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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 22:03

48% des votants viennent d'élire Hollande président; 6% des votants ont glissé dans l'urne un bulletin nul ou un bulletin blanc. 

Un résultat ras des paquerettes acquis par la conjonction d'un noyau de rentiers de la fonction publique (les joyeux lurons recrutés,  en particulier, dans les havres de la territoriale), et de la bande des profiteurs de l'assistanat (le plus grand enthousiasme de tous les départements français s'est manifesté pour Hollande en Guadeloupe et à la Réunion avec des scores de plus de 70%).

Triste message transmis par les paresseux qui espèrent encore profiter, un temps, des misérables avantages que les circonstances leur ont octroyés. Triste message reçu par la France qui travaille et espérait voir sauvés les avantages acquis et mérités, la solidarité face à l'adversité.

Pied de nez puéril au monde extèrieur qui voit notre grand pays se complaire dans la dépense proclamée, la fiscalité déjà trop lourde magnifiée comme un outil de moralité, la contradiction entre une volonté faible de réduire le déficit de l'état et la tentation forte d'endetter l'Europe après être arrivé aux limites de l'exercice pour notre pays.

Insulte à ceux qui pensent que les réformes dites de société (adoption par les couples homosexuels, droit de vote aux étrangers, égalitarisme poussé aux frontières du système des quotas) sont autant de coups de couteaux à des valeurs fondamentales, dont on ne comprendrait pas qu'elle soient imposées par une minorité des électeurs.

Atterrement de voir choisi le moins expérimenté, le moins charismatique, le plus méprisé des socialistes par ses propres troupes, arrivé où il est par un mystérieux destin qui a fait trébucher DSK dans les bras de Nafissatou Diallo, qui a empêché François FIllon de porter les couleurs de l'UMP; drôle d'itinéraire qui a fait écarter les meilleurs de la gauche au profit de ce terne successeur des Laniel et autres Chirac; incroyable victoire du flou, de l'indécision, de l'approximatif, au milieu d'une bataille mondiale qui a besoin de généraux décidés et audacieux. 

Les hommes politiques ne peuvent pas dire tout celà, même s'ils le pensent; on crierait aussitôt au déni de démocratie, à la stigmatisation, voire à l'appel à la guerre civile. Extraordinaire de constater que sur les idées ou les constatations les plus élémentaires il soit impossible de s'exprimer sauf en privé. Le déni de démocratie serait là.

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 09:59
Vous n’êtes pas français et vous voterez au prétexte que vous payez des impôts en France ; il ne faut pas en conclure que si vous payez des impôts pour deux résidences, vous aurez le droit de voter deux fois, ou que si vous payez deux fois plus d’impôts que votre voisin votre vote pèsera deux fois plus que le sien. Incohérence de cette mesure socialiste qui veut instaurer un vote censitaire (vous votez si vous payez des impôts) mais uniquement au profit des étrangers. Vous êtes homosexuel ou lesbienne, et comme dans les beaux contes de Perrault, vous vous marierez et vous aurez beaucoup d’enfants. Ne croyez pas que l’adoption par un couple hétérosexuel non fertile en soit facilitée pour autant. Les enfants abandonnés de facto resteront trimbalés. Evidence de cette mesure socialiste qui veut donner un plaisir juridique et fiscal au homosexuels et lesbiennes qui votent mais oublient les mineurs qui ne comptent guère. Vous êtes étranger et vous ne souffrirez d’aucune préférence nationale en faveur des français dans vos candidatures pour un poste dans le privé ou pour des contrats limités dans la fonction publique. Ne croyez pas pour autant que vous pourrez postuler pour devenir fonctionnaire ; là c’est chasse gardée. Les socialistes se scandalisent de la préférence nationale lorsqu’elle ne concerne pas le cœur de leur électorat : les fonctionnaires. Vous êtes régionaliste, et vous trouverez dans les écoles publiques des cours d’occitan, de breton, d’alsacien ou de basque pour vos enfants. Oui il faut être bilingue, car sauf à de rares périodes, presque tous les peuples du monde ont été bilingues : une langue de chez soi, et une langue de communication élargie. Dans le méli-mélo hollandais, il n’a pas été saisi que l’anglais était la langue de communication internationale dans un monde élargi aux dimensions de la terre entière, et le français notre outil d’échange de tous les jours. Vous êtes retraité et vous ne bénéficierez plus de l’abattement de la CSG sur les retraites. Oh, bien entendu, ce n’est pas explicitement dit dans le programme socialiste : il faut lire entre les lignes ; cela fait partie des niches fiscales qui seront supprimées. Mais dans la stratégie électorale des hollandais, il importe de ne pas faire peur à la masse considérable des plus de 65 ans ; il sera temps de leur découvrir la vérité une fois qu’ils auront voté. Comme dirait Aubry : "Quand il y a du flou, c'est qu'il y a un loup".
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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 13:08
Les veaux ont refusé de regarder la réalité. Chaque fois qu'un candidat a voulu s'en préoccuper, en évoquant les remèdes à la crise économique, sans tomber dans la démagogie, il s'est vu infliger une baisse dans les sondages : Sarkozy en début et en fin de campagne, Bayrou en permanence (sa cote n'a cessé de s'effriter, Marie Le Pen une fois (au vu de sa chute elles'est prudemment réfugiée dans ses discours sur l'immigration et la sécurité), quant à Dupont-Aignan il n'a jamais décollé. Les veaux sont pourtant des pessimistes; peut-être la nation la plus dépressive du monde. Ne tenteraient-ils pas de guérir cette insondable mélancolie en se gavant de promesses auxquelles ils ne croient pas, de lendemains qui chanteront (faux), de changements qui ne seront jamais mis en oeuvre. Les veaux sont plutôt économes. Leur propension à, épargner est une des plus forte des pays éveloppés. Et celà ne date pas d'hier. Mais ce peuple d'épiciers, de gagne-petit, d'avaricieux, qui croit à l'or, au patrimine foncier, est comme, comme tout Harpagn qui se respecte, un envieux des richesses 'autrui (qui deraient être à lui, plutôt qu'à d'autres), un pourfendeur des dépenses qu'il ne peut pas ou ne veut pas faire, un stigmatiseur des dérives financières qui pourraient écorner sn petit capital, du monde économique et de ses termes obscènes de risque, d'avnure. Les veaux on trouvé un boeuf qui prétendent-ils est fort, puissant, inébranlable. Mais le boeuf a perdu, ou n'a jamis eu de couilles, et de son pas lourd il va où lui dit d'aller sn bouvier qui l'aiguillonne, ou le chemin qui descend; le boeuf ne comprend pas ce que c'est que l'impétuosité, la hargne; tout doit se passer en douceur, sans embêter les autres animaux. Le boeuf ira vers l'abattoir si on lui dit que c'est le destin du boeuf et qu'il n'y a a pas à se rebeller contre cette motion issue du bon sens populaire. Mais dans la vraie vie, les veaux ne suivent pas le boeuf. S'ils ne le méprisent pas, ils l'ignorent. Alors revenons dans la vraie vie.
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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:00

Il faut donner un symbole, nous serinent les hiérarques socialistes (Hollande en tête) : baissons la rémunération du président et des ministres de 20%.

Le calcul montre qu'ils s'achètent un symbole pour des queues de cerise :

- le salaire actuel du président  est de 21 176 € par mois; une baisse de 20% représentera une économie de 50 000 euros ;

- le salaire d'un ministre est de 14 117 euros par mois; une baisse de 20%, si 'on suppose un gouvernement de 30 personnes, l'économie sera de 1 million d'euros.

 

Les économies sont complètement insignifiantes. S'ils voulaient lancer un signal fort, nos braves socialistes pourquoi n'ont-ils pas proposé la suppression du Conseil Economique et Social : 233 membres supposés travailler quatre après-midis par mois, pour sortir des avis et des rapports que personne ne lit, et tout ceci pour le modeste budget annuel de 37 millions d'euros.

Mais comment toucher à une institution qui, quoique elle ne serve strictement à rien, a l'avantage de pouvoir caser les copains, de fournir un petit fromage à des amis. Non ils préfèrent rogner sur les indemnités de ceux qui nous gouvernent et qui sont beaucoup trop faibles. Déjà je trouvais indigne le montant versé à nos excellences et à notre président lorsqu'on les compare aux revenus de n'importe quelle personnalité des médias, des affaires, du sport, voire même d'un quelconque cadre supérieur, ou d'un commerçant aisé. Hollande en rajoutte. A croire qu'il veut réserver ces fonctions à ceux qui ont "du bien". Ou bien se croit-il tellement indigne d'occuper cette fonction  qu'il imagine de rogner son salaire  hauteur de ses compétences ?

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 16:58

Ils sont corrompus (ou pour le moins mis en examen à des titres divers)  : Guérini , sénateur socialiste, dans les Bouches du Rhône,  Dalongeville , maire socialiste d'Hénin-Beaumont dans le Pas de Calais, Serge Andréoni , sénateur socialiste des Bouches du Rhône,  Patrick Seve député-maire socialiste d'Haÿ les Roses,  René Rouquet député-maire socialiste d'Alfortville; ils sont soupçonnés  de corruption (ou d'agissements peu clairs) : Robert Navarro, sénateur socialiste de l'Hérault (son immunité a été levée par le Sénat), Jean-Pierre Kucheida député-maire de Liévin (sa candidature aux législatives a été gelée par le PS), Philippe Kaltenbach sénateur-maire socialiste de Clamart .

Ils sont condamnés : Pascal Buchet, maire de Fontenay et  premier secrétaire de la fédération du PS des Hauts de Seine, pour harcèlement moral.

Il est mis en examen pour proxénétisme : DSK (heureusement pour lui la proposition de la pénalisation des clients des prostituées, de la députée socialiste Danielle Bousquet  n'a pas été suivie).

Il est témoin assisté dans l'enquête sur les liens entre le cercle de jeux Wagram et le grand banditisme :  Serge Pupponi, député-maire socialiste de Sarcelles.

 

Mais Philippe Kaltenbach est "consterné"  par la condamnation de Pascal Buchet, et insinue sur son blog que l'enquête du juge Courroye était menée avec partialité.

Mais Jean-Pierre Kucheida déclare " Il est donc très important de créer un code de bonne conduite des partis politiques et de leur permettre de vivre également grâce à des moyens strictement réglementés afin que les citoyens s'intéressent à nouveau à la vie politique de leur pays et reprennent confiance en la démocratie."

Mais René Bouquet nous révèle dans un "entretien intime" son  envie de s'engager contre un pouvoir totalitaire ... réactionnaire ... son aptitude à défendre des principes...

Mais Serge Puppoi éructe avec élégance :" « ça fait quinze ans que je me fais chier pour cette ville. Même plus qu’ils m’appellent ! La ville, elle peut brûler, qu’on ne vienne pas me chercher ! Terminé ! Je ne m’en occupe plus ! () Je leur ai fait savoir pendant mon audition ! »

Les socialistes donnent des leçons de morale à tour de bras, et même les moins recommandables s'abritent derrière l'éthique, la défense de leur clan; toute attaque contre eux relève du complot, toute lutte contre leurs ennemis politiques est un combat pour la transparence.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 11:40

Mais pourquoi  aucun candidat ne nous indique de solution crédible sur "le" problème français : l'absence de croissance économique suffisante, la désindustrialisation, la destruction des empois. Les uns ne jurent que par le maintien d'un libre-échangisme destructeur de notre tissu économique (Hollande, Sarkozy, Bayrou),  les autres par des solutions trop brutales et simplistes qui font fi des réalités économiques au profit d'idéologies étatistes (Le Pen, Melenchon).

 

Mais pourquoi tous les candidats ne nous proposent que des augmentations d'impôts (camouflées sous le double slogan "il faut faire payer les riches", et "il faut éliminer les niches fiscales") dont personne n'a jamais dit qu'elles conduisaient à une relance du pouvoir d'achat ou mieux à une relance de l'investissement.

 

Mais pourquoi  les candidats mentent en parlant de réduction des dépenses de l'état, alors qu'il s'agit au mieux, au vu de leurs propositions, de les stabiliser en euros courants :  qui peut croire que cet état bouffi, obèse, est un facteur d'expansion économique.

 

Mais pourquoi  cet aveuglement de ceux qui voudraient nous représenter, alors que tout le monde est inquiet pour son emploi, la survie de son entreprise, la pérennité de ses retraites et autres systèmes de solidarité sociale.  Chacun essaie de trouver désespérément  dans les programmes, discours, annonces chocs, un espoir de solution : mais rien; on lui parle de nourritures, de races, de scandales passés ou  venir, au mieux de déficit de l'état, mais motus et bouche cousue sur le dégraissage du mammouth (ça c'est tabou), la protection de nos industrie et de notre agriculture (ça c'est l'Europe), l'assainissement du fatras de nos lois qui a force de protéger les uns et les autres sont devenues un carcan (ça c'est le socle républicain).

 

Indolence étrange. Schizophrénie vis-à-vis d'électeurs, eux conscients des enjeux.

Dix candidats ont été choisis. Par qui, nul ne le sait vraiment : des militants de partis non représentatifs, des élus terrorisés par des rétorsions des autorités. Le résultat de ce non choix est que six candidats sur dix sont issus de la fonction publique :  Hollande, Cheminade,  Arthaud, Joly, Dupont-Aignan,  Bayrou; quatre sur dix sont des militants de mouvements trotskystes : Cheminade, Poutou, Arthaud, Mélenchon; trois sur dix sont des femmes pour des candidatures ou folkloriques, ou extrémistes   :  Le Pen, Joly, Arthaud. Quel menu! Quelle diversité ! Quelle recherche ! Comment s'étonner après une telle sélection, de se retrouver devant la vacuité des propositions. Changer pour quoi ? pour qui ?

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 16:34

Incontestable qu'il est vulgaire; mais pas parce qu'il utilise des mots comme couillon, casse-toi, ou d'autres, mais parce qu'il les adresse à des personnes qui ne comptent pas, qui peuvent à peine répondre. J'aurais aimé qu'il traite de "petit merdeux", ou de "caillera" ce Mouloud qui lui demande des nouvelles de sa "meuf" hier sur Canal Plus; mais Mouloud est une marque (c'est NS qui le dit), un animateur du Grand Journal, alors NS a juste souri d'un air résigné devant ces intempérances verbales.

Mais, à tout prendre, la distinction (si c'est bien le contraire de la vulgarité) ne fait pas partie des vertus cardinales (prudence, tempérance, force, justice), alors je préfère l'absence de distinction à l'absence de force d'un Hollande, au manque d'esprit de justice d'un Mélanchon, à l'oubli de la prudence et de la tempérance d'une Le Pen (j'ai oublié Bayrou dans la liste ! mais on oublie toujours la transparence).

Incontestable qu'il a un bilan désastreux; mais pas parce que le chômage a augmenté, que le montant des dettes a explosé, que le déficit commercial est devenu abyssal, mais parce qu'il n'est pas allé assez loin dans les nombreuses réformes qu'il a lancées : le non recrutement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la carte des hôpitaux, casernes,  tribunaux, la réforme des retraites (mais en oubliant celle des autres pans de la sécurité sociale), la réforme des 35 heures sans s'en prendre au sacro-saint code du travail, et j'en passe.

Mais, à tout prendre, l'inaction face aux crises qu'il a du affronter sans répit aurait-elle été une solution ? Je préfère des débuts de solutions à la sanctification de l'ordre existant du socialiste, aux délires révolutionnaires du NPA, aux analyses sans réponses raisonables du Front National (j'ai oublié le MODEM dans la liste ! mais il faut dire qu'il a perdu en cours de campagne les excellentes notes de synthèse que lui avaient préparées ses conseillers)

Et puis, dans le lot que l'on propose au vote des citoyens, où est la sincérité dans le désir de bien faire, la capacité d'entreprendre (sans nécessairement réussir) les actions promises, la force de caractère pour tenir tête aux autres Grands de ce monde ? 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:37

"Au-delà des ajustements budgétaires indispensables ... le problème de la France est essentiellement un problème de commerce extérieur"

"La vision bruxelloise reste beaucoup trop marquée par la défense du consommateur. Or, avant de consommer, il faut produire".

"Il faudrait en faire plus dans la rigueur que ce qui est prévu ... par les différents candidats à l'élection présidentielle ... dans les trois composantes de la dépense publique : l'Etat, la Sécurité sociale, les collectivités locales".

Voilà quelques phrases extraites de l'entretien accordé aux Echos par le PDG de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar. En trois phrases, il stigmatise l'insuffisance de tous les candidats qui parlent à côté de la plaque :

- impôts au lieu de réduction des dépenses,

- défense du consommateur, de son pouvoir d'achat, au lieu de défense du producteur et de son niveau de vie,

- défense d' établissements en déclin, protection des avantages acquis, au lieu de relance de l'investissement productif, de l'esprit d'entreprise.

... et quand ils abordent ces sujets, et ne nous bassinent avec la viande halal, la moralisation des hautes rémunérations, ou la notation des professeurs du secondaire.

Mais qui propose des candidats aussi indigestes à écouter, manquant complètement de courage politique,  à l'élection présidentielle ?  D'où sortent ces médiocres  qui refusent de voir la crise actuelle de l'économie française, qui ne nous parlent jamais des chômeurs et autres déclassés ?  Pourquoi des professionnels de la politique aussi insuffisants en économie (aucun n'a de formation en ce domaine), en compréhension  de l'industrie (aucun n'a été réellement employé dans une société  qui ne relève pas de la sphère publique), en relations internationales (pas un qui parle convenablement anglais, pas un qui ait séjourné, ou travaillé à l'étranger) .

Comment être aussi sourd, aveugle, impotent face à tout ce que disent des conseillers dans chacun des camps  : Attali , Peyrelevade, Bébéar et tant d'autres ?  Le divorce entre le pays et les candidats est flagrant : une Marie Le Pen qui est rejetée par les 3/4 des sondés, un Bayrou qui est pour eux l'archétype du ni-ni, un Hollande choisi par les socialistes par hasard ou par dépit et qui ne l'emporte massivement que chez les fonctionnaires, un Sarkozy qui a tant déçu ses partisans qu'il est pour l'instant incapable de les mobiliser. Ce divorce n'est pas le fait du hasard, mais bien de l'incapacité de ces postulants à se concentrer sur le seul sujet qui importe :  créer de l'activité et donc des emplois  dans le privé, tout en menant une politique de rigueur dans le public. Le seul véritable souci de millions de gens est de retrouver un emploi, ou de ne pas perdre celui qu'ils ont; c'est prioritaire parce que c'est court-terme, et qu'il ne sert à rien de raisonner sur le futur si l'on ne sait pas comment vont se passer les années qui arrivent. 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 15:46

Perplexité. Tout le monde comprend que la crise est beaucoup plus que financière. Certains croient avoir des pistes, d'autres hésitent entre plusieurs voies, et quelques uns se fient à des hommes politiques. Ces derniers sont peu nombreux, car qui n'est frappé par les hésitations, les approximations, les changements de pied de tous les candidats avoués ou implicite. Mais tout le monde enrage de devoir choisir entre de tels postulants. Les uns choisissent Untel parce qu'ils ne supportent pas Machin Chose, les autres veulent uniquement chasser l'équipe actuelle, d'autres s'en foutent pourvu que l'on entende leur protestation, et  combien hésitent entre l'abstention, le vote blanc, ou le vote nul (sans compter les nombreux qui ne sont inscrits nulle part et dont l'opinion devrait compter quand même). Tout cela pour dire que le choix qui nous est proposé ne satisfait personne pour l'instant : un sortant qui n'a pas convaincu, un Hollande qui ne peut se targuer d'une expérience (diriger un parti ne prédispose en rien à tenir les rênes d'un état et avoir été maire de Tulles est quand même un peu mince), un Bayrou qui ne nous avait pas émerveillé lors de son passage comme ministre de l'Education Nationale, et ces trois leaders qui ne veulent à aucun prix nous décrire leur programme.

Une des conditions de la démocratie et de pouvoir changer de dirigeants, ou au moins de politique : encore faut-il que l'on nous dise pourquoi changer. Mais dans une hallucinante guerre de tranchées, aucun ne veut révéler ce qu'il entend faire. Et nous sommes tous en proie à l'horrible soupçon qu'ils n'en savent strictement rien. Alors on nous assaisonne de raisonnements spécieux  :

- le sortant prétend qu'il a fait au mieux au vu des circonstances; peut-être, mais les dernières annonces (TVA sociale, Taxe Tobin, Horaires de l'Education Nationale) montrent bien qu'il sent son bilan insuffisant.

- le candidat socialiste nous assène les mots de République, Modèle Français, Jeunesse; ce n'est pas en battant le rappel d'une histoire (qui n'est d'ailleurs guère convaincante), d'un système dont tout le monde voit qu'il est  bout de souffle, d'une classe d'âge (pourquoi celle-ci et pas une autre ?) que l'on a le droit de faire l'impasse sur un plan de bataille indispensable pour qui n'a jamais dirigé.

- le challenger centriste se retrouve dans la même situation en se servant de quelques autres mots, comme produire, instruire, construire; certes oui, qui ne serait d'accord; encore faut-il expliquer comment arriver à produire en continuant de subir le carcan européen (bon challenge pour cet européen convainc), comment instruire en ayant démontré son inactivisme à l'éducation nationale, comment construire un nouveau contrat social entre les individus et l'état sans remettre en cause "l'exception française ".

Cette campagne est un déni de démocratie. Elle est la preuve de la faillite des grands partis (l'UDF, le PS, le MODEM) incapables de présenter un programme adapté aux temps actuels, inaptes à faire émerger des personnalités aptes à le mettre en oeuvre. Elle est la preuve de la faillite de ce fameux théorème qui voudrait que les candidats à l'élection présidentielle ne sont pas des représentants de partis mais des êtres charismatiques qui nouent une connivence entre eux et le peuple  : ils sont ou impopulaires (Sarkozy prétendu ami des riches), ou évanescents (Hollande, le capitaine de pédalo), ou rescapés (Bayrou qui croit que sa montée dans les sondages signifie autre chose qu'un désamour pour les deux chevaux de tête).

La guerre économique fait rage et les futurs chefs nous font des cachoteries sur ce qu'ils entendent faire, se limitent à quelques mesures catégorielles (et hop une risette pour les Arméniens, et hop une main amicale pour les étudiants, et hop que je suis pour le mariage homosexuel). Sinistre à pleurer : les usines ferment, les emplois disparaissent, et leurs propositions sont de mettre des bâtons dans les roues de la recherche pétrolière, de l'énergie nucléaire, de la recherche agronomique, de la circulation sur les routes. Les exclus envahissent nos rues, les précaires s'enterrent dans une vie aux abois, et l'on nous parle du pouvoir d'achat de ceux qui ont un salaire décent, de l'âge de la retraite de ceux qui ont cotisé toute leur vie, des conquêtes sociales de la fonction publique ou autre statut assimilable.

Perplexité : faudra-t-il en arriver à faire une grève générale des urnes, ou sauront-ils se ressaisir quand les flammes viendront lécher les tréteaux sur lesquels ils pérorent. 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 15:22

Les politiques d'aujourd'hui doivent être considérés comme des gens sans enveloppe physique (ils ne sont en particulier ni nabot, ni gros, ne louchent pas, etc...), sans désir (ils ne vont pas aux putes, ne regardent pas d'un oeil concupiscent jeunes femmes ou jeunes hommes, etc...), sans défaut d'élocution (ils ne bégaient pas, n'ont pas d'accent maghrébin ou norvégien, ne zozotent pas, etc...), dépourvus de lieu d'origine (ils ne sont pas nés en Norvège, à la Martinique, en Algérie ou dans une cité de banlieue France ), dépourvus de parents (ceux-ci ne sont  ni  auvergnats ou parisiens car cela présume d'un préjugé favorable et ni camerounais ou russes car cela présume d'un préjugé défavorable); il vaut mieux qu'il ne soit pas fait mention de leur religion car dire de quelqu'un qu'il est juif est une façon d'exprimer son antisémitisme, qu'il est musulman de dire son islamophobie, qu'il est catholique de supposer son absence d'esprit laïque.

Nos hommes politiques sont dans l'idéal des ectoplasmes qui sont nés hors-sol, n'ont pas reçu de leurs parents une quelconque éducation qui ait pu les marquer, ne sont structurés par aucune pensée métaphysique, dont les orientations sexuelles relèvent du secret d'état. Ils sont des esprits purs, imprégnés par des idéaux dont ils ne changent jamais (variante un : ils ont des convictions inébranlables, variante deux : il n' a jamais changé d'idées), et préoccupés uniquement du bien-être de leurs concitoyens (variante  un : ils sont au service de l'état, variante deux : ils sont au service du public).

Il n'est pas admis de faire allusion à leur sexe, à leur culture, à leur environnement, à leurs croyances religieuses sans immédiatement se faire taxer de racisme, de sexisme, ou autre horreur en isme, et être immédiatement menacé d'un procès. Il n'est as admis de se moquer de leurs tares physiques, intellectuelles, caractérielles si vous n'avez pas votre certificat d'aptitude au métier d'humoriste; sinon vous êtes censé attaquer en-dessous de la ceinture, vous livrer à des manoeuvres nausébondes,  vous complaire à des insinuations de bas étage.  A force de répudier toute critique,  il ne reste plus de viande sur l'os.

Il faut admirer le sectarisme, la sclérose dans les idées, car chez les purs esprits qui nous surveillent ces comportements sont synonymes d'honnêteté intellectuelle, de force de caractère, de mépris des contingences. Il faut haïr l'esprit souple qui est accessible au raisonnements, qui accepte la remise en cause de postulats, qui croit que la maïeutique  ne se limite pas aux salles d'accouchement.

En bref il est interdit de s'intéresser à l'enveloppe charnelle de nos élus, de la façon dont sont arrivées à maturité ses convictions, et il est malséant de mettre en doute la solidité des doctrines qui les habitent. A y réfléchir quelle différence avec des Dieux ?

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