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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:00

Il faut donner un symbole, nous serinent les hiérarques socialistes (Hollande en tête) : baissons la rémunération du président et des ministres de 20%.

Le calcul montre qu'ils s'achètent un symbole pour des queues de cerise :

- le salaire actuel du président  est de 21 176 € par mois; une baisse de 20% représentera une économie de 50 000 euros ;

- le salaire d'un ministre est de 14 117 euros par mois; une baisse de 20%, si 'on suppose un gouvernement de 30 personnes, l'économie sera de 1 million d'euros.

 

Les économies sont complètement insignifiantes. S'ils voulaient lancer un signal fort, nos braves socialistes pourquoi n'ont-ils pas proposé la suppression du Conseil Economique et Social : 233 membres supposés travailler quatre après-midis par mois, pour sortir des avis et des rapports que personne ne lit, et tout ceci pour le modeste budget annuel de 37 millions d'euros.

Mais comment toucher à une institution qui, quoique elle ne serve strictement à rien, a l'avantage de pouvoir caser les copains, de fournir un petit fromage à des amis. Non ils préfèrent rogner sur les indemnités de ceux qui nous gouvernent et qui sont beaucoup trop faibles. Déjà je trouvais indigne le montant versé à nos excellences et à notre président lorsqu'on les compare aux revenus de n'importe quelle personnalité des médias, des affaires, du sport, voire même d'un quelconque cadre supérieur, ou d'un commerçant aisé. Hollande en rajoutte. A croire qu'il veut réserver ces fonctions à ceux qui ont "du bien". Ou bien se croit-il tellement indigne d'occuper cette fonction  qu'il imagine de rogner son salaire  hauteur de ses compétences ?

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 11:26

Taxer les revenus à 75% ! L'autre surenchérit, il faut taxer à 100% ! La raison invoquée est la justice fiscale. Taxer  les revenus du travail ne correspond à aucune justice, à aucune modernité, disons tout au plus que c'est pratique (prendre une portion de richesse à sa création), aisé (prélèvement à la source possible). Depuis des millénaires les gouvernants ont taxé le travail : ils ont appelé cette imposition corvée, ou après quelques évolutions, équivalent monétaire de la corvée. Depuis des millénaires les gouvernants ont taxé les revenus du capital :  ils l'ont appliqué au premier capital que l'humanité ait inventé, la terre exploitée, et ont opéré des prélèvements sur les récoltes, avant de sophistiquer les méthodes avec l'invention de nouvelles formes d'accumulation de capital.

Pour toiletter ces vieilles pratiques, nos sociétés contemporaines insinuent que les revenus excessifs ou les revenus du capital sont immoraux. Pour la gauche ce n'est plus un refrain, c'est une obsession.  Le problème est que l'on ne voit pas bien ce qu'il y a d'immoral à travailler en faisant fructifier au mieux ses talents; d'ailleurs personne ne s'émeut vraiment des revenus extraordinaires de vedettes du sport, de la scène; l'immoralité s'avère de fait liée à certains types de talents qui ne sont pas appréciés par une partie de la société : savoir gérer les hommes, les situations, les opportunités; on y voit une exploitation des uns par les autres,  vieille lune marxiste qui a la vie dure. Le problème des revenus du capital obéissent à la même logique : la capital n'est rien d'autre qu'une accumulation crée par du travail, et n' a rien d'immoral par son existence même; tout au plus peut-on se poser des questions sur un capital hérité, ou gagné au loto. Fondamentalement le revenu du capital n'est rien d'autre qu'un revenu différé dans le temps d'un travail exécuté à un moment. D'ailleurs certaines formes de revenus du capital sont parfaitement acceptées : les droits d'auteur par exemple, les revenus de brevets. En bref l'immoralité se limite aux revenus d'un capital consacré à l'économie, dividendes ou intérêts, et ne concerne en rien des rentes issues d'oeuvres  intellectuelles exécutées dans le passé, parfois jusqu' à cinquante ans. Ce qui est en cause est, de la même façon que pour le travail, l'idée sous-jacente que l'économie marchande n'est pas légitime, mais tout au plus nécessaire, un mal que l'on e peut éviter.

La seule justice que je conçois, dans une société moderne, est de taxer la consommation et la possession. La consommation parce qu'il est juste que ce soit les consommateurs qui paient pour les peines des producteurs, qui paient pour les efforts collectifs pour amener les denrées qu'ils désirent à leur portée, qu'ils paient pour toutes les protections dont ils profitent pour utiliser ces marchandises avec tranquillité, qui paient pour la destruction ou la disparition pour les autres de ce qu'ils acquièrent . La possession parce qu'elle n'est rien d'autre qu'une forme de consommation, moins immédiate, étalée dans le temps : il est juste de taxer ceux qui profitent de biens dont d'autres ne peuvent plus disposer; il est juste de taxer des denrées sorties du circuit de tous, qu'elles rapportent rien  ou qu'elles soient investies.

Mais je n'ai jamais entendu un homme politique refuser la facilité d'imposer le revenu du travail, fruit du talent, ou le revenu des capitaux fruit d'une utilisation économiquement saine de richesses accumulées. Sur toutes les estrades, mais surtout celles de gauche, il est de bon ton de stigmatiser  l'effort, à la grande satisfaction de ceux qui sont sans beaucoup de talents, ou qui, quoique doués, préfèrent la quiétude de la paresse.  Festival des envieux. 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:54

Que signifie un blocage des prix des carburants proposé par Hollande :

- une nostalgie des régimes socialistes et  de leur dirigisme économique, de l'édit du maximum de Robespierre ? Surement, un peu,  pour ces iconolâtres des grandes révolutions.

- une incompréhension des mécanismes économiques, de la volatilité des prix du brut pris dans les politiques antagonistes des différents pays producteurs, du manque de marge des raffineries européennes et plus spécialement françaises, des marges de distribution insuffisantes pour les pompistes français ? Surement, un peu, pour ces amateurs non éclairés.

- une hypocrisie populacière qui ne définit pas comment les prix vont être bloqué : blocage des marges des distributeurs et des raffineurs ? Mais ceux-ci ne vont quand même pas vendre à perte, c'est d'ailleurs interdit par la loi;  abaissement du taux de TVA sur les produits pétroliers ? Ce serait compréhensible pour un type de produit de première nécessité comme les carburants et les fiouls, mais les socialistes préfèrent supprimer la TVA dite "sociale" qui pèse sur les importations; baisse de la taxe sur les produits pétroliers (ex-TIPP) ? Probablement, mais celà va faire hurler les écologistes qui vont y voir la marque d'une incitation à la débauche.

 

L'une des mesures phares du programme hollandais est à la fois anti économique dans son principe et non expliquée dans son application. Elle répond à une philosophie de base qui est de faire plaisir à des consommateurs qui ne raisonneraient pas plus loin que le bout de leur nez au détriment ou d' un outil industriel fragile et d'un réseau de distribution exsangue, ou de finances de l'état au bord de l'asphyxie.  Il est préférable pour les socialiste de gagner quelques voix, et une élection,  et  aggraver les problèmes  d'une l'industrie qui chancelle (trois raffineries fermées en quelques années et deux en sursis, des points de distribution qui se raréfient partout en centre ville comme dans les campagnes.  

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 16:58

Ils sont corrompus (ou pour le moins mis en examen à des titres divers)  : Guérini , sénateur socialiste, dans les Bouches du Rhône,  Dalongeville , maire socialiste d'Hénin-Beaumont dans le Pas de Calais, Serge Andréoni , sénateur socialiste des Bouches du Rhône,  Patrick Seve député-maire socialiste d'Haÿ les Roses,  René Rouquet député-maire socialiste d'Alfortville; ils sont soupçonnés  de corruption (ou d'agissements peu clairs) : Robert Navarro, sénateur socialiste de l'Hérault (son immunité a été levée par le Sénat), Jean-Pierre Kucheida député-maire de Liévin (sa candidature aux législatives a été gelée par le PS), Philippe Kaltenbach sénateur-maire socialiste de Clamart .

Ils sont condamnés : Pascal Buchet, maire de Fontenay et  premier secrétaire de la fédération du PS des Hauts de Seine, pour harcèlement moral.

Il est mis en examen pour proxénétisme : DSK (heureusement pour lui la proposition de la pénalisation des clients des prostituées, de la députée socialiste Danielle Bousquet  n'a pas été suivie).

Il est témoin assisté dans l'enquête sur les liens entre le cercle de jeux Wagram et le grand banditisme :  Serge Pupponi, député-maire socialiste de Sarcelles.

 

Mais Philippe Kaltenbach est "consterné"  par la condamnation de Pascal Buchet, et insinue sur son blog que l'enquête du juge Courroye était menée avec partialité.

Mais Jean-Pierre Kucheida déclare " Il est donc très important de créer un code de bonne conduite des partis politiques et de leur permettre de vivre également grâce à des moyens strictement réglementés afin que les citoyens s'intéressent à nouveau à la vie politique de leur pays et reprennent confiance en la démocratie."

Mais René Bouquet nous révèle dans un "entretien intime" son  envie de s'engager contre un pouvoir totalitaire ... réactionnaire ... son aptitude à défendre des principes...

Mais Serge Puppoi éructe avec élégance :" « ça fait quinze ans que je me fais chier pour cette ville. Même plus qu’ils m’appellent ! La ville, elle peut brûler, qu’on ne vienne pas me chercher ! Terminé ! Je ne m’en occupe plus ! () Je leur ai fait savoir pendant mon audition ! »

Les socialistes donnent des leçons de morale à tour de bras, et même les moins recommandables s'abritent derrière l'éthique, la défense de leur clan; toute attaque contre eux relève du complot, toute lutte contre leurs ennemis politiques est un combat pour la transparence.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 15:18

Etranges indignations contre la direction d'IKEA qui flique ses employés. Ah bon ?  Elle ne doit pas surveiller que des employés indélicats  partent avec le stock, le vol par les  salariés n'existe pas, n'est pas imaginable.

Il y en a par-dessus la tête avec cette théologie du pauvre honnête, du gentil ouvrier, de l'employé au-dessus de tout soupçon. Bien entendu chez eux comme chez les riches, comme chez les gens aisés, existe la même proportion de fripouilles, de mécréants, de malhonnêtes. Ils n'ont pas de droit particulier à jouer les Robins des Bois, à piquer chez autrui ce qui ne leur appartient pas; ce n'est pas parce qu'il n'ont que le strict nécessaire, qu'ils doivent  dérober le superflu. Ils n'ont pas de privilège à subtiliser le bien d'autrui sous prétexte de rétablir politiquement une égalité économique. Tant d'hypocrisie donne la nausée : on pardonne les chapardages du vagabond, on ne peut qu'être écoeuré de la démarque inconnu dans les magasins (taux de fauche par les clients et les employés), des disparition de colis et de bagages (à la poste, dans les aéroports, dans les ports à conteneurs), de la fraude aux Assedic, à la sécurité sociale, à tous les types d'aides, des grivèleries en tout genre (comme les pleins de carburants non réglés),  des filouteries entre voisins (siphonages de réservoirs de fiouls, de gazole).

Rien de tout celà né d'hier.  La malhonnêteté, la filouterie, sont inhérents à l'espèce. Ce qui est, peut--être neuf, est l'atmosphère d'excuse qui règne pour considérer ces actes comme  à peine anormaux, presque véniels, voire porteurs d'un message  quasi révolutionnaire, exprimant l'indignation des masses opprimées, leur révolte contre les accapareurs. C'est le pauvre qui filoute qui est un accapareur des bons sentiments des classes médiatico-politiques.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 17:10

La France est malade de sa fonction publique. Elle constitue une caste qui la différencie du reste de la population française :

- la marque la plus discriminante est la garantie d'emploi dont elle bénéficie qui apparaît comme un incongruité à tous les salariés du privés, aux professions indépendantes (agriculteurs, professions libérales, commerçants, entrepreneurs); un diplôme, un concours réussi pendant sa jeunesse et hop, une garantie viagère. Les autres, eux sont soumis aux aléas de la concurrence, aux humeurs des clients, aux catastrophes variées qui peuvent altérer toutes les activités humaines (aléas climatiques, sociaux, etc...).  La garantie d'emploi est une insulte envers tous ceux dont la précarité du leur est plus ou moins forte. Elle fait penser à une sorte de privilège né d'un anoblissement sur concours ou sur faveur.

- La contrepartie de ce privilège est le dévouement des fonctionnaires, que l'on peut baptiser, sens de l'état, service public, dévouement aux autres. C'était l'idée initiale. Le problème, comme pour toute aristocratie, est qu'à force de durer, elle en oublie les devoirs contrepartie de ses droits : maintenant les salaires moyens des fonctionnaires sont analogues voire supérieurs au revenu moyen des français; les temps de travail ne sont pas supérieurs, voire scandaleusement moindres dans l'éducation nationale ou la fonction territoriale. Quant au service public il s'est abîmé dans l'exercice tatillon de prérogatives de contrôle, la multiplication des formulaires, procédures, normes, qui fait la joie des administrations depuis leur origine.

- Comme toute aristocratie, la fonction publique s'est arrogée un pouvoir politique qui lui permet d'interdire toute remise en cause de son statut, de fortifier ses positions, d'accroître les différences avec les non-fonctionnaires. Ce pouvoir s'est bâti sur des notions tout à fait étranges : la pire, donc la moins discutée est l'interdiction du recrutement des étrangers; une telle discrimination est totalement interdite dans tous les métiers, sauf pour eux; une telle discrimination est une injure aux grands principes de l'égalité, pas pour eux; une telle discrimination est dite d'extrême droite dans le monde réel, elle est un article de foi non discutable pour les fonctionnaires. La plus insidieuse est le cumul des emplois entre élus et fonctionnaires : il suffit de se mettre en disponibilité, et vous voilà faisant carrière de conseiller local, de député, de ministre; un petit accident électoral survient, vous retrouvez, un poste sans aucun problème; avec ce principe, il n'est pas étrange de voir peuplé notre parlement, notre gouvernement d'une proportion extravagante de fonctionnaires au détriment des salariés du privé et des professions indépendantes.

Certes, il y a trop de fonctionnaires, la messe est dite à ce sujet et la plupart des candidats ne remettent pas en cause l'idée que l'on pourrait ou offrir un service identique avec moins de personnel, ou offrir un service supérieur avec  un effectif stabilisé. Mais c'est trop court, messieurs les politiciens : il faudrait une nuit du 4 août pour abolir les privilèges de cette caste :

- l'ouvrir aux étrangers, ce qui ne pose par de problème de fond  puisque l'armée le fait depuis longtemps avec sa valeureuse légion étrangère, e l'hôpital en exploitant avec des contrats précaires, sous-payés, des médecins étrangers indispensables;

- abolir la garantie de l'emploi; garantie qui n'a d'ailleurs pas existé pour les concepteurs de ce statut, puisqu'il était, bien entendu envisagé de noter, de sanctionner, de radier; mais le laxisme a transformé la notation en un exercice théorique, les sanctions en quelques blâmes distribués avec parcimonie, et quant à la radiation elle s'est retrouvée réservée à des cas pathologiques.

- limiter drastiquement (au moins dans la durée), le cumul entre fonction d'élu et statut de fonctionnaire; le bon sens commande que l'on ne peut être juge (celui qui fait les lois, embauche),  et partie (celui qui applique les lois, et est embauché);

Il faut casser le statut de la fonction publique, tailler dans les effectifs avec vigueur, pour enfin donner au pays un espoir de sortir d'un confucianisme qui le sclérose.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 10:13

Elle nous assomme avec sa martiniquité;  on s'en bât l'oeil; est-ce que j'ennuie quiconque avec mes côtés percherons ou charolais; du coup elle se croit obligée de prendre Aimé Césaire, pour un grand poète et Franz Fanon pour un patriote alors qu'à vrai dire l'un est un écrivain indigeste et surfait et l'autre un de ces traitres qui encombrent les coulisses de l'histoire.

 

Elle pense que la couleur de sa peau est son drapeau dans sa lutte contre le racisme; le symbole visuel de l'abominable sort réservé à ses ancêtres esclaves; la justification des procès qu'elle lance dès qu'un insulteur s'en prend à elle. Mais, il faudrait arrêter cette paranoïa  :  de quoi nous parle-t-on ? de  négriers qui ont opéré il y a plus de deux siècles,  que je ne compte pas parmi mes ancêtres d'ailleurs;  d'un responsabilité collective de ces prétendus ancêtres, que je récuse comme toutes les repentances.

 

Elle croit qu'elle est journaliste, parce qu'elle le proclame : mais où sont ses enquêtes, ou sont  ses reportages, où se camoufle la tentation de l'objectivité. Il faudrait le lui dire : mademoiselle n'est qu'une saltimbanque , un de ces monstres que l'on exhibe parce que celà fait frissonner ou rire une foule; et elle est un de ces phénomènes, par sa méchanceté partisane, sa volubilité sans concession pour ses interlocuteurs, sa bonne conscience étalée avec autosatisfaction.

 

Elle est pesante avec sa défense des femmes qui j'imagine se passeraient bien de cette virago. Dans ses dernières prestations contre un Stéphane Guillon rigolard,  un Guerlain gâteux, ou un Jacques Séguéla décontenancé, elle roulait des yeux furibards derrière les soucoupes de ses lunettes, elle coupait ses invités en prétendant  avoir été interrompue avec un aplomb d'arracheur de dents, elle levait les yeux pour prendre le ciel à témoin de l'audace de ceux qui voulaient contredire le grand inquisiteur, elle inclinait la tête d'un air apitoyé lorsqu'elle était en panne de réplique. Tout celà au nom de ses sempiternels slogans "j'existe", "je suis une femme et j'ai le droit de mépriser et maltraiter ces hommes".

 

Mademoiselle, vous trônez, maintenant, sur la couverture des Inrokuptibles , tout est résumé  : idole du  journal attrape-bobos de la rive gôche de la Seine, affublée du signe de votre caractère partisan, cette rose rouge tenue avec préciosité entre vos dents carnassières, camouflée derrière d'épaisses lunettes qui mettent toute la distance nécessaire entre l'icône des médias et le vulgum pecus convoqué pour  vous admirer. 

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 18:07

Lors de sa séance du 22 mars 2012 le Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie " (encore un Haut conseil peuplé de sages, sans doute ?)a adopté à l'unanimité (!!!) un rapport écrit dans un jargon épais qui cache mal un refus d'analyse, s'accompagnant d'une absence de solutions.

Au lieu de s'étonner, ou au moins, de se poser des questions sur l'inflation continue des dépenses de santé dans notre pays, il se borne à tenir pour acquis (voire à présenter comme un objectif souhaitable)  que ces dépenses croissent dans les années à venir de 2.5% par an; les deux seules tentatives d'explication sont liées à l'allongement de l'espérance de vie, et à l'accroissement de technicité des soins. Rien n'est dit de sujets qui fâchent :  la surconsommation française de médicaments, le manque de généralisation de l'utilisation de génériques, le désastre de la médecine de ville qui s'enfonce dans la bobologie, l'absence de présence des médecins auprès de leurs malades qui provoque par contre coup l'encombrement des services d'urgence des hôpitaux, la triche éhontée sur les arrêts de travail, les médicaments de confort, le tourisme sanitaire des étrangers; tout celà est trop terre à terre, loin des préoccupations des soixante membres du Haut Conseil.  De ce fait au lieu de promouvoir des pistes d'économies, il lui semble plus judicieux de demander un effort de cotisation supplémentaire.

L'allongement de l'espérance de vie est , sans aucune discussion, présenté comme un progrès qu'il faut subir. Pas la moindre pensée sur la pertinence de l'idée de "sauver" des grabataires, de prolonger l' "existence" de personnes en grande souffrance, d'imposer de "vivre" à ceux qui ne le veulent plus. Ah certes, la discussion est difficile, il faut éviter les pièges de l'euthanasie, il faut de l'humilité et du courage pour tenter d'aborder ces sujets. Le Haut Conseil préfère se réfugier dans l'abstention. Le même genre de problème se pose pour  l'accroissement de la technicité des actes médicaux : là aussi, l'idée que des coûts pussent être exorbitants  ne semble pas les effleurer. Ne lisez pas, il n'y a rien à lire dans le rapport du Haut Conseil.

L'idéologie qui guide le Haut Conseil est obscure : veulent-ils responsabiliser le corps médical dans son idée de "parcours de santé", ou bien les patients. Dans le dédale de leur démonstration, rien ne le dit vraiment. A un moment ils parlent de ficher tous les malades : mais on ne sait pour quel objectif ? A un autre ils demandent une meilleure répartition sur le territoire : mais nul ne peut deviner comment cet objectif souhaitable pourrait être atteint.  Il s'agit plutôt d'un recensement de voeux pieux, qui ne remettent en cause ni l'exercice libéral de la médecine, ni le droit des patients de choisir ses soignants, mais qui ne veulent également remettre en cause ni une gratuité quasi totale des soins,  ni le mode de financement équilibré entre dépenses et recettes de l'assurance maladie. A force de ne faire aucun choix ce rapport se résout  à être un texte courtelinesque dont la lecture rend malade.

Pourquoi rassembler soixante personnes, une fois par mois, pendant des années, pour en arriver  à un résultat aussi  nul?

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 10:38

Né à l'étranger et y ayant passé mon enfance, je ne me sens pas attaché à un terroir particulier de notre France. Catholique pratiquant, je mets mon appartenance à ma religion devant toute autre considération. Peu admiratif des philosophes des lumières, et encore moins des atrocités de la Révolution, je ne prends pas le mot République pour  un talisman.  Alors suis-je vraiment français, si j'ai grandi hors sol, si je crois à la force de l'Esprit, si les valeurs républicaines ne m'évoquent rien ? Probablement, certainement, surement, moins que d'autres;  les uns qui sont à l'aise, chez eux, au milieu des leurs, dans des paysages aimés de leur province; les uns qui n'ont d'autre religion que la laïcité, d'autre priorité que la patrie; les uns qui égrènent  avec  ferveur une histoire, leur histoire, faite de révolutions, de hussards noirs, de déclarations universelles. Oui, je suis plus qu'un peu français, par le droit du sang, par une culture, par des traditions, par une longue familiarité avec ce pays., mais je ne le suis pas totalement, car j'ai des manques qu'il m'est impossible de guérir.

Comme moi, d'autres sont imparfaitement français : parce qu'ils appartiennent aussi à d'autres communautés auxquelles ils ne veulent pas renoncer, voire qu'ils mettent en exergue. Est-ce un crime d'être à moitié français : non, c'est une réalité. Les bons esprits diront qu'on est français parce que l'on détient un papier qui vous le dit. J'ai horreur de cette approche paperassière, comptable, guichetière. Je crois qu'une Marguerite Yourcenar, quoique n'ayan jamais sollicité la nationalité française, est beaucoup plus française que certains qui se targuent d'avoir leurs "papiers" depuis plus d'une génération. Je crois que Mazarin, le maréchal de Saxe, Marie Curie, furent un peu français quoique nés ailleurs, éduqués ailleurs.

On est pas français par hasard, on le devient plus ou moins au gré des circonstances de sa naissance, de son éducation, de ses croyances.  Et tel ne le deviendra jamais, malgré tous les droits du sang, et du sol, alors que d'autres le témoigneront mieux. Il faut le proclamer, nous sommes tous des sans-papiers. 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 11:40

Mais pourquoi  aucun candidat ne nous indique de solution crédible sur "le" problème français : l'absence de croissance économique suffisante, la désindustrialisation, la destruction des empois. Les uns ne jurent que par le maintien d'un libre-échangisme destructeur de notre tissu économique (Hollande, Sarkozy, Bayrou),  les autres par des solutions trop brutales et simplistes qui font fi des réalités économiques au profit d'idéologies étatistes (Le Pen, Melenchon).

 

Mais pourquoi tous les candidats ne nous proposent que des augmentations d'impôts (camouflées sous le double slogan "il faut faire payer les riches", et "il faut éliminer les niches fiscales") dont personne n'a jamais dit qu'elles conduisaient à une relance du pouvoir d'achat ou mieux à une relance de l'investissement.

 

Mais pourquoi  les candidats mentent en parlant de réduction des dépenses de l'état, alors qu'il s'agit au mieux, au vu de leurs propositions, de les stabiliser en euros courants :  qui peut croire que cet état bouffi, obèse, est un facteur d'expansion économique.

 

Mais pourquoi  cet aveuglement de ceux qui voudraient nous représenter, alors que tout le monde est inquiet pour son emploi, la survie de son entreprise, la pérennité de ses retraites et autres systèmes de solidarité sociale.  Chacun essaie de trouver désespérément  dans les programmes, discours, annonces chocs, un espoir de solution : mais rien; on lui parle de nourritures, de races, de scandales passés ou  venir, au mieux de déficit de l'état, mais motus et bouche cousue sur le dégraissage du mammouth (ça c'est tabou), la protection de nos industrie et de notre agriculture (ça c'est l'Europe), l'assainissement du fatras de nos lois qui a force de protéger les uns et les autres sont devenues un carcan (ça c'est le socle républicain).

 

Indolence étrange. Schizophrénie vis-à-vis d'électeurs, eux conscients des enjeux.

Dix candidats ont été choisis. Par qui, nul ne le sait vraiment : des militants de partis non représentatifs, des élus terrorisés par des rétorsions des autorités. Le résultat de ce non choix est que six candidats sur dix sont issus de la fonction publique :  Hollande, Cheminade,  Arthaud, Joly, Dupont-Aignan,  Bayrou; quatre sur dix sont des militants de mouvements trotskystes : Cheminade, Poutou, Arthaud, Mélenchon; trois sur dix sont des femmes pour des candidatures ou folkloriques, ou extrémistes   :  Le Pen, Joly, Arthaud. Quel menu! Quelle diversité ! Quelle recherche ! Comment s'étonner après une telle sélection, de se retrouver devant la vacuité des propositions. Changer pour quoi ? pour qui ?

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