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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 14:00

Pourquoi tous les correspondants de presse sont photographiés, enregistrés depuis la zone rebelle d'Homs, et non depuis Damas ? Une seule vérité mérite l'attention? Le romantisme (et donc l'attention de l'auditeur occidental) est du côté des insurgés ?

Comment sont approvisionnés en armes et munitions l'Armée syrienne de libération ?  Par des pillages des casernes, par des importations financées par la diaspora syrienne, nous rétorquent les porte-parole de la dissidence. Peut--être vrai, peut-être court. En tous cas nous n'en saurons rien car cela n'intéresse pas les journalistes.

Les adversaires des rebelles sont listés pour mieux les stigmatiser; un grand mot que celui d'adversaires, tout au plus des méfiants, car personne ne soutient le régime d'Assad (au moins officiellement). Et dans le fourgon des ennemis de la démocratie (car c'est implicitement ce que sont ceux qui ne soutiennent pas explicitement les rebelles d'Homs) on retrouve pêle-mêle : les chiites iraniens, les terroristes du Hezbollah, Poutine et son complexe militaro-industriel, les anonymes et d'autant plus inquiétants dirigeants chinois, et enfin le Front National et sa bande de négationniste en tous genres. Les supporters des autres sont limités à quelques démocraties ou trop impuissantes ou trop prudentes; leurs seuls vrais amis sont les peuples, les amis de la liberté. Tant de diabolisation lise perplexe.

Evidemment les blessés et les morts ne tombent que d'un côté, et ils sont plutôt des femmes et des enfants. On se demande bien à quoi sert cette armée de libération si elle est incapable d'abattre même un seul sniper. Mais on se demande aussi comment il se fait qu'avec des chars, des obusiers, l'armée d'Assad piétine depuis des mois dans les banlieues d'Homs. RIen ne nous est dit sur une question aussi triviale; le déluge des mot et des images se concentre sur les images héroïques des reporters qui risquent leurs vies pour témoigner.

 

Ce ne sont que des questions auxquelles un individu lointain du champ des opérations ne peut répondre. Mais ce sont des questions que les journalistes ne veulent pas travailler. Il s n'entendent pas nous laisser faire une opinion, ils nous délivrent leur vérité d'amateurs de scènes violentes, de blanc et de noir, et d'énigmes sans réponses.

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 17:18

Bernard Guetta s'insurge, s'afflige, s'indigne, enrage, que personne ne manifeste contre le régime syrien, qu'aucun parti n'appelle à ... on ne sait trop quoi. Il imagine, un temps, que l'on livre des armes aux insurgés, avant d'avouer que c'est inutile ! Il aurait pu préciser que c'est déjà fait par les pays suniites tels que le Qatar et l'Arabie Séoudite, celà n'aurait nui en rien à son devoir d'information.

L'action selon le sachant de France-Inter, ce serait de manifester. C'est court, vieil homme. Les pleurnicheries ne servent à rien, lorsque l'on sait l'impossibilité pour les occidentaux d'envisager une opération militaire contre la Syrie, faute de moyens techniques, faute de moyens financiers pour soutenir une lutte longue, faute de solidité morale des opinions publiques. Mais à tout prendre les larmes ne font de mal à personne et satisfont la bonne conscience de celui qui les verse.

Le véritable problème de Bernard Guetta est son absence d'analyse. Pourtant d'autres ont mis à sa disposition des outils de réflexion (par exemple les dialogues de Gérard Chaliand et Vincent Desproges sur France-Culture, les articles de journaux du Moyen-Orient, et en particulier turcs). Mais le pauvre homme ne vit qu'avec ses quelques obsessions parisiennes, répandre la démocratie (comme en Irak par exemple), admirer les révolutions (comme celle de Lybie au passage),  être aux côtés des conquérants de la liberté (comme les frères musulmans en Egypte).

Son seul propos est que nous proclamions tous notre haine de Bachar El Assad. Oui, certes, personne ne va défendre un tortionnaire, assassin d'enfants. Tout appel en ce sens est parfaitement oiseux, sauf à considérer que nous sommes des psychopathes qu'il est urgent de guérir. Les seuls propos qui seraient intéressants serait de savoir pourquoi cette guerre civile a éclaté en Syrie, quelles sont les motivations des différentes communautés religieuses (les 65% de sunnites, les 15% d'alaouites, les 10% de chrétiens, et les 15% de druzes et autres), des différentes communautés  culturelles (celle de la côte, celle de Damas, celle d'Alep, celle d'outre-Euphrate) qui ont connu des histoires différenciées qui se mesurent en milliers d'années; quelles sont les inquiétudes des grandes puissances régionales (Turquie, Iran, Arabie Saoudite, Israël); quels sont les scénarios possibles (création d'un sanctuaire alaouite/chrétien, intervention militaire turque, terrorisme chiite).

Non, tout ceci n'intéresse pas notre penseur diplomatique du service public de France-Inter. Il fuit faut proclamer depuis sa chaire médiatique le langage convenu qui plaira dans les couloirs de sa maison, chez ses vieux amis, dans les cercles qui l'encensent dans la capitale. 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:58

Pourquoi les riches doivent-ils être ostracisés ? Car il s'agit bien d'ostracisme à les forcer à prendre la route de l'exil, vers la riante cité de Tournai, les bords tordants du lac Léman, ou tout autre destination tellement plus hilarante que notre bonne France. Ont-ils gagné leur argent illégalement ? A priori non. N'ont-ils pas payé leurs impôts ? Le fisc fait normalement son boulot, que l'on sache. Ne dépensent-ils pas ce bon argent dans leur pays ? Généralement si. Ont-ils travaillé, ont-ils pris des risques, ont-ils créé des emplois, ont-ils généré de l'activité, ont-ils enchanté des spectateurs ? Peut-être pas tout  la fois, mais surement une partie du tout. Alors pourquoi faut-il déclarer indésirables sur notre sol, sportifs de renom, hommes de spectacle à succès, créateurs d'entreprises qui les ont vendu, héritiers de fortunes familiales, patrons enrichis du CAC 40 ?

Pourquoi une portion de la population est-elle rangée dans une catégorie que l'on affuble de tous les adjectifs les plus avilissants : hautaine et méprisante, bling-bling ou opaque, vivant sur le dos des pauvres, exploitante de la misère des autres, incapable de fraternité. Vous imaginez la révolte d'une quelconque autre communauté qui serait traitée d'une façon aussi indigne. Où est de plus la définition de ces immondes riches ? Des très riches ostracisés, elle glisse de plus pernicieusement à tous ceux qui ont plus que les autres, et que l'envie du médiocre, de l'insatisfait, de l'envieux, du raté, ne supporte pas. Toujours cette même rengaine mal camouflée du "chacun à chacun selon ses besoins" , éternelle tentative de restaurer un âge d'or qui n'a jamais existé, refrain des révolutionnaires, des indignés, des affligés qui  veulent faire le bonheur des autres malgré eux. 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 10:41

Elle a donc trouvé son gigolo trop cher, pour aller lui faire un procès en extorsion de fonds ? Pendant des années, elle a pondu livres et films  relatant avec complaisance sa recherche du plaisir, de la jouissance : elle en trouve, elle en en crie et ne veut pas payer. Elle nous a assommé de ses états d'âmes, en prétextant que c'était de la littérature ou du cinéma, et maintenant elle nous accable des détails sordides de sa vie dans les prétoires, en croyant que c'est recherche de justice, alors qu'il s'agit au mieux du hurlement d'un Harpagon femelle déplorant la perte de sa cassette, ou de la vengeance d'une amoureuse déçue de la froideur de son sigisbée.

Plus que de la femme déçue, c'est la procédure de l'intellectuelle dont la vanité a été éraflée . La manipulatrice manipulée. La penseuse bafouée par un médiocre. La scribouillarde de romans et de scénarios, flouée par un inventeur d'intrigues véritables. Car Rocancourt n'a peut-être guère de talent de plume ou de réflexion, mais il est un authentique aventurier, autrement vivant que les vedettes sexuelles qui grenouillent dans l'imaginaire de la dame. Et la dame, furibarde, non seulement l'envoie en prison, mais tente à tout prix de détruire les quelques souvenirs, vrais ou faux, qu'a tenté de se construire le pauvre Rocancourt.

Misérable ? c'est peut-être le condamné, c'est surtout la pimbêche qui se sert de ses faiblesses pour mieux accabler son ennemi.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 11:05

Les Grecs ne veulent pas payer d'impôts pour plein de bonne raisons :

- l'église orthodoxe parce qu'elle prétend avoir besoin de ses ressources pour faire la charité,

- commerçants et clients qui évitent de payer la TVA puisque c'est plus de profits pour les uns (économie au noir) et moins de dépenses pour les autres,

- les armateurs parce qu'ils ont placé leur fortune hors des frontières,

- tous les propriétaires fonciers parce qu'ils refusent l'établissement d'un cadastre,

Les Grecs ne veulent pas trancher dans leurs défenses :

- leur armée est toujours aussi disproportionnée par rapport à la taille de leur pays, avec des missions incompréhensibles : veulent ils annexer Chypre, se défendre contre une attaque turque sur trois ilots de la mer Egée ?

- leur fonction publique est toujours aussi pléthorique, incompétente, inefficace malgré des plans de réduction d'effectifs, toujours votés,  jamais appliqués,

Les Grecs prétendent toujours vouloir appartenir à l'Europe, en promettant et votant n'importe quoi :

- pour continuer de toucher des subventions,

- pour que certains abandonnent leur dettes, afin qu'ils puissent continuer d'emprunter à d'autres.

 

Au nom de quel principe l'Europe continue-t-elle d'aider de pareils jean-foutres, si ce n'est par peur, d'une contagion de la méfiance des marchés financiers, d'une fragilisation de nos établissements financiers si les banques grecques s'écroulent, de la propagation de l'idée que la sortie de l'euro est pensable pour d'autres pays. La peur est mauvaise conseillère dans les trois cas :

- les marchés financiers ne sont pas tétanisés par une faillite de la Grèce probablement inéluctable, mais par l'incapacité des gouvernants européens à trancher dans le vif,

- nos établissements financiers peuvent supporter la perte de leurs actifs grecs, et la Banque Centrale Européenne a déjà mis en pace un outil de maintien illimité de leur liquidité,

- la sortie de l'euro en catastrophe n'est une tentation pour personne; la réforme complète de l'euro est un impératif.

 

Alors à quoi bon tergiverser et charger la barque de pays déjà surendetté pour sauver un pays qui ne veut rien.

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 13:21

La question qui se pose au gouvernement n'est pas de sauver la raffinerie de Petit-Couronne, désuète, mal située, mal entretenue, mais de fortifier les raffineries encore existantes sur le sol français, sur la Seine (Gonfreville et Gravenchon), sur la Loire (Donges), à Marseille (Lavera, Berre, La Mède, Fos), sur le Rhône (Feyzin) et en Région parisienne (Grandpuits). L'arrêt de Port-Jérôme (et des autres raffineries de Petroplus à Creyssier, Ingolstadt, Anvers, Coryton) a eu pour immédiate conséquence un redressement salutaire des marges de raffinage. La surcapacité globale de raffinage en Europe a été partiellement gommée. Le but n'est pas de remettre en route des outils trop anciens au risque de fragiliser d'autres outils tangents comme le sont les raffineries françaises. Le véritable courage est de fermer Port-Jérôme, de ne pas la laisser agoniser entre les mains de groupes spéculatifs avides de faire un coup (lequel, je ne saisis pas trop bien, peut-être de récolter des subventions ?). Le dialogue est à mener avec les groupes encore actifs en France (Total d'abord, bien sur, mais aussi Esso, Ineos, Lyondell-Basell) pour qu'ils remettent à niveau leurs outils et d'éviter que ces derniers soient les prochains à fermer. Total, s'est enfin aperçu du retard qu'elle avait pris dans la modernisation de ses unités et a lancé un premier programme en particulier sur Gonfreville. Il est essentiel qu'un dialogue constructif s'instaure entre l'Etat et ces grands groupes pour décider d'un plan moyen-terme de sauvetage de toutes les raffineries qui nous restent, au prix probablement d'investissements lourds permettant d'adapter la production aux demandes du marché, de retrouver une flexibilité dans l'utilisation d'une large gamme de pétroles bruts, de disposer d'outils concurrentiels capables de résister aux concurrents et particulièrement à ceux des Pays-Bas et de Belgique.

Le problème urgent n'est pas d'imposer les pétroliers, de les assommer de réglementations, mais tout au contraire de conclure un partenariat avec eux pour éviter des délocalisations.

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:18

Il faut lire le rapport public annuel 2012 de la Cour des Comptes, et surtout son chapitre 1 sur la situation d'ensemble. Je ne citerai que le dernier paragraphe de ce chapitre : "  Alors que les plans annoncés jusque là font porter l’ajustement

surtout sur des hausses des prélèvements, un ralentissement plus marqué des dépenses publiques est désormais indispensable. De nouvelles hausses des prélèvements obligatoires seront néanmoins nécessaires. Pour renforcer le potentiel de croissance à moyen terme, les impôts et cotisations sociales devront aussi être redéployés pour améliorer la compétitivité des entreprises. C’est en effet à un double déficit, des comptes publics et de la balance des paiements courants, que la France est confrontée. Dès lors, ces deux déficits doivent diminuer de pair pour permettre à notre pays de retrouver durablement le chemin de la croissance.  "

Sous des mots policés la critique de la timidité de l'action actuelle du gouvernement (effort de ralentissement de la croissance des dépenses insuffisant, hypothèses économiques pour les années à venir exagérément optimistes) est implacable; quant aux délires du programme économique des socialistes ils sont en filigrane considérés comme tout bonnement absurdes puisqu'ils oublient la réduction des dépenses et n'envisagent qu'une augmentation des recettes.

Au fil des paragraphes, la Cour demande une réduction du déficit structurel qui passe par la réduction des allocations de l'Etat aux collectivités locales, le rétablissement de l'équilibre des comptes sociaux qui implique une désindexation des prestations (allocations familiales, retraites), l'amplification de l'effort de réduction des dépenses publiques  (nombre des fonctionnaires, aides à l'efficacité économique non prouvées). Rien de tout cela ne figure dans un programme politique quelconque. La seule suggestion de la Cour retenue est l'amoindrissement drastique des niches fiscales.

 

Cette cure d'austérité n'est  jugée nécessaire que du fait de la constatation de trois phénomènes bien connus :

- un déficit de la balance des paiements qui traduit l'insuffisante compétitivité de l'industrie française, et qui s'aggrave année après année,

- un endettement qui va continuer de monter mécaniquement tant qu'il existera un déficit des comptes publics avant paiement des intérêts sur la dette,

- une dette placée à 68% chez des non-résidents (c'est le taux le plus fort de la zone euro, qu'il faut comparer avec les 46% de l'Espagne les 43% de l'Italie, les 50% de l'Allemagne).

La conjonction de ces trois phénomènes explique notre dépendance fondamentale envers les pays étrangers, et donc de leur jugement sur la pertinence de notre politique économique. Le scénario d'une perte de confiance envers notre politique économique conduirait irrémédiablement au renchérissement des taux d'intérêts donc à la faillite de l'état incapable de les payer, et à une chute des investissements des investisseurs privés incapables d'emprunter.

 

Le monde politique serait bien inspiré de respecter ces contraintes évidentes, de les intégrer dans ses perspectives, et de concentrer son originalité sur toutes les actions de relance qui n'impliquent pas de dépenses supplémentaires (il en existe beaucoup), et  une revue d'ambitions qui ne sont plus à l'ordre du jour (politique d'intervention militaire, aide la Grèce, ...).

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 16:10

Dans le délire égalitaire, il devient coupable de hiérarchiser les cultures. Dans la haine de soi, il devient coupable de célébrer sa culture par rapport à celles d'autres. Deux motivations qui conduisent à toutes sortes de délires sur de soit-disant phobies.

L'égalité des droits civiques est la mise entre parenthèses des qualités physiques et intellectuelles des adultes conscients, lors de l'exercice de leurs libertés constitutionnelles. Leurs origines, leur valeur, leur caractère, leurs aptitudes ne peuvent les empêcher de se déplacer, s'exprimer, choisir librement. Sur cette notion simple, fondement de la démocratie, est venue proliférer le cancer de l'égalitarisme qui veut imposer l'idée qu'il faut oublier toute différence au-delà même de la sphère des droits politiques : la notation devient un instrument de contrainte sur les moins doués et les moins aptes, la différence constatée est un indice de racisme, xénophobie, peur de l'autre. Et l'égalitarisme sort franchement du domaine individuel en pourchassant toute idée de hiérarchie entre moeurs, conduites : l'individu est englobé dans une catégorie qu'il devient interdit de critiquer au prétexte bizarre qu'une remarque sur un comportement pourrait être une insulte envers chacun des individus appartenant au groupe incriminé (ne rien dire sur les voyous des cités, etc...). L'égalitarisme, en veine de prospérité s'en prend même avec impudence à l'idée que peuples, cultures, religions, civilisations puissent être discriminées, critiquées, et (mot atroce( hiérarchisées); toute discrimination globale est une injure envers chacun des individus qui disparaît complètement au profit d'entité suprêmes.

La haine de soi est un autre type de pathologie, caractéristique de la dépression chez les individus. Elle se manifeste dans l'espace public par la théorie du multiculturalisme. Non pas sous l'aspect d'une fécondation réciproque entre cultures et civilisations, synonyme de vie , mais comme une manifestation de haine de ses origines, de son histoire, de sa fierté, au profit d'une adoration bêtifiante de tout ce qui est étranger, hors sol, exotique. La déferlante se vautre dans l'adulation des religions importées, des arts primitifs. Le summum est atteint dans une volonté de nier que des valeurs de beau et de bien qui nous sont spécifiques ont accompagné notre civilisation depuis ses origines.

Si l'égalitarisme est une caractéristique de la République et/ou du Socialisme, alors je ne suis ni républicain, ni socialiste car trop attaché au respect de l'individu.

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 17:11

 

 

La présentation du budget de Hollande remet le pendules à l'heure,  elle pourrait se résumer en une seule phrase : il faut des sacrifices des classes aisées pour sauver la fonction publique. Il n'est jamais question, à aucun moment de diminuer les dépenses, de continuer la décrue du nombre des fonctionnaires d'état, d'amorcer celle des fonctionnaires territoriaux, de recentrer les dépenses de sécurité sociale sur l'essentiel, de repenser la distribution des subventions. La seule règle de plomb est de trouver des recettes pour financer de nouvelles dépenses, d'alourdir par là encore le coût du travail, de ne pas diminuer le corset des contraintes pesant sur l'activité économique, de rater à terme le remboursement de l'excédent de dettes qui pèse sur les générations futures.

Tout le monde est prêt à faire des sacrifices; les classe aisées en premier : mais pas pour rien, pas pour entretenir une administration pléthorique, à la productivité insuffisante, à l'agitation non maîtrisée par l'état. Personne n'a envie de faire des sacrifices pour sauver, pour une période probablement très transitoire, des gens obnubilés par leur statut, leurs droits. A quoi bon se serrer la ceinture pour maintenir l'emploi de privilégiés.

Bien entendu pas une voix en ce sens chez les hommes politiques puisqu'ils sont issus dans leur grande majorité de la fonction publique. Ils défendent, cela va de soi, leur hégémonie. Ils s'offusquent d' attaques contre les fonctionnaires, qui stigmatiserait une catégorie de français.  La droite, sans trop de trompette, a essayé, courageusement, de s'attaquer à cette forteresse là où elle en avait le pouvoir. La gauche a saboté ces timides efforts en recrutant à tour de bras dans la fonction publique territoriale. Et maintenant elle proclame, haut et fort dans ce programme de gouvernement hollandais, l'intangibilité du nombre global de fonctionnaires, et la nécessité pour les autres de se serrer la ceinture.

Il est temps que des voix s'élèvent pour s'indigner de la prise en otage de notre démocratie par la classe des fonctionnaires.

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:47

Suffisance d'élus qui se croient investis du pouvoir de nous dicter ce qu'il faut penser et de criminaliser , non pas l'injure, mais le fait même de penser autrement. Ils aggravent leur cas en feignant de considérer que ce pourrait être gênant pour les historiens, mais que leur texte ne les atteint pas  en réalité puisqu'ils sont spécialistes et sauront exprimer avec retenue le fruit de leurs recherches. Il faut donc considérer qu'exprimer sa pensée n'est loisible que dans des limites permises par la loi et que seuls des experts seront aptes à tutoyer les frontières de l'admissible. Inutile d'insister, tout ceci est contraire à une liberté fondamentale d'une démocratie : la liberté individuelle d'expression. La seule limite admissible est qu'elle n'injurie pas, ou ne calomnie pas un autre individu. De telles limites ne souffrent pas d'extensions proposées par un état, orchestrées par des communautés. En clair, proférer un mensonge ne peut être assimilé à une faute pénale.

 

Suffisance partagée entre la droite et la gauche ! A quoi sert-il d'avoir plusieurs partis censés représenter des courants d'opinions différents s'ils s'engouffrent, avec un même zèle, dans la même impasse. L'unanimisme de la représentation nationale rend inquiétant le vote de toutes les lois mémorielles : il signifie bien que toutes les opinions d'esprits très divers qui se sont exprimées depuis des années dans nombre de journaux ne reçoivent aucune écoute. Le parlement est sourd aux voix venant de tous bords, et préfère se rallier aux exigences de telle ou telle communauté. En clair il préfère privilégier un petit nombre au détriment d'un sentiment national.

 

L'hypocrisie de ce vote est qu'il camoufle quelques populistes visées électorales derrière de grands mots à la signification imprécise : la République (bananière ? autoritaire ? impériale ?), la France comme guide des Lumières dans le monde (ce ne serait pas un peu de l'arrogance, voire même de l'impérialisme de la pensée ?), les exigences européennes (aurions nous perdu notre souveraineté dans l'exercice de la démocratie ?).  L'hypocrisie de ce vote est patente dans le choix des leçons données : pas de mention du massacre de Vendéens (ordonné par la Convention), du massacre de Sétif (ordonné par des autorités françaises), et aussi des massacres perpétrés par les Hutus (l'Afrique c'est trop loin ?), les Khmers Rouges (L'Asie c'est encore plus loin), et encore la dékoulikation (la Russie c'est trop sensible), le Grand Bond en Avant (la Chine c'est susceptible).

 

Qui proposera l'abrogation de toutes les lois mémorielles et l'inscription dans la constitution d'un petit texte qui dise clairement que le mensonge, la bêtise, l'inculture, l'ignorance, l'approximation, ne pourront jamais être considérés comme des fautes pénales. 

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