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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 17:40

La seule bonne conséquence que je vois à l’affaire de DSK est le rappel opportun à tous nos hommes politiques français que la roche tarpéienne est près du Capitole. Coupable ou pas, ce pauvre DSK s’est montré indigne de la fonction qu’il voulait briguer, en étalant avant midi heure de New-York et après une heure,  heure de New-York, une insoutenable légèreté, imaginant vivre dans un  petit cocon protecteur  dans lequel ses lubies seront ignorées, oubliées. S’il n’était le seul ! Mais tous ses congénères qui pensent, et vous le répètent à l’envi que la politique est un métier, se construisent ce même cocon protecteur : abrité dans leurs palais nationaux, leurs voitures de fonctions, leurs emplois plus ou moins fictifs, certains en arrivent à ne plus s’apercevoir qu’ils sont des êtres comme les autres. Et de glissades en dérapages, de compromis en compromissions, de petits oublis à de gros mensonges, les plus fragiles d’entre eux entrent benoitement dans le domaine de la délinquance.

Le coup de tonnerre disqualifie certes un homme, mais il disqualifie surtout ce métier de politicien.  Les bonnes âmes se répandent en disant que les crimes d’un seul ne peuvent entacher la vertu des autres ; ils ont tort. Les débordements de tous ces professionnels sont légions : les ignominies  de Chirac dont certaines finissent par arriver devant un tribunal malgré les embûches semées par tous ses affidés, les grand guignoleries de Villepin devant un tribunal, les turpitudes de la famille Guérini en instruction, les dévoiements de Ségolène Royal condamnée au tribunal des prud’hommes, les maladresses d’Eric Woerth et de son épouse, etc… etc… obéïssent toutes au même adage « quos vult perdere, Jupiter dementat ».

Ce métier de politique, du moins lorsqu’il est pratiqué par les quelques dizaine qui détiennent la réalité du pouvoir, rend fou : la maladie fait son chemin au travers de la flagornerie de leurs cabinets, de leur starisation par les médias, de leur écartèlement entre des obligations qu’ils s’inventent.  Ils se croient hommes d’actions parce qu’ils sont des hommes occupés. Ils se prennent pour des décideurs parce qu’ils suivent les opinions de leurs conseillers. Ils s’imaginent populaires parce qu’ils trustent la parole et les images.  A force de s’abuser sur leurs propres forces, ils imaginent que tout est permis pour que se poursuivent des destins aussi prometteurs. A force de se raconter des histoires, et d’écouter complaisamment celles que leur entourage leur serine, ils croient que leur existence est un atout pour le peuple et qu’il importe de le leur conserver.  A partir de là (pour les plus naïfs, les plus cyniques, les plus bêtes, les plus retors) de privilèges indus, en entorses bien supportés, la chute vers la faute est inexorable.

Non, la politique ne devrait pas être un métier dans une démocratie : trop inhumaine, trop tentatrice pour y demeurer toute une vie. Non la politique ne devrait plus être viagère. Faison le rêve d’un pays dirigé par des amateurs.

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 17:11

Les élections cantonales sont un intéressant sondage sur les opinions des gens âgés et des fonctionnaires. Ils restent les seuls à se précipiter aux urnes pour dire les uns leur angoisse face à l’immigration et les autres leur attachement à une organisation administrative surannée. Les urnes deviennent un musée de votes frileux qui conduisent  à l’irrationnel . La peur des immigrés entraine des gens inquiets vers les solutions sans nuances, sans réalisme, du Front National aux questions légitimes qu’ils se posent. La crispation corporative sur leurs privilèges de la fonction publique, entraîne la masse des employés de l’Etat vers la sanctuarisation des postes de l’administration prônée par le PS.

Hormis cette confirmation, cette élection cantonale nous apporte l’intéressant éclairage de l’échec des Ecologistes, qui malgré le ramdam qu’ils ont tenté de faire sur le désastre nucléaire japonais, n’ont pas réussi à ameuter les foules sur leurs propres peurs.

Dernière leçon à  tirer de ce scrutin, une majorité d’électeurs vient d’indiquer son désintérêt pour la notion de département, et donc  pour les conseillers généraux qui sont élus. Deux conclusions pourraient en être tirées :

-          Suivre l’opinion exprimée par une majorité d’électeurs , dissoudre immédiatement les départements et conseils généraux, pour redistribuer leurs pouvoirs et leurs caisses entre autres administrations moins dédaignées (régionales ? municipales ?)

-          Instaurer un quorum pour valider une élection ; il n’est pas admissible que lorsqu’une majorité a montré son dédain pour des candidats, ceux-ci puissent se considérer comme légitimes représentants de qui que ce soit et continuent de parler du mandat qui leur a été confié pour changer telle ou telle politique.

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 10:53

La république : le beau concept de la « chose publique »  inventé par les romains ! Beau non pas par lui-même mais pour  la nécessité de vertu de ceux qui devaient s’en occuper.

Ce concept de république est maintenant saccagé par des olibrius qui ne veulent voir dans ce mot qu’une série d’idées que l’on n’est pas obligé de partager : jacobinisme, laïcisme, pacte républicain.

Faisons déjà un sort au sinistre mot de jacobin issu des heures les moins glorieuses de notre histoire, lorsque la Révolution déchainée hésitait entre massacres et génocide ; mais ce mythe de la Révolution a la vie dure, transformée en épopée par les assassins de la Commune de 1870, puis chantée par les officines sectaires de la IIIème république, relayée par le chœur des admirateurs de la Grande Révolution bolchevique.

Tirons un trait sur le laïcisme qui fut, et reste, l’antonyme de la tolérance. Né dans un fanatisme antireligieux d’avocats franc-maçons et de séminaristes défroqués, il reste encore aujourd’hui l’expression, non pas d’une liberté de penser, mais d’un anti-culte catholique pourtant bien inutile.

Enfin comment ne pas s’indigner de ce pacte républicain qui serait le creuset de notre identité nationale, de notre consensus à vivre ensemble. Pacte noué, en réalité après la période de reconstruction qui a suivi la deuxième guerre mondiale. A cette époque tous ceux qui avaient du choisir comme ils pouvaient entre lâcheté et héroïsme, se sont réunis pour rebâtir une France digne de ce nom. Mais derrière la génération des pionniers, est arrivée celle des consommateurs, des profiteurs des avantages acquis, des petits-bourgeois  accros du pavillon, des appareils ménagers, de la voiture, de la télé, des loisirs. Comment rassembler un peuple autour de valeurs aussi mesquines, matérielles, centrées sur l’immédiateté, l’infantilisation.

Non décidément, si la République peut être belle, encore faut-il que les républicains soient des hommes intègres (intellectuellement surtout), dévoués à la Patrie (et non pas à un vague humanitarisme compassionnel )., courageux dans leurs pensées et dans leurs actes (et non pas inféodés à des idées comme ils semblent s’en faire gloire).

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 10:23

Ils ont tous échoués, les Mitterand, les Chirac, les Jospin, les Sarkozy : le poids économique de la France s’est écroulé depuis 1981 par rapport à ses plus grands concurrents, et faute de moyens disponibles, le bien-être social  va vers sa diminution. Il faut écouter Philippe Seguin, relayé par Dupont-Aignan : « la logique du processus de l’engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d’un fédéralisme au rabais fondamentalement antidémocratique, faussement libéral et résolument technocratique ». La voie à suivre est en filigrane : moins de fédéralisme, plus de démocratie, plus de libéralisme, moins de technocratie. L’objectif unique rappelé par Dupont-Aignan est de recréer des emplois dans l’industrie et l’agriculture.

 

Parmi tous les outils nécessaires comment ne pas applaudir à la TVA sociale, la séparation des banques commerciales et des banques d’investissement l’incitation au réinvestissement des bénéfices.

Sortir de l’Euro est une voie difficile, scabreuse, mais nécessaire ; mais attention aux moyens : il ne faut pas substituer aux  emprunts une création de monnaie ; son discours m’a moins convaincu sur ce point.

 

S’il fallait une critique au discours de Dupont-Aignan,  je la ferai sur une omission : il faut plus de libéralisme dans la gestion interne de notre société ; il me paraît nécessaire pour celà d’abroger le principe de précaution inscrit dans notre constitution ; ce serait un double signal, celui de l’abandon d’un état d’esprit malthusien qui prend peur alors même que le danger n’est pas réellement identifié, celui de l’avènement d’un véritable esprit de liberté d’entreprendre sans les entraves mises par administrations, associations, au nom de motifs respectables avec des conséquences calamiteuses.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 10:38

Des mauvais ont été virés : Estrosi, Devedjian, Amara, Yade, Kouchner.  Ils n’ont peut-être été tels que du fait de l’incertitude de la mission qui leur était assignée : quel était le rôle de Kouchner par rapport à Levitte à l’Elysée, une doublure ? quel était l’importance de Yade dans un secteur qui de toute évidence ne l’intéressait pas, un poids plume ? quelle pouvait être l’action d’Amara dans un secrétariat d’état sans consistance face à Bercy, une manifestante devant des caméras ?que dire d’une relance limitée à recycler éternellement  les mêmes grands travaux ? que connaissait à l’industrie le triste Estrosi sinon rien ?

Ils ont été mauvais, parce qu’ils ont accepté de remplir des missions qui n’en étaient pas, ou dont il n’avait les capacités, ou auxquelles les moyens nécessaires n’avait pas été donnés. Ils ont été mauvais par absence d’honnêteté intellectuelle, refusant d’admettre l’inadéquation de leur personne et de leur partition. Ils sont chassés parce qu’ils ne sont pas partis avant.

La seule question intéressante est de deviner pourquoi ces gens-là ont choisi de s’accrocher, de s’abreuver d’humiliations, de se complaire en écoutant les ricanements de leurs collègues ou des médias. Autant il est noble de s’accrocher pour accomplir une mission dont on estime qu’elle a des objectifs qui dépassent sa propre personne et qu’il est donc admissible d’accepter des bassesses pour faire triompher une action que l’on estime nécessaire ou fructueuse,  autant il est méprisable de vouloir faire croire que l’on existe alors que ses initiatives sont inexistantes.

Les réponses sont diverses : Estrosi , devine-t-on, se place dans l’éternelle position du courtisan qui pense que son amitié pour le chef de l’état transcende toutes les flatteries et âneries ; Devedjian est le mercenaire usé qui a perdu ses illusions et s’abime dans son désespoir dans une garnison oubliée oublieux de l’indignité de sa situation ; Amara  est l’innocente, balancée pour un coup de pub, sur une scène inconnue, et qui en fin de scénario s’aperçoit à peine qu’il n’était  pas écrit pour elle ; Yade est la roublarde, manipulatrice de tous les médias (qui savent qu’ils sont manipulés) sous prétexte de fraicheur et de beauté ; Kouchner fait partie des arrogants qui vous resservent sans fin leur éternelle recette qui fit florès un temps jadis, et ne comprennent pas que cette cuisine hors d’âge était surfaite et refusent de l’admettre.

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 10:59

L’expression orale d’une des vedettes de la politique, Nathalie Kosciusko-Morizet, est élégante et tranchante, sans conteste. Ses déclarations sur la pertinence de la réforme qui a sauvé le système de retraites par répartition, ne peuvent honnêtement lui être imputées à mal, elle ne s’ est jamais occupée de ce sujet et n’est que le haut-parleur des « éléments de langage » préparés par l’Elysée. Plus intéressant est sa propension à se couler dans tous les conformismes, à être une sorte de victime de toutes les modes du moment. Prenons dans sa conversation avec un journaliste du Figaro, trois exemples.

 

Christian Vaneste a proposé de réfléchir à un rapprochement entre l’UMP et Marine Le Pen. La réponse de NKM fuse, en deux salves : « le débat n’a pas lieu d’être », « il doit quitter l’Ump » ; quelle posture étrange de refuser un débat, sans dire pourquoi ; quelle attitude surprenante de prôner l’exclusion sans donner de raisons ; rien d’étrange et de surprenant en réalité, mais un souci de protéger sa propre image de marque d’intransigeance avec la peste brune ; et je crains que sa peur du tabou soit beaucoup plus forte que sa volonté d’exprimer pourquoi elle voit encore une peste brune dans les idées de Marine Le Pen. Nous ne sommes plus dans le rationnel, mais dans le marketing de sa propre personne.

 

Copé a proposé d’instaurer un examen d’entrée en 6ème, afin d’éviter de poursuivre des parcours d’échec au collège tant que des acquis fondamentaux ne sont pas en place. La contreproposition de NKM est dans la droite ligne du pédagogisme qui mine l’école : pas d’examen, mais un bilan des connaissances en fin de cours élémentaire. La sacro-sainte idée qu’il ne faut pas traumatiser les enfants avec des notes, se conjugue avec l’incapacité à concevoir qu’il s’est révélé inefficace d’encombrer le secondaire avec des gens qui ne savent ni lire convenablement, ni écrire avec aisance, ni compter sans erreurs. Nous ne sommes plus dans le rationnel mais dans la complaisance avec les syndicats de l’Education Nationale.

 

Sur son terrain familier, celui des technologies numériques, son désir de promouvoir un « samll business act » (pourquoi ce charabia anglais, les mots français seraient-ils sales ou incompréhensibles ?) est louable, mais ne fait qu’obéïr à ce doux travers de nos hommes politiques : un problème ? une loi ! Que ne comprend-elle que la prospérité économique (et en ce secteur comme dans tous les autres) que le développement en France, patine non pas faute d’initiatives individuelles, mais du carcan des règlements ; la liberté d’entreprendre et de secroître passe par l’abrogation de règlements et de lois . Mais, ce n’est pas son sujet, elle rêve d’une Loi « Kosciusko-Morizet".

 

Dommage que tant d’intelligence et de charme soient au service de tant de rouerie.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 11:16

Je viens de commencer les « mémoires » de Tony Blair. Les chapitres que je viens de lire traitent surtout de la manière dont le héros a pris et exercé le pouvoir. Edifiant. Les propos de l’auteur sont destinés, ce là va de soi et même s’il s’en défend, à mettre en valeur son style, ses méthodes, son audace et son goût de l’action.

L’image que j’ai perçue est celle d’un ambitieux, ce qui n’est pas péjoratif mais consubstantiel à l’idée même de faire de la politique : on ne voit pas que l’on veuille se lancer dans l’arène publique sans projets et sans se dire que l’on est apte à les mener ; le problème de son ambition est qu’elle veut durer. Sa tristesse est centrée sur le fait que le Labour a perdu trois élections consécutives, ou que quand il était au pouvoir il était incapable de le garde plus d’une mandature ; il en arrive à se convaincre que d’avoir lui Tony Blair gardé le pouvoir pendant dix ans est une réussite en soi.

La deuxième facette du personnage est sa passion de l’activisme. Il croit, sans même tenter de le justifier, qu’une attention de tous les instants à tous les problèmes est une caractéristique d’homme d’état ; le plus drôle est que sur la politique économique, largement menée par Gordon Brown, il tient beaucoup à nous convaincre qu’il la suivait étroitement et en était le véritable inspirateur. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi cette frénésie de s’approprier une politique qui a accéléré la financiarisation de l’Angleterre et son exposition à tous les grands vents des crises mondiales. Mais sur tous les sujets il montre cette incapacité à déléguer, à faire faire, à réfléchir plutôt qu’à se laisser submerger par des appels téléphoniques, des mails. Il croit, comme une immense majorité de la classe politique qu’il faut être informé à tous les instants (comme si l’écume des jours était importante) pour décider en permanence : l’exemple le plus ridicule est son ultimatum à l’un de ses ministres d’avoir à choisir dans les 48 heures entre sa femme et sa maîtresse pour éviter  un article à parfum scandaleux dans la presse dominicale.

Enfin apparaît cette fringale du contact avec le public qui fait croire que l’on est proche du peuple parce que l’on exprime une compassion, cette amour immodéré d’être aimé par ceux qui lisent les journaux à sensation, ce travers de croire que l’on est populaire parce que l’on passe beaucoup de temps sur sa communication.

Pour ces premières pages, ressort le portrait intéressant de l’homme politique contemporain : il privilégie le contact à la réflexion parce qu’il ne sait jamais prendre le temps d’avoir du temps, il privilégie l’instantané parce qu’il croit que l’on gère un pays heure par heure alors que seules les grandes batailles méritent cette attention, il chouchoute la communication  et les communicants et en ce faisant laisse percer sa volonté de dure au jour le jour au détriment de l’action raisonnable sur le long-terme.

Un livre éloquent sur l’homme politique d’aujourd’hui : englué par le quotidien.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 11:24

Extraordinaire cette volée de bois vert sur la transaction envisagée entre la Mairie de Paris et le duo UMP-Chirac. Comme d’habitude les professeurs de vertu  sonnent la charge, Eva Joly, bien entendu en tête ; elle a toujours eu une grande finesse pour se mettre sous les projecteurs de l’actualité. Et pourtant le dossier est ennuyeux ; et Delanoë l’a très bien sous-entendu, lorsqu’il fait allusion à la transaction faite avec Blondel. Je comprends de sa remarque que des emplois fictifs il y en a légion, et pas seulement avec Chirac pour subventionner ses activités politiques, mais aussi (je rajoute et surtout)  pour aider les syndicats. Quid de ceux qui travaillent pour l’UNSA-Education ? Ils sont professeurs ou permanents des syndicats ? Où finit la défense des intérêts de la corporation et où commence l’abus. Qui peut ignorer que l’abus est gigantesque, que les emplois fictifs sont nombreux et peut-être indispensables pour faire fonctionner cette machine syndicale et les autres aussi. Ceux qui ne sont pas d’accord avec la transaction entre Mairie de Paris et Chirac devraient aussi engager le combat (peut-être nécessaire d’ailleurs) pour purger aussi le monde syndical de ces pratiques.

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 17:15

J’entendais Paul Ariès sur je ne sais plus quelle radio hier. Un promoteur de la décroissance. Un promoteur de la gratuité généralisée. Pourquoi pas ?  Le problème avec ce genre de pourfendeurs est leur incapacité à ne pas trainer dans la boue leurs adversaires qui sont un ramassis de riches et de parvenus abusant des pauvres gens ; Paul Ariès se montre remarquable sur ce plan en assimilant nazisme et révolution conservatrice, en fustigeant  ses adversaires qui pensent mal. Leur deuxième défaut  est de parsemer leurs discours de mots symboliques dont nous n’avons aucune définition : « les valeurs républicaine », « humanisme socialiste », « la production de lien humain » ; c’est beau, mais c’est inopérant de se réfugier derrière des expressions aussi imprécises. Un peu dommage que ses réflexions soient noyées dans ce pathos.

Tout  n’est pas faux dans ce qu’il nous dit sur les méfaits de la publicité qui propage des désirs de consommation chez les plus faibles, les moins intégrés ; sur les méfaits d’une surconsommation qui s’apparente plus à du gaspillage qu’à une satisfaction de besoins ; sur le détricotage de l’identité de la France provoquée par la mondialisation. Au demeurant, ainsi énoncés, ce sont des constats plutôt basiques qui emporteraient l’adhésion s’ils n’étaient accompagnés d’une série de propositions qui elles renvoient à une socialisation à outrance : revenu mondial inconditionnel de subsistance (sorte de RMI mondialisé, qui ne va pas aboutir à beaucoup motiver les gens pour le travail, mais c’est justement son idée), gratuité extensive  accordé à tout bon usage et taxation des mauvais usages (sorte d’emprisonnement généralisé, avec surveillance de votre conduite par des comités de quartier, et distribution de tickets de rationnement appelés droits de tirage),  mise en priorité de la notion d’égalité devant celle de fraternité (qui devient inutile puisque la règle d’à chacun selon ses besoins pourra s’appliquer), et devant celle de liberté (qui devient  extrêmement théorique, puisque la nécessité de partager un gâteau qui s’amenuise implique une vigilance de tous les instants des comportements hétérodoxes).

Que tout cela fait peur. Surtout énoncé, avec autant d’aplomb, par quelqu’un d’aussi  brillant.

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 17:48

Les affaires municipales ne doivent pas être menées par des élus des seuls inscrits sur les listes électorales. C’est particulièrement flagrant dans au moins deux cas : les villes à forte immigration, et les cités touristiques avec de nombreux résidents secondaires. Chaque fois, une nombreuse population paie ses taxes, utilise des services, contribue à l’activité économique sans que ses souhaits soient examinés, sans que ses priorités soient pris en compte. Chaque fois ce sont des populations qui ont le droit de payer et l’obligation de se taire. Un déni de démocratie. La réponse facile est de dire que s’ils sont intéressés par la vie de leur commune, ils n’ont qu’à s’inscrire sur les listes électorales ad hoc ; argument de gens enracinés dans un seul endroit et qui oublie tous ceux qui témoignent d’un attachement plus diversifié ; argument qui ne prend pas en compte ceux qui ne sont pas de la communauté européenne.

Certains vont s’étrangler en signalant que des personnes pourraient plusieurs fois (une fois au domicile principal, d’autres fois aux domiciles secondaires) ; ne serait-ce pas le retour au vote censitaire ? Un privilège accordé aux plus riches qui ont plus de résidences ? Un avantage incongru à des étrangers hors de la Communauté européennes ? Peut-être, mais le vote dans les affaires municipales, n’entraine aucun choix de société ; c’est un vote de proximité. Et à ce vote doivent participer tous ceux qui contribuent. Je ne comprends même pas qu’il puisse y avoir d’autres principes qui s’y opposent. Les biais ont été trouvés pour remédier à cette anomalie ne sont pas adéquats : les associations créees pour représenter ceux qui ne sont pas inscrits sont, en général, non représentatives, sous la coupe de coteries, et donc au final inefficaces pour les plus nombreux.

Certains partis, certains hommes politiques, pronent la possibilité de droit de vote pour les étraners. Ce n'est qu'un aspect du problème. Il serait absurde d'imaginer qu'un étranger puisse voter dans son pays pour un scrutin national ou local et en France pour un scrutin municipal, alors qu'un français ne pourrait voter qu'en fonction d'un choix administratif de son lieu de résidence. La seule réforme admissible, démocratique, indispensable est le droit de vote aux non-résidents quelle que soit la nationalité.

 

 

 

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