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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 14:54

Le financement de la vie politique (partis, élections)est interdit aux personnes morales.  Le financement de la vie politique est limité pour les personnes physiques à 4600€.  Le financement de la vie politique, hormis les adhérents à des partis politiques, est donc assuré par l'état. C'est certainement la loi, mais c'est absurde et amoral.

Amoral car le citoyen lambda est appelé à financer de partis qu'il exècre, ou de candidats qu'il abomine.  Son souhait est de promouvoir ses idées, et il est obligé par une loi inique à aider ceux dont il désapprouve les principes, les intentions.

Absurde puisque les ressources nécessaires à l'expression de la vie politique sont disponibles soit auprès de particuliers aisés, soit auprès de personnes morales qui voudraient favoriser certaines candidatures : syndicats, associations, entreprises. Les précautions nécessaires pour qu'on ne sombre pas dans la désignation de candidats inféodés à un seul lobby sont parfaitement possibles : limites de montant unitaire, pluralité des donateurs.

Pourquoi est-on arrivé à un système aussi abracadabrantesque. En bafouant  l'article 4 de la constitution. Il stipule dans son écriture initiale (avant d'être travesti, sans recours au suffrage universel) :  "les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie."

Pour les lecteurs lambada de la constitution, c'est très clair : les partis ne sont pas un rouage de l'état, ils peuvent exister ou non; ils ne doivent aucun respect particulier à l'état,  ses représentants, au régime, sous réserve qu'ils ne préconisent pas une amputation de la Nation (territoriale ou autre), ou un mode de gouvernement non démocratique. La lecture de l'article implique donc que le financement de la vie politique ne peut être soumis à des lois (des assemblées) ou des règlements (du pouvoir exécutif); ils doivent être parfaitement indépendants des pouvoirs exécutifs et législatifs, sous réserve uniquement des contrôles nécessaires pour qu'ils ne portent pas atteinte à la nation, et ne préconisent pas ou ne portent pas à des comportement anti-démocratiques.

Cette dérive est  l'enfant de la connivence entre la mafia des politiques et la fonction publique. Les uns veulent faire vivre leur parti et financer leurs élections dans l'opulence. Les autres contrôlent les cordons de la bourse. Comme les uns et les autres sont souvent les mêmes (du fait de la mainmise  des fonctionnaires et assimilés sur les partis, les assemblée, l'exécutif) la tentation a été trop forte et ils ont interdit le financement de la vie politique à des entités incontrôlables.

Le financement de la vie politique par l'état est une forfaiture et l'aveu du cynisme de ceux qui nous gouvernent.

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 17:02

 " Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée."

Lui président de la République n'a pas reçu Mr Mariton qui voulait lui parler au nom de plus d'un million de manifestants et comme porte parole de son groupe politique dans les discussions sur le mariage pour tous.


"Moi président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur."

Lui président de la République a oublié dans ses discours et interventions qu'il avait un premier ministre.


"Moi président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti, dans un hôtel parisien."

Lui président de la République a utilisé un aventurier qui domicile ses sociétés aux Iles Caïmans pour collecter les fonds de sa campagne.


"Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l'avis du Conseil supérieur de la magistrature n'a pas été dans ce sens."

Lui président de la République n'a pas compris que la justice n'est pas rendue par le parquet.


"Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes."

Lui président de la République n'a pas besoin de nommer des présidents de chaîne publique puisque les jour"nalistes de ces chaines se targuent d'être de gôche.


"Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.

Lui président de la République demande à ses ministres des déclarations de patrimoine exhaustives et  vérifiables, sans s'appliquer cette règle à lui-même qui a fourni une déclaration de patrimoine non exhaustive et non vérifiable.


"Moi président de la République, j'aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’État ; je le ferai réformer, de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances."

Lui président de la République sera au pied du mur lorsque sa maîtresse passera devant les tribunaux pour justifier du non remboursement de tous les frais engagés par la présidence à son profit.


"Moi président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes."

Lui président de la République enfreint deux fois la loi :

1° il n'a pas à constituer de gouvernement, c'est au premier ministre désigné de le faire,

2° il n'a pas à imposer à son premier ministre de discrimination entre hommes et femmes dans le choix de chaque ministre, c'est illégal.


"Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts."

Lui président de la République prend comme ministre du budget un médecin connu pour ses activités au noir.


"Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche."

Lui président de la République considère que conseiller municipal, conseiller régional, conseiller régional etc... ne sont pas des mandats locaux.


"Moi président de la République, je ferai un acte de décentralisation, parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés."

Lui président de la République n'a toujours pas fait cet acte de décentralisation. Et lorsqu'il crée une banque d'investissement d'état, elle est nationale et non régionale.


"Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation."

Lui président considère que certains acteurs ne sont pas "sociaux" et donc n'ont pas à être considérés : les entrepreneurs, la finance, les riches, les familles, les ouvriers qui font des heures supplémentaires, les propriétaires de biens locatifs, les enfants à adopter, les petits délinquants de la route, les pêcheurs, les paysans, les petits commerçants,


"Moi président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie, et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats citoyens."

Lui président de la République refuse un grand débat sur la famille.


"Moi président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections non pas de 2012, mais celles de 2017, car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées."

Lui président de la République considère qu'il ne faut pas faire appel au peuple par voie de référendum ou de dissolution de l'Assemblée lorsque la défiance envers son action s'est installée.


"Moi président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout, et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français. "

Lui président de la République ne nous dit rien sur sa vision de l'Europe, sur sa vision de la France de demain, il nous assomme de ses discours sur la transparence des patrimoines des ministres et députés; il n'a pas le temps d'aller à la rencontre de gens qui manifestent quotidiennement, il a  le temps de rencontrer la France à la préfecture ou dans un coin protégé de l'aéroport de Roissy.

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 20:40

Devant le déballage des misérables avoirs de la plupart des ministres, la première réaction est d'être perplexe. Puis vient rapidement la sensation que l'on se trouve devant une bande de minables. Depuis presqu'un an ils étalent leur insuffisance publique, mais on voit qu'avec horreur ils sont pour la plupart incapables de gérer leur patrimoine privé, ils sont  pour beaucoup d'entre eux inaptes  la vie de famille.

La confirmation arrive brutale de ce que l'on soupçonnait : des médiocres, des ratés de la fonction publique (26 sur 37 vivent sur des deniers en disposant de sinécures), des vieux crocodiles de la politique (7 sont entrés en politique active depuis plus de 30 ans , 10 depuis plus de 20 ans , 6 depuis plus de 15 ans, ceux qui n'ont pas cette longévité sont uniquement sous-ministres); non pas une élite, mais une caste de gens qui ne sont ni entrepreneurs (si, une, mais elle est sous-ministre), ni ingénieurs, ni industriels, ni commerçants, ni artisans, ni ouvriers, ni paysans.

L'information n'étonne pas : à part deux, aucun n'investit dans une activité économique quelconque. Ils sont hors de la vie économique, ils ne s'y intéressent, ils ont peur d'elle. Et ils veulent nous donner des leçons, nous parler de leur culture de terrain, nous dire leur vécu. Ils veulent nous parler de long terme, de futur, et pour certains on se pose légitimement la question de savoir comment ils vont boucler leur fin de mois.

Le problème n'est pas qu'il y ait trois ou quatre riches dans ce gouvernement, c'est qu'il y ait autant de pauvres, et qu'ils comptent sur les logements de fonction, les voitures de fonction, les employés de fonction, les voyages gratuits. A eux qui n'ont guère réussi, les ors de la République. Triste image qui heureusement ne va pas redorer leur blason mais indiquer leur véritable stature, celle de d'une vermine qui vit misérablement des impôts des autres.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 11:00

L'obsession de la vertu telle qu'elle est enseignée par Edwy Plenel fait horreur : impunité des délateurs (la monstrueuse protection de sources), supplice du carcan en place publique pour des gens hâtivement jugés par les journalistes (inefficacité du droit de réponse).

La vénération de l'enfer fiscal dont les profiteurs du système se font les propagandistes est totalitaire  : une horde de fonctionnaires qui vit sur la bête a érigé  en péché contre le peuple entier toute velléité de ne pas contribuer à leur bonheur de rond de cuir.  La territorialité de l'impôt a été oubliée au profit de l'attachement du contribuable à la glèbe.

Le culte de la transparence est la soumission au voyeurisme :  fouille des vies privées, extorsion de photos, enregistrements,  mille petits secrets misérables qui sont notre lot commun sont étalés à la grande satisfaction des envieux, des manipulateurs, des impuissants. Que Gilles Bernheim ait ou non une peau d'âne, qu'importe si ce qu'il a écrit ou réécrit est intéressant ?

Les codes d'éthique ne sont que les béquilles d'organisations qui ont abandonné la morale individuelle, le respect de soi et d'autrui au profit de notions vasouillardes de morale d'entreprise, de morale républicaine : valeurs bâties sur le sable d'histoires peu édifiantes. L'éthique d'Exxon fait rire lorsque l'on revisite les conditions crapuleuses de sa naissance. Les valeurs républicaines ne sont que le patient camouflage de deux siècles d'errements, de renoncements, de lâchetés.

Les conflits d'intérêts sont l'âme de la vie. A tout instant chacun doit décider entre son intérêt égoïste et ce qui serait bénéfique pour l'autre. Il faut sanctionner lorsque des malandrins vendent leur âme, il ne faut surtout pas prévenir. La manoeuvre claire de l'oligarchie fonctionnaire qui nous gouverne est de fortifier encore leur pouvoir en éliminant de toute fonction élective ceux qui ne sont pas de leur corps : tout entrepreneur, tout avocat, tout banquier, devrait être frappé d'inéligibilité ? de par leur profession ils seraient incapables de discernement entre intérêt privé et public ?

Oui, un coup de balai est nécessaire, non pas en alourdissant encore le poids de lois déjà trop lourdes, non pas en ajoutant des règlements pour prévenir tous les actes délictueux,  mais en nous libérant de la dictature des opinions, en donnant des moyens à une justice qu'elle accélère son cours. La prévention est l'âme de la dictature, la négation du libre arbitre. La sanction sur preuves, laissée à la seule justice est la reconnaissance d'une éthique de responsabilité.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:44

Ce garçon est incompétent : dans une émission devant 8 millions de français, sur le sujet central de la maîtrise des dépenses et des déficits, il pourrait quand même ne pas se tromper à quelque dizaines de milliards d'euros près sur le budget de l'état  (seul Borloo a relevé l'erreur, aucun média !).

Il a montré les limites de ses capacités d'empathie en oubliant de dire qu'il avait un premier ministre et en omettant de dire un mot de sympathie sur Cahuzac qui a été viré, non pour faute professionnelle, non pour avoir été mis en examen, mais sur la base d'une enquête préliminaire lancée par un procureur.

Son absence de cohérence a confondu ses auditeurs : un coup je tape sur les dirigeants des grandes entreprises (avec son inoubliable taxe à 75%), un coup j'encense les entrepreneurs pour la qualité du dialogue avec les syndicats grâce à l'accord "historique" sur les conditions de travail; un coup je mets en place un schéma d'abaissement des charges par un mécanisme usine à gaz qui va profiter surtout au secteur des services (et guère au secteur de l'industrie), un coup je prétends lancer une grande opération de simplification des normes.

Il est velléitaire : de grandes exclamations pour dire qu'il va baisser les dépenses de l'état, pour aboutir au triste résultat qu'il va créer un niveau d'administration supplémentaire avec les métropoles, et qu'il va faire des économies de bout de chandelle sur les politiques d'achat.

Un froussard de première qui n'ose pas aborder le fond de l'affaire : pourquoi tant de fonctionnaires (plus qu'en aucun pays européen), pourquoi tant d'absentéisme chez les serviteurs de l'état (à croire que ces gens s'ennuient ou abusent), pourquoi sur une population de 2.2 millions de fonctionnaires de l'état moins de 300 par an sont licenciés ou révoqués (environ 1 sur 10 000 : chiffre qui montre bien que le système protège les paresseux, les nuls, les nuisibles).

Il se place dans la lignée des Mitterand et des Chirac : l'un croyait qu'il fallait du temps au temps (un rêve d'inaction),  l'autre pensait qu'il fallait toujours remettre au lendemain ce qu'on pouvait ne pas faire aujourd'hui (le nirvana de l'aboulique); lui nous déclare doctement qu'il a mis en place des outils, qu'ils sont dans sa boite, et que le monde peut changer, il n'en a cure.

 

Pépère a bénéficié de sa période d'essai (voire un peu trop longue). Son interrogatoire par les français est tout sauf probant. Avoir les capacités de bricoler un pédalo ne sont pas à la hauteur des enjeux. Sa personnalité n'a ni le charisme indispensable en période de cris, ni la nécessaire volonté d'action   qui devrait caractériser le meneur de la troupe. Le verdict ne mérite pas d'appel, il lui faut partir. Le mieux serait de le faire dignement (qu'il réfléchisse à un statut de président émérite ?). S'il veut continuer de végéter dans les ors de l'Elysée, au moins qu'il dissolve l'Assemblée afin de redonner une chance à un premier ministre compétent de diriger les affaires sans s'embarrasser des hésitations du chef de rayon de chez Bricorama. S'il ne se décide ni à l'une ni à l'autre des solutions, qu'il ne s'étonne pas que des Pépé Grillo , ou des succédanés, ne se faufilent sur la scène politique.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 10:21

Bernard Boucault, aboyeur de Pépère, (le préfet de police de Paris, et son patron Hollande) a proclamé que la manifestation d'hier avait réuni 300 000 personnes contre 1 400 000 annoncées par les organisateurs, faisant disparaître ainsi plus d'un million de personnes. Ce garçon est en net progrès par rapport à la précédente où il n'avait anéanti qu'environ 700 000 personnes.

Avant d'éliminer par voie de communiqué, il avait avec une conscience inlassable tenté de saboter : itinéraire inconnu jusqu'au dernier moment pour désorganiser, lieu de rassemblement placé entre Neuilly et le 16ème arrondissement pour bien connoter, limites de défilé trop étroites pour tenter de minimiser l'affluence.

Pour se faire bien voir de Pépère claquemuré dans son palais de l'Elysée, le Boucault a de plus martialement donné ordre à ses troupes de repousser à coup de gaz lacrymogène les femmes et les enfants qui ont tenté de menacer le coeur de l'état en s'infiltrant sur les Champs Elysées.

Ce Boucault est ridicule et sectaire de sa propre initiative, sous les ordres de Manuel Valls, ou bien à l'instigation de Pépère Hollande ?  Ce déni de démocratie dans l'expression libre de ses opinions, s'accompagne d'une surdité totale des autorités face à des demandes de référendum qui n'ont rien de bouleversant pour l'état de droit. Si l'Elysée devient un Versailles ou un Tsarkoïe-Selo, il va falloir songer à passer au stade suivant de la démocratie : le crétinicide.

N.B. 1 : En quittant la manifestation j'ai été prié avec deux amis, par des policiers un peu conscient du ridicule de leurs demandes, de camoufler les petits drapeaux qui nous avaient été distribués. Que je sache ces fanions ne portaient aucune inscrition attentatoire à la dignité d'êtres humains, ou au respect de l'état; illégalité pure d'interdire ce qui ne pouvait constituer une atteinte à l'ordre public. Mais on s'approchait trop (peut-être ?) du saint des saint et il ne fallait pas que d'augustes yeux présidentiels puissent être incommodés par des revendications inopportunes.

N.B. 2 : Rentré chez moi, j'ai entendu Montebourg déclarer que le projet de mariage pour tous ne pouvait être remis en cause par "une poignée d'individus"; commentaire insensé qui met en évidence la volonté de déni de ce pouvoir; que déclarera-t-il lorsque la poignée d'individus se décidera à lui donner un coup de pied au cul ?

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:22

Gouverner c'est voler disait Caligula. Pas de problème pour les éminences socialistes qui ont fait les poches des citoyens avec zèle au prétexte qu'il faut rembourser les dettes accumulées par des prédécesseurs incontinents. Pas de justification donnée à l'oubli de la réduction des dépenses; il faut dire que dans le discours des sommités socialistes elles sont réduites les dépenses : dès le budget 2013 avec la notion que l'on considère comme diminution des dépenses la différence entre une augmentation imaginée et une augmentation budgétée; pour les années qui suivent avec des promesses de réduction de dépenses ambitieuses  mais dont personne ne sait encore d'où elles vont provenir et que des comités Théodule sont chargés de trouver. Et s'ils ne trouvent pas, et bien on fera payer un peu plus ceux qui n'en peuvent mais.

Touchez pas au grisbi écrivait Albert Simonin. Phrase célèbre qui traduit bien le sentiment de nos gouvernants d'aujourd'hui : il faut protéger à tout prix la fonction publique, ses salaires viagers, les augmentations déconnectées du mérite, le service public qui camoufle arrogance et paresse des ronds de cuir, la dévotion à l'état qui enrobe l'oppression au quotidien de ceux qui n'en sont pas. Une caste a fait main basse sur le pouvoir : elle sait organiser et mobiliser ses troupes en particulier à l'Education Nationale ou à l'hôpital, elle réserve en pratique l'éligibilité à ces gens de la fonction publique,  elle monopolise pour ses troupes les postes de l'exécutif.  Il faut protéger le grisbi : les dépenses du char de l'Etat.

Mane, Thecel, Phares prophétisait Daniel. Mane : les jours de la présidence socialiste sont comptés, car on n'a jamais vu que des profiteurs n'aient pas à rendre compte, et gorge, tôt ou tard. Thecel : la légèreté des éminences qui nous gouvernent s'inscrit tous les jours dans l'absurdité des décisions, leur incohérence, l'absence de vues à long-terme, et cette légèreté abrégera d'autant plus vite la durée de ce régime. Phares : cet état obèse, accapareur, boursouflé, oppressant, sera réduit, ces politiques jouisseurs de leurs privilèges, surs de leur théories, haineux de tous ceux qui ne leur ressemblent pas, envieux de ceux qui réussissent malgré eux, oublieux des délaissés de la société, des anonymes non syndiqués, des indifférents non encartés, disparaîtront.  Que ceci soit le meilleur voeu pour 2013.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 19:33

Sous son aspect  bonasse, sans être persuadé que celà apporte un bien quelconque à la nation, Hollande nous envoie gentiment dans le mur.  Faute  de politique il nous la joue symboles :

- abolition de l'idée de famille en ridiculisant la notion du mariage, en anéantissant la notion de filiation en d'ébaubissant devant les familles recomposées;

- abolition de la liberté de circuler  : l'exil fiscal (quand est-il fiscal d'ailleurs ?) devient contraire à l'éthique, jusqu'au moment où il deviendra carrément répréhensible et sanctionné;

- abolition de la propriété, largement entamée par ses prédécesseurs,  et continuée dans l'enthousiasme avec   les idées de nationalisation temporaires (pourquoi pas éternelles) de morceaux qui conviennent à l'état, de réquisition des logements, de sanctuarisation des locataires au détriment des propriétaires;

- abolition de la liberté d'expression, elle aussi largement diminuée par ses prédécesseurs,  au nom de la non-stigmatisation de n'importe quelle communauté; il ne s'agit plus maintenant de protéger un quelconque ordre public en interdisant des propos séditieux ou insultants, il s'agit de brider la liberté de parler en considérant que certains mots ne doivent plus être prononcés;

- abolition de la liberté d'entreprendre; elle était déjà compromise, il la torture un peu plus en stigmatisant ceux qui gagnent, en écrasant fiscalement ceux qui réussissent.

- abolition de l'idée de nation en restaurant l'idée d'un suffrage censitaire : quelqu'un qui paie des impôts en France doit pouvoir voter même s'il est d'une autre nationalité. En poursuivant ce raisonnement il faudra rapidement imaginer de supprimer le droit de vote à ceux qui paient des impôts à l'étranger ou à ceux qui ont des difficultés à acquitter leur impôt en France.

- abolition de la démocratie réelle; les statuts (la Constitution) prévoyant un quinquennat, il n'est pas question que l'on revienne poser une question de confiance aux français entretemps : pas d'élections anticipée, et surtout pas de référendum; ils ont voté, et bien maintenant ils faut qu'ils avalent toutes les couleuvres du programme élaboré par des groupuscules.

Ah s'il pouvait, dans un éclair de lucidité, s'abolir lui-même.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 09:37

Il était content. La suffisance s'étalait sur sa bonne bouille : tout ce qu'il avait fait en six mois était bien fait, prémédité, et entrepris avec une vue claire de l'avenir; tout ce qu'avait fait son prédecesseur avait été marqué du sceau de l'impréparation, de l'erreur et de l'injustice. Lou ravi nous aasénait sa bonne humeur de célébrer le sixième mois de son joyeux avènement au milieu des dorures et des pourpres style second empire, des mines ébaubies de ses fidèles ministres, et des journalistes empêtrés dans ce rituel suranné.

 

Qu'on l'expédie ad Patras. Qu'il comprenne ce que c'est la crise et le malheur.

 

Il a menti avec son application coutumière : 10 milliards d'économies sur les dépenses de l'état en 2013 (faux, il suffit de consulter le site du minestère du budget), renégociation du pacte de stabilité  et de croissance entre partenaires européens (faux, il n'a pas été modifié d'une virgule), application du rapport Gallois (faux, pas de choc industriel avec la mesure symbolique d'autoriser l'exploitation du gas de schiste, pas de choc compétitif en omettant d'augmenter la TVA qui renchérirait les produits importés tandis que les entrepriss françaises pourraient baisser leurs prix grâce aux allégements de charges). Pourquoi tant de respect de l'auditoire face à ces certitudes prudhommesques ?

 

Qu'on l'expédie chez les Grecs, ad Patras. Qu'il sache qu'on ne se laissera pas abuser par les mensonges des Achéens.

 

Il a promis monts et merveilles à venir de son action à venir, comme s'il avait à enthousiasmer un parterre de militants socialistes dans un meeting corrézien  : la courbe du chômage qui va s'inverser (sans dire quel secteur va se décider à embaucher, et pourquoi il se déciderait), 50 milliards de réductions de dépenses de l'état (sans toucher au nombre ou au salaire des fonctionnaires), le taux des prélèvements obligatoires ne va plus augmenter (sans annoncer une quelconque réforme sructurelle de l'Etat, des collectiviés territoriales ou de la protection sociale).

 

Qu'on l'expédie ad Patras. Comme le disait un naufragé dans un album d'Astérix : "timeo Danaos et dona ferentes".

 

Il a esquivé l'essentiel. Pourquoi demander un effort à 20% de la population lorsque l'on veut prôner un effort national : idée bizarre de mener une guerre en décourageant les régiments d'élite. Pourquoi attiser des querelles intestines à notre pays (mariage pour tous imposé, vote des étrangers à peine repoussé) alors qu'il serait de mobiliser tout le monde derrière le gouvernement. Comment ne pas mettre sur la table le décalage entre notre économie (marquée par la crise de notre balance commerciale) et notre surprotetion sociale (qui arrive en plus à laisser quand même des gens au bord de la route). Calculs politiciens d'un jésuite provincial, manoeuvres subtiles d'un apparatchik de parti.

 

Qu'on l'expédie ad Patras. Qu'il aille se faire voir chez les Grecs.

 

Le cabot nous a joué le rôle du chef qui détient tous les pouvoirs pendant cinq ans. Que l'on est loin de la conception gaullienne de la cinquième république, où le pouvoir fort du président était tempéré par des consultations référendaires régulières pour s'assurer que le peuple était bien en ligne avec les décisions du président. Il se coule voluptueusement dans le régime batard que lui ont légué des prédecesseurs inconséquents où les pouvoirs renforcés du chef ne  sont plus tempérés par rien pendant cinq interminables années. On me jugera aux résultats fanfaronne-t-il. Mais qui va vouloir attendre une éternité (cinq ans est une éternité dans un monde aussi bouleversant que le nôtre), après des débuts aussi calamiteux

.

Qu'on l'expédie ad Patras. Qu'il aille méditer sur le concept de démocratie

 

 

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 15:35

Le déni, comme nous le rappelle Nicolas Baverez dans son dernier livre est toujours à l'origine d'analyses fautives et donc de solutions inadaptées. La France actuelle se berce de litanies sur le modèle républicain, l'exception française, la patrie des droits de l'homme, l'héritière des Lumières, le pacte social issu de la Résistance, toutes rengaines qui ont plus d'un demi-siècle, qui ont pu avoir leur vérité un temps, qui ne sont maintenant que le cache-misère d'une absence de réflexion sur la situation d'aujourd'hui. Les médias, les politiques nous gorgent d'expressions qui servent d'alibi à la paresse intellectuelle et ne proposent rien d'autre qu'un conservatisme de la pensée : le principe de précaution (la précaution est sagesse, elle ne peut être préjugé), le refus de stigmatiser (le principe de récuser la haine se transforme en refus d'analyse de comportements collectifs),  l'égalité des droits réels (l'égalité des droits politiques transformée en une tentative tyrannisante d'égalité des modes de vie), le métissage culturel  (qui d'enrichissements d'apports extérieurs s'est abâtardi en relativisme mondialisant). Tout ce méli-mélo s'incarne dans un seul mode d'expression : la compassion. La compassion pour les communautés, les minorités, les exclus, les pauvres, les vieux, les jeunes, les grabataires, les gros, avec en contrepoint une haine mal dissimulée pour tous ceux qui d'une manière ou d'une autre ne correspondent pas à ces critères. La compassion est doublement utile pour celui qui la manifeste, en lui apportant une satisfaction personnelle (voyez comme je suis bon, attentif aux autres) et en lui fournissant le prétexte de déverser sa bile sur ceux qu'il juge responsable de l'exclusion, la pauvreté, les mauvais traitements (c'est le défilé des patrons voyous,  de la finance folle, des populistes racistes, des petits blancs, des conservateurs et intégristes de tous poils). La compassion est à la fois le miroir dans lequel se regarde complaisamment  notre élite gouvernante, et la justification des châtiments (ou au moins du mépris)  qu'il faut imposer à certaines catégories de la population. Elle est surtout synonyme d'un déni de la réalité, permettant de faire l'économie d'actions difficiles en flattant la plèbe.

A force de nier la réalité du monde existant , nos gouvernants refusent d'articuler des évidences : les français ne produisent pas assez et consomment à crédit (c'est la vérité exprimée par notre déficit commercial abyssal), les transferts sociaux sont excessifs (c'est dit dans le montant record de la part du PIB  prélevée par  le secteur public), le communautarisme galope (zones de non-droit dans des cités, règles de quotas, effondrement de la transmission de la culture française). A ces trois évidences (celles que j'ai trouvées, mais il y  en a certainement d'autres) ne sont proposées que des réponses  de circonstance, comme s'il suffisait de donner un cachet d'aspirine à un malade que l'on a pas ausculté. Vous ne produisez pas assez ? Empêchons les licenciements dans des industries malades, sans se préoccuper d'en développer de nouvelles. Vous consommez trop de produits importés ? Surtout pas de réponses qui pourraient conduire à développer l'exploitation de gaz de schistes, ou la construction de nouvelles centrales nucléaires. Vous vivez du travail des autres (retraite, chômage, couverture médicale, etc...)  ? On va créer des commissions pour corriger à la marge certaines prestations sans se donner l'audace de tailler dans les abus. Vous profitez de prestations gratuites du service public ? Concert de hurlements pour préserver ce sanctuaire, voire l'étendre encore, au lieu de se poser la question de la disproportion de certains efforts par rapport au résultat constaté.  Vous vous repliez sur votre communauté ? Là c'est le grand écart entre le respect de n'importe quelle culture et la nécessité prosaïque de quand même vivre ensemble.

Et le peuple conscient de ces problèmes, incline quand même à donner sa confiance à quelques zozos en se disant qu'ils ont peut-être, caché dans leurs manches, une martingale qu'ils n'ont pas vue. Mais comme il ne croit quand même pas vraiment à l'existence de cette solution miracle, il se dit qu'il vaut mieux réclamer encore plus, sur tous les tons, tant qu'il est encore temps. Et naît la rumeur de l'insuffisance de moyens : il n'y a pas assez de policiers, de greffiers, d'infirmières, de professeurs, de gardiens de prison,  de médiateurs, d'aides à la personne. Et prospère le bruit que l'argent existe, et qu'il suffit d'aller le chercher dans les poches idoines : les patrons, les riches, les sociétés du CAC 40, les exilés fiscaux, les hedge funds, les banques, les pétroliers, les agriculteurs productivistes, l'industrie pharmaceutique. Mais la véritable martingale des zozos qui ont été élus depuis des décennies est de hurler avec les loups, prendre quelques boucs émissaires, et espérer que quelque part dans le monde quelqu'un viendra nous sauver : ils appellent celà la croissance économique mondiale ( en espérant que Chinois ou Américains veuillent bien à l'occasion nous laisser quelques miettes d'un festin à venir !), ou bien les eurobonds (pourquoi les allemands ne viendraient-ils pas nous sauver sans que nous ne fassions d'efforts ?), ou encore l'avènement du village mondial qui réduira à peu de choses les différences constatées chez nous (le petit problème est que l'attrait de notre petit village à l'occidentale n'est absolument pas évident dans d'autres mondes comme l'Islam, l'Inde, voire la Chine) . 

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