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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 21:05

Noël à la télévision : une vision d'horreur. Des monceaux de bouffe, des kyrielles de cadeaux, des gens qui se transportent pour des vacances; et là-dessus des reportages à n'en plus finir pour nous parler des ostréiculteurs, des chiffres d'affaires des grands magasins ou autres surfaces de vente démesurées, de la préparation des foies gras, du prix comparé du champagne; et des publicités pour nous vanter à tire-larigot le parfum produit dérivé (de quoi ?) inventé par toutes les marques imaginables, les jouets électronisés pour abrutir au plus vite les charmants bambins, le fromage industriel qui se pare faussement des couleurs du terroir, les montres sans lesquelles nous ne sommes personne, les objets qui se vantent d'être de luxe pour mieux conquérir la foule des acquéreurs bas de gamme.  En dehors de ces orgies de nourriture et d'objets, les journaleux se permettent de nous parler du sapin de ou du père noël, tristes inventions de marchands qui sont allés à la pêche de quelques légendes pour mieux faire augmenter notre frénétique pulsion de consommation. Au mieux certains parlent d'une fête de famille. Point final. Plus de temps de l'avent, plus de Jésus, plus de crèche, plus de messe de noël ; même si ces mots ne concernent qu'une partie de la population, ils sont passés à la trappe.  Il semble superflu (obscène ?) de dire que la fête de noël, pour des chrétiens (seulement certes, mais ils existent quand même) est le symbole de l'humilité (Dieu qui s'incarne), de la pauvreté (la naissance dans la crèche), de la pureté (le chant des anges). Le silence pesant sur le sens de cet évènement est bien la signature des hédonistes sans tempérance qui nous serinent leurs nouvelles.

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 11:12

Pourquoi ne pas demander  à  l'Espagne une repentance pour le génocide des caraibes ? Pas très intéressant dans l'esprit de nos députés puisqu'il n'en reste plus un seul.

Pourquoi ne pas demander aux Etats-Unis une repentance pour le génocide des indiens ?  Peu rentable pour nos collecteurs de votes, les survivants sont pour une grande partie parqués dans des réserves et n'émigrent  pas chez nous.

L'éternelle propension de nos députés à vouloir donner des leçons à l'ensemble du monde est proprement insupportable, surtout lorsqu'elle se fait au nom d'une révolution française née dans le sang de tueries de catégories sociales, de massacre vendéen et de pillages sanglants dans toute l'Europe.

Plus  grave que la légitimité des députés de l'assemblée nationale à voter une loi visant spécifiquement le caractère génocidaire du massacre des arméniens, est le flou du texte qui vise non seulement la négation, ou l'apologie des crimes de génocide, mais aussi la "banalisation grossière". Qu'est-ce qu'une banalisation ? Une relativisation ? Une comparaison ? Qu'est-ce qui est grossier, ce qui n'est pas fin, subtil ?

Mais encore plus grave est le fondement de ces lois mémorielles qui sont l'expression de tous les communautarismes;  qui donnent  un pouvoir exorbitant sur l'opinion, à n'importe quelle association, de gérer l'expression de tout citoyen, de choisir les mots qui conviennent; qui laissent croire que les députés sont élus pour gérer nos paroles, notre façon de nous exprimer, notre mode de communication. Ces lois mémorielles sont le symbole de l'effacement de la démocratie qui se trouve réduite au seul concept de la liberté de vote; une fois élus les députés ou le président sont considérés comme des chefs tous puissants, dont la seule limite à leur pouvoir est leur non-reconduction à l'élection suivante.

 Mais la démocratie ce 'est pas cela du tout. Le droit de vote n'est qu'une condition nécessaire, mais certainement pas le critère suffisant. Les seuls critères de la démocratie sont les libertés : de s'exprimer, de se déplacer, de manifester. Le problème soulevé ne se limite pas à la seule liberté de recherche des historiens, toutes ces libertés sont battues en brèche par ces lois mémorielles, elles sont une forfaiture envers l'esprit démocratique, elles sont la promotion du règne de n'importe quelle clique. 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 16:22

SDF

Etres dont ne comprend pas les motifs de la déchéance. Car ilsavouent leur déchéance lorsqu'ils évoquent, ou le temps où ils étaient "riches", ou le pays ou la province dont ils viennent et qu'ils ne veulent plus ou ne peuvent plus rejoindre, ou le temps où ils étaient mariés. Ils tiennent à montrer qu'ils n'ont pas toujours été dans leur état actuel, mais sans sombrer dans le regret de temps révolus, sans nostalgie, comme si la vie présente valait encore d'être un peu vécue. Mais ils sont sans illusions sur leur chance de survie, entre le froid, les maladies, les agressions; ils se savent à la merci de n'importe quel incident qui pour tout autre serait surmontable.  Devant vous des êtres comme nous, beaux ou laids, colériques ou doux, cauteleux ou francs, intelligents ou bêtes; peut-être un peu plus fous que la normale, mais est-ce si sur ?

Et derrière la façade, on sent l'odeur de l'alcool qui les ravage : l'alcool qui les fait tenir quand le temps est trop froid, qui leur fait oublier la terreur de dormir tout seul dans la rue. Derrière encore on devine un facteur qui a tout déclenché : une mise à la porte de son travail, de sa famille, de sa femme. Et encore plus loin, on imagine une fêlure dans leur cerveau, dans leur caractère; mais on doute de son imagination, car ils nous présentent, en toute simplicité,, quelques envies de base : manger, avoir chaud, parler; car ils nous parlent comme à des amis avec qui il faut plaisanter, rire; finalement ils affabulent peu, comme si ça ne valait plus le coup de faire croire quoique ce soit aux autres, à ceux qui en sont pas dans leur monde de la rue.

S'il faut s'indigner en priorité  de quelque chose, c'est bien du sort qui les accable, et non pas des extravagances boursières.

S'il faut combattre pour l'égalité des droits, c'est leur droit à ne pas mourir du dédain de la société qu'il faut défendre d'abord, avant de se pencher sur l'égalité de tel ou tel un peu moins nanti qu'un autre.

S'il faut faire un cadeau pour Noël, c'est eux qui le mériteraient.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 12:08

Maintenant que les candidats à la présidentielle commencent, enfin, à s'ébrouer sur la question de produire français, il faudrait qu'ils aillent peut-être un peu au-delà de simples slogans du style 'j'achète français" ou "je vérifie par un label que c'est bien produit en France". Ce ne sont pas des cris inutiles, tout au contraire, mais sur certains secteurs il est désormais quasi -impossible de pouvoir suivre leurs propositions; il suffit de prendre au  hasard le textile, ou la chaussure.  On aimerait que les postulants à la responsabilité suprême dans notre république aillent un pas plus loin dans leurs raisonnements et nous expliquent d'abord leur analyse de ce déclin qui continue (les délocalisations se poursuivent), et les actions qu'ils comptent entreprendre pour inverser la vapeur et rapatrier usines et emplois à l'intérieur de nos frontières.

Mais existe-t-il, au sein de l'état, une administration chargée de les aider sur ce sujet, de leur proposer des diagnostics, de leur suggérer des solutions ? La réalité est qu'il n'en existe plus. Le Commissariat au Plan a été dissous en 2006, remplacé par un Centre d'Analyse Stratégique dont le conseil d'orientation est exclusivement composé de fonctionnaires, politiques et universitaires (personne du monde l'Industrie !), dont les rapports sont sur les sujets à la mode tournant autour de l'écologie, le numérique, mais qui ne pond rien sur les aciéries, le raffinage, les vapocraqueurs, la construction automobile etc... etc.... Il existait naguère au sein d'un ministère de l'industrie des fonctionnaires chargés de suivre les problèmes des établissements industriels; depuis 1992 ils sont devenus également chargés de l'environnement, ce qui était marier la carpe et le lapin. En 1997 le ministère de l'industrie a été fondu dans celui des finances, puis au gré des remaniements éclaté entre celui des finances et celui de l'environnement, ce qui au mieux indique la profonde indifférence de nos gouvernants pour disposer d'un outil compétent pour gérer les législations qui s'appliquent aux entreprises et pour promouvoir des axes de développement.

La triste réalité et qu'au gré des complaisances accumulées au fil des ans, il ne reste plus comme interlocuteur des entrepreneurs que les DREAL (Directions Régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) dont l'intitulé même indique les priorités. A part cela ils sont confrontés avec  les différents gendarmes chargés de les surveiller (essentiellement Inspection du Travail, AFME, Haute Autorité de la Concurrence et bien entendu fisc).  Les gendarmes sont indispensables et ils font leur travail avec peut-être trop d'excellence, n'étant, de fait, soumis qu'à leur interprétation rigoureuse de leur arsenal de lois, décrets et circulaires. Le porte-parole naturel des industriels que devrait être les DREAL a oublié complètement son rôle; il n'entend jamais se faire leur interprète face aux autres administrations; il refuse de servir d'intermédiaire entre établissements et autorités locales. Les DREAL se sont recroquevillées sur la protection de l'environnement et ne conçoivent leur rôle que comme celui d'un gendarme supplémentaire. Leur seul objectif est  au travers d'une protection des intérêts locaux de la population de faire fermer un maximum d'installations industrielles. Leur titre de gloire est de faire du quantitatif sur le nombre de contraventions, de mises en demeure, de consignations, de dénonciations au parquet.

Les DREAL, peuplées de fonctionnaires qui n'ont pas trouvé un emploi dans le privé, exhalent leur rancoeur là où elles devraient être l'aiguillon de la relocalisation. Ses ayatollahs se passionnent pour la dépollution, les cercles de danger,  au lieu de s'intéresser aux conditions de survie, au maintien des emplois. S'il est bien une initiative que devraient proposer nos politiques ce serait de recréer un véritable défenseur de l'industrie au sein de l'administration et de faire disparaître l'aberration des DREAL.; de recréer un véritable ministère de l'industrie indépendant des gnomes de Bercy et des fumeux de l'Environnement.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 17:53

Michel Camdessus trouve trois raisons à la perpétuation de la crise : la perte de confiance qui se transforme en rumeur (toute décision des états européens est analysée négativement), la mauvaise gestion des états depuis des décennies qui les a amené  à un endettement devenu insupportable si des mesures drastiques (que personne ne propose) ne sont pas prises, la perte de valeurs qui a laissé monter dans nos sociétés consumérisme et absence de solidarité.

Je trouve qu'il mélange trois facteurs qui ne sont pas de même nature. Le premier n'est que la conséquence du second et le second la conséquence du dernier. La perte de confiance n'est que le reflet désabusé de l'opinion mondiale face à des états qui ont oublié de se gérer depuis belle lurette.  L'accroissement des dettes n'a été qu'un mode de gestion laxiste de gouvernants qui n'avaient qu'une idée : préserver un modèle social bâti sur la compassion et la paresse. Sur ce dernier point l'exemple le plus éclairant est  celui des sub-primes qui a mis le feu aux poudres : l'état américain dans un double souci de loger tous les malheureux a aboli l'idée qu'un prêt à un individu puisse nécessairement être remboursé; on prêtait à des gens sans revenu, sans actif;  la sanction a plongé dans un malheur encore plus grand ceux que l'état américain a cru aider et a provoqué une immense déflagration qui a d'abord failli emporter le système bancaire et qui maintenant menace les états.

La perte de valeurs est véritablement au centre du sujet :  c'est elle qui explique que l'on puisse décider de faire produire des richesses dans des pays émergents au prix d'un effroyable dumping social et écologique, tout en maintenant la fiction que ce transfert nous est bénéfique. C'est elle qui autorise les consommateurs à refuser une juste rémunération des producteurs au prix d'une idéologie débridée qui sacralise la productivité au détriment de la qualité, tout en laissant croire que l'inflation de la consommation est synonyme de récompense individuelle. C'est elle qui nous a fait croire que le parasitisme était la doxa du futur : pendant que les autres produiraient, nous leur offririons nos services, nos prestations; l'avenir était dans le service pendant que les émergents se contentaient de la production. Tous ces raisonnements faux étaient bâtis sur le mépris d'un travail de création exigeant, au profit d'un travail de contrôle et de préconisation moins fatigant, sur la préférence donnée à la consommation au meilleur prix, au détriment de la production de qualité, sur la satisfaction immédiate des besoins des pays développés au détriment d'une évolution consensuelle et harmonieuse des pays émergents.

Ces valeurs perdues sont celles qui favorisent le travail de création, la juste rémunération de la production, la préservation des richesses héritées. Dans sa folie consumériste l'occident a oublié la transmission du passé (antidote contre l'arrogance), la fraternité avec le monde (nécessité vitale), la responsabilité d'exploiter ses talents (obligation morale).

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 22:26

Je n'en reviens pas moi-même, mais je vais rendre hommage à Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne, cette entité apatride, sans contrôle démocratique, enfantée par le funeste traité de Maastricht.

Il a osé dire tout haut que le délire budgétaire des états membres de la zone euro n'avait pas à être corrigé par l'artifice de la planche à billets; que les gouvernants n'avaient pas à tenter d'oublier tous leurs errements cumulés depuis des dizaines d'années par un coup de gomme de l'inflation; une telle opération ne conduirait qu'à perpétuer la gestion laxiste qui fut de règle; elle ne mettrait pas fin à l'enflure exagéré des dépenses; la boursouflure d' administrations remplies de sinécures, d'emplois de faveur; la gabegie de dépenses baptisées sociales qui oublient les plus faibles au profit des mieux défendus; le délire d'investissements publics sans contrôles. Le message du bon docteur Mario est clair : les déficits budgétaires devront être corrigés, non par un tour de passe passe magique mais par des réformes de structures qui feront mieux rentrer l'impôt et surtout fera baisser les dépenses.

Il a avec tout autant de vigueur indiqué son souci de donner aux organismes de financement de l'économie une garantie illimitée, et des moyens de financement à coût raisonnable. Le message est fort :  ce sont les entreprises, les initiatives individuelles qui vont relancer la machine économique grippée de l'Europe; ce sont eux qui pourront bénéficier de moyens. Il ne s'agit pas de faire de la relance guidée par les états sous la forme d'un énième plan baptisé keynesien pour doper les investissements, ou la consommation. Il ne fait pas confiance à des états qui ont marqué de leur impéritie 40 ans de gestion, mais de redonner le pouvoir à ceux qui sont à même de produire,  de créer des emplois .

Bravo, Monsieur Draghi. Vous avez cerné le véritable problème : ce n'est pas celui de survie d'états obèses, c'est la relance de l'initiative multipolaires, venant de toutes les bonnes volontés.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 15:40

Il faut lire le rapport annuel de Green Peace. Vous pouvez au moins en tirer deux conclusions : les donateurs français ne représentent qu'environ 5% des contributions, alors que les pays anglo-saxons et germaniques doivent en représenter les 3/4. Ils nous assurent qu'ils ne perçoivent aucune subvention d'état mais reçoivent des dons de fondations : lesquelles ? mystère.

Pudeur ou absence de transparence caractérisent cette organisation non gouvernementale. Il est extraordinaire que pour n'importe quelle société il vous est possible de consulter des comptes détaillés par zone géographique ou par activité, il vous est possible de connaître les rémunérations des dirigeants, il vous est possible surtout d'avoir une analyse précise des revenus. Rien de tel pour Green Peace : tout est camouflé derrière trois chiffres si globaux que l'on arrive même pas à connaitre le véritable nombre de contributeurs par pays, ou de savoir qui sont ces fondations si généreuses.

Quant à lire les statuts et les règles d'administration interne, il faut avoir le coeur bien accroché : on devine néanmoins que derrière la fondation de droit privé néerlandais qui est en quelque sorte la holding de tête, se cache une procédure complexe pour filtrer tous les candidats à ce qui leur sert de conseil d'administration, et laisser le pouvoir en réalité aux deux plus gros contributeurs, l'Allemagne et les Pays-Bas.

Qui a fait une enquête sérieuse sur qui dirige Green Peace et qui est derrière. Je n'imagine aucun complot, mais tout simplement des abus de position dominante des représentants néerlandais et germaniques. C'est ce qu'il faudrait bien avoir en tête lorsque sont relatés les derniers "exploits" ou "victoires" de cette organisation.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 16:18

Quatre communes en bord de mer d 'une importance quasi-identique : Trébeurden, Pleumer-Bodou , Trégastel. Perros-Guirec. Quatre communes aux moyens insuffisants, aux problèmes analogues.

Ensemble elles disposeraient d'une population de presque 19 000 habitants et d'une surface de 61 km2 qui se comparerait honnêtement avec Lannion et  ses 19 000 habitants sur 44 km2.

Ensemble elles offriraient aux estivants qui sont leur ressource économique majeure ,voire quasi unique : la corniche de granit rose qui court sur les quatre communes, trois ports de plaisance à Trébeurden, Ploumanach, Perros, un golf à Trégastel, un casino à Perros, un festival de piano de qualité à Perros, une réserve d'oiseaux dans les sept iles, une réserve maritime dans les fonds sous-marins près de l'ile Millau, un patrimoine local de chapelles et mégalithes particulièrement riche à Pleumer.

Qu'attendent-elles pour fusionner, fusionner complètement, pas en créant des syndicats de communes, des organismes nouveaux et inutiles ? Une seule Mairie (au lieu de quatre bâtiments refaits à grands frais), un seul service technique plus étoffé et plus compétent, une seule politique d'aménagement qui mette un point final au mitage pratiqué par chacune d'entre elles, une seule politique d'accueil des touristes et d'implantation des services et activités qui leur sont utiles.

Pourquoi cela ne se fait pas, n'est même pas évoqué, à cause de quoi  : de misérables ambitions locales ? d'ancestrales rivalités ? De niveau d'endettement très inégale entre les quatre communes ? Des surreffectifs d'employés municipaux ici ou là ?  Je n'en sais rien mais si l'on veut trouver des élus municipaux plus à la hauteur, il faut nécessairement élargir le nombre des éligibles, et donc des électeurs.

VIte un réferendum pour organiser la fusion des quatre communes de la Côte de Granit Rose.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 15:22

Les politiques d'aujourd'hui doivent être considérés comme des gens sans enveloppe physique (ils ne sont en particulier ni nabot, ni gros, ne louchent pas, etc...), sans désir (ils ne vont pas aux putes, ne regardent pas d'un oeil concupiscent jeunes femmes ou jeunes hommes, etc...), sans défaut d'élocution (ils ne bégaient pas, n'ont pas d'accent maghrébin ou norvégien, ne zozotent pas, etc...), dépourvus de lieu d'origine (ils ne sont pas nés en Norvège, à la Martinique, en Algérie ou dans une cité de banlieue France ), dépourvus de parents (ceux-ci ne sont  ni  auvergnats ou parisiens car cela présume d'un préjugé favorable et ni camerounais ou russes car cela présume d'un préjugé défavorable); il vaut mieux qu'il ne soit pas fait mention de leur religion car dire de quelqu'un qu'il est juif est une façon d'exprimer son antisémitisme, qu'il est musulman de dire son islamophobie, qu'il est catholique de supposer son absence d'esprit laïque.

Nos hommes politiques sont dans l'idéal des ectoplasmes qui sont nés hors-sol, n'ont pas reçu de leurs parents une quelconque éducation qui ait pu les marquer, ne sont structurés par aucune pensée métaphysique, dont les orientations sexuelles relèvent du secret d'état. Ils sont des esprits purs, imprégnés par des idéaux dont ils ne changent jamais (variante un : ils ont des convictions inébranlables, variante deux : il n' a jamais changé d'idées), et préoccupés uniquement du bien-être de leurs concitoyens (variante  un : ils sont au service de l'état, variante deux : ils sont au service du public).

Il n'est pas admis de faire allusion à leur sexe, à leur culture, à leur environnement, à leurs croyances religieuses sans immédiatement se faire taxer de racisme, de sexisme, ou autre horreur en isme, et être immédiatement menacé d'un procès. Il n'est as admis de se moquer de leurs tares physiques, intellectuelles, caractérielles si vous n'avez pas votre certificat d'aptitude au métier d'humoriste; sinon vous êtes censé attaquer en-dessous de la ceinture, vous livrer à des manoeuvres nausébondes,  vous complaire à des insinuations de bas étage.  A force de répudier toute critique,  il ne reste plus de viande sur l'os.

Il faut admirer le sectarisme, la sclérose dans les idées, car chez les purs esprits qui nous surveillent ces comportements sont synonymes d'honnêteté intellectuelle, de force de caractère, de mépris des contingences. Il faut haïr l'esprit souple qui est accessible au raisonnements, qui accepte la remise en cause de postulats, qui croit que la maïeutique  ne se limite pas aux salles d'accouchement.

En bref il est interdit de s'intéresser à l'enveloppe charnelle de nos élus, de la façon dont sont arrivées à maturité ses convictions, et il est malséant de mettre en doute la solidité des doctrines qui les habitent. A y réfléchir quelle différence avec des Dieux ?

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 11:51

Les coups de canifs à la démocratie sont innombrables dans notre pays :

- décisions stratégiques non approuvées par le parlement : déclarations de guerre (à la Lybie, à l'Afghanistan pour les derniers conflits d'envergure), politique financière (remise entre les mains de l'autorité indépendante de la BCE),  politique industrielle et commerciale ( cadenassée par d'innombrables traités ou accords internationaux et européens).

- libertés individuelles bafouées : droit de propriété mis à mal par un état qui refuse de le protéger,, droit de traitement égalitaire piétiné par des systèmes de quotas, droit d'expression restreint par des lois dites mémorielles, droit de manifestation limité par le triomphalisme de la laïcité.

- surveillance des individus portée à des extrémités insupportables : délation organisée voire récompensée (Haute Autorité de la Concurrence, Douanes), traque technologique exacerbée de nos mouvements (radars sur les routes, caméras dans les rues),  fichiers de surveillance de nos activités croisés dans tous les sens (fisc, sécurité sociale).

- droit à une justice équitable mis en danger d'une part par une avalanche incontrôlée de lois, décrets, arrêtés plus illisibles les uns que les autres, souvent contradictoires, et d'autre part par un mépris du justiciable qui voit trop souvent son procès fait devant les médias avant même qu'une instruction soit terminée.

Dans ce paysage grisâtre, restait que l'expression de la volonté populaire restait à peu près intacte. Il fallait mettre fin à ce scandale; c'est en bonne voie grâce à la levée du secret du vote :

- les candidats à la présidence de la république sont contraints de passer par un système de recueil de 500 signatures convenablement éparpillées régionalement, au sein d'un corps électoral d'environ 50 000 personnes ; la procédure de ce tour préliminaire était nécessaire pour éviter les candidatures folkloriques, ou la transformation de la campagne électorale en simple outil de marketing personnel; elle devient vicieuse lorsque ce vote des 50 000 électeurs devient public : c'est la pise sous tutelle de l'élection présidentielle par les partis nationaux et les notables provinciaux; c'est l'assurance de voir augmenter le nombre de non-inscrits sur les listes électorales, le taux d'abstention aux élections et le nombre de bulletins blancs ou nuls jetés dans l'urne; c'est la certitude de voir se perpétuer gérontocratie, courtisanerie, absence de responsabilisation.

La démocratie se rouille alors que la classe politique devient inoxydable.

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