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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 10:09

Ségolène Royal se mêle de gérer la sexualité des jeunes ; cette manie compulsive des hommes (femmes) politiques de se pencher sur nos vies privées est fastidieuse. Ils (Elles) ne sont pas là pour cela. Toujours le même syndrome de régenter tout, issu d’une forme de dictature globalisante.

Ces incursions en plus de ne pas avoir lieu d’être, sont en l’espèce profondément choquantes à plusieurs titres :

-          Comment prétendre, à la fois, exalter le rôle de la famille, et lui ôter son rôle en distribuant en douce préservatifs et autres moyens contraceptifs aux enfants qu’ils ont confiés à l’éducation nationale ;

-          Quelle est cette pensée unique qui veut que plus de relations sexuelles avec  des partenaires différents est un bien ; que la copulation entre jeune doit être promue ; cela fait-il partie du programme rédigé par l’Education Nationale ; étonnez-vous après de la ruée vers les écoles privées ;

-          Comment ne pas être fatigué de ce conformisme qui fait d’un enfant non désiré, une calamité ; conformisme qui ne trouve de réponse à une grossesse, ou une menace de grossesse, que par l’avortement, la pilule du lendemain, la contraception ;

-          Pourquoi  ne pas s’indigner de cette nouvelle tentative de déresponsabilisation des jeunes ; une fois de plus on veut nous faire croire que la société est là pour payer, pour effacer, pour oublier, les caprices d’adolescents sans foi ni loi ; quelle éducation bizarre.

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 10:01

Les conclusions du document de travail publié par le COE-Rexecode méritent un brin d'attention : le développement des énergies renouvelables imposera un surcoût pour les consommateurs et l'économie francaise. Ce n'est qu'avec un prix du pétrole de 150 dollars le baril que devient compétitive l'énergie éolienne terrestre, et avec un prix supérieur à 250 dollars le baril que deviendraient compétitifs le photovoltaïque et l'énergie éolienne maritime.
Le sujet est que ce surcoût des énergies renouvelables est occulté. On a le droit de faire tous les choix, mais en connaissance de cause. Comme tout choix, privilégier le développement de l'éolien et du photovoltaïque avec des objectifs particulièrement ambitieux implique d'affecter moins de ressources à d'autres domaines. L'ensemble du programme éolien et photovoltaïque est évalué à plus de 55 milliards d'euros sur la période 2007-2020. (donc plus que le montant de l'emprunt national en cours de gestation). Je trouve particulièrement hasardeux de se concentrer sur des programmes aussi dispendieux, non rentables à court-terme, risquant d'affaiblir notre compétitivité au moment où des problèmes urgents sont à résoudre, où le sujet est de sauver des emplois immédiats. Qu'il soit nécessaire de diversifier nos sources d'énergie est une évidence d'abord, une prudence surtout (une sorte d'assurance sur le futur), ce n'est pas une raison de transformer une sage précaution en une galopade effrenée et pleine de risques pour la relance des années à venir. L'inquiétant sur ces sujets est que l'on a une impression de mode que les politiques se sentent obligés de suivre avec des décisions aussi saugrenues que le développement du photovoltaïque aux Pays-Bas (vous connaissez l'intensité du rayonnement solairen dans ce pays ?), ou celui des éoliennes dans des sites superbes comme la ferme du cap Corse, ou celle en projet en lisière de la baie du Mont Saint-Michel (la laideur ne devrait-elle pas être aussi un critère de choix ?)

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 10:01

Le dérapage des pratiques financières n’est pas assez stigmatisé avec ce qu’il faudrait vraiment stigmatiser : le court-termisme à outrance avec les marchés de cotation en continu, la religion des résultats trimestriels, la dépossession des actionnaires par des nomenkltura de gestionnaires avides de récolter leur bonus.

Les dérapages des écologistes ne sont pas assez montrés du doigt : leur haine de l’industrie, leur malthusianisme, leur idéal d’un monde figé et dépeuplé ; leur idolâtrie d’études  scientifiques pour justifier tous leurs caprices baptisés  astucieusement « développement durable » ou labellisés « Grenelle de l’environnement ».

Les dérapages des politiques qui préfèrent mobiliser les opinions avec de faux débats plutôt que de mobiliser des administrations endormies sur leurs privilèges. Le manque de réactivité des structures  administratives françaises face à la crise est ahurissant : demandez aux chômeurs ce qu’ils pensent  du Pôle Emploi, demandez aux industriels ce qu’ils pensent des DRIRE et autres Dreal .

Sur plein de sujets ce que l’on constate est une abdication de l’autorité de l’état ; dans un sens noble de recherche du bien public dans des domaines essentiels ; non pas dans le sens de la répression au coup par coup au gré des pleurnicheries de telle ou telle association, ou des résultats de tel ou tel sondage « quali ».

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 17:41



Entre une Grande-Bretagne qui n’arrive toujours pas à se libérer de son lien atlantique, ou de sa mémoire de puissance mondiale  (artificiellement prolongée par les mythes de la livre et de la place financière de Londres), et une Allemagne qui revient depuis vingt ans à son vieil atavisme du Drang nach Osten (concept qui remonte au moins à Charlemagne), l’Europe n’existe guère en effet. Inutile de le déplorer (ou de s’en féliciter), il faut s’en accommoder en trouvant des solutions alternatives.  Le mythe du couple franco-allemand n’a aucune réalité depuis la chute du mur de Berlin : la France a de fait contribué à la reconstruction de l’Allemagne de l’Est en acceptant la zone euro avec ses taux d’intérêts élevés qui ont permis le financement du rattrapage de l’Allemagne de l’est au détriment de nos entreprises; elle a suivi l’Allemagne dans sa hâte à désintégrer la Yougoslavie ; elle a encore suivi en intégrant trop vite des pays de l’Est qui n’avaient pas de conscience européenne, mais une peur bleue du retour d’un impérialisme russe.  On se moque, à tort à mon avis, des exigences tchèques quant aux Sudètes pour accepter de signer le traité de Lisbonne.  Le mythe franco-allemand est mort depuis longtemps. Il faut se retrouver une raison de vivre européenne avec des pays comme l’Italie ou l’Espagne qui ne sont pas concernés par les ambitions germaniques.

référence : éditorial de Dominique Seux, Les Echos du 9/11/2009

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 23:03

Bien entendu, il n'est pas question de faire confiance aux banques; bien entendu il faut des organismes de contrôle et de tutelle : ils existent d'ailleurs et depuis longtemps (une commission de contrôle des banques a été créée en 1941), la commission bancaire, l'Autorité des marchés financiers, la Banque de France. La véritable question est de savoir pourquoi ces autorités de contrôle ont failli en 2008; pourquoi leurs responsables sont toujours en poste. Lorsque la délinquance s'étend on réforme ou on renforce la police, on change des têtes. Lorsque la Société Gérale, Dexia et d'autres ont mal joué, les autorités de tutelle passent à travers les mailles.

La nationalisation des banques ne change pas la nature des banques : cette idée d'une économie administrée a faire les preuves de son inefficacité pourquoi revenir dessus. En France a-t-on déjà oublié le désastre du Crédit Lyonnais qui a trouvé son origine dans le pantouflage et la collusion entre l'état et cet établissement.

Il faut trouver les moyens de séparer entre les métiers bancaires qui relèvent de la banque commerciale (la gestion des comptes des particuliers et des entreprises, l'octroi des crédits, les activités de marché liées aux activités des clients) et les métiers de prise de risque spéculatifs (la notion demande à être précisée).

Enfin je trouve parfaitement démagogique de se polariser sur des bonus, certes immoraux, mais qui sont de la responsabilité ultime des actionnaires de ces groupes (imagine-t-on de limiter les bonus des footballeurs ?); la véritable question intéressante est de proposer une réforme de la gouvernance de toutes les sociétés (et pas seulement des banques) pour donner un pouvoir réel aux actionnaires des grands groupes, favoriser l'actionnariat des salariés etc...

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 23:02

La politique n’est pas un métier. Ou plutôt ne devrait pas l’être. La réalité est tout autre en France : il y a ceux qui en ont fait une profession, et qui se targuent d’avoir une connaissance fine de tous les rouages de l’état, une aptitude éprouvée à  gérer leur communication, et un cuir tanné face aux attaques de leurs ennemis et aussi de leurs amis ; et puis il y a ceux que l’on dit curieusement issus de la « société civile ». Expression bizarre : existerait-il une sorte de caste « militaire » opposée à la caste des « civils » ; voudrait-on dire par là qu’il faut être initié très jeune par une sorte de service initiatique ?

 

La sélection du personnel politique est un problème grave qui se pose à beaucoup de démocraties. Cette sélection est particulièrement étrange en France . Constatons  le, par exemple, au niveau du gouvernement :  

-          Sur 39 membres du gouvernement (ce qui est beaucoup),  13 femmes (ce qui est déjà peu), et sur ces 13 femmes , 4 filles de députés ! A croire que les vocations féminines s’épanouissent mieux dans le cocon familial ?

-          Sur 39 membres du gouvernement, peu d’authentiques représentants du monde économique : je n’en ai compté que 8 (créateurs de leur entreprise, avocats d’affaires, cadres ou employés de société, en oubliant les passages épisodiques  et alimentaires entre deux mandats) ; à croire que les trois quart des actifs ne pensent qu’à leurs sous, ou à ceux de leurs actionnaires ?

-          Sur 39 membres du gouvernement il faut chercher les scientifiques de formation : à priori 6 ; ces formations si prisées pour nos enfants, n’emportent pas l’adhésion de nos décideurs politiques.

Ces quelques remarques ne font que ressortir l’ incroyable professionnalisation de nos élites politiques. Tout le monde s’étripe sur les modes de représentation (qui doit et peut voter, type de scrutin), mais la sélection des candidats que ce soit à des élections ou à des postes gouvernementaux reste confisquée par les apparatchiks. Car il s’agit bien d’une caste, en place, et n’entendant pas laisser sa place. La montée de la représentation féminine en est bien entendu handicapée. Mais aussi la dramatique sous représentation du monde économique. Il ne s’agit pas nécessairement de donner une image fidèle du pays au niveau de nos gouvernants. Mais la quasi-absence du monde de l’entreprise explique beaucoup d’orientations technocratiques. Mais la quasi-absence du monde scientifique explique beaucoup d’approximations sur des sujets techniques.  La France du coup se trouve sous la coupe de juristes, d’administrateurs publics qui ne fondent leur action que sur la règle, ses transgressions. Cette exclusivité est une calamité.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 10:37

Monsieur Moïsi, dans votre chronique des Echos d'aujourd'hui, vous diagnostiquez que la guerre en Afghanistan est déjà perdue par l’Occident et qu’il faudrait que les puissances régionales, Pakistan et l’Inde prennent le relai. Perdue faute de capacités militaires de l’Amérique et de ses alliés de l’OTAN, faute de moyens financiers, faute de volonté politique. Je compléterai en disant que c’est faute de volonté politique  que les moyens financiers et donc les moyens militaires ne sont pas là.

L’absence de volonté cache mal l’incertitude de l’Occident quant aux buts de guerre ; sans en parler vous en évoquez deux :

-          L’Afghanistan, région stratégique

-          Un objectif moral qui est je suppose la défaite des talibans .

Ni l’un, ni l’autre de ces buts n’est évident.

L’Afghanistan ne présente stratégiquement que peu d’intérêt : il ne recèle pas de richesses naturelles ou produits de l’industrie humaine d’importance ; il n’offre pas de voies de communications entre différentes régions. La route de la soie n’est plus depuis longtemps (et ce n’était d’ailleurs que l’une des routes possibles qui transitait par l’Afghanistan), le « grand jeu » qui mit aux prises les anglais et les russes pour contrôler ce pays n’avait de sens que du fait de la partition de fait de la Perse (l’Iran) entre deux zones d’influence. Géopolitiquement ce pays est de nos jours une impasse, au mieux une forteresse. Bien entendu on peut toujours dire que du haut de cette forteresse, des armées fanatisées pourraient menacer ses voisins et en particulier le Pakistan. Certes, mais alors, je vous rejoins : ce n’est qu’une question régionale, à résoudre régionalement par les pays intéressés, c'est-à-dire le Pakistan, l’Iran (que vous ne citez pas, mais qui est bien entendu un des premiers concernés par la stabilité de cette région), voire l’Inde. L’intérêt de l’Occident n’est que plus lointain : protéger le Pakistan, possesseur de la bombe atomique, de toute inféodation à un régime extrémiste.

 

L’objectif moral  est nébuleux maintenant. Il était bien entendu, nécessaire moralement pour les Etats Unis de venir châtier ceux qui avaient collaborés à un attentat monstrueux et  effrayant ; il s’agissait plus en l’espèce du « moral » des américains à restaurer. La poursuite de cette aventure a voulu s’habiller de valeurs occidentales, telles que la démocratisation, et ce qui l’accompagne comme la liberté d’opinion, la liberté des femmes. Valeurs que nous portons en avant avec beaucoup d’arrogance, sans nous préoccuper beaucoup de ce qu’elles peuvent être déclinées de toute autre façon dans des cultures qui ne sont pas les nôtres ; arrogance qui j’en suis sur conduit les talibans à s’enfermer dans un régime particulièrement obscurantiste. Je ne suis pas d’accord pour dire qu’imposer la démocratie est un objectif moral ; et d’autant plus lorsque cela aboutit en Afghanistan à l’instauration d’un régime fondé sur la prévarication, et qui fait de la culture du pavot le pilier de son économie.

 

Je crois comme vous qu’il faut  tenter d’impliquer les puissances régionales Pakistan, Inde, Iran, voire Chine et Russie. Ils sont tous en première ligne. Ils sont tous réellement menacés à court-terme par une instabilité de l’Afghanistan qui pourrait s’étendre au Pakistan. Mais les vieux schémas ont la vie dure. L’Occident se croit toujours investi d’une mission. Là est le sujet. Nous n’avons plus de mission. Quitter l’Afghanistan rapidement, en l’annonçant clairement, serait le double signe

- que l’Occident n’est plus le gendarme du monde ; qu’il appartient dans un monde multipolaire à chaque grande région de s’assurer de sa stabilité ;

- que l’Occident n’a plus de grande croisade à mener ; après avoir voulu convertir des populations entières au christianisme, après avoir voulu convertir le monde au progrès par la colonisation, il faut montrer que nous voulons traiter tous les grands pays émergents sur pied d’égalité sans présomption culturelle.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 10:32

Je n’adhère pas du tout aux propos de Max Gallo. L’ « identité française » , l’expression de Braudel, beaucoup plus parlante et moins connotée que « l’identité nationale », qu’il définit est un mythe d’aujourd’hui  bâti  en effet sur un héritage jacobin : centralisme, droit du sang, égalité, laïcité. A ce titre beaucoup ne participent pas de cette identité française.  Les propos de Michel  Wierviorka (cité par La Croix du 29/10) sont intéressants : si j’ai bien compris « l’identité nationale » ne devrait être qu’une notion purement juridique ; l’identité française doit exister comme un amalgame, un résidu, des additions, des mélanges (l’expression est de Braudel), le sol tempéré par le sang, l’égalité bridée par la liberté, le centralisme borné par le provincialisme. J’irai plus loin en disant qu’un amalgame se doit d’être cohérent ;  des cultures antagonistes ne peuvent faire un amalgame (c’est le cas de la Belgique avec son opposition entre flamingants et francophones) ; des mélanges doivent être acceptables (le problème  de la chariah, de pratiques comme l’excision ou la polygamie) ; le résidu ne doit pas être inexistant (l’exemple de la Suisse est éclairant, coexistence de communautés qui se méprisent entre elles et ne sont unies que par la peur d’être diluées) ; les additions doivent être dosées sous peine de fragiliser l’ensemble (l’exemple le plus instructif a été il y a 20 ans l’éclatement de l’URSS, qui aforce d’avoir voulu absorber trop, s’est délitée).

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 17:09

Quelle curieuse expression que « l’identité nationale », !  Pourquoi ne pas avoir choisi le titre du dernier livre inachevé de Braudel : « l’identité de la France ». Que l’on dise de quoi l’on parle au lieu de se cacher derrière une généralité. Mais de toute évidence, il s’agit de manœuvres électorales et non pas d’une recherche difficile. Deux propositions d’approche de Braudel méritent d’être citées :

-          L’identité de la France … c’est un résidu, un amalgame, des additions, des mélanges.

-          L’identité de la France … ce n’est pas un discours, une équation, une formule, une  image, un mythe.

Comme on est loin de cette prudence méthodologique. Déjà Mr Besson nous serine, dans l’émission « Mots Croisés » que la France c’est la laïcité, la République,  Renan … Un rêve de mépris de l’histoire longue au profit de l’immédiat , un rêve de mots à la mode, un rêve de conformisme. A ce titre, une foule du passé est d’emblée exclue, avec au hasard, Louis XIV, notre roi le plus célèbre,  ou Chateaubriand, un de nos plus grands prosateurs. Mais aussi une foule contemporaine qui ne se sent pas particulièrement laïque, car elle croit le religieux a une place essentielle dans sa vie et donc fatalement avec des implications sociales. Mais aussi une foule qui ne porte pas particulièrement dans son cœur une République à la constitution faiblarde, aux mœurs peu nobles, à l’arrogance certaine.

Bien entendu pour définir l’identité nationale,  qui de plus compétents que des préfets (qui n’en peuvent mais) entourés des forces vives ( ?) de la nation. La plaisanterie n’est plus racoleuse, elle est indécente, avec  toute honte bue la révélation qu’il ne faut pas laisser du grain à moudre au Front National. Qu’en pensent les "forces mortes" de l’identité de la France ?

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 17:06

Monsieur Rasmussen, expose la politique de l’OTAN dans le Figaro du 27/10/2009.

 

Il montre tout à fait clairement le marché de dupes auquel a souscrit Nicolas Sarkozy en réintégrant la France dans l’organisation militaire de l’OTAN. Beaucoup avait cru comprendre que c’était une sorte d’entrisme. L’idée de relancer la défense européenne en étant au centre du dispositif. L’idée de faire lâcher par les américains leur totale mise sous tutelle de cet organisme. Ses propos, dans une très pure langue de bois, sont en réalité parfaitement clairs :  n’espérez rien de concret sur la réforme du commandement de l’OTAN.

 

Il explique aussi, ce que l’on attend toujours en France, les buts de guerre en Afghanistan. Vieux laïus toujours resservi par les nations qui sont engluées dans des conflits ingérables :

-          Il faut transférer les responsabilités aux Afghans,

-          On ne peut laisser l’Afghanistan devenir un sanctuaire pour les terroristes.

 

Ce sont les mêmes antiennes, qu’au Vietnam, qu’en Algérie en particulier. Jadis il fallait contenir le communisme, ou le nationalisme arabe. Jadis il fallait constituer des armées locales avec certaines populations (vietnamiens du sud, harkas).

Il reprend , bien entendu, le même refrain que jadis : il est absolument nécessaire de renforcer à court-terme les moyens tant en hommes qu’en matériel.

 

Qui va proposer  le retrait de la France de l’OTAN puisque de toute évidence ce n’est pas le bon cheval pour créer une véritable armée européenne ?

Qui va proposer notre retrait d’Afghanistan. Si c’est un sujet majeur de crainte de contamination pour les russes et les chinois, que ne leur proposons-nous pas de nous remplacer ?

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