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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 11:03

Les vieillards qui veulent nous gouverner ont repoussé avec indignation l’idée de Montebourg d’instaurer un âge limite pour devenir député. Etonnant de ne pas vouloir regarder la réalité en face : ce parlement qui vote nos lois est bien celui qui a une moyenne d’âge la plus élevée dans notre histoire et parmi les démocraties occidentales. Les socialistes nous serinent des leçons sur la nécessité de la diversité, mais il ne semble qu’elle se décline que sur les plans de la couleur de la peau ou du sexe. L’âge ne fait pas partie de la diversité ?  Ils ont peur du racisme anti vieux ?  L’indignation des jeunes ne vient-elle pas en partie de cet accaparement du pouvoir par les classes les plus vieilles ?

D’ailleurs cet excellent Montebourg aurait pu élargir son registre dans son désir louable de renouveler nos élites parlementaires : combien de fonctionnaires parmi nos élus ? Est-il normal qu’une catégorie de salariés se retrouve grotesquement surreprésentée ? Qui imagine que la fonction publique est la seule apte à proposer des hommes de valeurs pour nous gouverner ? Ne faudrait-il pas obliger tout élu, et tout membre du gouvernement à démissionner de la fonction publique ?

Il aurait pu aussi se pencher sur les origines sociales de nos représentants : combien de fils de professeurs parmi nos élites parlementaires ? Ou encore sur leur cursus universitaire : où sont les ingénieurs ? Et pourquoi pas sur leurs opinions philosophiques : combien de francs-maçons ?

Un grand vent de diversité est souhaitable, indispensable pour renouveler nos élites, mais il ne passe pas nécessairement par la perpétuation de gadgets comme la parité homme/femme, ou l’instauration de critères à relents racistes.

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:03

La pantalonnade des primaires du peuple de gauche s’est enfin achevée.

C’est une offense à l’esprit de la constitution que de convoquer une partie du peuple, en utilisant les listes électorales du pays, pour lui faire choisir quelqu’un qui n’a aucune fonction à remplir :

-          Pourquoi certains prennent-ils le droit de voter sous prétexte qu’ils adhèrent à certaines valeurs ; en contrepoint cela signifie que ceux qui n’y adhèrent pas, ou les trouvent incomplètes, ou les jugent dérisoires ne peuvent s’exprimer ; la procédure n’est admissible qu’au seing d’un ensemble qui ne peut être le peuple français dans son ensemble ;

-          Pourquoi un parti s’approprie-t-il des listes électorales qui n’ont été établies que dans l’unique but de procéder à des élections par le peuple de ses représentants ou de ses opinions ; en l’espèce il ne s’agit ni de l’expression d’une opinion (puisqu’il fallait signer une charte définissant l’opinion acceptable), ni de la désignation de représentants (des candidats à une élection ne représentent qu’eux-mêmes tant qu’ils ne sont pas régulièrement élus)

-          La désignation des candidats à la fonction de président de la république relève d’une procédure parfaitement explicite : ils doivent recueillir un certain nombre de signatures de grands électeurs ; doit-on considérer d’une part que ce recueil de signatures n’est plus de mise puisqu’un peuple de gauche s’est chargé de la tâche, et d’autre part que ceux qui ne seraient pas passés par cette consécration semi-populaire seraient moins légitimes.

C’est une triste leçon sur la démocratie participative que de voir émerger par élimination successive le moins transcendant des candidats :

-          Un premier tour pour éliminer celui qui avait des idées, celui qui avait les pieds sur terre, et celle qui avait une expérience d’un campagne présidentielle ; et un deuxième tour pour éliminer celle qui connaissait le mieux ses dossiers ;

Tout ce bataclan pour porter au premier rang un médiocre qui s’assume laisse perplexe sur le mécanisme même de la démocratie. Car le problème est plus large : beaucoup ont le sentiment que depuis la mort de Pompidou la fonction de président de la République n’a été occupée que par des hommes qui n’étaient pas à la hauteur des enjeux et qui ont sciemment barré la route aux meilleurs :

-          Giscard qui n’a pas su redresser la barre après la crise de 1974,

-          Mitterrand qui a d’abord fait n’importe quoi dans un premier mandat, puis plus rien dans un second,

-          Chirac qui a joué les rois fainéants pendant douze ans,

-          Sarkozy qui a voulu faire, mais l’a fait de façon trop velléitaire et se heurte à une crise mondiale sans plus savoir que faire.

De toute évidence le problème du choix du candidat se pose. Mais la réponse qu’ont voulu y apporter les socialistes n’est ni pertinente, ni efficace.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 12:41

Deux zozos, une meilleure dans sa connaissance des dossiers et sa pugnacité, mais lamentable quand même au total. Comment passer deux heures sans parler de la création d’emplois, sans parler de la compétitivité de nos entreprises, sans parler du déficit abyssal de notre balance commerciale. Ces deux fonctionnaires ne connaissent rien d’autre que procurer plus de recettes à l’état (avec le slogan facile et faux, il faut faire payer les riches), sans comprendre une seconde que l’alourdissement des prélèvements qu’ils votent avec entrain résoudra peut-être provisoirement le déficit abyssal d’un état mal géré mais n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois. Ces forcenés du lobby du service public ne proposent que de rassurer sur leur sort les inamovibles qui bénéficient du statut de la fonction publique, mais ne proposent jamais une réforme qui pourrait inciter les entreprises à recruter. Comment peuvent-ils oser proposer comme seule mesure d’aide aux entreprises la hausse du taux de l’impôt sur les sociétés pour la partie des bénéfices qui seraient distribués. Comment peuvent-ils soutenir (avec timidité d’ailleurs) la proposition floue de l’échange équitable : ils vont négocier en bilatéral, au sein de l’OMC, au sein de la zone euro, nul ne le sait ; ils vont négocier quoi, des mesures de rétorsion, des contingentements, des droits aux frontières, à quelles frontières celles du pays, celles de l’Europe ? Ils nous ont laissé dans l’ignorance parce qu’ils n’en savent rien probablement.

Double monologue scandaleux de deux personnes qui prétendent vouloir diriger notre pays mais oublient les sans-emplois, les employés précaires, les aspirants à l’emploi. Comment oser prétendre diriger la France sans proposer une solution, une piste, non pas pour arrêter la désindustrialisation, mais pour relancer l’industrie. Qui peut se laisser abuser sur les vagues hypothèses d’un développement des nanotechnologies et des énergies alternatives :  pourquoi pas pour après-demain, mais pour aujourd’hui, que nous disent-ils de la préservation d’une industrie automobile, d’une industrie chimique, d’une industrie nucléaire : rien.

Silence consternant, brisé un peu par Arnaud Montebourg, immédiatement remisé dans son placard. Comment soutenir qu’ils nous proposent des idées innovantes à coup d’emplois jeunes, de calcul obscur sur l’âge de départ à la retraite, de tutorat, toutes propositions honorables mais dignes seulement d’un programme ministériel.

Sidérant que la primaire organisée par le parti socialiste n’ait réussi qu’à faire émerger ces deux apparatchiks, vieillis. Faut-il constater la puissance des appareils du parti, ou soupçonner le caractère moutonnier des médias qui refuse d’intégrer dans ses distributions d’autres étoiles que celles connues du public ?

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 16:30

Vive Pierre Charon. Personne dans le grand public ne le connait vraiment , moi comme tant d'autres. Mais son succès aux sénatoriales est un symbole extraordinaire de tout à la fois du rejet du sarkozysme et de ses équipes de courtisans dévaluées et de la force de la droite qui réussit à faire élire un représentant de ceux qui ont assuré sa victoire en 2007. Pierre Charon est le signal qu'il est possible de gagner à condition de se débarasser au plus vite des boulets qui encombrent le paysage : Nicolas Sarkozy et ses féaux les Hortefeux, Guéant, Morano, Djouhri, Bourgi qui défraient la chronique. Ceux qui ont mené sans conviction, sans persévérance, sans conviction des réformes inabouties, ont perdu leur crédibilité. Ceux qui n'ont pas su réagir devant la crise, après un succès tactique en 2008-2009 qui a camouflé l'inanité des solutions proposées, nous précipitent vers le désastre annoncé du déficit des finances publiques et du déficit de nos comptes extérieurs.

Merci à  Charon pour,comme le passeur homonyme de l'Achéron, avoir fait voir l'enfer de la défaite à ce président . A nous de trouver d'autres héros pour soutenir de meilleures causes.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:37

Parmi les six personnages en quête de suffrages pour les porter à la présidence, vus hier sur Antenne2, la distinction s’est faite entre quatre zombies qui jouent un personnage :

-          Hollande le presque désigné, professoral et apte au compromis

-          Aubry la teigneuse, qui se rebelle contre le maître

-          Royal sur son petit nuage d’ancienne candidate à la présidence et de reine du chabichou

-          Baylet l’humaniste partisan de l’euthanasie et de la légalisation des drogues douces ;

Et deux qui seuls ont tenté d’exprimer une régénération de ce que pourrait être la gauche du futur.

-          Valls, imperturbable dans son soutien aux propositions jadis exprimées par Strauss-Kahn, véritable représentant d’un corpus d’idées cohérentes alliant la rigueur financière, la rigueur régalienne (sur l’immigration, sur les drogues), avec les nécessaires utopies portées par la gauche ;

-          Montebourg, malheureusement handicapé par un format d’émission qui ne lui permettait pas de mettre en valeur toute la richesse des opinion non-conformistes qu’il porte sur le futur de l’Europe, de l’Euro, des termes de l’échange, les délocalisations.

Il faut dire que les questions des journalistes n’encourageaient pas de réponses originales :

-          Le déficit commercial actuel de la France (qui est plus au centre du débat peut-être que le déficit des finances publiques) n’a pas été l’objet d’une seule question, et n’ a été abordé que par raccroc par, je crois me souvenir, Montebourg;

-          Le pouvoir d’achat dans les différents scénarios envisageables de notre futur économique non plus;

-          La résorption du chômage ne fut citée qu’à l’occasion de mesures circonstancielles du style emplois aidés.

Je trouve que les commentaires sur cette prestation de la bande des quatre ne sont pas assez acerbes. Pourvu qu’un deuxième tour des primaires nous permette de voir s’affronter Valls et Montebourg.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 15:01

Comme dans toute grande crise, les gouvernants qui n’ont su ni l’anticiper, ni savoir comment réagir, ni proposer une sortie à long terme seront mis au placard. Ce sont ou des nouveaux venus, ou des marginaux des anciennes  majorités qui seront installés au pouvoir. Les erreurs de jugement  de Nicolas Sarkozy depuis 2008 et l’éclosion de la crise, sa stupeur actuelle, son incapacité à sortir un projet qui ne se limite pas à la recherche de consensus mous, me font penser à l’itinéraire d’un Neville Chamberlain, ou d’un Guy Mollet ; Le mutisme des socialistes sur le tsunami de l’endettement public (qui est la conséquence du tremblement de terre provoqué par la crise de 2008) convainc tous les commentateurs ou qu’ils n’ont pas pris la mesure des évènements ou qu’ils sont scotchés sur leur course au pouvoir ; ils seront, si la détestation du pouvoir actuel se prolonge les Paul Reynaud ou les Pflimlin de l’année à venir.

L’espoir est que se lève dans les rangs des partis démocratiques, ce marginal qui aura assez de charisme pour proposer des idées et oser les mettre en application.  Mais on ne distingue pas encore la silhouette de celui qui surgira. Qu'il se dépêche.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 10:02

J’ai toujours trouvé que le suffrage universel manquait de subtilité. Il fallait, certes, accorder le droit de vote à tous sans exceptions (il a quand même fallu attendre 1945 pour le donner aux femmes) au nom de l’égalité des droits en théorie et au nom de la paix sociale en  pratique. Mais en réalité, ce droit de vote laisse tomber ceux qui vivent en France sans avoir la nationalité française tout en y étant durablement implantés. Ce droit laisse perplexe ceux qui ne s’abstiennent pas, qui participent aux scrutins régulièrement, mais comprennent qu’à la fois ils ne représentent pas grand-chose au niveau de leur vote individuel et en même temps que la masse des votes de ceux qui professent la même opinion n’est que peu représentative.

Il y aurait en France 44 millions d’inscrits sur les listes électorales. Il existe peut-être 10% de français non inscrits : soit environ 4 millions de personnes. Il existe peut-être 2 millions de personnes vivant depuis longtemps sur le territoire français sans avoir la nationalité française. A chaque élection quasiment 20% du corps électoral ne vote pas, soit environ 4 million de personnes. A chaque élection environ 1 million n’expriment pas leur vote quoique en déposant un bulletin (vote blanc, vote non valide). Donc en reprenant les chiffres sur un total de 50 millions de personnes participant à la vie de la nation, il n’existe en fait que 34 millions d’électeurs exprimant leur opinion. Lors d’une élection, quand un parti (ou une coalition, ou un candidat) recueille plus de 50%  et se vante d’incarner tous les français, il n’est que le représentant de fait souvent  de 17 millions de votants (ou 18 millions ou 16 millions en fonction du taux d’abstention) soit 34% de tous ceux qui seraient aptes à exprimer une opinion. Ce simple chiffre donne la mesure du problème de la démocratie représentative. Comment oser se vanter d’un consensus en oubliant deux personnes sur trois. Les chiffres sont encore plus cruels quand on pèse le poids d’un candidat au premier tour d’une élection présidentielle, ou d’un parti au premier tour d’une élection législative : avec 25% à 30% ledit candidat ou ledit parti considère qu’il est le plus important en France,  alors qu’en réalité il a recueilli de l’ordre de 10 millions de voix soit l’expression d’un intéressé sur cinq !

Au moins trois pistes seraient à étudier : l’élargissement du droit de vote à des résidents non français, l’obligation de voter pour tous les incrits (et si cela était possible l’obligation de s’inscrire pour tous ceux qui en ont le droit), la possibilité de choisir son bureau de vote pour chaque élection (avec les moyens informatiques actuels, cela ne devrait pas être une difficulté). Ces pistes amélioreraient la représentativité, mais ne résoudraient pas la responsabilisation des votants. L’idée (iconoclaste certes, mais c’est le privilège d’un blog) serait de pondérer les droits de vote.

Par exemple le droit de vote pourrait être pondéré :

-          par l’espérance de vie résiduelle de chacun : celui à qui il reste 40 ans à vivre devrait peser quatre fois plus que celui à qui il ne reste que 10 ans ; le premier est plus apte que le second à donner son appui à des choix long-terme ; le premier est moins tenté que le second à protéger les intérêts de sa classe d’âge ; cela oterait le droit de vote aux grands vieillards, mais s’en formaliseraient-ils ?

-          par le montant global des impôts payés : celui qui paye 10x en taxes de toutes sortes (foncier, habitation, revenu, ISF, prélèvements sociaux) devrait peser 10 fois plus que celui qui paye x ; celà oterait le droit de vote à des français qui n’ont plus d’attaches avec notre pays ; cela donnerait le droit de vote à des étrangers qui séjournent longtemps chez nous ;

-          par le nombre de personnes inscrites au foyer fiscal : un foyer fiscal de deux majeurs avec deux enfants pouraait donner deux à chacun des majeurs ; ce ne me paraît pas absurde de prendre en compte des êtres qui existent même s’ils ne sont pas encore en état de formuler des opinions.

 

Toute l’idée est de raccrocher le poids du vote au poids des responsabilités assumées, de rechercher plus d’égalité entre tous ceux qui contribuent d’une manière ou d’une autre au futur commun. Celà s’appelait jadis le vote censitaire : l’idée est d’y revenir sans sombrer dans une simple approche de vote réservé aux riches. Personne ne serait éliminé, tous pourraient participer aux grands choix nationaux, avec la seule restriction que certains pèseraient beaucoup plus que d’autres. Le danger serait bien entendu que l’on revienne  insidieusement aux « bourgs pourris » de l’Angleterre victorienne ou quelques électeurs assuraient l’élection de leur député, et le reste de la population devenait spectatrice. Mais il suffit peut-être de mettre un plafond au nombre de droits de vote possibles par personne.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 17:54

Question : si le FN désire organiser une primaire, lui refusera-t-on d’utiliser les listes électorales ?  La réponse des socialistes serait intéressante.

Remarque : au nom de quel principe démocratique me demande-t-on de participer à un scrutin qui n’est pas prévu dans la constitution ; on me demande d’y participer puis que l’on me sélectionne d’office parmi les électeurs potentiels.

Aberration : il est curieux d’avoir à payer un écot pour participer à un scrutin ; d’ordinaire dans des pays démocratiques ce sont les grévistes des urnes qui doivent payer.

Doute : que pense Jean-Marie Guérini de cette idée de disposer des listes électorales officielles dans les bureaux de vote surveillés par les scrupuleux militants socialistes des Bouches du Rhône. Un pastis en perspective.

Indignation : les candidats à l’élection présidentielle sont parrainés par des élus (environ 45 000 personnes) ; si primaire il doit y avoir, ou ils se débrouillent entre adhérents du parti socialiste ou il consultent  le corps électoral prévu à cet effet par la constitution.

Certitude : les candidats qui auraient été battus dans les primaires socialistes, doivent pouvoir se présenter. C’est la logique de la cinquième république qui n’a prévu  de partis que dans le cadre du fonctionnement des assemblées.

Conclusion : ces primaires socialistes sont contraires à l’esprit de la constitution, dangereuses pour notre futur démocratique, insultantes pour l’électeur transformé en cochon de payant, et  par-dessus tout inutiles puisqu’elles ne peuvent heureusement empêcher quiconque de se présenter avec l’appui du seul corps électoral prévu : celui des élus.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 10:28

Pourquoi voulez-vous devenir présidente de a République demandait Ali Badou à Ségolène Royal. Après quelques bredouillis de la candidate, elle déclama, enfin, triomphante : « Parce que j’ai un destin ».

Si elle était la seule paranoïaque de la bande, on pourrait pardonner à l’innocente, mais ils sont tous là à nous vendre cette même salade insipide de « l’homme providentiel », de la « rencontre d’un peuple et d’une personnalité », de «  leur envie viscérale de dédier leur vie à la France ». L’histoire est pourtant là pour nous ressasser que depuis Bonaparte, Clémenceau ou de Gaulle, beaucoup de médiocres ont usurpé leur statut héroïque : les deux derniers exemples étant Mitterand et Chirac, sanctifiés après des mandats d’une incroyable vacuité, au nom du papysme triomphant, de légendes qu’ils ont eux-mêmes tissées et e leur  canonisation par une bande d’affidés..

Cette tentation de sacraliser sa candidature devient particulièrement obscène, lorsque derrière le catalogue des cadeaux aux différentes catégories d’électeurs se devine l’âpre course aux places (je  suis candidat pour monnayer mon abandon dans la course au moment opportun), l’absence de morale la plus élémentaire (je pille la liste des électeurs pour organiser des primaires), l’arrogance des partis qui pensent avoir le monopole du pouvoir alors qu’ils ne sont que des rouages.

Non, chère Ségolène, et chers autres (car la critique ne se limite pas à elle), un destin ne se déclare pas, ne se décrète pas. Il n’est qu’une conséquence de circonstances qui désignent celui qui a seul les qualités nécessaires pour surmonter une crise exceptionnelle. Il n’est qu’une ardente obligation qui s’impose à celui qui s’est révolté contre les conformismes, les prêts à penser, les carcans des partis et des clans. Qui parmi nos candidats autoproclamés peut se targuer d’être de cette race. Aucun à ce jour.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 15:16

Le Fur veut élargir les bases de l’ISF en y intégrant les œuvres d’art.

Chantal Jouanno est pour l’institutionnalisation du mariage homosexuel et l’adoption d’enfants par des couples du même sexe.

François Mitterand considère que l’affaire Polanski (condamné aux Etats-Unis pour des relations sexuelles avec une mineure de 13ans) est une histoire qui n’a pas vraiment de sens.

François Jacob déclare qu’il ne faut pas aller dans l’aventure du gaz de schiste compte tenu du risque sur le plan écologique.

Christine Lagarde veut administrer les prix des carburants.

 

Dans ce pot-pourri, qui peut retrouver le programme des électeurs de ces responsables : où est la liberté du commerce, où est la politique de l’énergie, où est le respect des décisions judiciaires d’un pays ami, où est le respect de la famille, où est la baisse de la fiscalité. Toutes les opinions de ces responsables de la majorité pourraient être pertinentes si elles n’étaient contraires aux vœux de ceux qui ont choisi ces fantoches. Se croient-ils investis d’une perspicacité supérieure, d’une autorité de droit divin, ou bien pensent-ils que leur cynisme, leurs vertus de caméléon, leur désir de paraître devant quelques franges de l’électorat vaut mandat de dire tout et n’importe quoi.

Pendant que l’on nous assomme sur les travers sexuels de certaines de nos excellences, les débordements de  frais de voyages d’autres, un oubli charitable se fait sur leurs véritables déviances, qui sont elles des infractions sérieuses au pacte démocratique.

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