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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 11:12

Pourquoi ne pas demander  à  l'Espagne une repentance pour le génocide des caraibes ? Pas très intéressant dans l'esprit de nos députés puisqu'il n'en reste plus un seul.

Pourquoi ne pas demander aux Etats-Unis une repentance pour le génocide des indiens ?  Peu rentable pour nos collecteurs de votes, les survivants sont pour une grande partie parqués dans des réserves et n'émigrent  pas chez nous.

L'éternelle propension de nos députés à vouloir donner des leçons à l'ensemble du monde est proprement insupportable, surtout lorsqu'elle se fait au nom d'une révolution française née dans le sang de tueries de catégories sociales, de massacre vendéen et de pillages sanglants dans toute l'Europe.

Plus  grave que la légitimité des députés de l'assemblée nationale à voter une loi visant spécifiquement le caractère génocidaire du massacre des arméniens, est le flou du texte qui vise non seulement la négation, ou l'apologie des crimes de génocide, mais aussi la "banalisation grossière". Qu'est-ce qu'une banalisation ? Une relativisation ? Une comparaison ? Qu'est-ce qui est grossier, ce qui n'est pas fin, subtil ?

Mais encore plus grave est le fondement de ces lois mémorielles qui sont l'expression de tous les communautarismes;  qui donnent  un pouvoir exorbitant sur l'opinion, à n'importe quelle association, de gérer l'expression de tout citoyen, de choisir les mots qui conviennent; qui laissent croire que les députés sont élus pour gérer nos paroles, notre façon de nous exprimer, notre mode de communication. Ces lois mémorielles sont le symbole de l'effacement de la démocratie qui se trouve réduite au seul concept de la liberté de vote; une fois élus les députés ou le président sont considérés comme des chefs tous puissants, dont la seule limite à leur pouvoir est leur non-reconduction à l'élection suivante.

 Mais la démocratie ce 'est pas cela du tout. Le droit de vote n'est qu'une condition nécessaire, mais certainement pas le critère suffisant. Les seuls critères de la démocratie sont les libertés : de s'exprimer, de se déplacer, de manifester. Le problème soulevé ne se limite pas à la seule liberté de recherche des historiens, toutes ces libertés sont battues en brèche par ces lois mémorielles, elles sont une forfaiture envers l'esprit démocratique, elles sont la promotion du règne de n'importe quelle clique. 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 10:30

Je ne savais pas qu’il était ignoble de dire de quelqu’un qu’il était coréen parce que né en Corée.  J’ignore s’il est atroce de dire que quelqu’un est allemand parce que son père est allemand. Je ne devine pas s’il est injurieux de dire que quelqu’un est norvégien parce qu’il a aussi la nationalité norvégienne. J’aime à me dire moi-même fassi (né à Fez), et ce n’est pas par le goût de l’autoflagellation.

Il est étrange de croire qu’un adjectif puisse être offensant parce qu’il retrace une réalité. Pourquoi vouloir gommer à tout prix une origine, un statut, une expérience, une tranche de vie. A quoi rime cette tendance forcenée à croire qu’être français est binaire (on est ou on n’est pas en fonction d’un petit bout de papier produit par une administration). Certains sont plus français que d’autres parce qu’ils ont vécu plus d’expériences en France que d’autres : pour ma part, je me sens plus méditerranéen que d’autres pour avoir vécu une enfance sous des cieux maintenant étrangers ; je trouve moins de racines dans un terroir hexagonal que certains qui y sont nés, y ont fait leurs études, y ont gardé une maison, y retrouvent leurs camarades ; c’est un sentiment qui inspire parfois de la mélancolie de ne jamais se sentir complètement chez soi, mais qui est source aussi de fierté pour avoir connu des pays et des cultures autres.

La réaction de Vincent Placé est absurde. Elle traduit une absence d’ouverture d’esprit étonnante de penser qu’il est porteur de stigmates pour être né en Corée et avoir été adopté. Elle traduit un besoin politicien de tenter d’introduire des idées de racisme à tous les échelons de la discussion pour faire du buzz autour d’un propos qui est au plus inapproprié (on ne voit pas en effet ce que la Corée vient faire dans la définition d’un programme politique). La censure se définit comme une technique d’interdiction de propos qui contreviennent à une doxa. Nous y sommes en plein : la rationalité a perdu ses droits au profit de l’impression.

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:14

« La démocratie a donc deux excès à éviter : l’esprit d’inégalité qui la mène à l’aristocratie, ou au gouvernement d’un seul et l’esprit d’égalité extrême, qui la conduit au despotisme d’un seul . » Depuis cette réflexion de Montesquieu nos démocraties occidentales ont subi bien des avanies qui me laissent penser que l’alternative est moins claire qu’il n’y paraît.

La première leçon est que le pouvoir d’une majorité peut conduire à  l’oppression d’une minorité : ce fut le cas des whigs qui ont quasiment éliminé les tories du pouvoir pendant tout le XIX en Grande-Bretagne, ce fut le cas des radicaux et autres républicains opportunistes qui ont éliminé les conservateurs de la vie publique de la IIIème République en France, ce fut le cas des prussiens qui ont éliminé les rhénans en Allemagne depuis Bismark jusqu’à Hindenburg. Dans ces circonstances ce n’est pas un consensus qui a existé mais une lassitude (ou une lâcheté ?) de ceux qui n’étaient pas au pouvoir.

La deuxième leçon est que cette confiscation par une majorité s’est faite sur la transmission de valeurs qui étaient la glorification de la nation et son corollaire l’idée impériale : « England shall rule the world » et la création de l’empire des Indes, le « Drang nach Osten » et le Reich, la « mission civilisatrice de la France » et l’Empire colonial. Cette transmission a relativement bien fonctionné grâce à une intense mise à l’écart des idées hétérodoxes, et à un endoctrinement poussé dans les écoles.

Nous nous retrouvons aujourd’hui sur un système parfaitement bancal où les idées forces de nos nations sont complètement périmées mais où la sanctuarisation de la règle de la majorité provoque des rejets constants de ceux qui ne l’acceptent plus. Le communautarisme de nos sociétés occidentales (qui est un esprit d’inégalité) est peut-être un égoïsme, mais ne serait-ce pas surtout une répulsion vis-à-vis de l’oppression des autres.  L’absence d’idées forces (dans nos sphères occidentales, non pas dans le monde islamique, voire indien et chinois) a conduit à un affadissement de toute idée de transmission (transmettre quoi ? comment ?) et peut-être à cet effondrement d’une culture commune donc à une inaptitude à l’ égalité d’analyse et de réaction.

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 16:03

L’idée de lancer un débat sur un sujet flou, démontre que nos gouvernants sont atteints de procrastination, et tentent de le camoufler en mélangeant plusieurs niveaux de langage :

-          L’un est politique, donc avec la mission d’ assurer  la cohabitation de foules de gens qui ne s’aiment pas obligatoirement, ne s’apprécient pas nécessairement ; le langage est axé sur les nécessités de règles, les contraintes liées à l’observation de ces règles ; une intransigeance vis-à-vis du désordre et une tolérance à l’égard de l’expression de tous les groupes ;

-          L’autre est partisan, avec le plaisir d’exprimer la logique de raisonnements  imprégnés de convictions fortes, structurées par l’histoire, la géographie, la spiritualité, les groupes auxquels on appartient ; des propos légitimes tant qu’ils ne se transforment pas en une doctrine de prise du pouvoir ;

-          Un dernier est personnel, celui de l’émotion, de la compassion, de l’oubli des contraintes sociales et des voix d’une communauté, au profit de l’expression de ses doutes, de ses inquiétudes, de ses colères ; des mots indispensables à chacun pour supporter le carcan d’un état ou la pesanteur des communautés dont nous faisons partie.

Un homme d’état ne devrait pas tout embrouiller : il n’a pas à organiser de débats sur ce qui transgresse les us, la libre circulation, du fait de manifestations religieuses intempestives ; aux inquiétudes sourdes de chacun, il ne doit répondre que par des actes qui préservent la solidarité, sans s’abriter derrière la sacralisation de lois  (celle de 1905), la mise en avant de doctrines (l’anticléricalisme qui se survit dans le concept de laïcité républicaine), la compassion (mélange de repentance anticoloniale, et de populisme). Mais d’hommes d’état, il en existe peu ; courent les estrades, les micros, une kyrielle d’hommes politiques qui croient nous rassurer en déclamant qu’ils défendent des idées, et qu'ils sont proches des sentiments de leurs électeurs. C’est justement ce qui est ideux fois indésirable. Une idée, c’est une opinion partisane. Que des associations, des communautés, des groupes, des individus défendent leurs idées, sur la laïcité, l’Islam, la religion, la place des uns, l’acceptabilité des autres, voilà qui peut être fructueux; être proche de certains, est être loin d'autres, le sentimentalisme n'est pas une vertu.  Que les hommes d’état se taisent et écoutent, qu’ils agissent avec promptitude en fonction de ce qu’ils ont entendu, qu’ils rendent compte devant le peuple, voilà leur unique mission.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 11:44

Votre article dans le Figaro, intitulé « Compter avec la haine de l’Occident » a structuré ce que je pensais confusément.

Vous montrez que les raisonnements de nos élites sont toujours inversés : ils partent de ce qu’ils désirent pour expliquer, analyser le monde réel. De l’idée que la liberté individuelle et son corolaire, la démocratie, est le bien absolu,  ils en déduisent que toute agression contre ces notions est le fait de criminels de droit commun ; de là ils ne peuvent accepter la notion qu’il puisse exister des ennemis de l’Occident, du moins de l’Occident apôtre des idées humanistes dont ils rêvent ; d’où la hantise de ne pas désigner dans le village mondial qu’ils prônent une quelconque catégorie qui pourrait ne pas adhérer à leurs lumières ; et s’ils ne faut stigmatiser personne, à l’exception bien entendu de ceux qui ne sont pas ouverts à leurs idées (les criminels), alors ils en arrivent à relativiser tous les évènements, à leur dénier toute signification.

Cette attitude est une insulte à la logique et la démarche scientifique : au lieu de partir des faits pour tenter de trouver une théorie qui puisse fournir un modèle explicatif, et donc permettre des analyses prospectives, ils préfèrent tordre les réalités pour essayer de ne sauver leurs postulats. La posture a existé de tous temps : naguère chez les tenants du socialisme scientifique pour occulter les réalisations du stalinisme et du bolchevisme,  plus loin dans le passé chez les monarchistes de droit divin pour oublier les dérives de l’absolutisme, ailleurs chez les hindouistes pour nier les abus des hautes castes ; les exemples sont légions ; l’histoire a chaque fois mal tourné.

Vous osez dire que s’il faut être précautionneux dans la désignation de ses ennemis, il ne faut pas hésiter néanmoins à les identifier : et qu’aujourd’hui ils se nomment le fondamentalisme musulman.

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 10:59

Derrière l’expression administrative « les gens du voyage » se cache un peuple ; peu importe que juridiquement ils soient français ou roumain ; on a l’air d’attribuer à des « papiers  d’identité» un pouvoir de  transmutation qu’ils n’ont jamais eu. La réalité de l‘existence d’un peuple tsigane (ou gitan, ou rom, ou manouche) ne fait pas l’ombre d’un doute : leur histoire existe, leur langue originelle existe.  Leur originalité est forte : elle résiste à l’intégration dans les différents pays où ils sont passés.  Ils ont peu être trouvé dans le nomadisme un moyen de lutte contre les cultures qui tentent de les noyauter, de préserver leur identité.

Comme tous les nomades, ils ne sont pas aimés par les sédentaires. Vérité incontournable depuis le néolithique. Pour les uns les attaches à un territoire ne sont que des symboles de subordination, pour les autres l’errance ne s’explique que par une propension à la rapine, au vol. Leur nomadisme est-il compatible avec notre pays ? Une fois évacués les mythes romantiques sur la beauté du voyage accessibles de fait qu’à des célibataires épris d’aventures, comment concrètement faire vivre une famille dans un pays de notre temps sans point d’attache fixe ? Comment éduque-t-on les enfants ? Comment distribue-t-on des prestations sociales, et réciproquement comment prélève-t-on des impôts ? La réponse passe par une sédentarisation, ou temporaire, ou plus probablement pour tenir compte d’activités non fixes, d’une installation sur un centre de résidence principal avec une nomadisation à partir de ce point fixe. Je ne vois pas que nos populations tolèrent de nouvelles entrées  sans que soit négocié un pacte sur un style de vie compatible avec nos exigences. Cette idée n’est pas nécessairement iconoclaste lorsque l’on entend un Rom interrogé déclarer que s’il ne veut pas retourner en Roumanie c’est faute de terre pour y vivre !

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 12:02

Il semble maintenant qu’il soit interdit d’énoncer une critique contre un groupe de gens sans être immédiatement soumis à une contre-offensive : vous stigmatisez !  Le mot est très fort puisqu’il implique une notion d’exclusion permanente (marquer au fer rouge les esclaves fugitifs).  On pourrait aller jusqu’à dire, en suivant le même raisonnement,  que ceux qui dénoncent certains comme stigmatiseurs sont eux-mêmes des stigmatiseurs.

Comment faire pour dénoncer un comportement d’une communauté, des coutumes d’un groupe, des mœurs d’un sous-groupe, des voies et moyens d’un collectif ? Une première réponse est qu’il ne faut pas dénoncer publiquement, et que la critique doit rester privée ; certes, mais la liberté d’expression ne peut s’arrêter, comme dans les pays totalitaires, aux murs de sa maison.  Une deuxième réponse est que la liberté de comportement  doit être entière (tant qu’elle ne contrevient pas aux lois existantes) et n’admet pas de critiques tant qu’une nouvelle loi n’interdit pas ce type de comportement ; facile, mais peu réaliste car on ne voit plus comment  il pourrait être discuté de nouvelles règles qui, par définition, vont entraver certains modes de vie ou d’expression.  La troisième, très tendance, est de réserver la critique aux « sachant », en l’espèce des sociologues qui seuls auraient la capacité d’analyse et de synthèse nécessaire ; retour éternel de l’utopie d’un gouvernement des sages ; prélude, oh combien constaté de notre temps, à un despotisme de moins en moins éclairé.

Entre la haine de la parole, et la parole haineuse, depuis longtemps l’honnête homme a tenté de trouver la voie pour exprimer ses opinions.  Voie qui devient étroite lorsque le moindre de ses propos peut être taxé  comme entaché de sous-entendus, de relents,  de tristes réminiscences. Une allusion à une coutume détestable (à l’aune de celui qui s’exprime) d’une communauté et les menaces de procès sont agitées illico. Drôle de démocratie où la tolérance est limitée aux opinions majoritaires de quelques élites.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 18:27

Je ne comprends pas qu’il existe des équipes nationales dans ces sports de compétition pratiqués par des professionnels. Qu’est ce que la France a à voir avec les Ribery, Henry et autres Zidane. Ils ont des sponsors qui les rémunèrent grassement ? Qu’ils concourent au nom d’Adidas, Nike, Pfizer, Sanofi  ou je ne sais quelles autres marques. Les contrats commerciaux paraissent beaucoup plus important pour eux que le pays qu’ils sont censés représenter : les contrats avec les marques sont bétonnés, les attaches avec les nations sont au mieux épisodiques. En tous cas la participation de la France au Mondial commence très mal s’il s’agit de créer un mouvement d’enthousiasme chez les français et un élan d’admiration chez les étrangers.

Ce qui me navre le plus dans cette histoire est que mes impôts locaux et nationaux contribuent à faire jouer cette bande d’histrions sans panache, sans honneur, sans esprit d’équipe. Le pire serait qu’ils arrivent à gagner des matches : ce serait leur sauver une mise qu’ils ont normalement déjà dilapidée.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 15:30

Cette discussion sur le port de la burka se révèle prodigieusement intéressante. Ce petit morceau de tissu est un « sacré » révélateur. Que l’on pense que l’Islam est seulement une religion, ou que l’on croie qu’y est attachée une culture, alors les réactions divergent .

Si ce n’est qu’une religion, elle doit, comme les autres religions plus anciennement établies en France, uniquement se conformer au principe de séparation de l’église et de l’état et ses adeptes sont libres de faire ce qu’ils veulent tant qu’ils ne sont pas en contravention ; et un mode d’habillement, des signes extérieurs d’appartenance à une religion  ne sont de toute évidence pas une contravention ; cette liberté de la pratique religieuse indispose quand même ceux qui se baptisent « les laïcs », qui inventent pour combattre ces manifestations de foi (car s’en sont) des notions étranges de gêne pour autrui.

 

Si par contre l’Islam est aussi une culture, encore marquée par la civilisation arabe du haut Moyen-Age, alors la discussion n’est plus entre laïcs militants et croyants (de toutes confessions), mais entre tenants de la mondialisation (le métissage des cultures avec le passage éventuel par le communautarisme) et ceux qui prônent des politiques d’assimilation ou d’intégration. Bien entendu les premiers se disent les « modernes », et ils taxent les seconds au mieux d’  « anciens ».  Cette discussion là est peut-être la véritable, quoiqu’inavouée. La démonstration en est que les combattants de la burka essaient de démontrer que son port ne fait pas partie des préceptes de la religion musulmane, donc que la burka n’est pas un signe religieux, donc qu’ils combattent une pratique culturelle. Pourquoi ne le disent-ils pas ? Serait-ce honteux ? Une telle affirmation dépasserait de loin ces valeur républicaines toujours mises en avant mais qui ne sont qu’un des éléments de la civilisation française.  Elle serait de proclamer une identité qui ne limite pas le pays à une Révolution et une Constitution. Pas très bien-pensant probablement.

 

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 15:04

Entendu Edwy  Penel sur le Grand Journal de Canal+ : « nous avons une dette envers Haïti ». Toujours cette idée incroyable d’une responsabilité collective d’il y a deux siècles, de surplus transmise à des générations ultérieures. Probablement venue de la consommation mal digérée de la notion chrétienne du péché originel ; mais celui-ci frappe indistinctement tous les humains.

Entendu Lynda Asmani sur ce même Grand Journal de Canal+  parler « des blancs catholiques romains ». Etonnant comme expression. Cela fleure au minimum le délit de sale gueule. De plus grossièrement inexact : il y a des chrétiens de toutes origines, de toutes nationalités. Mais pourquoi a-t-elle utilisé cette expression : une haine non refoulée ? Un désir d’analyse sociologique basée sur une catoguérisation pour le moins étrange ?

Dans ces quelques mots lâchés par l’une ou l’autre, je ressens le même sentiment d’une haine avouée contre beaucoup de français. Triste.

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