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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 16:16

Les fonctionnaires, représentés par un gouvernement à ses ordres, font la poche des autres citoyens avec un cynisme confondant. D'un côté accroissement des impositions de 20 milliards sur les personnes physiques et les sociétés (qui, in fine ne sont rien d'autre que des personnes, salariés, créanciers, actionnaires), et de l'autre non augmentation globale des budgets de l'état que l'on nous présente comme une économie de 10 milliards. La farce serait drôle si les dindons n'en étaient pas tous les non-fonctionnaires; on glousserait si l'on ne voyait les renards se goberger dans le poulailler.

 

Sous le prétexte de ne pas dresser une France contre l'autre, il est d'usage d'admettre que notre fonction publique est exemplaire et que toute atteinte à son effectif ou à son niveau de vie aurait pour conséquence la baisse de la qualité des services publics. Au nom de quel intérêt supérieur faut-il consentir à ces mensonges : la crainte de grèves, la peur d'une guerre civile, la sanctuarisation de l'état à la française.  Qui n'a pas mis en évidence les doublons, les empilements, le népotisme, la dolce vita de la fonction territoriale (rapport Dosière, en dernier lieu). Qui ne s'est pas moqué des commissions multiples, des hautes autorités innombrables, des cabinets pléthoriques, du favoritisme qui sont la bouffissure de l'état central.  Qui ne s'est pas plaint de l'amalgame invraisemblable de lois votées en rafale, contradictoires entre elles, suivies de décrets qui s'éloignent de ce qu'a prévu le législateurs, et de circulaires qui s'en écartent encore davantage.  Tout celà figure dans les rapports documentés annuels de la Cour des Comptes, ou du Conseil d'Etat (sur l'inflation législative en particulier) : mais les aboiements peuvent retentir et la caravanne de l'état continuer son train-train brinqueballant.  Le gouvernement feint de diriger un char qui va au train que lui impose son attelage : les français sont des veaux menés par des boeufs.

 

Après l'incurie des années Chirac, les fausses réformes des années Sarkozy, voici maintenant venu le temps de la satisfaction des promesses données par des démagogues aux fonctionnaires qui les ont portés au pouvoir avec le respect de trois dispositions fondamentales : pas touche aux effectifs (les réductions d'emplois sont bonnes pour le privé), pas touche au statut (la flexisécurité s'est bien pour ceux connaissent déjà la précarité), pas touche au salaire (la baisse de l'intéressement, la hausse des cotisations dans les entreprises c'est nécessaire pour les autres).

 

Mais quand procédera-t-on au sacrifice de ces boeufs trop gras aux dieux de la prospérité ? Espérons qu'il ne faudra pas attendre cinq ans. 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 10:23

La crise gouvernementale s'aggrave : le premier ministre a été balancé par dessus bord après avoir révélé pendant l'été la profondeur de son aboulie; les réformes dites sociétales du style mariage gay sont précipitées pour tenter de faire croire qu'il se passe quelque chose au sein des ministères; le président sombre dans l'incohérence économique.

 

Qu'a dit le président :

- il fait 10 milliards d'économies sur en fait des grands travaux (canal Nord-Sud, Lignes de TGV, rénovations de sites etc...) qui auraient pu nourrir l'économie et ne propose strictement aucune mesure de restriction des dépenses de fonctionnement (nombre de niveaux d'administrations, doublons, gaspillages de libéralités envers les associations)

- il ponctionne 20 milliards sur ceux qui travaillent, et sur les entreprises déjà exsangues

Il ose appeler celà un combat,  il  ose prétendre que l'effort demandé est une manifestation de patriotisme.

 

Un peu de vergogne, Monsieur le Président :

- pourquoi n'avez vous pas proposé l'abolition de l'intégralité des niches fiscales, pour ne rétablir que celles qui réellement concourent à notre développement économique (un excellent rapport a été fait et donne toutes les pistes nécessaires),

- pourquoi n'avez vous pas suspendu tout recrutement de personnel  par l'état et demandé que les administrations territoriales et de santé fassent de même, pour une période de deux ans, sous réserve de recrutements ciblés pour les  administrations qui concourent à la santé et à la sécurité des français (vous faites l'inverse et proposez d'encore des contrats d'embauche subentionnés par l'état pour faire on ne sait quoi),

- pourquoi n'avez vous pas suspendu tout versement aux associations de tout poil, sous réserve d'examen de leur réelle contribution au bien-être de nos concitoyens (un assainissement budgétaire et surtout moral pourtant indispensable),

- pourquoi n'avez-vous pas évoqué le déficit absurde de la sécurité sociale (absurde pace que dans un système de solidarité cotisants/bénéficiaires il ne devrait jamais y avoir de déficit) et la nécessité de baisser les remboursements aux bénéficiaires, mais aussi de faire cesser le scandale du non-paiement par l'état de ses obligations envers la sécurité sociale,

- pourquoi n'avez-vous pas évoqué le déficit de l'UNEDIC et le devoir impérieux d'arrêter immédiatement les abus (le milliard des intermittents du spectacle par exemple) et de fournir les ressources nécessaires pour que soit assurée le maintien d'indemnités décentes pour les chomeurs à venir.

 

Mais vous n'avez que le courage de faire des réformes, de trancher dans le vif, de remettre à plat des situations de rente et de surconsommation. Vous croyez qu'il vous faut appliquer votre programme démodé, inadapté, conçu par des esprits aigris qui croient que l'égalité est une vertu, et la réussite un vice. A candidat mou, très logiquement est associée une action molle. Rien de churchillien, voire de gaullien, dans le catalogue de mesurettes que vous avez présenté. Ce n'est pas en fronçant le sourcil, et en aboyant contre ceux qui travaillent, que l'on peut faire croire que l'on a de l'autorité.  De tout évidence, après votre été d'indolence, vous n'avez toujours pas pris la mesure de la tâche qui vous a été confiée. Je ne vois qu'une solution, acceptez le verdict des faits : vous n'êtes pas  la hauteur, et comme Neville Chamberlain, il serait urgent que vous vous effaciez.

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 11:37
L’Italie se débat dans les difficultés, avec Mario Monti en permanence aux aguets ; l’Espagne est au bord du gouffre avec Mario Rajoy sur le pont, le Syrie (ancien protectorat français) est en pleine guerre civile avec un Bachar al-Assad que lâchent ses fonctionnaires, une partie du Mali (ancienne colonie française) a fait sécession et devient un nouveau havre pour terroristes, et le président et sa maîtresse sont partis en train pour leur vacances à Brégançon. On se croirait en plein Goldoni ; il est hors de question de continuer de s’occuper de ses affaires, il ne faut pas se demander si l’on est ruiné ou au bord de la ruine, une seule préoccupation : « partir en villégiature » et s’y montrer avec sa dulcinée dans sa maison de campagne. La normalité flirte avec la désinvolture. Le slogan, « je suis comme vous », est une insulte pour ceux qui sont obligés de continuer de travailler pour la simple raison qu’ils viennent de trouver un boulot après une période de chômage. La franchouillardise de ce Monsieur Prudhomme (qui a oublié son exclamation devant la mer : une telle quantité d’eau frise le ridicule !) s’étale dans ses haines affichées de certains excès, et son obstination butée sur ses convictions. Le calendrier du premier ministre n’est pas disponible sur le site du gouvernement, le calendrier du président de la république s’arrête au 1er août sur le site de l’Elysée ; se reposent-ils après avoir assommé une grande partie des français d’un substantiel relèvement des impôts ? ou bien réfléchissent-ils à quelque nouveau tour de vis fiscal ? ou encore méditent-ils sur une révolution des mœurs de ceux qui ne leur ont rien demandé ? Diriger un pays ne peut se borner à humer le vent, lancer des piques contre les riches ou la finance, prendre le contrepied systématique de son prédécesseur, et faire la sieste pendant l’été. L’oisiveté troublante du gouvernement a eu pour corolaire l’absence de réformes structurelles proposées au parlement, pourtant réuni en séance extraordinaire : il n’a voté que les plus ordinaires des lois, consistant à boucher les trous du budget par des recettes exceptionnelles. Pic et Ploc (François et Jean-Marc) nous font de la figuration, nous endorment avec leur catéchisme socialiste, nous bercent de leur normalité. Le réveil va faire mal.
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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 08:51
Les socialistes ont toujours favorisé la contrainte. C’est dans leurs gènes. Des plus grandes aux petites décisions tout paraît s’ordonnancer suivant ce principe en matière économique : - bloquer des prix (loyers, gaz) au lieu de jouer sur l’augmentation de l’offre (favoriser la construction, permettre l’exploitation de gaz de schistes) ; - ralentir la circulation des patrimoines avec des conditions alourdies pour transmettre par donation au lieu de faire accéder plus vite de jeunes générations à un patrimoine qu’ils sauraient mieux exploiter ; - défavoriser les investissements privés par toute une batterie de mesure surtaxant les revenus des capitaux au lieu d’attirer des nouveaux investisseurs par des mesures incitatives et permettre le développement des entreprises ; - amoindrir la souplesse du temps de travail en augmentant impôts et prélèvements sur les rémunérations des heures supplémentaires au lieu de se débarrasser des 35 heures une fois pour toute afin de gagner un peu en compétitivité ; - faire rendre gorge aux plus hauts salariés soit en limitant leur salaire dans les sociétés contrôlées par l’état, soit en surtaxant d’une manière quasi spoliatoire ceux des société privées quite à faire fuir ces hauts revenus et les sièges sociaux vers des cieux plus cléments . Leur pensée macroéconomique est de plus coincée sur le territoire français, leur internationalisme se limitant à de vains mots sur la défense des droits de l’homme : - pas de convergence fiscale et sociale avec les autres pays européens ; tout au contraire, avec le risque d’amoindrir encore la compétitivité de notre pays ; - pas d’idées, pas de propositions sur la lutte contre le dumping social des pays émergents ; ni le taux de l’euro vis-à-vis des autres monnaies, ni la protection aux frontières de l’Europe, ne paraissent être des sujets d’intérêt ; - une seule idée force : réduire le déficit public en augmentant les impôts, sans comprendre que la réduction des dépenses improductives chez tous les autres pays avec qui nous sommes en concurrence (et tout particulièrement dans la zone euro) provoque nécessairement une nouvelle dégradation de notre compétitivité globale . Ils foncent dans le mur avec bonne conscience, croyant qu’appliquer les principes élaborés pendant les trente glorieuses fera le bonheur des classes les plus populaires. Ils mènent la guerre actuelle avec les idées du passé, sans les adapter aux circonstances de la crise mondiale qui a éclaté en 2008. Ils me font penser à l’état-major français en 1940, son arrogance (nous vaincrons car nous sommes les plus forts), son aveuglement (son absence de compréhension des nouveaux types d’armes), son impéritie dans l’action (ils ont quasiment provoqué la victoire des allemands par des mouvements de troupes erratiques).
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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 16:42

Dans la déclaration de politique générale de Monsieur Ayrault, ce qui est intéressant n'est pas ce qu'il dit, catalogue sans nouveauté du programme de Hollande, reprise sans imagination des slogans de la campagne,  répertoire des quelques actions engagées depuis le jour de l'élection présidentielle.  Cette pitoyable et interminable litanie n'apportait rien, ni en information, ni en perspectives neuves, ni en élan. Ce qui est intéressant est ce qui n'est pas dit :

- comment gagner la bataille de la balance commerciale ? Ce n'est pas j'espère juste  en lançant une diplomatie économique dont on ne sait sur quels principes elle va se déployer, ou en demandant à Bruxelles d'appliquer avec moins d'angélisme quelques contingentements. La réponse est complètement insuffisante.

- comment gagner la bataille de l'industrie ? Serait-ce en sauvant des emplois dans des industries à la dérive (la notion bizarre de licenciements économiques abusifs !), serait-ce en donnant des moyens financiers à des entreprises sans projets (une banque d'investissements publics pour quoi faire ?), serait-ce en donnant des coups de pied au cul aux entrepreneurs (en particulier avec une fiscalité personnelle confiscatoire), en méprisant les investisseurs (la méchante finance est punie par la fiscalité), en ignorant les problèmes de compétitivité (suppression de la TVA fiscale).  La réponse tentée est une erreur.

- comment se situer dans le monde, vis-à-vis de nos partenaires européens, de la construction européenne, des pays émergents ? Il n'a jamais parlé des Etats-Unis (la première puissance mondiale), une fois de la Chine (notre premier déficit commercial); que pense-t-il de la parité des monnaies internationales ? rien peut-on croire. Que pense-t-il des déséquilibres commerciaux à l'intérieur de l'Europe et entre l'Europe et les pays émergents  ? rien imagine-t-on.

- comment comprend-il a sécurité internationale ? Dans son discours ça se limite à du droit de l'homisme (répandre la démocratie), tempéré par la peur d'Al Qaida dans le Sahara. Indigent.

Le bilan est attristant. Une campagne électorale peut être simplificatrice (quoique ...). L'acte ignauguratif d'une mandature se doit de rectifier les manques évidents du programme présidentiel. Monsieur Ayrault a été à la hauteur de son personnage : en-dessous de tout. Il est dramatique de penser que la démocratie à la française impose de rester cinq ans avec ces gens là.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 11:20

Il sont à côté de la plaque : la campagne de Sarkozy a-t-elle été droitière ?  Faut-il aspirer les votes des électeurs du Front National ? Comment rabattre les centristes vers l'UMP ? Ce sont vraiment des questions de politiciens dont la seule préoccupation est de se positionner . Mais qu'attendre d'une Chantal Jouannot écolo-bobo compatible réfugiée au sénat par peur de prendre une raclée, d'un  Raffarin qui tout épaté d'avoir prononcé  le mot d'humanisme croit qu'il a fait un discours, d'une N.K.M., Marie-Chantal  encore ébouriffée du souffle de la défaite potentielle, d'une Nadine Morano, harengère haineuse  qui ne supporte pas la critique, d'un Borloo qui nous ressort ses bouteilles de vins coupés de toutes origines. Pas un seul pour dire que le bilan du dernier quinquennat est mauvais, que les défenses de Nicolas Sarkozy étaient que les solutions de ses adversaires ne feraient qu'empirer le mal, qu'il était le seul à pouvoir oser faire ce qu'aucun gouvernement des dernières décennies n'avait pas fait, qu'il aurait été libéré dans un second mandat de tout problème circonstanciel pour enfin penser uniquement à son pays.

Mais pour un tenir un tel discours, l'inventaire aurait du être fait avant l'élection présidentielle. Il fallait trier soi-même les quelques bonnes mesures prises du fatras d'erreurs commises, au lieu de laisser les adversaires se répandre partout sur le bilan. Il fallait avouer qu'on élit pas un homme sur son bilan, mais sur ce qu'il a appris, sur ce qu'il a compris, et aussi sur les impasses, les mensonges proposés par les adversaires. Mais dans la terreur d'affronter le sourcil froncé de l'électeur mécontent, l'ancienne majorité a esquivé les sujets brulants de l'assistanat, de l'obésité administrative, de la surconsommation médicale, de la protection des médiocres et des paresseux au sein des administrations, et a oublié de proposer des solutions pour redonner du travail à ceux qui n'en ont pas ou vont le perdre, a oublié de répéter que la priorité ce n'est ni l'école, ni la justice, ni la police mais la création de nouveaux emplois et que pour y arriver tous les moyens sont bons : agir sur la monnaie, la fiscalité, la protection douanière, la libéralisation des contraintes administratives, la réforme du contrat de travail, enfin dire très exactement l'inverse des rodomontades ouvriéristes du Front National, des approches de fonctionnaire courtelinesque des socialistes, de l'égoïsme boboïsant des écologistes.

Mais de tout celà, même après avoir avalé tous les échecs électoraux, il n'est pas question à droite : on en reste toujours aux paroles creuses sur le caractère maurassien (!!!) d'untel, la stigmatisation imaginée de telle ou telle communauté, le caractère plus ou moins social d'une doctrine. Il n'est plus temps, il faut d'urgence se préparer à une alternance qui risque d'arriver beaucoup plus vite que ce qui est prévu dans le calendrier électoral. La crise, année après année, s'approfondit, s'élargit. Les gouvernements qui ne sauront y faire face à court terme seront balayés, et s'il n' a pas de relève prête, le pays ne finira pas de s'enfoncer dans la déchéance. Les valeurs (républicaines , ou pas; on ne voit pas d'ailleurs ce que les républicaines ont de particulier) ne sont pas un sujet, comme le rappelait un philosophe dans les Echos, leur seul intérêt est d'en déduire une ligne politique.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:53

Simplicité ? Ne faudrait-il pas dire absence de complexes, à vouloir installer sa maîtresse dans un bureau de l'Elysée, avec  usage de toutes les facilités de la République. Favoritisme, dans le sens de la consécration de la favorite.

 

Morale ? Il faudrait préciser qu'elle est tortueuse à vouloir faire élire comme représentants de la gauche, les honnêtes Kucheïda  (pas d'adversaire socialiste contre lui à Liévin), Pupponi  (candidat socialiste à Sarcelles),  Andrieux  (sous le logo PS à Marseille). Reconstitution de ligue, celle des vieux copains que l'on abandonne pas dans le malheur.

 

Changement de méthode ? Le précédent premier ministre s'était fait taxer de collaborateur par le président Sarkozy; Hollande en écartant Martine Aubry, Moscovici ou Valls comme premiers ministres, a fait publiquement le choix du plus terne, du moins charismatique, donc du plus malléable des premiers ministres. Ressemelage des vieux souliers, ils ont fait leur preuve, il serait idiot de ne pas continuer de les utiliser.

 

Justice ? Pas de contestation possible, il est juste de récompenser les efforts de ceux qui ont déposé un bulletin de vote pour vous : des postes pour les fonctionnaires, des revalorisations de salaires pour les fonctionnaires. Vae victis pour ceux qui ont mal voté : des impôts pour ceux qui ont voté UMP, la poursuite des délocalisations pour ceux qui ont voté FN. 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:25
Pourquoi cette analyse sexiste du gouvernement : parité entre hommes et femmes ? La capacité à réagir à la crise en dépend ? Comment concilier l’égalité entre tous les citoyens et cette règle de quota absurde. Pourquoi cette analyse raciste du gouvernement : nombre de personnalités issues de la diversité ? L’origine ethnique ou culturelle pèse-t-elle dans la création d’une « dream team » ? Comment laisser supposer qu’un gouvernement est une sorte d’image de la société, alors qu’il ne devrait être que la sélection des plus aptes à nous faire sortir de la crise. Quant on se penche sur ce gouvernement le mode de sélection laisse rêveur : - pas de scientifiques ou d’ingénieurs ; une population probablement inapte à promouvoir des idées et des actions sur l’arrêt des délocalisations, le renouveau de notre tissu industriel ; la pauvre Marie Curie aurait été bien dépitée de constater qu’une fois une gerbe de fleurs déposée à ses pieds, tout le monde lui tourne le dos ; - peu de gens issus du monde de la production des biens et des services ; je n’ai relevé que Benguigui, Arif, Carlotti et Duflot ; autant dire des deuxièmes couteaux cantonnés à des postes mineurs ; personne venant de l’usine, des champs, des activités financières, commerciales ; - une flopée d’enseignants (10 si j’ai bien compté) dont la vocation, si je ne m’abuse, est plus de discourir que d’agir, de transmettre des savoirs que d’écouter des doléances ; - une flopée de fonctionnaires ou assimilables (1à encore une dizaine) dont la dévotion à leur carrière politique (baptisée lutte pour ses convictions) est plus marquée que leur attachement au service public (leur carrière est plus riche en mandats électoraux, en postes d’attachés parlementaires, voire en détachés auprès d’organismes politiques, qu’en fonctions administratives au sein de ministères) ; - un petit bouquet de professions libérales (5 juristes, 3 médecins, 1 journaliste) pour égayer les discussions du conseil du mercredi, d’une touche de fantaisie. Ce n’est pas une équipe de rêve, c’est une équipe de cauchemar. Comment imaginer que par un coup de baguette magique des personnes sans expérience économique, sans vécu industriel, sans connaissance financière, qui n’ont connu que des carrières au sein de la France, vont trouver brutalement les intuitions nécessaires pour se colleter avec la mondialisation, les pays émergents, la désindustrialisation, la puissance germanique, la modernisation (ou pas) de l’Islam. La triste réalité est celle d’ un gouvernement élaboré dans le respect d’idéologies dominantes, par une camarilla de fonctionnaires qui s’est réservé l’essentiel du gâteau.
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 12:31
Les mouches commencent à s’agglutiner sur les bouses. Les homosexuels réclament à cor (à corps ?) et à cri (de plaisir ?) l’extension de la pension de réversion à leur ami (e) survivant (e) : un coût pour la collectivité de quelques milliards d’euros astucieusement camouflé sous la revendication de mariage gay. Les saltimbanques se rassurent sur la pérennité du statut des intermittents du spectacle dont la cour des comptes a dénoncé la gabegie et le déficit de plus d’un milliard par an pour l’ensemble des assurés sociaux : le rapport stigmatisateur de la prestigieuse institution va passer au broyeur, n’en doutons pas. Les associations de tout poil tremblent de désir en préparant le renouvellement à la hausse de leurs demandes de subvention : ONG alibis, Défenses de toutes sortes de catégories de gens unis dans un même égoïsme, Lobbies écologiques, antiracistes, gays, préparent leurs augmentations d’effectifs et de rémunérations de leurs permanents. Les croissances d’effectifs de la fonction publique sont sous presse : professeurs, éducateurs, policiers, gendarmes, infirmiers, juges et greffiers, accompagnateurs sociaux ; garder un niveau globalement stable des effectifs se révélera vite impossible une fois que l’on aura réduit drastiquement les effectifs de l’armée (pourquoi d’ailleurs en conserver une, puisqu’en majorité elle ne vote pas socialiste ?). Toute la France d’Outremer chante et danse : elle a voté dans l’enthousiasme pour le nouveau président, elle a reçu un premier témoignage de reconnaissance au travers de quelques maroquins, et n’entend pas se contenter de ces quelques miettes : il faut que l’oseille se déverse encore plus au nom du rachat des crimes de jadis de la métropole, jamais pardonnés malgré les repentances et les tombereaux d’aides, d’exemptions fiscales, et d’investissements hasardeux (mais qui n’a jamais eu la tentation de mordre la main de celui qui l’aide ?). Les mouches sont-elles les nouvelles représentantes de la morale et de la justice ? Elles vrombissent en tous cas, et les chasse-mouches ne semblent guère prêts à entrer en action.
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 12:32

On nous rebat les oreilles de la présidence normale. Oui elle est normale, mais parce que complètement conforme avec toutes les pratiques anciennes. 

La constitution prévoit que le président nomme le premier ministre et que celui-ci présente au président pour approbation la liste de son gouvernement. La constitution ne fut jusqu'à présent appliquée qu'en temps de cohabitation. L'usage de tous les anciens présidents fut de composer eux-mêmes le gouvernement en ne laissant à son "collaborateur" que le choix de quelques maroquins (plutôt des secrétariats d'état que des ministères régaliens). A peine élu, Hollande qui se targait de changer de style, nous propose une redite des mauvaises coutumes du passé : personne ne connait le nom du futur premier ministre; du coup on ne voit pas très bien comment il peut préparer son gouvernement dans la transparence; le président élu, de toute évidence consulte, laisse filtrer des noms, en un mot ne s'embarasse guère ce torchon de constitution.

Le style soit disant éloigné des flonflons du règne précédent, s'est aussitôt installé dans une pipolisation de mauvais aloi : une certaine Valérie Trierweiler, dont on nous dit qu'elle est la fidèle maîtresse du président, nous parle de sa conception d'un poste qui n'existe pas, première dame de France, dont on ne comprend pas à quel titre elle l'imagine : nouvelle Maintenon, elle chasse de la cour un Julien Dray qui s'est compromis avec le Diable. La mère des enfants du président envahit les écrans pour nous assomer de sa grandeur d'âme de femme délaissée qui a pardonné et peut donc (à titre de compensation ?) briguer un poste de responsabilité . Et l'aîné des enfants est filmé sous toutes le coutures, pour nous proclamer toute l'admiration dévote qu'il porte à son papa. Marivaudage à Gérolstein.

Les mythes sont époussetés, pour nous servir dans une nouvelle sauce radical-cassoulet, les grands accents de la gauche mitterandienne : l'abolition de la peine de mort est remplacée par l'octroi du droit de vote aux étrangers aux municipales (un combat moral nous assène l'inusable Badinter), la réduction à 39 heures du travail hebdomadaire est remplacée par une retraite à 60 ans pour la classe d'âge des 19 ans (un combat pour la justice ? Parce qu'il est juste que ceux qui n'ont même pas eu de BTS se reposent plus tôt), la réévaluation du SMIC est omise au profit de  l'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire (une mesurette digne d'un président ... de conseil général), et la fête de la Bastille est resservie dans une version sans enthousiasme symbolisée par un revenant (Pierre Bergé) et un évadé fiscal (Yannick Noah).

Tout est normal, les chaussons des prédécesseurs sont réenfilés, l'illusion du rassemblement autour de l'âtre pendant que soufflent les tempêtes de la mondialisation est offerte à tous.

 

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