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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 10:31

Intéressant de visiter le site officiel de SOS Méditerranée, l’affréteur de l’Aquarius. Bien entendu, la transparence n’est pas son fort : le seul rapport et unique consultable est celui de l’année 2016 ; pourquoi se fatiguer à présenter celui de 2017. Que les contributeurs donnent leur pognon, de toute évidence, l’association saura quoi en faire et n’éprouve pas le besoin de se justifier ; que les sources de financement restent opaques : pour la branche française, il est cocasse de noter qu’en 2016, le mécénat des sociétés provint principalement de tours opérateurs (Club Med, Voyageurs du Monde etc…) ; c’est involontairement de l’humour.

 

Intéressant de pourchasser les fausses nouvelles, relayées complaisamment par cette ONG :

  • la loi maritime ne prévoit rien de tel qu’un pays souverain ait à accueillir un navire qui passe au large de ses côtes ; encore faudrait-il qu’il soit proche du naufrage ; ce n’est pas le cas. Ni l’Italie, ni la France n’avait une quelconque obligation d’ouvrir un port à l’Aquarius, navire parfaitement sain, tout à fait adapté au secours en mer.
  • Pourquoi l’Aquarius n’a-t-il pas navigué vers d’autres ports tels que Tripoli, ou Sfax, ou Bizerte, si son seul objectif était de sauver des vies humaines ?  Ils étaient beaucoup plus proches, que leur reproche-t-on ?
  • Pourquoi cette association ne fait-elle pas l’objet d’une instruction pour association de malfaiteurs ? Sa pratique est limpide : elle s’approche des côtes libyennes, et attend au point de rendez-vous préalablement fixé avec des mafias de passeurs, les embarcations chargées de clandestins. C’est du Monfreid lorsqu’il relatait le trafic d’esclave en Mer Rouge.

Incroyable que tous les humanistes d’Europe viennent nous claironner les devoirs de morale qui nous incombent, s’indigner de l’application des lois en invoquant de prétendus traités internationaux et d’un droit maritime qui ne sont pas utilisables pas en l’espèce. Incroyable de laisser croire que l’humanisme c’est pleurnicher sur le sort de malheureux, le cynisme des gouvernants, en absolvant les criminels qui abusent des malheureux en fuite.

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 09:53

Les Renzi, Clinton, Cameron sont des exemples à méditer. Chacun dans son genre était encensé par des journalistes médiocres béats devant leur personnalité. Leur point commun, trop négligé, était leur mépris du peuple, celui des oubliés, des laissés pour compte, des petits bourgeois aigris, des employés refoulés dans des banlieues lointaines, des ruraux à l’écart de tout. Ils se prétendent démocrates mais ne supportent pas les relents de nationalisme, de xénophobie, de crainte du chômage, de peur de la violence. Les médias qui se pensent d’une autre trempe bombardent ces catégories de sobriquets injurieux, « red necks », « extrémistes »,  les relèguent dans des catégories infréquentables de « racistes », « xénophobes », « homophobes », se moquent de leurs façons de parler sans nuances. Ils oublient les propos des artistes qui eux peuvent, à l’occasion, comprendre le peuple ; ils négligent les œuvres d’un Ken Loach, d’un Houellebecq, d’un Tom Wolfe,  et de tant d’autres, qui eux ont su exprimer la misère morale de certains, l’arrogance imbécile des autres ; ils sont aveugles, ils sont sourds, ils sont paralytiques. A force d’ignorance de ce qu’est la démocratie (protéger les faibles, prendre en compte toutes les opinions), ils ont envoyé dans le décor les pays qu’ils prétendaient gouverner : un Trump exalté aux commandes de la première puissance mondiale, une May ne sachant comment se dépêtrer du Brexit, et maintenant un fantoche manipulé par deux partis cyniques à la tête de l’Italie. A qui le tour ?

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 11:34

En bafouant le droit international, la France est allée bombarder, sans mandat du conseil de sécurité de l’ONU, sans déclaration de guerre, des objectifs dans un pays qu’elle reconnaît.

Elle s’est mise à la remorque des Etats-Unis, dans une opération conjointe annoncée par le président des Etats-Unis ; vassalisation amorcée depuis les débuts du mandat de Sarkozy, poursuivie sous celui de Hollande.

Tout cela pour quels objectifs tactiques ou stratégiques :

  • donner une leçon à Assad ? A vrai dire il en ressort renforcé, comme le champion de la cause arabe face aux puissances impérialistes ;`
  • ôter à Assad des moyens militaires, particulièrement dans le domaine des armes chimiques ? Les quelques frappes sont au mieux des piqures de mouches qui n’ont pas vraiment diminué les capacités maléfiques du dictateur ;
  • lancer un message à Poutine ? Peutêtre va-t-il tenter de mieux contrôler son allié syrien, mais le peut-il vraiment, c’est au moins douteux ; l’opération enchaîne Poutine à Assad et ne sert en rien à trouver avec les russes une solution négociée .

 

Toutes cette agitation française ne sert que des objectifs de politique intérieure : présenter notre gouvernement comme un défenseur des droits de l’homme et donc lui offrir une teinture de gauche dont il pense manquer un peu aujourd’hui. Quand une politique étrangère se met au service des lamproies médiatiques qui hurlent contre Assad le boucher, demandent des mesures de bombardement de rétorsion, oublient tous les différents clans qui tentent de sauver leur peau dans leur alliance avec  le dictateur syrien, alors notre gouvernement a failli à l’honneur : l'honneur n’est pas d’écouter les assoiffés de sang de France Inter (Bernard Guetta et Patricia Martin), les scribouillards du Monde ou de Libération , les irresponsables narcissiques des associations humanitaires; il est de tenter de sauver la présence de la France au Proche-Orient pour y accomplir la seule mission qui vaille, apporter la paix pour protéger toutes les minorités qui tentent d’y survivre.

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 10:34

Pourquoi tant de haine ?  Poutine  est vilipendé par nos médias parce qu’il a été trop bien élu (suspect…), parce qu’il jugule la presse (incontestable, mais la nôtre est  bridée par les bien-pensants de gôche), parce qu’il s’affiche dans des saynettes sportives ridicules (certes, mais qui se moquait de nos politiques en train de faire du jogging ?) ; les critiques se font un peu plus sérieux quand ils dénoncent le mode de gestion économique de la Russie, la trop grande dépendance envers les matières premières, la corruption des ploutocrates, le manque d’investissements dans les infrastructures ; rien de tout cela est faux, mais manque d’indulgence quand on revient à l’état de jachère du pays laissé par Eltsine, l’incroyable retard économique maquillé par les communistes. Enfin arrivent les grosses critiques sur l’action extérieure de Poutine : elles peuvent se ranger dans deux catégories :

  • l’intervention au Proche-Orient,
  • l’intervention en Ukraine

1° L’intervention au Proche-Orient

Egarés par leur haine, le leitmotiv des journalistes occidentaux est le soutien immoral qu’il apporte à Assad (« le boucher de Damas ») ; la pensée stratégique des russes, visant à pérenniser leur présence en Méditerranée Orientale à travers des bases en Syrie, a été niée d’abord par les américains puis par les européens qui n’y ont vu qu’une tactique à usage intérieur visant à flatter l’orgueil russe. Ces explications trop courtes font litière d’une nécessité fondamentale pour ce pays continent qui ne dispose que de peu d’accès maritimes navigables à l’Ouest : des ports soit encombrés de glace comme Arkhangelsk, soit ouverts sur des mers quasi fermées comme la Baltique ou la mer Noire.

2° L’intervention en Ukraine

Là encore, Poutine est animé par une pensée stratégique extrêmement claire qui fait de la Crimée la citadelle du pays sur la mer Noire, et de l’Ukraine la maison-mère de l’état russe qu’il n’est pas question de voir s’allier avec des ennemis. Ces options ont été niées par les occidentaux (menés par les américains, suivis aveuglément par les européens) au nom de prétextes particulièrement futiles : l’annexion de la Crimée a été contestée au nom de lois internationales particulièrement flexibles ; c’est admis pour Israël qui a annexé d’abord Jérusalem-Ouest, puis maintenant Jérusalem Est, c’est admis pour le Kosovo qui est arraché à la Serbie, c’est oublié pour la Turquie qui a instauré une république turque de Chypre; mais il est refusé que la population très majoritairement russophone de la Crimée vote son rattachement à la Russie. La neutralisation de l’Ukraine n’a même pas été évoquée par les occidentaux qui ont hurlé, à qui mieux mieux, la destinée de ce pays à rejoindre l’Union Européenne ou l’OTAN ; une véritable provocation.

 

Un comportement irréaliste des gouvernements occidentaux contribue à rejeter la Russie dans des alliances contre nature comme avec la Chine (avec tout le problème de la Sibérie Orientale), ou avec la Turquie (et tout le problème des musulmans turcophones du Sud de la Russie ou des pays limitrophes de l’Asie Centrale). Il ne suffirait de pas grand chose pour que la Russie revienne à son tropisme naturel qui serait une alliance à long terme avec l’Europe Occidentale, encore faudrait-il que Baltes et Polonais ne fassent pas de l’obstruction au nom d’intérêts qui sont les leurs mais pas ceux de leurs autres partenaires. Un enjeu formidable est entre les mains de notre président : réconcilier la Russie, avec la France, puis l’Europe, pour la ramener enfin dans une politique de développement commun qui fera la richesse des deux parties ; oublier ce pacte antédiluvien de l’OTAN qui a perdu toute raison d’être, sauf d’être une marionnette entre les mains de américains ; recréer une force militaire européenne, non pas dirigée contre la Russie, mais alliée de la Russie pour défendre l’Eurasie.

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 15:08

La ville de Jérusalem, en droit international, devait être une ville indépendante dont la gestion devait être commune entre les musulmans, les chrétiens et les juifs : c’est la résolution 181 de l’ONU du 29 novembre 1947 qui l’a décidé, résolution jamais abolie. Toutes les revendications israéliennes sur une prétendue Jérusalem Ouest ne reposent que sur un droit de conquête suite à la guerre arabo-israélienne de 1948 et de l’armistice signé entre les belligérants en 1949 qui fixaient une ligne d’armistice provisoire. Encore pire pour les tentatives d’appropriation d’Israël sur la vieille ville et Jérusalem Est qui ne reposent que sur la force des armes et la conquête de 1967. Un état de droit ne peut décréter comme capitale une ville qui ne lui appartient pas (ni Jérusalem Est, ni Jérusalem Ouest) ; elle peut le revendiquer dans la cadre d’une négociation sur des frontières définitives qui modifieraient celles fixées par la communauté internationale lors de la création concomitante de l’état juif d’Israël et de l’état arabe de Palestine.

Que l’état d’Israël, s’appuie sur ses conquêtes pour tenter d’imposer par la force sa mainmise sur Jérusalem, passe encore ; c’est une logique de vainqueur. Mais que les Etats-Unis soutienne la position de son protégé, l’état d’Israël est une forfaiture de vis-à-vis de l’ordre international insupportable de la part d’un pays démocratique, et sa démission du rôle naturel de modérateur qui devrait être dévolu à la première puissance économique et militaire du monde.

Que des association communautaristes françaises, comme le CRIF, au lieu de se cantonner dans un silence de prudence, expriment une satisfaction bruyante à l’idée de l’annexion de Jérusalem  est l’indice de leur aveuglement : déni de l’archéologie qui met à mal les rêveries sur le grand Israël du roi Salomon, déni de l’histoire du Moyen-Orient qui  a vu se succéder les protectorats sur les royaumes de Judée et d’Israël, et bien plus important déni d’un ordre international auquel ils se réfèrent quand cela les arrange et qu’ils oublient lorsque leurs mythologies historiques les enflamment.

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 09:39

Comment se fier à l’Allemagne ! Tout le monde a eu et a encore sous les yeux l’exemple de l’extraordinaire égoïsme germanique : à la suite de la crise de 2008 le chômage a frappé durement beaucoup de pays européens ; l’Allemagne s’est relevée très vite et a souffert rapidement d’une insuffisance de main d’œuvre ; sa réponse a été de faire venir encore plus de turcs analphabètes d’Anatolie plutôt que de tenter de favoriser les échanges de population avec la France, l’Italie ou l’Espagne. Erasmus c’est bon pour les étudiants, les échanges de main d’œuvre entre pays c’est bon pour faire venir des polonais, ou autres roumains à basses charges sociales. Ce comportement dit tout de la façon dont l’Allemagne conçoit son développement sans en parler avec ses partenaires et en particulier la France.

Le soi-disant couple franco-allemand est un leurre que trimballe la diplomatie européenne depuis le fameux préambule au traité de l’Elysée de 1963 voté par le Bundestag qui vidait ce traité de son contenu d’une alliance forte entre les deux pays et qui réaffirmait toute la doctrine atlantiste. L’autonomie allemande s’est manifestée de façon brutale, dès que fut acquise l’union avec l’Allemagne de l’Est, lorsqu’elle a accéléré l’éclatement de la Yougoslavie en 1990-1991 au mépris du droit international et malgré les doutes de la France ; l’éternel « drang nach Osten » retrouvait toute son actualité.

Mais les conditions internationales changent. L’atlantisme est en train de couler depuis qu’Obama a été élu président, et l’arrivée de Trump ne va que renforcer cette politique que l’on peut qualifier de pacifico-centrée plutôt qu’isolationiste. Les Etats-Unis se désintéressent d’un bloc européen qui n’est pas vraiment menacé, qui refuse d’assurer sa défense, alors que leur véritable sujet d’intérêt est de contenir l’influence de la Chine, au prix d’un renforcement des forces dans l’océan pacifique et d’une normalisation des relations avec la Russie.

La Grande-Bretagne se trouve confrontée à l’isolationnisme américain en pleine progression après la présidence catastrophique de Busch. Elle ne peut plus choisr entre l’Europe et le grand large. L’océan Atlantique lui est devenu infranchissable car les américains dédaignent l’alliance anglaise ; les pays du Commonwealth s’éloignent doucement mais fermement de cette communauté qui devait remplacer un empire décrépit. Et pourtant ces mêmes anglais ont proclamé par référendum tout le mal qu’ils pensaient d’une construction européenne méprisante d’une culture et d’une identité déjà passablement chahutées par les immigrés de l’ancien Empire; mais leur refus d’une construction européenne sans âme, sans identité, sans frontière, sans diplomatie, sans armée, ouverte à toutes les immigrations choisies par l’Allemagne, sans défense contre les dumpings sociaux de pays trop hâtivement agglomérés à la construction européenne, tous ces refus signifient ils un divorce d’avec le continent ? Ce n’est pas certain, et surtout ce n’est pas leur intérêt. La Grande Bretagne ne peut rester seule si elle a perdu l’appui du Commonwealth, et des Etats-Unis.

La Russie est haïe par tous les médias occidentaux pour la brutalité de son pouvoir, méprisée pour son inefficience économique, caricaturée depuis Soljenitsyne par tous les libres penseurs qui pensent correctement à l’Ouest. Mais ce pays-continent se débat dans les douleurs d’un nouvel enfantement : les 80 ans de la férocité communiste aggravée par l’humiliation de la première guerre mondiale, et la souffrance engendrée par la seconde guerre mondiale ont rendu ce pays profondément malade. Il lui faut retrouver ses origines, sa vitalité, une raison d’être. Il est confronté à une dépopulation galopante, fruit de mauvaises conditions économiques et d’une sorte de dépression collective, in fine d’absence de foi en l’avenir. Il doit affronter des ennemis solides comme les chinois qui finiront par lorgner sur la Sibérie, ou les turcs sur les républiques plus ou moins émancipées de l’Asie Centrale, ou les musulmans sur les confins caucasiens.

Si la France prend conscience que l’Allemagne ne peut être ce partenaire fiable dont elle rêvait, il lui faut commencer à infléchir sa politique étrangère pour retrouver de vieilles amitiés. L’Entente avec les anglais et les russes pour bien signifier que l’Europe n’est pas imaginable sans ces deux pays et surtout n’est pas un jouet aux mains des allemands. Le principal sujet commun entre les trois pays est cette difficulté à assumer leur passé impérial : les anglais savent que la nostalgie du rule brittania n’est plus de mise, les français en ont assez de la repentance sur le colonialisme, les russes doivent admettre que les débris de leur empire sont fragiles. Ces trois puissances qui ont été, doivent trouver de nouveaux ressorts pour exister dans le futur : l’une est ouverte vers l’Ouest, l’autre vers le Sud, la troisième vers l’Est ; à elles trois elles peuvent concevoir et appliquer une politique mondiale ; toutes trois ont conscience que leur défense doit être assurée par elles-mêmes ; toutes trois ont un poids politique avec leur droit de veto au conseil de sécurité des Etats-Unis ; toutes trois ont un besoin urgent de rebondir économiquement, la première pour retrouver un espace économique suffisant pour ne pas étouffer dans des frontières trop étroites, la deuxième pour s’affranchir d’un modèle économique qui étouffe sous les contraintes réglementaires et le court-termisme social, la troisième pour enfin développer un espace immense sans compter uniquement sur des matières premières.

Une nouvelle triple entente ne peut pas voir le jour en quelques années. Mais des pas devraient être faits dans cette voie pour se libérer de la tutelle allemande. Deux exemples immédiats sont clairs pour lancer une telle action.

  • Avec les anglais arrêter de vouloir sanctionner leur Brexit par un chantage qui consiste à dire qu’il ne peut y voir de libre circulation des marchandises sans libre circulation des personnes ; cette dhoxa bruxelloise est justement ce qui fait mal à notre industrie : nous sommes obligés d’accueillir des centaines de milliers d’européens de l’Est sous-payés et surtout mal couverts socialement ; au nom de quel comportement suicidaire voudrions nous imposer à la Grande-Bretagne ce que nous devrions précisément renégocier au sein de la Communauté européenne.

  • Avec les russes arrêter de vouloir sanctionner l’annexion de la Crimée, région qu’un caprice stalinien avait rattaché à l’Ukraine, par des sanctions économiques ; ce qu’en pense les Etats-Unis devrait nous indifférer : ce n’est pas leur zone d’intérêts ; ce qu’en pense l’OTAN devrait nous conduire à remettre en cause notre appartenance à l’alliance militaire : nous n’avons pas de raison d’être à la remorque des diplomaties de la Pologne, et de la Roumanie.

Il ne s’agit pas d’un renversement d’alliances, mais de considérer qu’il existe une communauté d’intérêts entre France, Grande Bretagne et Russie et qu’elle ne doit pas être sacrifiée sur l’autel d’une amitié franco-allemande qui a fait long feu jusqu’à présent. 

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 10:12

Branle-bas de combat dans tous les médias français. Les mines contristées, les voix chagrines, les indignations devant le mauvais sort fait à leur idole, Hillary Clinton, relevaient d’un enterrement en grande pompes. Rien ne pouvait calmer leur sidération devant l’effroyable exercice de démocratie qu’a pratiqué le peuple américain. Comme pour le Brexit, une fois de plus, les crétins, les mâles blancs, les sous éduqués, les laissés pour compte de la mondialisation ont formé une majorité ! Pas une bouche des grandes voix de France-Inter et d’ailleurs pour ne pas vitupérer les indignes qui ont voté contre la raison, les absurdes qui n’ont toujours pas compris les richesses du multiculturalisme,  les attraits de la délocalisation, les arriérés qui se révoltent contre les lumières des élites mafieuses. Incroyable déni de la démocratie, qui est un régime qui n’a qu’un seul intérêt qui est de donner un même droit civique à tous, en oubliant les origines, les éducations, les capacités. Mais les fausses élites qui prétendent nous gouverner n’arrivent toujours pas à intégrer que leurs diplômes ne sont pas des sauf-conduits, que leurs échecs méritent des punitions, que leurs promesses sociales, humanitaires, sont des mensonges pour beaucoup. Le Clintexit et le Brexit sont des coups de fouets bienvenus pour les marchands du Temple qui encombrent les espaces médiatico-politiques.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 12:36

Une fois de plus les grands démocrates se désolent du résultat d’une élection. Pour cacher leur fureur devant le choix de la majorité des anglais en faveur de la sortie de leur pays de l’Union Européenne, ils prétendent que l’on a menti à un peuple qu’ils jugent assez crétin pour croire n’importe quelles balivernes. Le problème n’est pas de savoir si les crétins sont plus nombreux que les gens éclairés, ni s’il est légitime d’octroyer le droit de vote à tous les citoyens, mais plus simplement de comprendre les raisons des anglais : ils ne peuvent se préoccuper d’une zone euro qui ne les concerne pas, ni d’un espace Schengen auquel ils ne participent pas, ni d’un marché commun des biens et des services dans lequel ils resteront au bout des négociations à venir entre la Grande Bretagne et ce qui restera de l’Union Européenne. A quoi renoncent les anglais, alors ? A pas grand-chose : une politique de subventions de quelques régions et de quelques secteurs, dont ils pensent qu’au final ils pourront l’assumer en économisant les transferts de la Grande Bretagne au profit des ex-pays de l’Est et des pays du sud.

Mais les anglais ont voté pour ce qui déplait à ceux qui nous gouvernent : la libre circulation des travailleurs au sein de l’Europe avec le dumping social et l’écrasement des salaires qui l’accompagne ; ils ont aussi repoussé la gouvernance européenne faite d’absurdes mesquineries réglementaires, de prétentions injustifiées de l’administration bruxelloise, et d’une confiscation des pouvoirs régaliens des états. Ils ont voté contre la mondialisation prônée dans les discours en volapuk d’apatrides européens, contre la débandade sociale prônée par des allemands et leurs séides de l’est emportés dans leur seule quête de la productivité à tout crin, contre la négation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à vivre comme ils l’entendent, dissout dans un vague syncrétisme associant turcs, africains, scandinaves, méditerranéens, tous communiant dans un prétendu vivre ensemble aussi pauvre que niais.

Une fois de plus le vote sera qualifié de populiste parce qu’il diffère de ce que prônent ceux qui sont à la tête des états ou des grands entreprises. L’intéressant sera de voir comment, une fois de plus, un vote aussi symbolique sera mis de côté par des gens qui se croient intelligents et aptes à diriger, rangé dans le placard des âneries de peuples décidément incorrigibles, brocardé par les journalistes qui tentent de manipuler des opinions qui restent rétives. Un vote du même type s’est pourtant déjà manifesté, naguère, en France, aux Pays-Bas, deux pays fondateurs de cette Europe, et ont été jetés aux orties. Il serait temps que les gouvernants comprennent qu’il est temps d’agir et de réfléchir sur le destin d’un continent qui se shoote à la fausse monnaie créée par la Banque Centrale Européenne, aux règlements et aux directives communautaires qui ont laissé prospéré dumping social et trafic de travailleurs, à l’incroyable aboulie face à l’immigration qu’elle soit la conséquence des guerres du Moyen-Orient ou des désastres économiques africains.

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 11:51

Plus le quinquennat avance, plus le désastre de la politique étrangère menée par le président devient flagrant au même titre que sa politique économique.

L’inféodation de la France aux Etats-Unis, initiée par Nicolas Sarkozy avec la réintégration de notre pays dans l’organisation militaire de l’Otan, a été poursuivie avec vigueur : annulation des bombardements sur l’armée de Bachar el Assad après virage sur l’aile d’Obama, affrontement avec la Russie à propos de l’annexion de la Crimée sur injonction américaine, avilissement de notre pays face aux diktats judiciaires des Etats-Unis, inexistence dans les négociations sur le traité de libre-échange commercial entre Europe et Amérique.

L’amateurisme des décisions d’interventions extérieures déjà illustré lors de l’intervention libyenne de Nicolas Sarkozy (moyens insuffisants, absence d’objectifs) s’est à nouveau manifesté dans les choix stratégiques opérés : interventions au Mali et en Centrafrique fort sympathiques mais couteux et manifestement hors de nos moyens, poursuite de notre participation à la FINUL en tant que prétendue force d’interposition entre Israël et le Liban, et par contre inexistence de nos interventions en Syrie, ou en Lybie là où se jouent des enjeux majeurs de terrorisme et de flux migratoires.

L’asservissement de toute notre diplomatie à la préparation d’une conférence sur l’environnement, donne la prééminence aux relations de flatterie avec toutes une série de pays de deuxième zone au détriment de nos rapports avec les grands cyniques que sont la Chine, l’Inde, l’Indonésie, l’Iran, la Russie. Nous allons rechercher des succès illusoires dans une lutte contre un changement climatique, plus incantation contre les méchants occidentaux qui ont pollué la planète, que réflexion sur les économies en termes de ressources, et sur les énergies nécessaires au développement économique.

Dans ce micmac nous avons perdu notre crédibilité de puissance indépendante : méprisé ostensiblement par notre allié américain qui considère que les embargos qu’il décide où qu’il lève sont à appliquer doigt sur la couture par la France, comme dans le cas des vedettes Mistral, avec sanctions à la clef si une de nos entreprises s’avisait d’y déroger ; ridiculisé par les ennemis que nous nous inventons comme la Russie qui non seulement a bénéficié sans bourse délier de tous les transferts technologiques dans le cas des vedettes Mistral, mais de plus a interdit son territoire à nos productions agricoles avec des conséquences désastreuses pour nos paysans.

Pire nous avons perdu de vue ce qui devrait être un des objectifs européens majeurs : la sécurisation des glacis de l’Europe tant à l’est avec l’inconnue existentielle de la Biélorussie, de l’Ukraine, de la Moldavie, qu’au sud avec la menace toujours grandissante d’une insécurité terroriste en Méditerranée opérant depuis la Lybie ou la Syrie, sans ignorer l’instabilité menaçante au Maghreb et le cancer du conflit israélo-palestinien.

Des personnalités d’expérience donnent plus ou moins de la voix contre cette politique absurde. Mais qu’ils s’appellent Fillon, à droite, ou Védrine, à gauche, ils ne semblent avoir aucune prise sur les responsables. C’est bien dommage.

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 10:16

La rançon d’Isabelle Prime : trois millions de dollars prétend son interprète. Que l’on a tendance à croire malgré les dénégations de Fabius. C’est une tradition de la France que de payer : le New York Times, dans une étude de 2014 avait écrit que sur les 125 millions de dollars payés à en son temps à Al Qaïda, la moitié l’avait été par la France. Et l’on continue avec Prime comme avec Lazarevitch. Obama et Cameron s’étaient indignés naguère de ces méthodes de négociation de notre pays avec des mouvements terroristes. Mais nos gouvernants trouvent plus facile de gérer des accueils en fanfare à Villacoublay plutôt que de se montrer intransigeants avec des criminels. Toujours la même stratégie appliquée avec constance dans ce domaine comme dans tous les autres : privilégier le court-terme.

Et la libérée de se pavaner devant les micros, en faisant oublier son extrême imprudence d’être restée au Yémen malgré les mises en garde de notre ambassade, malgré le départ de nos personnels diplomatiques vers l’Arabie Saoudite. Tout cela pour une intrigante société de consultants americano-équatorienne qui vend des prestations à des ONG. Tout cela, non seulement au détriment du contribuable français, mais surtout en mettant en danger les personnels de nos services chargés de la repérer, de prendre contact avec ses geôliers, voire de tenter de la libérer. Et les médias de roucouler devant le courage de cette inconsciente au lieu de stigmatiser sa bêtise, son égoïsme.

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