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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 10:13

Elle nous assomme avec sa martiniquité;  on s'en bât l'oeil; est-ce que j'ennuie quiconque avec mes côtés percherons ou charolais; du coup elle se croit obligée de prendre Aimé Césaire, pour un grand poète et Franz Fanon pour un patriote alors qu'à vrai dire l'un est un écrivain indigeste et surfait et l'autre un de ces traitres qui encombrent les coulisses de l'histoire.

 

Elle pense que la couleur de sa peau est son drapeau dans sa lutte contre le racisme; le symbole visuel de l'abominable sort réservé à ses ancêtres esclaves; la justification des procès qu'elle lance dès qu'un insulteur s'en prend à elle. Mais, il faudrait arrêter cette paranoïa  :  de quoi nous parle-t-on ? de  négriers qui ont opéré il y a plus de deux siècles,  que je ne compte pas parmi mes ancêtres d'ailleurs;  d'un responsabilité collective de ces prétendus ancêtres, que je récuse comme toutes les repentances.

 

Elle croit qu'elle est journaliste, parce qu'elle le proclame : mais où sont ses enquêtes, ou sont  ses reportages, où se camoufle la tentation de l'objectivité. Il faudrait le lui dire : mademoiselle n'est qu'une saltimbanque , un de ces monstres que l'on exhibe parce que celà fait frissonner ou rire une foule; et elle est un de ces phénomènes, par sa méchanceté partisane, sa volubilité sans concession pour ses interlocuteurs, sa bonne conscience étalée avec autosatisfaction.

 

Elle est pesante avec sa défense des femmes qui j'imagine se passeraient bien de cette virago. Dans ses dernières prestations contre un Stéphane Guillon rigolard,  un Guerlain gâteux, ou un Jacques Séguéla décontenancé, elle roulait des yeux furibards derrière les soucoupes de ses lunettes, elle coupait ses invités en prétendant  avoir été interrompue avec un aplomb d'arracheur de dents, elle levait les yeux pour prendre le ciel à témoin de l'audace de ceux qui voulaient contredire le grand inquisiteur, elle inclinait la tête d'un air apitoyé lorsqu'elle était en panne de réplique. Tout celà au nom de ses sempiternels slogans "j'existe", "je suis une femme et j'ai le droit de mépriser et maltraiter ces hommes".

 

Mademoiselle, vous trônez, maintenant, sur la couverture des Inrokuptibles , tout est résumé  : idole du  journal attrape-bobos de la rive gôche de la Seine, affublée du signe de votre caractère partisan, cette rose rouge tenue avec préciosité entre vos dents carnassières, camouflée derrière d'épaisses lunettes qui mettent toute la distance nécessaire entre l'icône des médias et le vulgum pecus convoqué pour  vous admirer. 

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 18:07

Lors de sa séance du 22 mars 2012 le Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie " (encore un Haut conseil peuplé de sages, sans doute ?)a adopté à l'unanimité (!!!) un rapport écrit dans un jargon épais qui cache mal un refus d'analyse, s'accompagnant d'une absence de solutions.

Au lieu de s'étonner, ou au moins, de se poser des questions sur l'inflation continue des dépenses de santé dans notre pays, il se borne à tenir pour acquis (voire à présenter comme un objectif souhaitable)  que ces dépenses croissent dans les années à venir de 2.5% par an; les deux seules tentatives d'explication sont liées à l'allongement de l'espérance de vie, et à l'accroissement de technicité des soins. Rien n'est dit de sujets qui fâchent :  la surconsommation française de médicaments, le manque de généralisation de l'utilisation de génériques, le désastre de la médecine de ville qui s'enfonce dans la bobologie, l'absence de présence des médecins auprès de leurs malades qui provoque par contre coup l'encombrement des services d'urgence des hôpitaux, la triche éhontée sur les arrêts de travail, les médicaments de confort, le tourisme sanitaire des étrangers; tout celà est trop terre à terre, loin des préoccupations des soixante membres du Haut Conseil.  De ce fait au lieu de promouvoir des pistes d'économies, il lui semble plus judicieux de demander un effort de cotisation supplémentaire.

L'allongement de l'espérance de vie est , sans aucune discussion, présenté comme un progrès qu'il faut subir. Pas la moindre pensée sur la pertinence de l'idée de "sauver" des grabataires, de prolonger l' "existence" de personnes en grande souffrance, d'imposer de "vivre" à ceux qui ne le veulent plus. Ah certes, la discussion est difficile, il faut éviter les pièges de l'euthanasie, il faut de l'humilité et du courage pour tenter d'aborder ces sujets. Le Haut Conseil préfère se réfugier dans l'abstention. Le même genre de problème se pose pour  l'accroissement de la technicité des actes médicaux : là aussi, l'idée que des coûts pussent être exorbitants  ne semble pas les effleurer. Ne lisez pas, il n'y a rien à lire dans le rapport du Haut Conseil.

L'idéologie qui guide le Haut Conseil est obscure : veulent-ils responsabiliser le corps médical dans son idée de "parcours de santé", ou bien les patients. Dans le dédale de leur démonstration, rien ne le dit vraiment. A un moment ils parlent de ficher tous les malades : mais on ne sait pour quel objectif ? A un autre ils demandent une meilleure répartition sur le territoire : mais nul ne peut deviner comment cet objectif souhaitable pourrait être atteint.  Il s'agit plutôt d'un recensement de voeux pieux, qui ne remettent en cause ni l'exercice libéral de la médecine, ni le droit des patients de choisir ses soignants, mais qui ne veulent également remettre en cause ni une gratuité quasi totale des soins,  ni le mode de financement équilibré entre dépenses et recettes de l'assurance maladie. A force de ne faire aucun choix ce rapport se résout  à être un texte courtelinesque dont la lecture rend malade.

Pourquoi rassembler soixante personnes, une fois par mois, pendant des années, pour en arriver  à un résultat aussi  nul?

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 10:38

Né à l'étranger et y ayant passé mon enfance, je ne me sens pas attaché à un terroir particulier de notre France. Catholique pratiquant, je mets mon appartenance à ma religion devant toute autre considération. Peu admiratif des philosophes des lumières, et encore moins des atrocités de la Révolution, je ne prends pas le mot République pour  un talisman.  Alors suis-je vraiment français, si j'ai grandi hors sol, si je crois à la force de l'Esprit, si les valeurs républicaines ne m'évoquent rien ? Probablement, certainement, surement, moins que d'autres;  les uns qui sont à l'aise, chez eux, au milieu des leurs, dans des paysages aimés de leur province; les uns qui n'ont d'autre religion que la laïcité, d'autre priorité que la patrie; les uns qui égrènent  avec  ferveur une histoire, leur histoire, faite de révolutions, de hussards noirs, de déclarations universelles. Oui, je suis plus qu'un peu français, par le droit du sang, par une culture, par des traditions, par une longue familiarité avec ce pays., mais je ne le suis pas totalement, car j'ai des manques qu'il m'est impossible de guérir.

Comme moi, d'autres sont imparfaitement français : parce qu'ils appartiennent aussi à d'autres communautés auxquelles ils ne veulent pas renoncer, voire qu'ils mettent en exergue. Est-ce un crime d'être à moitié français : non, c'est une réalité. Les bons esprits diront qu'on est français parce que l'on détient un papier qui vous le dit. J'ai horreur de cette approche paperassière, comptable, guichetière. Je crois qu'une Marguerite Yourcenar, quoique n'ayan jamais sollicité la nationalité française, est beaucoup plus française que certains qui se targuent d'avoir leurs "papiers" depuis plus d'une génération. Je crois que Mazarin, le maréchal de Saxe, Marie Curie, furent un peu français quoique nés ailleurs, éduqués ailleurs.

On est pas français par hasard, on le devient plus ou moins au gré des circonstances de sa naissance, de son éducation, de ses croyances.  Et tel ne le deviendra jamais, malgré tous les droits du sang, et du sol, alors que d'autres le témoigneront mieux. Il faut le proclamer, nous sommes tous des sans-papiers. 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 11:40

Mais pourquoi  aucun candidat ne nous indique de solution crédible sur "le" problème français : l'absence de croissance économique suffisante, la désindustrialisation, la destruction des empois. Les uns ne jurent que par le maintien d'un libre-échangisme destructeur de notre tissu économique (Hollande, Sarkozy, Bayrou),  les autres par des solutions trop brutales et simplistes qui font fi des réalités économiques au profit d'idéologies étatistes (Le Pen, Melenchon).

 

Mais pourquoi tous les candidats ne nous proposent que des augmentations d'impôts (camouflées sous le double slogan "il faut faire payer les riches", et "il faut éliminer les niches fiscales") dont personne n'a jamais dit qu'elles conduisaient à une relance du pouvoir d'achat ou mieux à une relance de l'investissement.

 

Mais pourquoi  les candidats mentent en parlant de réduction des dépenses de l'état, alors qu'il s'agit au mieux, au vu de leurs propositions, de les stabiliser en euros courants :  qui peut croire que cet état bouffi, obèse, est un facteur d'expansion économique.

 

Mais pourquoi  cet aveuglement de ceux qui voudraient nous représenter, alors que tout le monde est inquiet pour son emploi, la survie de son entreprise, la pérennité de ses retraites et autres systèmes de solidarité sociale.  Chacun essaie de trouver désespérément  dans les programmes, discours, annonces chocs, un espoir de solution : mais rien; on lui parle de nourritures, de races, de scandales passés ou  venir, au mieux de déficit de l'état, mais motus et bouche cousue sur le dégraissage du mammouth (ça c'est tabou), la protection de nos industrie et de notre agriculture (ça c'est l'Europe), l'assainissement du fatras de nos lois qui a force de protéger les uns et les autres sont devenues un carcan (ça c'est le socle républicain).

 

Indolence étrange. Schizophrénie vis-à-vis d'électeurs, eux conscients des enjeux.

Dix candidats ont été choisis. Par qui, nul ne le sait vraiment : des militants de partis non représentatifs, des élus terrorisés par des rétorsions des autorités. Le résultat de ce non choix est que six candidats sur dix sont issus de la fonction publique :  Hollande, Cheminade,  Arthaud, Joly, Dupont-Aignan,  Bayrou; quatre sur dix sont des militants de mouvements trotskystes : Cheminade, Poutou, Arthaud, Mélenchon; trois sur dix sont des femmes pour des candidatures ou folkloriques, ou extrémistes   :  Le Pen, Joly, Arthaud. Quel menu! Quelle diversité ! Quelle recherche ! Comment s'étonner après une telle sélection, de se retrouver devant la vacuité des propositions. Changer pour quoi ? pour qui ?

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 16:34

Incontestable qu'il est vulgaire; mais pas parce qu'il utilise des mots comme couillon, casse-toi, ou d'autres, mais parce qu'il les adresse à des personnes qui ne comptent pas, qui peuvent à peine répondre. J'aurais aimé qu'il traite de "petit merdeux", ou de "caillera" ce Mouloud qui lui demande des nouvelles de sa "meuf" hier sur Canal Plus; mais Mouloud est une marque (c'est NS qui le dit), un animateur du Grand Journal, alors NS a juste souri d'un air résigné devant ces intempérances verbales.

Mais, à tout prendre, la distinction (si c'est bien le contraire de la vulgarité) ne fait pas partie des vertus cardinales (prudence, tempérance, force, justice), alors je préfère l'absence de distinction à l'absence de force d'un Hollande, au manque d'esprit de justice d'un Mélanchon, à l'oubli de la prudence et de la tempérance d'une Le Pen (j'ai oublié Bayrou dans la liste ! mais on oublie toujours la transparence).

Incontestable qu'il a un bilan désastreux; mais pas parce que le chômage a augmenté, que le montant des dettes a explosé, que le déficit commercial est devenu abyssal, mais parce qu'il n'est pas allé assez loin dans les nombreuses réformes qu'il a lancées : le non recrutement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la carte des hôpitaux, casernes,  tribunaux, la réforme des retraites (mais en oubliant celle des autres pans de la sécurité sociale), la réforme des 35 heures sans s'en prendre au sacro-saint code du travail, et j'en passe.

Mais, à tout prendre, l'inaction face aux crises qu'il a du affronter sans répit aurait-elle été une solution ? Je préfère des débuts de solutions à la sanctification de l'ordre existant du socialiste, aux délires révolutionnaires du NPA, aux analyses sans réponses raisonables du Front National (j'ai oublié le MODEM dans la liste ! mais il faut dire qu'il a perdu en cours de campagne les excellentes notes de synthèse que lui avaient préparées ses conseillers)

Et puis, dans le lot que l'on propose au vote des citoyens, où est la sincérité dans le désir de bien faire, la capacité d'entreprendre (sans nécessairement réussir) les actions promises, la force de caractère pour tenir tête aux autres Grands de ce monde ? 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 15:11

Trop d'évènements qui paraissent incompréhensibles du fait de la partialité du scénario, dont deux majeurs : pourquoi ce succès du FLN dans les campagnes, pourquoi cette panique des pied-noir à l'heure de l'indépendance ?  Dans les deux cas l'esprit partisan l' emporté sur le souci de clarification. Si l'origine du soulèvement est correctement analysée (immobilisme du statut, massacre de Sétif, mépris des populations musulmanes sensible particulièrement vis-à-vis des anciens combattants), son succès au fil des années ne paraît dans le film que soutenu par un désir d'indépendance et de liberté qui fait fi des efforts de l'Armée avec  ses sections administratives spécialisées, ou de l'accession au statut plein de citoyen de l'ensemble de la population  décidé in extremis par de Gaulle. C'est trop court, et dans un récit soit-disant équilibré il est fautif d'avoir passé sous silence la terreur qu'a fait régner le FLN tant dans les campagnes, que chez les immigrés en France (seul un massacre d'un douar est évoqué). De la même façon comment expliquer l'exode massif, quasi-total, des pied-noir, en se limitant à la seule propagande de l'OAS, prônant la terre brûlée, et oubliant les massacres perpétrés par l'ALN après le référendum sur l'indépendance, tel que lui d'Oran avec ses centaines de tués, disparus, torturés.

Une approche déplaisante qui range les harkis parmi les traitres, et les porteurs de valise parmi  des héros.  Les fameux porteurs de valise, comme Francis Jeanson,  Henri Maillot,  Fernand Iveton, n'ont rien fait d'autre que fournir des armes à ceux-là  même qui tuaient leurs compatriotes : si  le mot traitre a une signification, il les qualifie parfaitement. Les harkis,  quant à eux, ont choisi le mauvais camp, celui des vaincus, sous l'influence, la sollicitation des autorités françaises; certes, ils ont trahi la cause algérienne; mais n'est-il pas abusif de faire porter la responsabilité de leur massacre sur la France qui ne les a pas accueilli et non pas sur l'état algérien qui les a fait massacrer en masse, dans des rafinements de cruauté.

Un ton général nauséabond, qui insiste lourdement sur la présence de Maurice Papon, comme préfet en Algérie, puis à Paris, comme préfet de police, lors de la manifestation des musulmans du 17 octobre 1961, puis lors du drame de Charonne : un ancien collabo pour diriger la répression c'est le choc des photos, le choc des mots.  Par contre les dissensions entre l'armée de libération intérieure et l'armée dite des frontières installée en Tunisie et au Maroc, ne sont pas évoquées : silence pesant sur les querelles  de clan et le lachage des combattants de l'intérieur  par les futurs dignitaires installés dans des pays étrangers.

C'est un mauvais film. D'autant plus mauvais qu'il se targue d'être objectif. Il ne dit pas de mensonges, il travestit la vérité, en choisissant, en censurant. 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 12:01

D'accord pour une fois avec Caroline Fourest lorsqu'elle demande le "droit à l'indifférence" en particulier pour la couleur de la peau.  Mais il ne faut pas borner ce droit à de simples différences physiques (la race); pourquoi  le limiter, aussi, à une disgrâce pathologique (le handicap),  à des expressions qui nous surprennent (les cultures exotiques), à des moeurs qui ne nous agréent pas.

Sous l'expression épouvantablement juridique, du droit à, et du mot à la connotation glaçante, l'indifférence,  se cache la véritable expression de la tolérance qui n'est ni consentement, ni approbation, ni  empathie voire même amour,  ni compréhension, ni recherche de compréhension. La tolérance la plus générale n'a pas besoin de justification de l'intellect, du coeur, de la science, de l'opinion des autres.

L'indifférence devrait s'exercer aussi vis-à-vis des opinions des autres, même si nous les pensons idiotes, ahurissantes, des actes véniels, hors normes, infantiles, même s'ils nous choquent. En clair il faut être tolérant envers ceux que l'on considère comme sots, crétins, arriérés.  Quelques exemples de comportements qui manquent d'indifférence :

-  plainte d'employés de la SNCF qui se sont estimés insultés par des propos d'un vieillard en fauteuil roulant ,

- plainte d'un père de voyou giflé par un maire,

- information de sa hiérarchie par un policier qui a reçu des billes, des tomates, et des boulettes de papier de la part du fils adolescent du président.

Dans tous les cas l'indifférence des offensés, les employés de la SNCF, le voyou, le policier auraient marqué leur tolérance, c'est-à-dire leur capacité d'analyse en acte véniel, d'un coup de colère d'un infirme en train de rater son train, d'une indignation d'un maire devant l'arrogance d'un jeune, de l'infantilité d'un comportement de cour de récréation.

Comme aurait pu le dire Caroline Fourest, si elle avait eu la moindre once d'éducation chrétienne, ils auraient du pratiquer le pardon.

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 16:34

Sommaire de la demi-journée du 8 mars 2012 sur France-Inter :

- Pierre Weill s'entretient avec Cesare Battisti avec chaleur. Il s'agit pourtant d'un assassin condamné par la justice italienne et qui s'est enfui de son pays pour ne pas exécuter sa peine.

- Piotr Smolar, journaliste du Monde déplore la timidité des mesures fiscales proposées par François Hollande de taxer à 75% les revenus au-dessus d'un million d'euros, et à 45% (au lieu de 4% les revenus au-dessus de 150 000 euros. Il regrette que soit oubliée la fusion de la CSG et de l'IRPP, élucubration du fumeux PIketty.

- Jean-Louis Murat  est ridiculisé puis stigmatisé pour avoir tenu des propos qualifiés de lesbianophobes.

- Jules Massenia s'enthousiasme pour les stages de désobéissance civile qui apprennent à freiner le travail des forces de l'ordre.

- Audrey Pulvar nous fait un plaidoyer pour le rétablissement de l'autorisation administrative de licenciement.

- Eric Fassin nous fait une apologie du mariage homosexuel. Les opposants sont qualifiés de réactionnaires, racistes, sexistes, et autres gracieusetés.

- Bernard Guetta nous sert son ragout habituel d'indignation contre Poutine :  oui il a été élu, oui personne d'autre n'aurait pu être élu, mais il n'aurait quand même pas du être élu.

- André Erofeev,  avec la complicité de Pascale Clark, nous décrit l'hypocrisie des manifestants qui ont soutenu Poutine, et la vertu des 20% de moscovites qui ont voté pour Prokhorov (oligarque, dont la qualité majeure est d'être opposé à Poutine).

 

Petit échantillon  d'un discours entièrement homogène des intervenants sur une radio dite de service public. Tous ceux qui sont opposés au discours tenu sur ces ondes sont d'abord non invités, ridiculisés, leurs arguments tordus. Il est extrêmement pénible d'imaginer que l'argent de tous les contribuables (dont le mien) vient financer les élucubrations de  d'une bande de journalistes fonctionnarisés qui se complaisent dans l'admiration de leurs propres opinions. Qui va proposer la vente de France-Inter à un quelconque tycoon de la presse, ou sa transformation en Société Coopérative et Participative, fonctionnant sans une quelconque subvention publique ? 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 15:23

La sexualité ne relève ni de la morale individuelle , ni d'une conviction philosophique, ni d'une conviction religieuse; pas plus que le fait de se nourrir ou de dormir. Tout au plus les excès de conduite peuvent-ils relever d'une croyance, ou d'une pratique : gloutonnerie ou ascèse,  sieste ou non. Les excès de la sexualité sont du même tonneau, abstinence ou hyperactivité, peuvent relever d'un credo quelconque, par contre le choix d'un partenaire ne relève que de lois de la nature, de la même façon que manger  et dormir pour survivre, et pratiquer l'acte sexuel pour tenter de se reproduire. Bien entendu bien manger, et bien dormir sont des plaisirs que beaucoup apprécient, comme d'avoir des relations sexuelles qui satisfont les deux partenaires, mais tout celà relève du domaine de la satisfaction de ses pulsions, encadrée ou pas par des rites, et l'on imagine peu de philosophies ou de croyances qui mettent en avant cette seule satisfaction.

Le mariage n'est pas une sorte de menu, dans lequel les gens ont le choix entre la sole meunière ou la tête de veau, ce n'est pas non plus une agence de voyage qui vous demande de choisir entre un trecking ou vous dormirez à la dure, ou un hôtel quatre étoiles qui vous proposera des édredons douillets.  Le mariage n'est ni un droit, ni un devoir, mais la seule constatation d'un état de fait : la volonté de deux personnes de s'engager sur le long-terme pour procréer. L'amour n'entre pas en ligne de compte ( ou alors tous les mariages arrangés seraient nuls), le plaisir n'en est pas la légitimation (ou alors l'adultère devient absurde). La volonté de deux partenaires de même sexe de vouloir se marier n'est alors qu'un déni de réalité, le refus de constater que leur union est par définition stérile. Pour contourner cette évidence les partisans du mariage homosexuel sont obligés de vouloir rendre licite les adoptions par leurs couples : c'est alors une autre histoire.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:37

"Au-delà des ajustements budgétaires indispensables ... le problème de la France est essentiellement un problème de commerce extérieur"

"La vision bruxelloise reste beaucoup trop marquée par la défense du consommateur. Or, avant de consommer, il faut produire".

"Il faudrait en faire plus dans la rigueur que ce qui est prévu ... par les différents candidats à l'élection présidentielle ... dans les trois composantes de la dépense publique : l'Etat, la Sécurité sociale, les collectivités locales".

Voilà quelques phrases extraites de l'entretien accordé aux Echos par le PDG de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar. En trois phrases, il stigmatise l'insuffisance de tous les candidats qui parlent à côté de la plaque :

- impôts au lieu de réduction des dépenses,

- défense du consommateur, de son pouvoir d'achat, au lieu de défense du producteur et de son niveau de vie,

- défense d' établissements en déclin, protection des avantages acquis, au lieu de relance de l'investissement productif, de l'esprit d'entreprise.

... et quand ils abordent ces sujets, et ne nous bassinent avec la viande halal, la moralisation des hautes rémunérations, ou la notation des professeurs du secondaire.

Mais qui propose des candidats aussi indigestes à écouter, manquant complètement de courage politique,  à l'élection présidentielle ?  D'où sortent ces médiocres  qui refusent de voir la crise actuelle de l'économie française, qui ne nous parlent jamais des chômeurs et autres déclassés ?  Pourquoi des professionnels de la politique aussi insuffisants en économie (aucun n'a de formation en ce domaine), en compréhension  de l'industrie (aucun n'a été réellement employé dans une société  qui ne relève pas de la sphère publique), en relations internationales (pas un qui parle convenablement anglais, pas un qui ait séjourné, ou travaillé à l'étranger) .

Comment être aussi sourd, aveugle, impotent face à tout ce que disent des conseillers dans chacun des camps  : Attali , Peyrelevade, Bébéar et tant d'autres ?  Le divorce entre le pays et les candidats est flagrant : une Marie Le Pen qui est rejetée par les 3/4 des sondés, un Bayrou qui est pour eux l'archétype du ni-ni, un Hollande choisi par les socialistes par hasard ou par dépit et qui ne l'emporte massivement que chez les fonctionnaires, un Sarkozy qui a tant déçu ses partisans qu'il est pour l'instant incapable de les mobiliser. Ce divorce n'est pas le fait du hasard, mais bien de l'incapacité de ces postulants à se concentrer sur le seul sujet qui importe :  créer de l'activité et donc des emplois  dans le privé, tout en menant une politique de rigueur dans le public. Le seul véritable souci de millions de gens est de retrouver un emploi, ou de ne pas perdre celui qu'ils ont; c'est prioritaire parce que c'est court-terme, et qu'il ne sert à rien de raisonner sur le futur si l'on ne sait pas comment vont se passer les années qui arrivent. 

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