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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 10:11

La loi Avia n’est que la suite de textes qui ont entamé la liberté d’expression.

Les lois Pleven et Gayssot sous des prétextes angéliques (combattre le racisme), ont introduit une notion rénovée du blasphème : il n’est plus besoin d’insulter ou de médire contre une personne spécifique pour rendre des propos illégaux; les notions de haine raciale et de révisionnisme protègent désormais des minorités entières qui accèdent à un statut de surprotection réservé naguère à Dieu, la Nation, le Roi.

La loi Taubira a embrayé en qualifiant la traite négrière de crime contre l’humanité. L’idée n’est plus de protéger une minorité mais de pouvoir réécrire l’histoire en fonction des états d’âme d’aujourd’hui; le blasphème s’élargit à des propos tenus dans le passé.

La loi Avia actuellement en discussion est la généralisation de ces principes de l’interdiction du blasphème  contre toute une série de minorités comme les tenants d’une religion, les adeptes de telle ou telle pratique sexuelle, enfin toute catégorie de personnes qui puisse être rassemblée sous un seul qualificatif.

 

Déjà Louis XIV, pour le code noir, Victor Hugo pour des propos inadmissibles dans ces romans, avaient été ravalés au rang de délinquants racistes. Voilà maintenant que Molière va pouvoir être épinglé pour ses pièces infectes sur les avares, les bas-bleus, les bourgeois vaniteux, les catholiques radicalisés, Proust stigmatisé pour ses propos ignominieux sur les pédérastes caricaturés à travers le baron de Charlus et pas seulement, Montherlant ou tant d’autres vilipendés pour leur misogynie.

Tous ces génies vont-ils pouvoir rejoindre Gobineau et Céline dans les gémonies de l’histoire ?

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 09:42

Qui regrette l’épouvantable 20ème siècle et la sauvagerie de ses dictatures, qui regrette le 19ème siècle et l’effroyable misère sociale qui a accompagné l’industrialisation ? Personne, sauf peut-être quelques trotskistes ou quelques fachos  qui n’ont toujours pas ouvert les yeux sur les crimes du passé, ou encore quelques républicains qui croient que le slogan de « liberté, égalité, fraternité » a apporté un quelconque réconfort aux faibles et aux opprimés. La France et les français qui l’on faite, c’est une idée qui transcende les tristes idéologies que par une mascarade indigne on veut nous présenter comme porteuses des valeurs de la République ; la France c’est le mouvement, comme l’a montré Braudel, d’une ethnogenèse issue des siècles passés, qui peut continuer de prospérer, ou qui peut disparaître.

Le trac, lancé par le parti de Laurent Wauquiez,  porte dans son slogan de couverture, « la France aux français », une idée très simple qui est celle d’un choix de l’avenir du pays, de quel futur désire-t-on gratifier les générations futures : dilution dans un village mondial qui me paraît être une imposture, ou effort pour sauvegarder un socle sur lequel mieux construire.  Il n’est pas bizarre que cette proposition suscite l’irritation : elle est trop franche pour ne pas faire croasser les hypocrites qui taxent de conservatisme tout ce qui s’écarte du culte de leurs idoles.

La foule des progressistes de tout poil va-t-elle nous proposer un slogan du type "La France aux Autres" ? Pourquoi pas, dans la folie de suicide collectif de ces gens-là. Ils poursuivent cette oeuvre de déconstruction commencée dans les tranchées de la guerre de 14-18, poursuivie par les horreurs totalitaires, puis terminée enfin par la décolonisation; chaque fois les pays européens, et la France tout particulièrement n'ont pas su se relever de ces catastrophes, n'ont pas compris que les livres clos ne terminaient pas l'histoire, que le remords n'était pas un moteur, que l'autocritique n'a aucun intérêt si elle ne conduit pas à l'affirmation d'un nouvel orgueil. Mais où s'est dissoute la fierté d'avoir été des grands acteurs, la passion de poursuivre une oeuvre autrement, la joie d'avoir été et de vivre.

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7 mars 2018 3 07 /03 /mars /2018 11:31

A bas la guerre des sexes : aux monologues du vagin, préférer les dialogues avec le pénis. 

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 17:06

Je ne comprends pas le combat féministe quand il se réduit à des querelles de quotas ; derrière la différence de genre, qui est évidente et ne résume pas à des stéréotypes, la seule chose qui compte est qu’il existe un être humain. Il faut le défendre quand il est agressé, insulté, méprisé ; la détermination du sexe est accessoire dans ces cas.

Je suis atterré des paroles dites libérées de femmes qui se sont plaintes d’un Weinstein qui, dans sa chambre, sortait nu de sa salle de bains. Elles nous prennent pour des imbéciles ? Elles sont montées, comme l’indiquait jadis la sous-maîtresse.

Je suis affligé des propos d’une Sophie Marceau qui réclamait hier une parité dans la production des films en France entre réalisateurs masculins et féminins. Elle se sent incapable de réussir avec ses seuls talents ? Joli châssis, rien dans la cafetière, disait quelqu’un qui avait tourné avec elle.

Je suis parfaitement indifférent à ces querelles de répartition des tâches ménagères, sauf à penser que certaines ont plus de talents que d’autres pour élever des enfants en bas âge. Faudrait-il juger insultant de devoir prendre en main l’éducation des très jeunes ? Beaucoup considèrent pourtant que c’est une période essentielle dans toute éducation.

Quand finiront ces monologues vaginaux péremptoires qui font la joie de toutes ces pimbêches, Caroline de Haas, Roselyne Bachelot et autres Marlène Schiappa ! Vivement un peu de dialogue entre le masculin et le féminin.

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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 10:33

Entre ceux qui tirent dans le dos d’un homme et ceux qui insultent sa veuve, un point commun : la défense de l’honneur corse par des malfrats. Encore de ses habitants qui rendent cette île un peu moins belle.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 15:46

Deux assemblées incomplètes, une Chambre des députés résidu de celle du Front Populaire  amputée de ses députés communistes, un Sénat dominé par ces radicaux qui sont les représentants du parti de la défaite (Daladier, Gamelin), voilà les représentants disqualifiés qui ont voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.  Un armistice conclu en violation des accords qui nous liaient à nos alliés anglais, et annoncé avant même que les combats soient terminés. Ce changement de régime, fut une mascarade honteuse pour notre pays ; le seul d’ailleurs qui se soit complu à ce maquignonnage : la Pologne d’abord, la Belgique, la Hollande, le Danemark, la Norvège avaient subi la défaite peu avant, et avaient continué d’exister sous la forme d’un gouvernement en exil. La seule France qui exista fut celle du général de Gaulle à Londres, car non frappée de l’illégitimité de fonctionner sous la botte de l’occupant, et dans des conditions d’accès illégales.

Ce n’était pas la première fois dans l’histoire de France :

  • Déjà un roi à moitié fou Charles VI avait légué son royaume de France à Henri VI Tudor, son gendre. Mais c’est Charles VII, le fils que son père a déclaré bâtard qui a représenté la véritable France ; il était au départ roi de Bourges ; Henri VI était roi à Paris ; mais Jeanne d’Arc, comme tant d’autres n’a pas renié Charles VII.
  • Déjà une assemblée des bonnes villes, la Ligue, avait déclaré Henri IV illégitime parce que protestant, et confié la lieutenance générale du royaume au duc de Mayenne ; là encore c’était le parti de l’étranger (espagnol en l’espèce) qui prétendait vainement confisquer la France véritable à son profit.

Mais des présidents oublieux de l’histoire, Chirac, Sarkozy, Hollande, ont voulu faire croire que l’Etat Français de Vichy , criminel contre l’humanité, c’était la France et que la  quatrième puis la cinquième républiques en étaient les successeurs et devaient donc confesser leurs fautes passées. Macron nous fait une rechute dans la repentance : après l’assimilation des colonisateurs à des criminels contre l’humanité, le voilà qui  assimile la France à son bourreau nazi. Et dire qu’il fait tout se cirque pour se faire bien voir de l’interlocuteur du moment, une fois Bouteflika, une fois Netanyahou ;  la danse du ventre a ses limites, surtout devant ces vieux routiers de la politique ; ce fut obscène.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 10:25

Comme le rappelait Alain Finkielkraut, curieuse histoire de France que celle de Patrick Boucheron où sont ignorés Rabelais et Racine, La Fontaine et Proust ; et je dirais aussi Richelieu et Saint-Simon, Chateaubriand et Céline. Plus grave encore c’est une histoire sans chair humaine : les paysans sont au abonnés absents sauf pour parler de la Politique Agricole Commune de 1956 (extravagant pour un pays à la tradition rurale aussi forte) ; les commerçants ne sont cités que pour la traite négrière, les artisans passent à la trappe, et quant aux industriels ils n’existent que comme figurants d’une politique colbertiste. Il pense être novateur en en ne traitant que des rapports d’une entité dite France et des étrangers, d’une histoire de la frontière entre ce qui serait la France et ce qui serait l’étranger. Le sujet est pensable, mais il n’a pas été traité. Il transforme cette histoire d’une limite, d’une zone floue de fécondation ou de conflit en une histoire du pays. Ce livre est une imposture. Aimé Césaire et Franz Fanon sont de mauvais poètes, de plus anti-français, il est abusif de les présenter comme des symboles de notre histoire. La révolte kanake de 1917 ou la première idée d’un code noir en 1688 sont des phénomènes essentiels pour une histoire de la Nouvelle Calédonie ou des Antilles, et accessoires par rapport aux mutineries de 1917 sur le front, ou de l’échec des flottes de Louis XIV sur les mers. Il est hors-sujet de les inclure dans une histoire de la France même mondiale. Pour tenter d’expliquer l’irritation profonde qu’a suscitée en moi la lecture de ce pensum, j’ai choisi quelques exemples dans tout ce fatras, que j’ai classé sous différents motifs.

 

Les tics :

  • Répétition inlassable de « l’homme de couleur » à la place de nègre, d’amérindien, d’indien ou de jaune ; « l’homme de couleur » s’oppose curieusement au blanc qui est par définition de toutes les couleurs par opposition au noir qui est l’absence de couleur ;

  • Ressassement du terme d’indigène, souvent mis entre parenthèses afin de suggérer toute une connotation de mépris du colonisateur pour le colonisé ; quoique, à la réflexion, un colonisateur né dans le pays que ses aïeux ont colonisé est techniquement un indigène ;

  • La mise entre guillemets de mots ou d’expressions de toutes les expressions que les auteurs ne peuvent citer ou écrire qu’avec des pincettes ou en se bouchant le nez : « nègre », « mission civilisatrice », « les Autres », « les indigènes », et j’en passe ; comme si ces mots n’étaient plus français.

  • Orthographe féministe comme cette superbe « Français.es »

Le charabia :

Livre écrit dans un style terriblement prétentieux qui tombe parfois dans un charabia parfaitement incompréhensible. Yann Potin, entre autres auteurs est le brillant auteur d’une des phrases les plus incroyables :

  • « Il y use ainsi d’une étroite dépendance à valeur mythographique, quasi religieuse quoique pleinement schizophrénique, entre la nécessité de la défaite et la certitude de l’identité. »

Mais Pascale Barthélémy n’est pas en reste avec une phrase presque compréhensible à propos de l’exposition coloniale de 1931 : « Une nation en crise dont l’identité fragile trouverait quelque réassurance à exposer les Autres ».

Ou encore cette petite merveille : « L’institution du secret, de la franc-maçonnerie aux manœuvres diplomatiques est le revers solidaire d’une illumination des corps et des esprits. Si la lumière a changé de source, c’est qu’elle propose de mettre en accord la raison et la sensibilité ».

Mais toutes ces petites mains ne font que travailler dans la ligne du maître, Patrick Boucheron, qui nous assaisonne de ses clichés sur la « crispation identitaire », ses fulgurances à prétention poétiques comme « les passions tristes du moment », ses trouvailles de pédant avec « l’étrécissement identitaire », et le plus ridicule sa prétention à vouloir appeler l’introduction ou la préface qu’il a rédigée : « Ouverture ».

 

Les approximations :

Elles sont innombrables. Je ne cite que celle concernant un des épisodes les plus douloureux de notre histoire puisqu’elle concerne la Grande Guerre.

Les troupes venant des colonies ont subi pendant la guerre 1914-1918 « des pertes équivalentes à celles des armées métropolitaines ». Bruno Cabanes a oublié de préciser en proportion des troupes engagées.

Toujours pendant la guerre de 1914-1918, le même Bruno Cabanes écrit : « Les colonies fournissent au marché européen des céréales, du bois et de la viande ». Comme il le dit lui-même la phrase suivante, il ne s’agit pas à proprement dire de colonies françaises mais de l’Argentine, le Canada, les Etats-Unis.

 

L’idéologie :

  • Il n’y a plus d’invasions barbares qui mettent fin à l’empire romain mais des migrations ; admirons l’euphémisme qui cache la profonde marque que les germains et autres tribus eurasiennes ont infligé : villes abandonnées, construction de remparts pour toutes celles qui ont survécu, baisse démographique, rupture dans quasi toutes les listes épiscopales. De la même façon plus de normands pour nous envahir et ravager bords de mers et de fleuves, mais une « diaspora viking ». Insupportable manière de plaquer sur le passé les débats d’aujourd’hui sur l’immigration.

  • Pour l’émeute du 13 mai Alger en 1958, Sylvie Thenault met sur le même plan la condamnation à mort par un tribunal et l’exécution du terroriste Aberrhamane Taleb, concepteur des bombes qui ont ensanglanté la ville d’Alger et l’exécution sommaire de trois soldats français faits prisonniers par des insurgés algériens. Déplorable manifestation d’une détestation de la colonisation française en Algérie et d’une glorification de la lutte du FLN.

  • Sur la bataille de Poitiers en 734, on frise le négationnisme. D’abord la date n’est pas choisie, mais une autre fictive, 719, qui serait celle d’un partage de butin d’une troupe musulmane près de Perpignan. Ensuite dans le texte il est précisé que la bataille de Poitiers n’est qu’une escarmouche, livrée on se sait où exactement entre des francs ridicules (« des barons assis sur d’énormes baudets ») et des musulmans au bout d’une épopée glorieuse. La méthode est classique : nier un fait difficile à cerner, pour ne pas parler de l’évidence qui est que l’invasion musulmane a bien arrêtée par quelqu’un au VIIIème siècle dans ce qui était l’Aquitaine et la Provence. Toujours cette même rétroprojection dans l’histoire de débats actuels sur la place de l’Islam en France.

 

Tous ces exemples pour dire que l’Histoire mondiale de la France de Patrick Boucheron et consorts n’est pas un outil de connaissance de l’histoire mais une enquête ethnologique sur les idées et les a priori de ceux qui ont rédigé ce livre. Une petite partie de la population, fonctionnaires, professeurs, qui s’abrite sous l’autorité d’un membre du Collège de France. Une minorité représentative surtout d’elle-même, mais qui malheureusement bénéficie d’une aura incompréhensible dans les médias. Alors cette histoire falsifiée de la France est présentée par les Léa Salamé et autres porte-paroles du même acabit comme un monument de la lutte contre le racisme, le colonialisme, le récit national, alors qu’il n’est que le triste constat de la médiocrité de ses concepteurs.  

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 10:00

Editorialiste des Echos, conseiller spécial à l’Institut Montaigne, professeur au King’s College, Il fait partie de ces élites autoproclamées qui affectent de ne pas comprendre ce qui se déroule sous leurs yeux. Ils baptisent du terme, méprisant dans leur esprit, de populisme ce qui contrevient à leur dhoxa basée sur deux convictions :

  • la mondialisation est inéluctable, avec les corolaires qu’il est vain d’aller contre la naissance d’un citoyen du monde, et que « big is beautiful », et donc l’avenir est dans l’abolition des pays dans des entités de plus en plus larges ;
  • la légitimité démocratique est synonyme de la primauté du juridique sur la culture ; ce qui est important n’est pas d’être libre de penser mais d’être obéissant à un état conçu comme l’expression parfaite de la volonté des citoyens.

Le populisme, à ce titre, et pour lui, n’est que l’inverse de ces principes.

Le Brexit est l’expression d’un rejet d’un certain type de mondialisation : celui qui fait que le moins-disant social triomphe, soit à cause de régulations européennes qui prétendent imposer une libre circulation des personnes sans harmonie des couvertures sociales, soit à cause d’une immigration du Commonwealth qui tire les rémunérations britanniques salariales vers le bas sans contreparties significatives exigées des pays sources. Evidemment un vote à un référendum mélange du rationnel (les régulations européennes) et de l’irrationnel (une immigration des ex-colonies) : mais autant il est légitime de qualifier l’irréalisme de populiste, autant il est absurde de ne pas vouloir comprendre que le rejet de l’Europe par les Britanniques est une option légitime. La Grande-Bretagne n’était pas dans l’Euro, sa place financière peut continuer à fonctionner aussi bien que New-York ou Dubai, la Grande-Bretagne n’a pas besoin du plombier polonais, ou du soudeur roumain; la Grande-Bretagne n’a besoin que de traités de libre-échange entre elle et les pays européens, traités dont on ne voit pas qu’ils seraient dans l’intérêt de toutes les parties et donc sans difficultés de principe à négocier. Alors le Brexit est populiste dans sa partie qui ne concerne pas l’Europe, il est parfaitement légitime dans son rejet d’un Bruxelles qui a abdiqué depuis longtemps (depuis toujours ?) dans sa rage de régulations (la foultitude des obligations sur la libre circulation des hommes et des marchandises) et son absence de principes (l’absence de toute définition de ce qu’est l’Europe et de ce qu’elle doit devenir).

Le populisme est également associé à un nationalisme identitaire porté par la crise migratoire. Je ne comprends pas ce qu’il y a de non défendable dans l’idée qu’un peuple, une universalité de citoyens, passe un contrat avec ses dirigeants pour leur déléguer un certain nombre de missions régaliennes, et parmi celles-ci la défense de sa culture incarnées par une langue, un mode de vie. Il est malhonnête de qualifier de « peur » une volonté de défendre (et pas seulement de défendre, mais de promouvoir, de répandre) des acquis, des modes de pensée, des façons de travailler et de réaliser. Le biais qui consiste à nier les identités en les affublant, pour les discréditer, du qualificatif d’ethnique est profondément malhonnête ; la relativité des identités (leur absence d’importance essentielle, leur absence de résilience) n’est qu’une opinion, celle de penser qu’un métissage mondial de toutes les cultures est un avenir inéluctable, qu’il est de plus souhaitable parce que la richesse viendrait du mélange. Dans l’esprit des contempteurs de l’identité des pays, des religions, des cultures, la liberté des individus doit s’effacer derrière une conception d’une démocratie mondiale qui n’aurait d’autre souci que le bonheur de chacun corseté dans un appareil de lois dites humanistes qui privilégieraient en fait les libertés d’aller, de commercer, sur celles de penser ou de créer.

Cette philosophie utilitariste conduit les Moïsi et autres à ne rien comprendre à ce qui provoque colère et révoltes chez les peuples occidentaux, et ne peut justifier qu’ils traitent avec condescendance, et même avec mépris, ce qu’ils sont incapables d’analyser correctement.

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 09:59

Memorial ACTe, nom bizarre aux accents anglo-saxon, dont je n’ai pu trouver l’explication. Expression dispendieuse de ce travers contemporain de célébrer les victimes plutôt que l’histoire. Projet subventionné par l’état français au nom d’une responsabilité dans la traite négrière ; plutôt une contribution de plus à cette manie de vouloir guérir un abcès mémoriel ; culture narcissique d’une tragédie d’il y a plus de cinq générations ; soif de revanche qui s’exprime par une demande de réparations ahurissantes au vu des milliards que la métropole déverse chaque année sur ces iles paresseuses ; incapacité de digérer le passé et volonté de perpétuer un état de sous-développement marqué par la trinité subvention, emplois publics, défiscalisations.

Ce nouveau monument guadeloupéen est bien le symbole à la fois du triste échec de locaux, parasites, incapables de s’arracher au passé, et d’une métropole qui se complait toujours dans la repentance plutôt que dans un véritable développement.

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 10:36

Bravo, ils ont honorés les morts en foulant avec respect les tapis de prière de la Grande Mosquée de Paris, ou en mettant la kippa dans la Grande synagogue. Mais les nains n’ont pas eu la grandeur d’âme d’assister à la messe de funérailles aux Antilles de la martiquinaise, pourtant employée de l’état qu’ils sont censés diriger. Pas même un sous-ministre, voire un préfet. Le fanatisme anti-chrétien est bien la marque de fabrique des gnomes de l’Elysée, de Matignon et de Beauvau. On comprend mieux pourquoi ces petits esprits dans ces petits corps ont le verbe si rare pour déplorer les massacres de chrétiens en Syrie, Irak, Nigéria, Cameroun, Niger. Dans les valeurs de la République, la compassion est sélective, les pleurnicheries n’arrosent que certains fidèles, les discours n’encensent que les morts libertaires ou appartenant à des minorités considérées.

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