduits à la misère, les entrepreneurs enfoncés dans un carcan de règlements en pleine inflation)

-          L’action et la surcommunication sur des sujets absurdes comme le vaccin AH1N1, la réduction de TVA des bistrots,

Je ne sais pas ce qui a été le plus déclencheur dans toute cette litanie.  Un peu de tout peut-être.  Et par-dessus tout, je pense, l’absence de lucidité couplée au mensonge.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:57

A un mauvais président, une mauvaise  politique, une mauvaise stratégie électorale il faut une réponse gaullienne : le sursaut. Il y a toujours eu des personnalités pour tenter de le dire : Marie-France Garaud,  Jean-Pierre Chevènement, Philippe Seguin. Ils ont malheureusement tous largement échoué à s’imposer. Le pourquoi n’est pas évident. Marie-France Garaud a probablement manqué d’ appuis . Jean-Pierre Chevènement avait réussi un début de cristallisation puis s’est écroulé parce qu’il a hésité à abandonner ses habits de gauche. Quant à Philippe Seguin il s’est sans doute trop laissé embobiné par son respect viscéral du Président.

De ces leçons du passé, qu’en tirer :

-          Etre trop seul est quand même un handicap ; celà ne veut pas dire racoler des personnalités  aussi verdâtre que Corinne Lepage, ou aussi européiste que François Bayrou ; mais il faut draguer quand même chez les libéraux qui croient à l’alliance d’un minimum de régulation et d’un maximum d’initiative individuelle, chez les écologistes industrialo-compatibles, chez les frontistes non englués dans des dérives racistes, chez les socialistes non-trotskystes  et adeptes du marché.

-           Un langage vigoureux implique de ne pas hésiter à fouler au pied des privilégiés (de quelque nature qu’ils soient, et par nécessairement  ou uniquement les méchants capitalistes) et donc à se faire nécessairement des ennemis ; je crois que l’on existe aussi grâce à ses ennemis.

-          Et surtout, il faut manquer de respect ; le respect est la tare du politicien centriste ; dans le respect on trouve la solution moyenne qui ne déplait à personne et ne satisfait personne ; bien entendu, je parle d’un manque de respect pour les idées, il ne s’agit surtout pas de se départir d’une courtoisie absolue envers ses adversaires. Mais cela n’empêche pas des mots rudes.

Toute la difficulté a été résumée par Machiavel : « La tiédeur (des défenseurs d’un changement) vient en partie de la peur des adversaires qui ont les lois pour eux ». Pour entraîner ses partisans il faut foncer dans le tas.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:20

Vulgarité des propos :  promesses bidons  et déni des réalités (parmi les dernières perles citons celle d’Estrosi : « la raffinerie de Dunkerque ne fermera pas » ; elle sera fermée !)

Vulgarité des idées : ya ka et faut kon (parmi les dernières théories de gôche : « il faut recruter des professeurs »,…  sans se soucier du taux d’absentéisme de ceux déjà recrutés)

Vulgarité des sentiments : les  pleurnicheries font office de méthode de travail (parmi les dernières trouvailles du porte-parole du PS : « il faut interdire les expulsions pour non-paiement de loyers » ; pourquoi se soucier du petit revenu qu’en tire un petit propriétaire ?)

Comment imaginer inspirer le respect des électeurs avec un tel niveau de populisme. Nous attendons tous un discours à la fois lucide et aussi non englué dans les petits soucis de la vie quotidienne.  Etre proche des gens, ce n’est pas se soucier de leur pouvoir d’achat, de sa sécurité routière, s’il fume du tabac, ou du taux de je ne sais quel gaz dans l’atmosphère ; c’est se préoccuper aujourd’hui s’ils ont du travail, si leurs enfants sont correctement éduqués, si leurs maladies graves, leurs handicaps, leur vieillesse  sont pris en compte par la solidarité de toute la nation. Les sujets de fond sont à la porte et l’on continue de radoter sur des problèmes complètement passionnants et parfaitement accessoires.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 11:47

Quelle est la réalité du scrutin ? C’est un premier tour, le tour où l'on exprime ses opinions et non son souci de déléguer ses pouvoirs à un représentant. Il me paraît donc indispensable d’analyser les résultats en proportionnelle intégrale, c’est-à-dire en rapportant le nombre de votants pour une liste par rapport au nombre d’électeurs inscrits.

1° Résultats

Les socialistes font un score de 13,7% entre un minimum de 7.9% en Alsace et un maximum de 20.4% en Midi-Pyrénées. On peut remarquer l’excellent score de Royale en Poitou avec  18.8%, et le médiocre score de la liste supportée par Martine Aubry dans le Nord avec 12.5%.

L’UMP fait un score de 11.6% entre un minimum de 8.1% dans le Nord et un maximum de 15.1% en pays de Loire. On peut remarquer que le moins mauvais des scores est dans la région ou Fillon fut président de région, et le désastre des résultats dans le Nord, la Lorraine et le Languedoc-Roussillon où les listes UMP sont inférieures à 10%.

Les écologistes affichés comme tels font un score de 6% entre un minimum de 0.9% en Corse (très atypique, sinon le minimum est de 4.3% en Picardie) et un maximum de 7.7% en Ile de France. On peut remarquer que les trois grand pôles verts sont Paris, Lyon et l’Alsace.

Les partis parlementaires (qui ne refusent pas des participations dans les exécutifs) n’ont recueilli que 37.3% des votes des inscrits.

Les partis non-parlementaires (FN, NPA, LO, extrême-droite) font un score de 7.3% entre un minimum de 4.8% en Bretagne et un maximum de 11.5% en Limousin. D’autre forts pôles de ces mouvements sont les régions PACA (10.3%), Franche-Comté  (9.8%) et Nord (9.8%).

 

2° Brèves analyses

Le grand vainqueur de ces élections est l’antiparlementarisme qui s’exprime plus ou moins fort de plusieurs façons :

-          Par indifférence (c’est l’abstention pure et simple)

-          Par incompréhension de l’enjeu de ces régionales, du rôle de ces présidents de régions (c’est encore l’abstention pure et simple)

-          Par mépris de ces organismes régionaux et de leurs pouvoir très limités (c’est toujours l’abstention pure et simple)

-          Par insatisfaction devant les candidatures proposées (c’est le vote blanc)

-          Par choix de listes protestataires, qui affichent clairement leur mépris des jeux parlementaires (c’est le vote Front National et autres listes d’extrême droite, c’est le vote pour les listes d’extrême-gauche)

Ils ont représenté en France métropolitaine 62,7% des électeurs inscrits (18,9 millions d’abstentionnistes, 0,7 million de votes blancs, 3,1 millions de votes protestataires).

 

Le grand perdant est le parti du  Président qui n’a réussi à mobiliser que 11.7% des électeurs inscrits.  Bérézina !  A force de promettre des réformes que l’on ne fait pas ou à peine esquissées, de démobiliser ses militants avec un racolage de demi-sels de la gauche,  de se moquer des opinions de ses électeurs avec les simagrées du Grenelle de l’Environnement, des hausses d’impôts furtives, des propos abracadabrantesques sur l’industrie, l’agriculture, la finance … la récolte est là.

Les faux gagnants sont les socialistes, qui en affichant un degré d’attractivité de 13.7% auprès des électeurs, se font des illusions sur leur véritable force électorale. Les réussites électorales d’un Frêche, d’une Royale, d’un Le Drian, d’un Malvy, d’un Rousset, portés par leur dynamisme local ne peuvent cacher le misérabilisme des scores des candidats de la rue de Solférino.

Quant aux verts, leurs discours triomphalistes sont indécents pour des gens qui rassemblent péniblement (en additionnant les listes Europe Ecologie et Alliance Ecologie) 6% des électeurs inscrits. Au nom de quelle légitimité veulent-ils nous imposer leurs solutions ? Au nom de quel aveuglement sont-ils courtisés le soir même de ce premier tour tant par les socialistes que par l’UMP ? Une fois de plus leur succès à Paris intra-muros cache leur difficile survie en dehors de la capitale.

3° Encore plus brève conclusion 

Il faut arrêter de mentir, il faut arrêter de se voiler la face. Ce qu’ont voulu dire les électeurs est leur ras le bol des discours qui leur promettent monts et merveilles . Ils savent pertinemment que les emplois ne doivent pas être protégés mais créés. Que la Sécurité Sociale ne doit pas être préservée mais sauvée.  Que les écoles, les collèges, les lycées, les universités sont au bord de l’asphyxie non par manque de moyens mais du fait de l’effondrement des autorités des parents et l’insolence des étudiants qui croient avoir des droits alors qu’ils n’ont que des devoirs. Les autres sujets s’ils les passionnent ne leur paraît pas être primordiaux.

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:26

Scrutin sans intérêt, pour l'élection des présidents de région sans pouvoirs notables. J'ai encore constaté récemment leur inexistence politique face à un maire-patron de communauté urbaine.  N’est  pas en cause la qualité des hommes mais la confusion des pouvoirs entre régions, départements et agglomérations : méli-mélo organisé par les gouvernements successifs dans le double objectif de donner des places et de maintenir l’autorité régalienne des préfets.

Mais ce n'est pas une raison pour ne pas profiter de l'occasion et aider dans les urnes un courant de pensée iconoclaste, qui rassemble des gens aux opinions très divergentes sur pleins de sujets, mais qui sont portés par une conviction commune : en politique l'action est tout, l'intention est rien; le verbe est là pour mener des combats et non pour rassurer des veaux. La tutelle étouffante des partis en place doit être secouée comme elle l' a été par Charles Martel qui a rejeté les compromissions des Aquitains et des Berbères, Jeanne d'Arc celles des Bourguignons et des Anglais, De Gaulle celles du régime des partis et des Allemands. Ils n'ont pas refusé par nihilisme mais pour lancer chacun des actions décisives qui ont reconstruit un nouveau pays. Je trouve sympathique de puiser dans notre vieille histoire des exemples si parlants. Exemples passionnants parce qu’assimilés (pour Charles Martel et Jeanne d’Arc) dans toute une frange de nos élites à des comportements réactionnaires et ultras : oui ils étaient certainement en réaction contre un état de fait qui leur parût lamentable, mais n’était ce pas pour mieux rebondir ? Oui ils étaient certainement ultras, au sens que leur désir d’action était de roc, dans une ambiance de laxisme. Ne pourrait on dire qu'il faut un zeste d'anarchisme pour relancer la construction du pays. Et ceci passe par les urnes : non pour élire des conseillers régionaux, mais pour manifester avec un maximum de force que le personnel politique actuel n'est pas à la hauteur et que de nouvelles têtes doivent mener de nouvelles actions.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 10:30

Il est anormal de passer au crible le passé de Monsieur Soumaré. Il est normal de ressortir les petites phrases dites un jour par Monsieur Frêche.  Monsieur Soumaré,   nous dit qu’il a bien été condamné et que sa peine est prescrite ; n’aurait-elle pas été prescrite que cela ne changerait rien, comme il le dit lui-même, il a payé son dû à la société ; son seul tort est le péché par omission, et ce n’est pas rien. Monsieur Frêche n’a  pas été condamné ; il ne peut donc bénéficier d’une quelconque prescription et il semble légitime aux commentateurs de ressortir à satiété des petites phrases dites dans le passé et de tenir pour non recevables les explications du fautif.

Dans le monde politique d’aujourd’hui les mots ont plus d’importance que les actions. Je ne trouve pas très catholique de reprocher des paroles volées par des micros dans des rencontres qui n’ont rien à voir avec des réunions électorales ou des déclarations de programme et de ne pas stigmatiser  le manque de transparence.

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