Oxymore. Le peuple des bas-fonctionnaires ne peut encore faire moins que ce qu'il fait habituellement. A moins qu'il ne s'agisse d'une grève du zèle.
Oxymore. Le peuple des bas-fonctionnaires ne peut encore faire moins que ce qu'il fait habituellement. A moins qu'il ne s'agisse d'une grève du zèle.
Elles veulent être mises à l’honneur ? Exauçons-les.
- Anne Lauvergeon a conduit avec une détermination farouche la société AREVA à la quasi-faillite ; elle n’a pas oublié dans l’affaire de récompenser les efforts de son époux pour l’aider dans sa furie destructrice ;
- Christine Angot a rabaissé la littérature à des commentaires abscons (mais progressifs, bien entendu) sur sa vie sexuelle et le commentaire médiatique à des injures envers ceux qui lui ont déplu ;
- Anne Hidalgo a tout fait pour Paris : enlaidissement (Place de la République), augmentation des embouteillages (merci à des piétonisations sans concertation), accueil des rats dans tous les squares de la capitale ;
Une caractéristique commune est leur volonté de puissance, leur arrogance vis à vis des autres, leur ton inflexible et tranchant. Elles veulent être au premier rang ? Normal qu’elles se ramassent des coups de pied au cul. C’est la sanction de l’échec. Elles nous la font testéronnées, à ce jeu je préfère des hommes.
Un tapin se venge d’un ministre pour avoir été trop peu rémunérée.
Des starlettes s’offusquent d’avoir vu un producteur sortir nu de sa salle de bains.
Toute une série de polymathes pornos s’indignent d’avoir vu le loup.
Les employés du sérail des médias relaient ces on-dit avec des trémolos d’eunuques effarouchés.
Vive la PMA quand on ne prend pas les moyens d’être enceinte, vive l’avortement quand on a couché à tort et à travers.
Bonjour pour une retraite un tiers plus longue pour les femmes que pour les hommes ; bonjour pour des dépenses de santé plus lourdes pour les femmes que pour les hommes ; pas de parité pour ces sujets ; que cela n’empêche pas de hurler contre un prétendu plafond de verre.
Bien fait pour les cochons de payant.
Interdit de se moquer des grosses qui étalent leurs fessiers dans les rues, des maigres qui exhibent leurs cuisses d’anorexiques dans la haute couture, des flétries qui prétendent butiner chez des jeunes hommes.
Interdit de minimiser les talents de tous ces génies qui ont été étouffées ou par une éducation inadaptée, ou une hégémonie machiste, ou par on ne sait quelles autres raisons peu ou trop naturelles.
La libération de la parole c’est surtout clore le bec aux mal pensants.
La libération de la parole de certaines femmes ne leur fait guère honneur. Parmi les pépites, il faut relever
Ces paroles étouffent les grandes voix de jadis des Georges Sand, des Colette, des Yourcenar, au profit de celles de philosophes fonctionnaires, de secrétaires d’état pornographes, de députées sous analyse depuis leurs étreintes avec le père, ou d’actrices filles de la promotion canapé.
Dérèglement de la parole comme une mauvaise tempête au cours de laquelle disparaissent et l’humour et la raison, comme un envahissement par de mauvaises herbes qui enfouissent et la masculinité et le désir.
Imitation de l’évangile, en oubliant Jésus Christ, imaginée par la bande de boutiquiers et d’avocaillons qui a lancé la révolution française. De l’amour et la fraternité, ils sont passé à une litanie de droits (en ajoutant le droit de propriété fâcheusement négligé dans l’Evangile) et à la promulgation d’une égalité tatillonne qui fait la fierté des revendications des comptables de tous les communautarismes d’aujourd’hui.
Bréviaire tristoune de tous les envieux qui n’en peuvent plus d’assumer leurs déficiences ou leurs différences. Bannière d’aigris qui dans leur haine des autres veulent crucifier tous ceux qui oseraient cultiver le respect de la diversité. Catalogue irraisonné des conservateurs d’une pureté idéologique, servant à fustiger toutes les impuretés, déviances, et autres comportements nauséabonds.
Dans l’abaissement de la parole publique les femmes tentent de mettre les bouchées doubles : les voilà qui, en même temps, font l’apologie de la délation en matière de harcèlements sexuels (balance ton porc), prônent l’instauration de l’imprescriptibilité des crimes sexuels (rapport au ministre de l’égalité femmes-hommes), exigent des peines à vie pour les assassins de femmes (Bernard Cantat). Que certaines veuillent combattre la libido masculine et la testostérone relève uniquement de l’expression de leur déviance et ne justifie en aucune manière de mettre à bas de grands principes comme le mépris que doit inspirer le délateur (souvent proche du calomniateur), la sagesse de l’existence de la prescription qui permet d’oublier des criminels que l’on ne peut plus juger faute de preuves solides, la foi en la rédemption qui fait qu’un criminel qui a purgé sa peine a le droit de vivre dans la société.
Mais dans l’hystérie des réseaux sociaux, relayés par des médias grand public froussards, il devient inaudible de prononcer un mot sur des dérapages de groupuscules activistes qui prétendent parler « au nom des femmes ». Il est suspect pour un homme de dire un mot qui ne soit pas complaisant sauf à se faire traiter de fasciste, réactionnaire et sexiste. Matraquage d’autant plus exaspérant qu’il oublie les véritables violences subies par les femmes dans les cités : interdiction du port de la jupe, interdiction de certains lieux publics, excision, mariage forcé, tournantes , autant de pratiques non dénoncées parce que dans des cités abandonnées au règne des communautarismes. Totalitarisme de la pensée qui prend des faits divers pour des crimes, qui mélange sans scrupule attitudes équivoques et conduites inacceptables. Et des tonnes d’avocates, de procureurs, de témoins, de victimes se répandent pour disent-elles libérer la parole. Ce qu’il importerait de faire serait d’arrêter le robinet des amalgames, des calomnies, de la haine du masculin, de la libido. Si c’est pour s’exprimer aussi mal, qu’elles se taisent !
Enfin la parole a été libérée clament les guignols et autres saltimbanques. Et ils se glorifient de la création d’un appel à délation sur tweeter, appelé gracieusement « balance ton porc ». Le réseau social se révèle pour ce qu’il est, un égout qui charrie dénonciations infondées, jugements expéditifs, condamnations abruptes. La parole de quelques femmes qui ont un compte tweeter, qui savent l’utiliser : un micro-milieu empli de haine pour les turpitudes qu’elles ont cru nécessaire de subir pour arriver à leur petite réussite; une petite caste dominée par les zélotes du combat contre l’hommes qui les oppresse, qui les surpasse, qui leur fait des enfants ; les épigones des Beauvoir, Duras, Lauvergeon, Ernotte, Duflot et autres combattantes de la liberté du corps des femmes.
Et ce concert de délation de ces privilégiées hargneuses s’accompagne de réclamations absurdes comme de verbaliser des incivilités de rue, en ignorant le malheur profond et véritable des femmes des banlieues, exposées aux tournantes, aux incitations à porter le voile, aux traitements mutilants, à l’interdiction camouflée de l’espace public. Ces délatrices sont schizophrènes : elles se contemplent l’ombilic et ignorent leur congénères dans le malheur. Elles se polarisent sur leurs « témoignages » souvent minables, rarement tragiques. Elles ne comprennent pas qu’elles se ridiculisent en se mettant comme cela en avant : elles transforment la cause des femmes en un farce sinistre où les vrais coupables ne sont pas désignés, et les véritables victimes une fois de plus, oubliées.
Elles poussent des cris d’orfraie. Que ne l’ont-elles fait plus tôt ? Pourquoi ont-elles laissé ce Weinstein continuer ses turpitudes sexuelles à Hollywood, à Cannes ou dans tous les festivals de cinéma, Baupin à Paris et dans tous les congrès écolos, Strauss-Kahn à Bercy, Washington ou dans toutes les réunions politiques ? Aucune ne leur a jamais mis une claque dans la figure à ces malades qui n'arrivaient même pas à cacher, en public, leurs débordements ? Ce n’est pas parce que le type est ignoble que ses accusatrices ne sont pas hystériques. Ce sont les mêmes qui viennent gémir devant les caméras qui, naguère, déblatéraient sur le sexisme de Trump ou autres réactionnaires. Ce sont les mêmes qui râlent contre Christine Ango qui s’est insurgée, à juste titre, contre les larmoiements médiatisés d’une victime de Baupin confondant abusivement drame et mélo. Ce sont les mêmes qui se plaignent à demi-mot de cette justice qui réclame des preuves, applique une prescription, au lieu de condamner.
Tout cela pue l’hypocrisie. Elles ont accepté et n’ont rien dit. Elles ont obéi à la loi du milieu. Ce milieu délétère des médias, de la politique du show-biz. Maintenant elles viennent nous proclamer toute leur indignation, en élargissant leur hargne à tous les hommes. C’est trop et trop tard. Le soupçon qui tenaille est qu’elles ont laissé leur ambition prendre le pas sur le respect d’elles-mêmes.. L’antique promotion canapé. Elles tentent maintenant de rattraper leur lâcheté par leurs hurlements. Qu’elles se bornent à faire condamner (et/ou payer) ces obsédés au lieu de transformer en problème de société les pratiques nauséeuses d’un milieu médiatico-politique gangrené.
En dehors de la fachosphère qui existe sans aucun doute, prospèrent bien d’autres sphères qu'il importe de ne pas oublier :
Ah quelle admirable mécanique de précision qui tournoie tout autour de nous, avec ses cycles, ses épicycles !
Encore un gouvernement qui ne respecte pas la parité : combien de chauves ? Combien de nains ? Combien de gens de couleur foncée ? Combien de crétins ? Combien de gens avec une orientation sexuelle non majoritaire ?
Le grotesque de cet impératif de caser partout autant de femmes que d’hommes ne le cède qu’à son caractère illégitime. L’introduction dans la constitution en 1999 n’a fait que renforcer l’idée que la constitution est un fourre-tout des dernières idées à la mode jamais consacré par un vote populaire. Contrainte imposée par une bande d’exaltées et qui contrevient au principe de l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Créer des catégories qui ont plus de droits que d’autres est une insulte à ce principe démocratique, il est de plus une marque de mépris pour ceux qu’il conviendrait d’aider puisqu’ils ne parviennent pas à faire reconnaître leurs talents et leurs mérites.
Cette parité hommes/femmes est humiliante pour les hommes qui sont considérés comme des usurpateurs, et humiliante pour les femmes traitées comme incapables de se défendre sans les béquilles de la loi.