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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 11:10

Trebeurden se meurt. Les uns après les autres les commerces ferment : une fois un restaurant, une fois une pharmacie, une fois un bijoutier, une fois une fleuriste, une fois une laverie (score atteint en quasiment un an). Le marché hebdomadaire s’étiole : le nombre d’éventaires diminue, et la foule désapprend à venir à ce rendez-vous. Ce déclin est-il inéluctable ? La concurrence des grandes surfaces de Lannion est certaine. Mais d’autres bourgs résistent mieux : l’exemple de Trégastel est là pour le prouver.

Cet effondrement progressif est dû à une politique à courte vue menée depuis des décennies :

-          la préférence donnée à des équipements collectifs couteux et complètement disproportionnés par rapport au nombre de résidents permanents (le stade municipal et sa tribune flambantes neuves et que l’on voit systématiquement vides, le théâtre / salle d’animation, qui ne programme quasiment rien pendant la saison estivale)

-          l’absence d’incitations pour des activités créatrices d’animation : pas d’aide à la survie du cinéma local fermé depuis des années, des contraintes règlementaires pour restreindre l’aire du marché hebdomadaire au nom de pseudo règles de sécurité, un jardin public, en bord de mer, que l’on ne transforme pas en aire sportive pour les estivants

-          l’incurie dans l‘aménagement du territoire : pas de construction de la route qui devrait dégager l’accès aux plages, pourtant programmée depuis au moins cinquante ans, pas d’aménagement esthétique comme l’enfouissement des lignes électriques qui déparent le village, pas d’extension du réseau d’égouts pour y connecter toutes les maisons en bord de mer,

 

Et pourtant le site est superbe, les plages nombreuses, et Trebeurden dispose du seul port avec un accès aisé par rapport à ceux de Perros-Guirec ou de Lannion. Alors d’où vient cet échec ? L’incapacité d’ édiles locaux à maîtriser le développement de leur commune ? Leur tropisme vers la satisfaction immédiate de quelques résidents permanents au détriment du futur ?

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 12:17

Renaud Girard pose d’excellentes questions dans un article du Figaro :

Ne s'est-on pas un peu précipité en reconnaissant le CNT comme seule institution représentant le peuple libyen ?

La réponse sous-entendue est qu’il n’y avait pas lieu de reconnaître comme représentatif une poignée de leaders issus de tribus de la Cyrénaïque, qui ne pouvaient parler qu’au nom d’une petite fraction de la Lybie.

 Était-ce bien raisonnable, pour la France, de livrer des armes à des rebelles qu'elle connaissait mal, combattants indisciplinés aux loyautés changeantes ?

La conclusion est que c’était une faute de vouloir attiser une guerre civile en armant des gens inconnus dont la seule motivation est de vouloir flinguer les autres tribus.

Savait-on vraiment où l'on mettait les pieds ?

Bien entendu non. Il fallut attendre des analyses éclairantes d’observateurs pour comprendre que le problème n’était pas uniquement une affaire de démocratisation, de liberté d’expression, mais aussi (et surtout ?) d’équilibre entre diverses factions, dont entre autres celles issue de l’ancienne confrérie des Sénoussis.

Les leçons des désastres afghan et irakien n'auraient-elles pas dû être tirées ?

Les situations, les contextes sont extrèmement différents. Mais quand même dans chacun des cas , on a voulu appliquer des notions d’états occidentaux (centralisés, acquis à la notion d’égalité des droits) à des pays qui ont été construits sur des bases radicalement différentes qui se rapprochent beaucoup plus de nos états d’ancien régime qui s’analysent plus comme des coalitions d’intérêts maintenus ensemble par une idéologie (la royauté de droit divin, la théocratie, la tyrannie). En Afghanistan, en Irak l’intrusion des étrangers a provoqué la destruction de l’état en favorisant un ou plusieurs clans au détriment d’autres, et d’une mission de destruction d’une idéologie malfaisante les occidentaux se sont trouvés entraînés dans une course poursuite pour calmer une guerre civile née de la création d’un vide.

 

Les leçons de ces échecs répétés sont diverses : en Lybie, de toute évidence, la précipitation (en intervenant, en reconnaissant le CNT, en larguant des armes) a été mauvaise conseillère puisque les résultats ne sont pas au rendez-vous. Les limites de ce jeu sont atteintes, et la seule tâche de Juppé et de Longuet est maintenant de trouver la porte de sortie honorable qui est de sortir en ayant négocié un certain affaiblissement du pouvoir des Khadafi et leurs alliés.

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 10:53

Berezovsky au parc du château de Florans à la Roque d'Anthéron, Alexandre Tharaud à l'étang des Aulnes dans la Crau; l'un se mesure au concerto de Katchaturian, l'autre aux sonates de Scarlatti. Un gouffre entre le concert du 24 juillet et celui du 25.

Boris Berezovsky s'en est pris avec virulence à la partition, et a combattu avec lyrisme au milieu des arbres grandioses du parc. Alexandre Tharaud a joué avec un brin de romantisme et un toucher aérien dans un paysage mélancolique.

Adéquation des interprètes, adéquation des lieux pour deux moments enchanteurs pour moi qui entendais ces deux pianistes pour la première fois en leur présence physique.

Je manque d'oreille, ma culture musicale est superficielle, mais je ne peux me réfréner une énorme admiration pour des artistes aussi convaincus, aussi convainquants qui mettent leur immense talent d'interprète au service d'oeuvres grandioses. J'entendais pour la première fois le concerto de Katachturian et je fus emballé. Mais le plaisir est au sommet de réécouter les sonates de Scarlatti : diversité, invention, simplicité.

J'écris ce petit hommage parce qu'à ma grande déception je n'ai trouvé sur le net aucun commentaire de ces évènements pour me conforter dans mon enthousiasme.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 12:14

Lindon-Lefort n’hésitent pas à se ridiculiser dans les pages de Libération. Leur haine antichrétienne leur fait dire absolument n’importe quoi, dans un billet censé faire rire au dépens de la religion catholique : ahurissant de méchanceté (la méchanceté étant toujours synonyme de bêtise), Mais ce ne sont par leurs vomissures qui sont intéressantes, c’est qu’il se soit trouvé un quotidien connu pour les publier. Hasardons quelques hypothèses.

- il veut faire rire avec des catholiques qui ne leur feront pas de mal ; c’est à priori raté au vu de la teneur de la plupart des réactions (elles pointent surtout leur lâcheté) ;

- il veut flatter la communauté homosexuelle en faisant écrire par deux de ses représentants des horreurs contre une religion qui (comme les autres religions du Livre)  les considère comme des déviants ;

- il pense publier l’œuvre d’écrivains pamphlétaires ;  mais les invectives, les insultes, ne sont de la littérature que chez les grands, chez les petits ce ne sont que des gros mots ;

- il veut afficher une transgression qui les rendra sympathiques à tous les bien pensants qui croient que la religion est un carcan social ; ils affichent surtout leur conformisme nourri d’un très vieil anti-cléricalisme ;

 - il veut doper ses ventes en créant un scandale ; le seul scandale est qu’il ne soit pas submergé par le dégoût de leurs lecteurs.

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 11:19

Les interventions des parlementaires n’ont pas brillé par leur force d’analyse. Qui a parlé du contexte tribal, pourtant essentiel dans l’échec des offensives des rebelles de Benghazi sur la Tripolitaine ? Qui a parlé de la césure entre la Lybie égyptienne et la Lybie tunisienne, vieille fracture qui date de l’empire romain ? Qui a parlé des réserves pétrolières, hormis une timide allusion d’un député communiste à des intérêts mercantiles ? Qui a parlé du contrat initial passé entre Khadafi et le peuple lybien : à ma tribu le pouvoir, aux autres la participation à la manne pétrolière ; contrat rompu par l’accaparement des richesses par la clique autour du guide de la Révolution?

 

Les interventions des parlementaires ont effleuré les motivations de l’engagement de la France dans ce conflit : qui peut croire que les révoltés de Benghazi justifiaient plus d’activisme que les massacrés du Yémen, de Bahrein, de la Syrie ? Les raisons invoquées sont navrantes :

-          l’ONU a voté une résolution ! Comportement moutonnier que ne prévoit pas notre constitution : ce n’est pas à New-York que doit se décider une politique étrangère, elle est obligée de s’y conformer, elle n’a certainement pas à y trouver sa source d’inspiration.

-          Nous devons protéger les peuples dans le respect de la légalité s’exclame Yves Lachaud ! L’immensité de l’objectif le rend inopérant ; à quoi sert d’afficher une telle ambition qui n’est même pas à la hauteur de la première puissance militaire mondiale.

-          Notre premier objectif passe par la chute de Khadafi explique candidement Axel Poniatowski ! Illégalité totale : ce n’est pas prévu par la résolution de l’ONU. Tant qu’à faire dans la déclaration farce, il aurait pu ajouter que l’élimination physique de la famille Khadafi était souhaitable.

 

Quant à la sortie de ce pétrin, tout le monde est d’accord pour laisser se débrouiller comme ils peuvent les deux ministres concernés, Alain Juppé et Gérard Longuet avec une seule consigne : trouvez une porte de sortie même si elle est un peu étroite. Mais même cet avis n’a été que sous-entendu, murmuré. Et la leçon de l’aventurisme sarkozien n’a pas été tirée : comment la décision a été prise, qui s’est inquiété des moyens à mettre en place, quels scénarios ont été envisagés. A quoi sert un débat parlementaire sinon à mettre en valeur l’insondable médiocrité en matière de politique étrangère des partis représentés à l’Assemblée Nationale.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 17:55

Otto de Habsbourg s’est effacé. Je crois qu’il fut une personnalité exceptionnelle qui n’a pas pu assumer un destin à sa mesure en étant une sorte de migrant ne sachant plus où était sa patrie. L’Empire de son grand-père s’est effondré pour s’être laissé entraîner par une clique militariste subjuguée par la puissance du premier Reich allemand. Son père a tenté de sauver  du désastre ce qui était l’essence de cet ensemble : une mosaïque de peuples, de cultures, de religions, une réussite de diplomatie étalée sur plusieurs siècles, une intuition d’Etats-Unis d’Europe centrale ; ses efforts de paix séparée ont été annihilés par les fringales territoriales italiennes, les théories fumeuses de Wilson sur les nationalités et surtout lahaine des français qui n’ont pas compris qu’il pourrait être le rempart contre un germanisme triomphant ; Charles de Habsbourg fut chassé comme un malpropre et son empire démantelé.

Otto de Habsbourg était l’incarnation de cet effort désespéré de toute cette Europe centrale de ne pas succomber aux sirènes allemandes : trop jeune pour être présent dans la lutte contre l’hitlérisme, trop marqué par ses origines pour pouvoir résister à l’invasion bolchevique, trop désabusé par les mesquineries des gouvernements autrichiens ou hongrois pour tenter de proposer des solutions. Un destin raté. Des pays qui auraient eu besoin de lui et n’ont pas su le trouver. Et après la chute du mur on en est encore à deviser sur la puissance économique de l’Allemagne, sa main-mise sur ces pays sans passé politique, sur le caractère raisonnable de cet état de fait.

Mais l’Europe centrale n’a pas de vocation particulière à être le jardin de derrière de l’Allemagne. C’est une espace ouvert sur la Méditerranée, sur la mer Noire, structuré géographiquement par le Danube, qui certes nait et coule en Bavière, qui certes est relié par un canal moderne au Rhin, mais qui est surtout l’artère qui peut irriguer tous ces pays jusqu’à son débouché naturel vers l’espace méditerranéen.  La diversité des langues est un obstacle au rassemblement ; mais s’il fallait une lingua franca parions plutôt sur l’anglais. La diversité des cultures est étonnante, mais elle n’a guère de points communs avec l’esprit rhénan ou prussien. La diversité des religions fut jadis un gros obstacle, l’est-il encore aujourd’hui ?

Je crains qu’Otto de Habsbourg n’ait ressenti beaucoup de découragement à constater l’immense aveuglement de la France et des pays de l’Europe méditerranéenne face à cet espace à reconstruire.

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:39

Indécence de Pascale Clarck et autres médias qui arrivent à se réjouir de la libération d’Hervé et Stéphane (au degré de notoriété auquel ils sont arrivés leur prénom suffit à les identifier) sans avoir un seul mot, une seule pensée pour les trois humanitaires français enlevés au Yémen voici un mois (mais ils ne sont employés d’une obscure agence humanitaire provinciale), pour l’otage français en Somalie (mais il est militaire), pour les salariés d’Areva prisonniers au Niger ou au Mali ou quelque part dans le désert (mais ils sont au service d’une société qui fournit du combustible aux centrales nucléaires), pour Guilad Shalit (mais il est binational et probablement sioniste).

Joie communautariste qui s’exprime sans retenue sur les ondes et les plateaux, sur le blog de ladite Pascale Clarck. Indifférence partisane pour ceux qui ne sont pas de leur monde, de leur blogosphère, qui sont étrangers au parisianisme, soldé par l’institution militaire, au service de ce qu’ils catégorisent comme des ennemis de la pensée  humaniste.

C’est ce qu’on appelle une information mensongère : le mensonge par omission qui est plus proche de la propagande que de la vérité. C’est ainsi que procède la censure : caviardons quelques faits, coupons ce qui nous gêne ou ne nous intéresse pas. Vieux procédé qui consiste à hiérarchiser des informations pour ne retenir que ce qui va dans votre sens. Mais au nom de quoi deux obscurs reporters qui se sont aventurés sans précautions et contre les avis de tous ceux qui les entouraient dans des repaires d’insurgés se trouvent ils privilégiés par rapport à ceux qui remplissent une mission, font leur devoir, accomplissent leurs obligations ?

Madame Clarck et confrères, s’il vous plait abandonner le mensonge et dites nous la vérité, toute la vérité et non pas des bribes.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 23:05

Aux Etats-Unis c’est très grave de mentir. Triste phrase éructée par des personnes qui tentent de sauver (l’honneur ? le témoignage ?) de Nafissatou Diallo. Serait-ce qu’en France il est toléré de proférer des contrevérités au nom de certains combats (la lutte contre le machisme), il est admis d’être invité sur des plateaux de télévision pour tenir des propos invérifiables et pour le moins odieux (triste cas de la dénommée Tristane Banon et de sa mère).

Désolé, mais le mensonge est inacceptable partout et n’importe quelle lutte se défigure en travestissant la vérité, en sautant sur les conclusions, en croyant faire de la promotion de leurs combats dans l’approximation.  

Un des plus beaux mensonges de l’affaire DSK aura été la sacralisation de la victime : il fallait dans un esprit de symétrie aussi curieux qu’illogique défendre la présomption de vérité de ses propos face à la présomption d’innocence de l’accusé. Le seul problème est que la balance n’est pas égale : l’une peut dire la vérité pour laver son honneur, et gagner une réparation, elle peut tout autant mentir pour accéder à la notoriété et se faire une grosse pelote. L’autre n’a rien à gagner et tout à perdre qu’il mente ou non. La présomption d’innocence est la justification même de l’existence d’une enquête et de sa présentation à un tribunal pour qu'il puisse juger. L’accusateur (en l’espèce la victime) doit prouver son accusation et ses assertions doivent être en permanence mises en doute. C’est cela l’honneur de la justice, ou bien il faut revenir au duels judiciaires où chacune des parties est représentée par un héraut qui doit combattre pour elle jusqu’à ce Dieu ou le Destin désigne celui qui a menti.

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 17:54

Question : si le FN désire organiser une primaire, lui refusera-t-on d’utiliser les listes électorales ?  La réponse des socialistes serait intéressante.

Remarque : au nom de quel principe démocratique me demande-t-on de participer à un scrutin qui n’est pas prévu dans la constitution ; on me demande d’y participer puis que l’on me sélectionne d’office parmi les électeurs potentiels.

Aberration : il est curieux d’avoir à payer un écot pour participer à un scrutin ; d’ordinaire dans des pays démocratiques ce sont les grévistes des urnes qui doivent payer.

Doute : que pense Jean-Marie Guérini de cette idée de disposer des listes électorales officielles dans les bureaux de vote surveillés par les scrupuleux militants socialistes des Bouches du Rhône. Un pastis en perspective.

Indignation : les candidats à l’élection présidentielle sont parrainés par des élus (environ 45 000 personnes) ; si primaire il doit y avoir, ou ils se débrouillent entre adhérents du parti socialiste ou il consultent  le corps électoral prévu à cet effet par la constitution.

Certitude : les candidats qui auraient été battus dans les primaires socialistes, doivent pouvoir se présenter. C’est la logique de la cinquième république qui n’a prévu  de partis que dans le cadre du fonctionnement des assemblées.

Conclusion : ces primaires socialistes sont contraires à l’esprit de la constitution, dangereuses pour notre futur démocratique, insultantes pour l’électeur transformé en cochon de payant, et  par-dessus tout inutiles puisqu’elles ne peuvent heureusement empêcher quiconque de se présenter avec l’appui du seul corps électoral prévu : celui des élus.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:33

Je suis tombé par hasard sur la fin de l’émission présentée par  Antenne2, au moment d’un combat de catch entre Marie le Pen, Laurent Joffrin et  Caroline Fourest. Dans se genre d’affrontement tout est dans la posture, Marine Le Pen dans l’esquive, Joffrin dans l’attaque furieuse, genre taureau aveugle et Caroline Fourest dans l’agression serpentine et venimeuse. Pourquoi nous montrer ce genre de match truqué qui ne sert aux protagonistes que pour imposer leur image ; le seul problème est qu’il est légitime pour la leader du FN de propager ses idées, même approximatives, même fausses, mêmes indécentes, sachant que c’est aux auditeurs de juger de leur efficacité ou de leur nocivité ; il est par contre indécent de voir ses deux « examinateurs » ( ?) plastronner dans leur haine du Front National et de sa dirigeante, incapables de maitriser leurs émotions, soucieux de bien montrer qu’ils n’ont rien à voir avec elle, en clair en train de forger leur image médiatique ; ils se sont en réalité discrédités aux yeux des téléspectateurs, n’ont su qu’ajouter de la confusion dans l’explication d’un programme peu clair, se sont finalement identifiés au modèle vilipendé par Marine Le Pen des journaleux arrogants, méprisants, bardés de leurs certitudes.

Qu’ajouter à cette triste farce sinon que David Pujadas, insondable d’absence, a été incapable de faire respecter le minimum de courtoisie nécessaire, a été odieux dans son sectarisme en faveur de ceux de sa caste, était dépassé par les personnalités qui l’entouraient.

A quoi bon un service dit public pour nous offrir de telles simagrées : on feint d’inviter quelqu’un sans le respecter, on simule l’apparition de contradicteurs en les laissant injurier, couper la parole de celle qui devait clarifier ses positions. Quel objectif ? Attirer de la sympathie sur celle qui se fait maltraiter ? Faire baisser les ventes du Nouvel Observateur ? Envoyer aux oubliettes l’enquêtrice qui a commis ce livre sur la famille Le Pen ?

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