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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 10:32

Je n'ai aucune amitié pour cette organisation Civitas, et autres groupuscules qui ont organisé la manifestation anti-mariage gay de dimanche dernier.  Mais il est insupportable de constater qu'il leur est interdit de manifester paisiblement dans la rue; une démocratie c'est d'abord  pouvoir exprimer publiquement son opinion, sans être vilipendé, moqué, caricaturé. Or que c'est-il passé dimanche dernier  : face à une manifestation autorisée, ont soudain débouché une bande de perturbatrices, provocatrices (seins nus, coiffées comme des nonnes), insultantes  (fuck your god, fuck  your church comme slogans), agressives (armées d'extincteurs remplis de "holy sperm"). De toute évidence une manipulation d'une bande d'excitées ,les Femen, organisée par la sainte Nitouche des médias : Caroline Fourest; elle espérait une mauvaise réaction d'un service d'ordre au front bas et l'a eu.

Mais au fond où est la violence : dans les horions distribués avec trop de libéralité ou dans l'attaque haineuse ? La réponse est évidente. Est-il légitime de cracher à la gueule, insulter, perturber des gens qui  défilent  pour des opinions qui vous insupportent ? La réponse est évidente. Est-il normal que des services d'ordre de l'état  n'aient pas pris la précaution élémentaire de séparer la contre-manifestation de la manifestation ? Anormal. Est-il admissible que des voix s'élèvent pour demander la dissolution de Civitas sous ce prétexte ? Et la dissolution de Femen, alors.

Caroline Fourest a été corrigée; elle a selon ses termes été tabassée avec  sauvagerie et  barbarie; difficile à croire; elle a reçu tout au plus une fessée (j'imagine, puisque son beau visage de femme indignée était impeccable et sa démarche assurée sur les estrades où elle manifestait après coups sa colère);  je n'ose croire qu'elle a monté toute cette affaire par sado-masochisme; mon diagnostic est qu'elle a travesti  la vérité, ridiculisé quelques pauvres épaves ukrainiennes, instrumentalisé la démocratie.  Cette femme est dangereuse : avec sa beauté, son intelligence, elle répand le virus de l'intolérance au profit de la seule cause qui la passionne, la théorie du genre.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:07
L’amour charnel est une difficulté pour toutes les religions, et pour toutes les philosophies éloignées du religieux. Il n’en existe pas qui fasse du désir physique le moyen d’arriver à des états de détachement, d’équilibre, de béatitude ou de sainteté. Le mariage n’a pas été inventé comme une liberté, mais comme une contrainte pour tenter de discipliner une sexualité qui ne peut se contenter de l’ascétisme. L’hédonisme occidental est un sophisme : la recherche du bonheur est dans le plaisir, tous les plaisirs sont admissibles pour atteindre le bonheur, le plaisir est un droit pour tous, donc tout individu, au nom de sa liberté, doit pouvoir exercer toute la palette des plaisirs : avoir un conjoint de même sexe, avoir des enfants ; problème : vivre en couple n’est pas un chemin de roses, et élever des enfants n’est pas une partie de plaisir, et le seraient-ils qu’introduire les idées de fidélité (pour le couple) ou de stabilité (pour les enfants) est contraire au principe de plaisir. Vouloir admettre l’homosexualité comme une pratique normale, à l’égale de l’hétérosexualité, n’est que l’expression de ce droit au plaisir pour tous. Que chacun ait sa dose d’anormalité est une évidence ; cette connaissance aide d’ailleurs à la tolérer chez tous ; elle n’incite pas nécessairement à préférer l’anormalité à un haut degré, sauf à se complaire dans le langage convenu de la culture laxiste que tout ce que nous ressentons est un don (venant d’où ?) qu’il faut faire fructifier. Il n’y a rien de haineux, ni de rétrograde, ni de bourgeois, ni de droite, ni de conservateur, à penser que l’homosexualité est une débauche (c'est-à-dire un usage excessif ou déréglé de ses sens) ; il n’a pas de justification religieuse ou philosophique à institutionnaliser la débauche, et corrélativement à ridiculiser l’ascétisme. Vider les mots, et donc les réalités qu’elles recouvrent, de leur signification n’est pas une expression de l’amour.
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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 16:55
La nature nous a affligé de différences dures à supporter. Une des plus fondamentales est que la femme peut enfanter si un homme consent un petit geste et que le mâle s’il a apporté quelque chose, ne porte rien du tout et reste d’ailleurs incertain de la postérité qu’il donne (sauf à se lancer dans des analyses chromosomiques possibles dans notre ère contemporaine). Dans le monde vivant où la filiation (la conscience d’avoir des parents ou réciproquement d’avoir des enfants) est soit inexistante, soit émergente chez les mammifères, l’humanité se fait gloire d’avoir inventé la famille : un père, une mère, des enfants qui a leur tour engendrent des petits enfants. La création de cette cellule familiale a été le creuset de la transmission des cultures, des apprentissages, elle a aussi donné à l’homme un rôle de cofondateur d’une famille. C’est sur cette évolution que les lesbiennes voudraient revenir, car ce sont elles qui sont à la pointe de la défense du mariage homosexuel, de l’adoption, de la procréation médicalement assistée ; leur bataille pour l’égalité (du droit d’avoir un enfant) cache mal leur androphobie ; dans leur antipathie pour le masculin, elles rêvent de le court-circuiter en rendant anonyme la figure du père, en niant le progrès représenté par l’indentification d’un père. Dans ce combat rétrograde, elles ont embrigadé les homosexuels, qui se retrouvent les cocus de l’affaire : ils pourront toujours se marier, ils ne pourront jamais porter d’enfant, c’est physiologique, ils n’y peuvent rien et devront continuer de subir leur infériorité ; ils adopteront ? Tous les pays émergents durcissent leurs conditions pour l’éviter ! Ils demanderont que soit autorisée la Gestion Pour Autrui ? Toutes les femmes seront opposées à une telle marchandisation du corps. Le mariage homosexuel est une régression culturelle proposée par quelques femmes haineuses, et quelques hommes naïfs. Dans leurs mythes, les grecs avaient baptisé ces féministes exacerbées les Amazones ; à une époque où la PMA n’existait pas encore, elles utilisaient, pour procréer, les plus beaux mâles de tribus voisines une fois l’an ; afin d’éviter toute concurrence au sein de leur tribu elles tuaient ou mettaient en esclavage tous leurs enfants mâles ; le mythe résume à la fois la tentation d’une société unisexuée et la pratique concomitante de l’eugénisme ; les grecs, pour exprimer toute leur horreur de cette utopie, avaient imaginé de situer cette tribu dans une steppe quasi inaccessible et d’y envoyer quelques héros, comme Bellérophon ou Héraclès, pour la massacrer. C’était peut-être beaucoup.
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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:03

Arrogance intellectuelle

 

Imagine-t-on Achille et Patrocle décidant d'adopter Astyanax après la prise de Troie ?  Ou Michel-Ange coulant des jours heureux avec le Sodome dans une villa florentine que leur aurait allouée l'état florentin ? Ou encore Proust léguant ses biens  à un compagnon ? Les moeurs ont évolué, il faut le concevoir.

 

A-t-on vu une gay pride à Delhi, au Caire ou  à Ho Chi Minh Ville, avec ses chars débordant de lesbiennes, d'homosexuels étalant leurs préférences sexuelles devant les badauds ébahis ? Pas encore, toujours interdit pour d'obscures raisons puisées dans des cultures rétrogrades ? Les moeurs ont évolué, il faut qu'ils y passent.

 

 

Egalitarisme forcené

 

La différence physique implique une différence d'aptitudes à exécuter certaines tâches  : un cul de jatte ne peut faire l'ascension du Mont Blanc, un vieillard ne trouve plus de plaisir dans la sexualité,  un garçon n'a aucune envie de jouer à la poupée, un aveugle cultive des talents autres que le goût des couleurs. Sont-ils malheureux pour autant de ne pouvoir pratiquer ce dont ils sont privés ? Non. Sont-ils mal considérés d'avoir à supporter ces handicaps ? Non. Réclament-ils d'avoir le droit de contrefaire ce qu'il ne peuvent faire ?

 

Sodomisés et sodomistes veulent sanctifier civilement leurs pratiques sexuelles sous prétexte qu'elle ne relève que de leur liberté individuelle. L'argument est bizarre : en quoi les pratiques de l'alcôve doivent-elles recevoir l'approbation d'une cérémonie publique; dès que l'on veut  donner une quelconque publicité à des turpitudes privées pourquoi s'étonner, se formaliser,  que certains en soient gênés, offusqués, scandalisés ?

 

L'amour d'un autre, la passion d'élever des enfants font partie des valeurs universelles : certes.  La passion du contrat synallagmatique, de la pension de réversion, de la cérémonie chez monsieur le Maire, du simulacre de maternité ou de paternité ne seraient elles pas que des manifestations de légistes soucieux de devenir des plaideurs à succès.

 

 

A côtés fangeux


Le mariage civil a été conçu comme une institution stabilisatrice, avec nécessairement des sanctions pour celui qui est le responsable de son échec : la pension alimentaire que doit verser celui qui se livre à des vagabondages érotiques. Il va falloir dans le monde homosexuel intégrer que la fornication (relations sexuelles entre célibataires) puisse devenir un adultère (relations sexuelles hors mariage d'un conjoint) punissable pécuniairement.

 

Les enfants ont toujours adoré leurs beaux-parents :  Hippolyte, fort peu amoureux de Médée qui tente de l'empoisonner, la contraint à s'enfuir; Baudelaire réclame, sur les barricades,  la tête de son beau-père le colonel  Aupick;  Blanche-Neige supporte que sa belle-mère danse avec des chaussures de métal chauffées au rouge jusque mort s'en suive; toute l'histoire et la mythologie pullule de ces relations exécrables entre enfants et beaux-parents.  Mais pourquoi donc  le monde des homosexuels va-t-il se fourvoyer dans cette impasse ?

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 14:42

"Aucune donnée factuelle, si utile soit-elle, ne peut remplacer cette liberté et cette responsabilité (d'arrêt du traitement actif) sans laquelle la médecine ne serait qu'un acte technique dénué d'humanité" écrit le professeur Jean-Roger Le Gall dans le Figaro d'aujourd'hui. Cette phrase pose plusieurs problèmes :

- quid d'une volonté exprimée par le patient, relayée (et prouvée) par l'entourage lorsque le patient n'est plus en état de s'exprimer; le médecin, n'est certainement pas propriétaire de la vie de son patient; devant la volonté supérieure de celui-ci, il redevient un simple technicien (ce qui n'est pas un terme infamant) qui se borne à juger de la validité des désirs dits ou rapportés.

- quid de l'éthique du médecin qui veut sauver une vie résiduelle; devient-il un créateur qui, au nom d'une technique triomphante, veut s'opposer à l'inéluctable ? Le médecin ne peut être un assassin (pas plus et pas moins que les autres êtres humains), il ne peut non plus être un Prométhée qui veut insuffler la vie là où elle n'a plus lieu d'être. 

 

Aucune loi ne peut demander à quiconque de donner la mort sinon à restaurer la profession d'exécuteur des hautes oeuvres, et celà n'est pas un problème spécifique  de la profession médicale.  Le véritable sujet, qui ne doit pas être esquivé, est de faire survivre un malade par des moyens non proportionnés à son état, à sa volonté, au désir recueilli par son entourage. Il est évidemment extraordinairement complexe, et ne se résout pas avec des lois. Mais une fois que l'on s'en tient aux fondamentaux, le médecin est au service du malade, il n'est porteur d'aucune métaphysique lui commandant de faire l'impossible pour garde un souffle de vie, il n'est pas là pour décider en son âme et conscience si untel doit continuer de vivre ou pas, il n'a pas à faire à tous prix des gestes mécaniques pour prolonger une existence, alors il est possible de revenir à la seule donnée qui vaille : que veut, que voudrait, qu'avait voulu le patient; et en fonction de celà faire les gestes techniques, non pas pour interrompre une vie, mais pour arrêter les traitements actifs.  

 

Je sais bien que la réponse du corps médical est que la quasi totalité des malades voudrait survivre. Je pense, quant à moi, que c'est une surinterprétation : le codicille arraché à quelqu'un dans un état semi-comateux n'a pas de valeur juridique face à des volontés fermes exprimées par un être conscient. La grandeur de la médecine se révèlerait bien plus en s'astreignant à explorer les volontés des individus tombés en son pouvoir que d'exercer une dictature sur des corps.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 10:49

Le mariage homosexuel n'est ni moral, ni immoral, il est  la reconnaissance qu'une déviance reçoit l'approbation de la loi; le problème ne se limite donc pas au confort vis-à-vis des autres de deux êtres de même sexe qui veulent afficher leur amour; il devient l'affaire de ceux qui se retrouvent pris dans l'obligation, non pas de respecter l'existence de comportements qu'ils ne comprennent pas, mais de forcer leur approbation de ces comportements. L'exemple le plus criant est qu'irrévocablement le mariage homosexuel entrainera l'autorisation de "créer" des enfants par adoption, procréation médicale assistée, voire gestation par autrui :  qui sait si une  femme obligée d'abandonner son enfant souhaite qu'il entre dans une famille homoparentale, qui a prétendu qu'une femme qui porte un enfant pour autrui n'est pas en train de marchandiser un être humain. Et bien d'autres questions se posent : au nom de quoi les parents d'un couple homosexuel seraient-ils obligés de passer de l'approbation tacite et affectueuse à la reconnaissance forcée d'une filiation mercantilisée; pourquoi les conséquences pécuniaires de telles unions devraient-elles être supportées par ceux qui ne les approuvent pas et pourtant y apporteront leur écôt  : héritages, pensions de réversion.

 

Si la loi est là pour encadrer le possible, elle n'est pas là pour autoriser les pratiques existantes au prétexte de faire respecter des mots flous qui s'appellent l' "amour ", ou le "bonheur individuel"; sinon à ce titre on ne voit pas pourquoi les liaisons incestueuses ne pourraient entrer également dans un cadre législatif; celà existe chez les humains comme dans le règne animal; pourquoi cette déviance là est unanimement rejetée ? Parce que les moeurs n'ont pas encore assez progressé ? Parce que ce tabou est encore trop fort ? La loi a été inventée par l'homme, non pour créer le bonheur des individus, mais pour infliger des sanctions à ceux qui troublent l'ordre social; la loi n'est pas un outil d'épanouissement des désirs, elle n'existe pas pour donner des droits, elle ne crée que des obligations à tous pour assurer le respect de quelques uns. Si le respect des minorités, à travers la loi, est même devenu l'âme même des démocraties modernes, celà ne signifie nullement que l'empire des sens de quelques uns triomphe sur ceux qui ne sentent pas concernés et même violentés dans leur respect des tabous.

 

L'empire des sens est quand même la véritable raison de tout ce battage qui n'est que la suite logique de tout le délitement  subi par notre culture : le mots de fidélité est devenu risible (quoique non vieillot quand on voit les ravages de proches atteints de peines d'amour), le libertinage (mieux porté que le vagabondage sexuel) est une valeur cathodique, le désir d'enfant est abandonné au profit du droit à l'enfant (expression atroce pour les parents qui attendent vainement une naissance). Quoi de plus logique dans cette déroute hédoniste que de réclamer un droit à progéniture pour ceux qui veulent vivre une vie de parents sans en avoir les caractéristiques, ni expérimenté les douleurs. Quoi de plus logique que d'interdire de parole collective les épicuriens, les stoïciens, les chrétiens, les musulmans, les juifs, les zoroastriens et j'en passe !

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 17:25
Ne plus dire débauché, dire libertin. Ne plus dire orgie, parler de soirée échangiste. Ne plus dire putain, s’exclamer sur la liberté sexuelle de telle ou tel. L’art suprême de notre époque semble être de vouloir travestir à tout prix la vérité : la chute dans le stupre devient progrès des mœurs, l’obsession du foutre devient vagabondage sexuel. Le culte de l’hédonisme fait croire qu’abuser du corps des autres est un acte d’amour, avilir son propre corps une preuve d’amour. Les poufiasses étalent dans leurs souvenirs la liste de leurs amants comme autant de trophées, feignant de croire que Don Juan puisse être une femme. Les invertis étalent dans leurs journaux intimes leurs virées dans les pays où les corps des jeunes se vendent pour pas cher, transfigurant la pédophilie en art de vivre. Les libidineux pourchassent femmes de chambre, assistantes de direction, stagiaires avec la ferveur que l’on doit au dieu Priape. S’il le faut, une touche de remords est insérée ici et là, pour atténuer les scrupules ringards de certains. Bien entendu, ils sont tous avides d’amour, voire de fidélité, voire même de vie de famille avec une officielle (ou un officiel) et des marmots que l’on élève dans la dignité. Leur mode de vie disent-ils est maintenant accepté par l’évolution des moeurs, leur mode de copulation est signe d’une liberté du corps, des sens, de l’esprit ( ?!), ils en font des livres, des interviews, des causeries, avec d’aimables sociologues, anthropologues, psychologues ; il dissertent sur leurs fellations, sodomisations, chasses, rebellions, luttes sociales, devoirs de parents, exigences d’amour avec entrain, aplomb, références à telle ou telle étude scientifique. A croire que le dérèglement des corps s’accompagne trop souvent d’une faconde inépuisable. La vision matérialiste, le primat du corps, de ses sécrétions, de ses agitations ne leur pose aucun problème puisqu’ils méprisent les imbéciles qui s’autocensurent. Le goût de la chair fraiche, de la chair juvénile, est souvent cachée comme si le caractère monstrueux de leurs activités sexuelles, leur était même à eux insupportable. Ils auraient des tabous ? Leur liberté de penser (si tant est que la pensée ait quelque chose à voir avec cette frénésie) s’arrêterait-elle devant quelques barrières sociales : l’inceste, la pédophilie, la zoophilie ? Surement. Hormis ces limites (provisoires ?), au nom de l’égalité, ils réclament que leurs postulats de viveurs soient proclamés comme modes d’existence conformes à la constitution, que les pulsions que certains contiennent deviennent licites dans lois et décrets. Ils veulent une dépravation bourgeoise, non plus tolérée avec indulgence, mais acclamée comme le triomphe du libéré sur l’esclave de ses scrupules.
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 11:31

Moins de dépenses maladie, moins de dépenses d'éducation : pourquoi ces deux pistes ne sont pas étudiées ? Et pourtant il y aurait à dire sans briser le consensus sur la nécessité de bien se soigner et de bien préparer les enfants, les jeunes, les adultes aux métiers de demain.

- pourquoi tant d'argent est alloué aux derniers mois de la vie : on parle de 50% des dépenses maladie ! Hallucinant ! Preuve qu'au-delà de l'indispensable accompagnement des vieillards dans leur agonie, la propension existe à faire survivre, au détriment de leur dignité, et au dépens de la communauté qui finance des gens en fin de vie.

- pourquoi tant d'argent est alloué à faire fonctionner un système qui meurt d'une administration étouffante, centralisée, qui a perdu(de toute évidence) de son efficacité, se révèle incapable de motiver ses professeurs (il suffit de penser au taux d'absentéisme qui sont tellement scandaleux qu'ils en deviennent des secrets d'état), est aux mains de castes qui refusent le dialogue (combien de réformes anodines ou fondamentales enterrées ?).

 

Le gouvernement préfère ne pas poser ces questions. Plus simple lui paraît d'augmenter les recettes :

- un coup de CSG pour la maladie,

- un coup d'impôt sur le revenu pour l'éducation.

La méthode est toujours la même : éviter les réformes de structure, prélever les sous dans les poches de contribuables anesthésiés (sous forme d'impôts immédiats, ou d'impôts futurs par le biais de l'emprunt). La justification reste identique : protéger les faibles (mais quel adulte sensé désire que son agonie à venir soit prolongée par des familles éperdues ou des médecins apprentis sorciers ?), préparer le futur (mais quels parents ne rêvent de fourguer sa progéniture dans une école privée mieux tenue ?). Les résultats ne changeront pas (l'école n'a besoin ni de sous ni de professeurs, mais d'élèves respectueux de leurs maîtres), (les hospices et autres lieux de fin de vie n'ont pas besoin de médicaments, ou de tables d'opérations, mais de considération de la douleur de perpétuer une existence misérable).

 

Le changement reste pour demain.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 16:45

L e terme de mariage va être abrogé : de l'union en vue d'une procréation, il sera devenu un objet juridique indéfini; plus de dimorphisme sexuel entre les époux;  plus de projet de famille, la procréation ou l'adoption d'un enfant  devenant des options supplémentaires que l'on peut cocher ou pas; pas d'engagement réel, puisque une fois l'amour entre les deux époux éteint, rien ne les oblige à poursuivre ensemble un bout de vie.

 

Les termes de père ou de mère vont être abrogés : il serait bizarre d'appeler papa une personne du sexe féminin, ou maman une personne du sexe masculin. En dehors du ridicule (qui malheureusement ne tue plus du tout), ce serait une insulte de nature machiste (pour les couples de lesbiennes), ou homophobe (pour les couples d'homosexuels), qu'il faudrait, sans doute,  traduire devant les tribunaux.  Enfin ce serait une application pratique de la théorie du genre : la logique de l'éducation prendrait définitivement le pas sur le déterminisme sexuel.

 

Le terme de famille va être mis à rude épreuve; les familles recomposées existent depuis l'aube des temps, et étaient sources de bien des difficultés que l'on surmontait en triant entre père et beau-père (ou plutôt parâtre), mère et belle-mère (ou plutôt marâtre), demi-soeurs ou demi-frères (ou plutôt frères et soeurs germains ou utérins). Avec les nouveautés que veut introduire le gouvernement, rien ne va plus : y aura-t-il des enfants utérins pour les couple de lesbiennes, des enfants germains pour des couples d'homosexuels ?  Qui sera le frère ou la soeur de qui ? Je parie en tous cas que les mots de parâtre et de marâtre vont disparaître. Faudrait-il réintroduire le vieux mot de fillâtre  au moins il traduirait une vérité.

 

Pourquoi tout ce chamboulement dans la cellule familiale qui a pourtant fait ses preuves depuis l'aube de l'humanité ? Au nom de trois principes, l'amour, le plaisir, l'avarice, qui participent à un très vieux fonds culturel. Des millions de gens se sont déjà penchés sur le primat de l'amour, sur la soif du plaisir, ou sur la passion de l'avarice, sans pour autant en arriver à la conclusion que la passion entre deux êtres dusse abolir toutes les règles de la société,  en notant que le plaisir ne se résume pas au désir, et bien entendu en classant l'avarice parmi les défauts qui dégradent l'être humain.  Heureusement une nouvelle génération de penseurs, de politiques nous propose un  bouquet qui n'avait pas encore été imaginé : l'adoration entre deux êtres est le but du bonheur, aiguillonné par un désir sexuel tous azimut et tranquillisé par une bonne pension de réversion.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 15:18

Etranges indignations contre la direction d'IKEA qui flique ses employés. Ah bon ?  Elle ne doit pas surveiller que des employés indélicats  partent avec le stock, le vol par les  salariés n'existe pas, n'est pas imaginable.

Il y en a par-dessus la tête avec cette théologie du pauvre honnête, du gentil ouvrier, de l'employé au-dessus de tout soupçon. Bien entendu chez eux comme chez les riches, comme chez les gens aisés, existe la même proportion de fripouilles, de mécréants, de malhonnêtes. Ils n'ont pas de droit particulier à jouer les Robins des Bois, à piquer chez autrui ce qui ne leur appartient pas; ce n'est pas parce qu'il n'ont que le strict nécessaire, qu'ils doivent  dérober le superflu. Ils n'ont pas de privilège à subtiliser le bien d'autrui sous prétexte de rétablir politiquement une égalité économique. Tant d'hypocrisie donne la nausée : on pardonne les chapardages du vagabond, on ne peut qu'être écoeuré de la démarque inconnu dans les magasins (taux de fauche par les clients et les employés), des disparition de colis et de bagages (à la poste, dans les aéroports, dans les ports à conteneurs), de la fraude aux Assedic, à la sécurité sociale, à tous les types d'aides, des grivèleries en tout genre (comme les pleins de carburants non réglés),  des filouteries entre voisins (siphonages de réservoirs de fiouls, de gazole).

Rien de tout celà né d'hier.  La malhonnêteté, la filouterie, sont inhérents à l'espèce. Ce qui est, peut--être neuf, est l'atmosphère d'excuse qui règne pour considérer ces actes comme  à peine anormaux, presque véniels, voire porteurs d'un message  quasi révolutionnaire, exprimant l'indignation des masses opprimées, leur révolte contre les accapareurs. C'est le pauvre qui filoute qui est un accapareur des bons sentiments des classes médiatico-politiques.

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