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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 10:39
Dernière déclaration du ministre de la police Manuel Valls : « Il faut combattre ceux qui commettent des actes racistes à l’encontre des musulmans et en même temps ceux qui s’en prennent aux institutions de la République». Une courte phrase et deux insanités. Que peut bien vouloir dire «un acte raciste envers un musulman » ? Qu’est ce que ce méli-mélo entre une race et une religion ? Un premier pas pour tenter d’assimiler toute manifestation d’islamophobie à un acte punissable pénalement ? Pourquoi serait-il interdit de combattre une religion quelle qu’elle soit ? Et Dieu sait si nos gouvernants ne se privent pas de plaisanteries douteuses (comme le président), de répression disproportionnées (comme le ministre de l’intérieur), de déclarations de haine (comme Peillon) sur le catholicisme ; mais il semble pour eux qu’il y a religion et religion, et que l’Islam dispose d’un statut privilégié qui implique une protection particulière de ses pratiques et de ses fidèles ; et qu’attaquer cette foi là est un sacrilège contre notre pays, un péché contre des valeurs, une apostasie de nos idéaux. Qu’entend-il par « il faut combattre ceux qui s’en prennent aux institution de la République » ? Serait-ce à dire que notre fier catalan n’aime plus la révolution (belle attitude pour celui qui se revendique comme jacobin) ? Ou peut-être même qu’il est interdit de critiquer le fonctionnement d’une république bananière, de pointer les dérives d’un régime englué dans la défense des avantages acquis (ce qui en d’autres temps était dénommé privilèges), de stigmatiser la mainmise d’une caste (celle des fonctionnaires et assimilés) sur l’ensemble des rouages de l’état, de vilipender des ministres incultes, et un président aboulique ? Voulait-il tout juste dire que la façon de s’habiller dans la rue relève des institutions de la république, alors que l’abatage rituel, la sanctuarisation du ramadan, le refus de l’examen de femmes musulmanes par des médecins hommes, la non-mixité dans des lieux publics relèverait d’on ne sait quel respect de coutumes importées d’ailleurs ? Triste ministre, empêtré entre sa démagogie envers une ethnie arabe qui a voté à 85% pour les socialistes, et son populisme envers des habitants qui ne supportent plus les manifestations ostentatoires d’une religion conquérante. Pitoyable représentant d’un gouvernement qui croit qu’il a tout dit lorsqu’il proclame « il faut défendre la République » . Laquelle ? Celle qui est laxiste sur le fond (toutes les religions sont acceptables) et rigide sur les détails (le port d’un foulard, d’une burkha) ? Celle qui sape les fondements de la famille occidentale et ferme plus ou moins les yeux sur la polygamie, l’excision, le droit coranique privé. Je n’arrive pas à comprendre qu’un homme aussi vacillant sur ses intentions puisse bénéficier d’une telle aura médiatique.
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:34
Le Tour de France, cirque de forçats de la route manipulés par des organisations sans scrupules, et de caravanes publicitaires martelant leurs slogans. Un ennui profond se dégage pour moi de cette manifestation ; elle est le symbole d’un culte de la performance physique qui a dérapé du goût de l’effort et de l’endurcissement du corps vers l’admiration d’un soi-disant dépassement de soi-même ; tout le contraire de l’exploitation de ses talents tant intellectuels que physiques, mais une incitation à aller au-delà de ses forces quitte à de doper artificiellement ; elle est le symbole de l’arrogance de l’athlète qui exhibe ses biscottaux devant la foule ébahie : spectacle de foire qui corrompt autant celui qui se montre que celui qui regarde. L’un est incité à tricher, l’autre pardonne toute triche au nom d’une beauté du spectacle. Exaltation du sport toute moderne, initiée par un Coubertin de sinistre mémoire, magnifiée par des régimes avides d’enrégimenter leurs peuples, portée à son paroxysme par les Samaranch et autres dirigeants sportifs du même acabit. Extraordinaire que notre monde épris d’individualisme, de respect des autres, sacrifie à ces exhibitions de foules en délire criant leur admiration devant les exploits des surhommes. C’est vrai j’ai pitié des galériens du tour, des courts, des pistes. C’est évident que le spectacle peut être magnifique. C’est juste que l’on se passionne pour les stratégies qui permettent de pousser son avantage lorsqu’on est en forme, et de défendre son acquis lorsqu’on est mauvaise passe. Mais il n’y a pas pour moi de « Dieux du stade », de « héros de la route », d’ »idoles des bassins, cendrées, pelouses, etc… » mais des braves gens qui font leur boulot pour les laboratoires pharmaceutiques les plus performants, les vendeurs de chaussures les plus communicants, les fabricants de matériel les plus astucieux, et pour toutes sortes de firmes qui veulent asseoir leur image. Si tous ces demi-dieux restaient des saltimbanques le mal serait limité. Le drame est qu’ils sont présentés comme des modèles : et se pointent comme des mentors Zidane et son coup de boule, Ribery et ses frasques sexuelles, Armstrong et ses seringues, Noah et ses comptes en Suisse. L'inquiétant est que des valeurs comme le dépassement de soi-même, le culte du favori, l'enthousiasme communautariste ne soient même pas discutées.
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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 19:14
Qu'il soit incompétent, la question n'est plus à l'ordre du jour : les chiffres sont là pour témoigner de son action sur le chômage, le pouvoir d'achat, la réduction du déficit, le nombre de logements construits, la production industrielle, le niveau des exportations etc... Il est temps maintenant d'examiner les autres facettes de cet homme qui se dit "normal". Tentons un inventaire de ses défauts au gré de l'actualité récente. Poltron : à l’instar des autres démocraties européennes, la France a choisi de ne pas accorder d’asile politique à Edward Snowden qui a dénoncé les écoutes de la NSA américaine ; pourquoi tout à coup nos grandes postures de défense de la tradition d'hospitalité de notre pays ne sont elles plus de mise ? Couard : sous la pression d’un groupe rétrograde qui ne voit dans le développement économique qu’une menace pour les intérêts de la biodiversité, un danger pour le climat, le falot de premier ministre et son employeur ont réaffirmé l’interdiction d’exploitation de gaz de schiste suggérée par son ministre du développement. Paresseux : la Cour des Comptes, a produit un nouveau rapport pour dénoncer l’apathie du gouvernement à lancer la réforme des collectivités territoriales, invraisemblable mille-feuilles d’administrations concurrentes, à la gabegie trop connue. Prodigue : la Conseil des prélèvements obligatoires (dépendant de la Cour des Comptes) a dénoncé dans un copieux rapport la multiplication d’agences gouvernementales dont les missions principales se résument à la distribution de subventions sans beaucoup de contrôle, sans beaucoup de discernement, avec peu d’efficacité. Irrationnel: alors qu’une des tâches qu’il veut s’assigner est de mieux intégrer les jeunes de nos cités, le gouvernement ne trouve pas mieux que de diminuer le format de l’armée qui a prouvé et prouve toujours sa capacité à former des jeunes à des valeurs élémentaires et à un métier ; et il augmente le nombre d’enseignants qui ont prouvé et prouvent toujours qu’ils sont incapables de faire face à l’inappétence de leurs élèves pour les études. Fébrile : il laisse coffrer un jeune pour ses opinions politiques ; il a oublié de donner des instructions au ministère public ? Filou : fait entretenir sa maîtresse par l’état tout en considérant qu’elle ne lui est rien puisqu’ils ont deux patrimoines différents devant l’ISF. Tant de normalité fait peur. Est-il vraiment normal de garder un tel représentant à la tête de l'Etat. Ne serait-il pas normal qu'il présente sa démission, ou, tout au moins, ses excuses publiques pour son inconduite ?
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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 16:11
« Le peuple se distribuera tous les deniers publics ; et, comme il aura joint à sa paresse la gestion des affaires, il voudra joindre à sa pauvreté les amusements du luxe. Mais avec sa paresse et son luxe, il n’aura que le trésor public qui puisse être un objet pour lui. » [Montesquieu, L’esprit des lois, VIII,2)] Intéressant édito de Montesquieu qui met le doigt sur ce qui menace une démocratie qui se corrompt. Le processus de corruption est engagé depuis longtemps avec la confiscation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) par les fonctionnaires ou assimilés ; il s’est accompagné du refus de la remise en cause de leurs statuts qui cumule les absurdités : absence de sanctions (il suffit de voir le nombre de révoqués de la fonction publique chaque année), paresse affichée de beaucoup trop de petits cadres et d’employés (les taux d’absentéisme sont parlant quand ils sortent occasionnellement de l’ombre), méfiance du mérite (le système de notation des enseignants est une caricature absolue) ; il s’est accompagné de la mise en place de tout un système de protection sociale, nécessaire et intelligent dans ses principes, vicieux dans ses applications qui favorisent les abus, les petites escroqueries, les tricheries au fil de l’eau, et aboutissent à la récompense de la paresse et de l’astuce au détriment de l’effort et de la droiture. Sous le poids extravagant d’une fonction publique obèse, et d’un système social pillé par des foules le Trésor Public a vécu au-dessus de ses moyens, colmatant les brèches en empruntant à tour de bras (ce qui n’est à tout prendre qu’une hypothèque sur les générations futures pour satisfaire les besoins des deux Leviathans que sont l’Etat et les abuseurs de la Protection Sociale). Le processus de corruption s’est accéléré avec les décisions prises le triste sire en place et son clan de députés. La dette de l’Etat ayant atteint des sommets qui risquent de tarir ses sources, les deux Léviathans s’en sont pris à tout ce qui était encore en vie autour d’eux : entreprises, entrepreneurs, cadres du privé, artisans, commerçants, agriculteurs, en ne lâchant que quelques miettes des privilèges des fonctionnaires ou des droits acquis des abonnés de la protection sociale. Le triste sire est en train de noyer les restes de la démocratie française dans les aigreurs des ronds de cuir, et le fiel des petits profiteurs.
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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 16:56
Pierre Bergé : « Je ne suis pas obligé de supporter l’éthique du journal « La vie » que je combats tous les jours. Oui, je serais heureux que ce journal ne fasse plus partie du Groupe « Le Monde ». » Vincent Peillon : « on ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique, mais comme ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l’a fait dans d’autres démocraties il faut inventer une religion républicaine, cette religion républicaine qui doit accompagner la révolution matérielle mais qui est la révolution spirituelle, c’est la laïcité ». Hollande après la démission de Benoit XVI, le sourire aux lèvres « nous ne présentons pas de candidat ». Hollande en visite à Lourdes après les inondations : « La saison touristique est en croix ». Trois figures de l’Etat d’aujourd’hui . Chacune incarne, suivant le vieux schéma trifonctionnel de Dumézil, l’un des aspects de la société : l’homme d’affaires qui exploite cyniquement sa force de lobbyiste, le franc-maçon qui tente de refonder une religion, le chef de l’état qui abuse de son pouvoir pour se moquer de ceux qui ne l’on pas élu. Bergé c’est la force de la caste des marchands qui ne revendiquent de pouvoir que l’influence que leur donne la nécessité des deux autres de recourir à lui pour survivre économiquement ; il est le dispensateur des fonds qui permettent d’enfumer les médias ; son caractère de mal dégrossi est excusé par le manque d’idéalisme, et l’absence de courage qui sont inhérents à sa condition ; ses diatribes contre les femmes sont mises sur le compte de dérapages de ceux qui ne savent pas parler ; ses attaques contre la religion sont le reflet de la profonde méfiance de ceux qui s’enrichissent contre ceux qui prient. Peillon est le héraut de la classe des prêtres. Il ne propose pas des lois, il propose des valeurs. Il ne gère pas, il organise l’armée des forces du bien (les enseignants qui pensent juste, c’est-à-dire comme lui) contre les forces du mal incarnées en premier lieu par les représentants rétrogrades de la religion catholique. Il bénit le changement qui conduit vers l’avenir qu’il imagine, il maudit ceux qui s’accrochent à des vérités qui ne sont pas celles de sa secte. Il livre au glaive de Valls ceux qui refusent sa foi. Il couvre de flatteries et de bénéfices ses thuriféraires. Hollande est le « rex » le roi choisi dans la classe des élites aptes à diriger (la promotion Voltaire de l’ENA entre autres). Persuadé de sa valeur, gonflé de sa toute puissance, il mène sa croisade contre les ennemis qu’il a désignés : les riches, la finance internationale, Merkel, Barroso. Sa perspicacité infinie lui fait néanmoins entrevoir que derrière ceux qu’il combat en plein jour se cachent les manipulateurs, les organisateurs, en clair ceux qui ne lui ont pas apporté massivement leurs voix lors de son, intronisation : les ouvriers, les paysans, les soldats, mais aussi les islamistes, les juifs, les catholiques. Ces derniers font l’objet d’une vindicte particulière car ils sont par définition indifférents vis-à-vis de César. Chacun d’entre eux déteste les deux autres. Un de leurs dénominateurs commun est la haine qu’ils portent à ceux qui refusent, dénigrent, leur folie paranoïaque.
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 15:53

Je ne suis pas républicain. Les valeurs dont nous parle François Hollande ne me parlent pas. L'égalité à la 1793 aboutit surtout à couper des têtes et à instaurer la guerre civile. Les héros de la Commune sont des psychopathes qui ont abusé le peuple du Faubourg Saint-Antoine. Les grandes figures de la Troisième République sont des colonialistes (Ferry Tonkin) qui ont entraîné la France dans une aventure impérialiste couteuse; ou des sectaires  qui en voulant éradiquer le catholicisme (le petit père Combes) l'ont surtout affaibli; ou des défaitistes qui ont posé culotte devant l'ennemi (les Chambres du Front Populaire qui ont donné les pleins pouvoirs à Pétain); ou des affairistes sans vergogne (François Mitterand). Des valeurs, oui, mais pas celles-là.

Je ne suis pas sur d'être démocrate. Du moins démocrate dans le sens accepté aujourd'hui. Pourquoi respecter une constitution qui n'a pas été votée par le peuple (la constitution d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec celle de 1958, rectifiée en 1962) ? Pourquoi admettre que la représentation nationale et le pouvoir exécutif soient inamovibles pour cinq ans ? Comment parler de légitimité des élus lorsqu'une qu'une élection se fait essentiellement sur le rejet de certains et non sur l'approbation de programmes ? La démocratie représentative qui consiste à donner un pouvoir absolu, sans pouvoirs intermédiaires, pour une durée trop longue est une imposture.

L'incompétence avérée du Chef de l'Etat, l'absence cruelle de résultats, est constatée non seulement dans les sondages, la presse, mais surtout par des organismes non inféodés au potentat : la commission européenne qui indique les pistes de réforme qu'il serait urgent de suivre sous peine de sanctions, la cour des comptes qui, dans son dernier rapport, non seulement stigmatise nos dérives budgétaires en les comparant aux réalisations des autres pays de la Communauté européenne, mais innove en rappelant au gouvernement les réformes qu'il est impératif de mettre en oeuvre. La seule défense du Chef de l'Etat et de son sous-chef est de dire qu'ils ont tout fait et qu'il suffit d'attendre la fin du mandat que le peuple leur a confié.

La légitimité n'est plus du côté du pouvoir. Celle des urnes est un paravent qui cache mal le désaveu des citoyens. Celle du talent et du dynamisme est inexistante aux yeux de quasi tous les observateurs. La seule véritable légitimité serait celle de ceux qui nous débarrasserait au plus vite ce ramassis de perdreaux qui ne sont pas de l'année. Que l'on exige leur démission. Que soit organisé un référendum avec une question simple : "Voulez-vous continuer avec eux ?".

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 15:31

La crainte de l'Islam n'est pas un péché : qui ne peut avoir peur de la charia, du sectarisme qui règne dans les pays à majorité musulmane, des dérives que tout le monde constate dans des pays donnés voici peu en exemple comme la Turquie ou la Tunisie. Bizarrement la peur est considérée comme une infirmité; comme si la témérité, l'aveuglement, l'inconscience, étaient considérées comme des valeurs nécessaires de la conduite de tout un chacun; comme si l'expérience du courage ne côtoie pas toujours un sentiment de peur surmontée (j'ai toujours en tête à ce sujet le merveilleux livre de Guy Sajer : Le soldat oublié, le livre d'un héros malgré lui). Avoir peur c'est exprimer que l'on a tenté d'analyser un problème, la surmonter est essayer de trouver une solution à une difficulté. Le problème évident est l'intrusion en France d'un Islam radical, subventionné par les états du Golfe, peu porté aux discussions théologiques, attaché à des manifestations rituelles qui choquent les musulmans modérés et surtout  les infidèles (seul terme qui convienne pour les tenants du Coran à ceux qui ne suivent pas ses préceptes). La manifestation la plus éclatante en est la difficulté de créer un Conseil des Musulmans de France qui ne soit pas sous influence étrangère. Abandon par nos gouvernements successifs de toute fierté de notre culture autochtone. Mépris dans lequel sont tenus les indigènes (Un indigène est une personne qui est anciennement originaire d'un pays et qui en possède la langue, les coutumes et les usages, avec une connotation qui n'est pas raciale mais culturelle dixit Wikipedia) par l'ensemble des médias qui ne sont capables de défendre que les cultures inuit, hottentote, nambikwara, berbère,  afro-américaine, pop, rock, rap, etc... mais brocardent la moindre manifestation de piété catholique dans nos églises, les défilés de défense de la famille dans nos rues, maltraitent notre langue avec leur snobisme anglophone et pour parfaire le tout proclament islamophobie toute expression de défiance envers cette religion telle qu'elle se manifeste dans nos cités. Ils ont tort, non seulement il ne faut pas avoir peur d'avoir peur, mais il faut croire que notre merveilleux pays a des ressources locales, une richesse de son inconscient collectif et que développer des talents en interne est surement plus efficace que de vouloir importer, assimiler, tolérer des pratiques nées ailleurs en d'autres temps.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 11:57

Une décision de la Cour de Cassation qui se déclare incompétente, dans le dossier du juge Gentil,   pour savoir s'il est de bonne administration de la justice de mélanger instruction et vie privée et de recourir à une expertise qui prétend analyser la santé mentale d'une malade rétroactivement.

Une décision du tribunal correctionnel de Paris qui condamne à deux mois de prison ferme avec incarcération immédiate un manifestant déjà repéré contre le mariage gay. Il n'a frappé personne,  volé personne, il n'a rien cassé, il n'a rien profané, mais il a menti et désobéi à des policiers.

Un Conseil Supérieur de la Magistrature qui botte en touche sur l'affaire du mur des cons : des magistrats insultent pêle-mêle hommes politiques, journalistes, parents de victimes. Le journaliste qui révèle l'affaire est sanctionné par une mise à pied.

Coïncidence, ou révélation d'une maladie profonde de la magistrature. Dans chacun des cas, les décisions sont argumentées en droit mais laissent un goût amer d' iniquité. Certes les juges sont là pour appliquer des lois non pour prendre des décisions en toute équité. Mais enfin, lorsqu'un divorce s'installe entre justice et justiciables, il devient légitime de s'interroger ou sur la pertinence des lois, ou sur la façon dont le corps judiciaire les applique. Nos magistrats ont tort de laisser transparaître leurs impulsions partisanes contre un ancien président, contre un mouvement d'opinion, tout en s'exonérant de toute sanction. L'incompétence du juge Burgaud, à peine sanctionnée, a laissé des traces profondes dans l'inconscient collectif des français;  réveiller cette blessure, jamais vraiment guérie, ne peut qu'amener du discrédit sur une institution centrale de notre vie démocratique.

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 17:48

Fillon dans sa dernière émission télévisée a été deux fois efficace : en concentrant ses objectifs sur les maux économiques essentiels qui tuent la compétitivité de notre pays, en montrant que convaincre sur ses idées était plus important que d'afficher une hargne à conquérir une place.

Les objectifs économiques qu'il fixe ne sont pas originaux, mais quel est l'homme politique qui a osé ces dernières années les proclamer : allongement de la durée hebdomadaire du travail sans augmentation corrélative des salaires (fusiller le tabou des 35 heures), retraite repoussée progressivement jusqu'à 65 ans avec harmonisation entre public et prive (fin organisée des privilèges des fonctionnaires, et enterrement définitif de la retraite à 60 ans), réduction des dépenses publiques en reprenant  et en la durcissant la déflation des effectifs de l'ensemble des fonctions publiques (tuer l'idéologie de caste qui lie service public et effectifs), convergence entre les politiques fiscales européennes et particulièrement allemandes qui est le seul moyen de sauver l'euro et donc nos capacités d'emprunts (dans ce tsunami, l'impôt le plus bête du monde, 'ISF passe à la trappe). Rien de révolutionnaire, mais de la cohérence pour faire retrouver à notre pays de la compétitivité et donc des emplois. Pas de cadeaux à une caste au détriments d'autres catégories, mais l'unique volonté de sauver l'essentiel des conditions économiques qui fondent notre pacte social : les retraites, la sécurité sociale.

Plus important à mes yeux est le message qu'il a envoyé : homme d'expérience, il n'a rien à prouver en terme d'analyse des situations, et de capacité à diriger. S'il veut tenter de devenir président, c'est pour mettre ses talents au service du pays et non pas au nom d'une rage de vaincre, d'une envie de gagner. Imbécilité de Franz-Olivier Gisbert (et d'autres) qui insistent sur l'idée que l'essentiel est de vouloir gagner; ce n'est pas un match de tennis (il ne s'agit pas de terrasser l'adversaire), ce n'est pas une épreuve de sport (il ne s'agit pas de triompher sur le chronomètre). Bien entendu il s'agit d'un devoir envers le pays, une obligation pour soi-même, un impératif de chasser les incapables.  Ce devoir, Fillon l'a fait paraître comme une évidence face à des journalistes qui ne voulaient traquer qu'une soif de pouvoir : pas de déclaration fanfaronne, pas de moralisation de son action à venir, mais la simple conviction qu'il est des moments où il est judicieux de mettre ses talents au service des autres.

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 10:07

Pourquoi respecter une loi obscène ?  L' officier municipal, peut démissionner s'il ne veut pas marier un couple de même sexe; tous les autres citoyens ont la possibilité d'exprimer tout leur mépris pour une loi qu'ils n'ont pas la possibilité d'enfreindre.

Pourquoi admirer une cérémonie obscène ?  Dans la mairie de Montpellier une marieuse en quête de popularité a mis en scène l'union de deux homosexuels devant une ministre en recherche de crédibilité sous les flashes de journalistes en mal de scoops.

Pourquoi suivre une opposition obscène ? Impudicité de tous ces politiques qui prétendent vouloir nous représenter sans écouter la rumeur qui monte de toutes les manifestations; et qui de proclamer que la loi ne sera jamais abrogée (ah ? La démocratie est interdite en matière de société ?); et qui de s'exclamer que l'on en peut revenir sur un progrès, un nouveau droit (oh ! Comme c'est mal de se laisser influencer par ses adversaires); et qui au nom d'une franc-maçonnerie mal assumée dénonce l'absence d' "humanisme" des opposants au mariage pour tous (bof ... Comme d'habitude les sectaires se cachent sous la peau de l'agneau).

Pourquoi écouter des médias obscènes ? A l'occasion de la promulgation de cette loi, le monde cathodique se libère dans une apologie tous azimut des débordements sexuels, et la ridiculisation de toute autre attitude : une palme d'or à Cannes devient le prétexte d'une apologie débridée du saphisme, chaque mot de la pauvre Boutin est déchiqueté avec une hargne invraisemblable au milieu des quolibets et des insultes.

Pourquoi ne pas huer un président obscène, un ministre de l'intérieur obscène ? Ils sont indécents dans leur refus d'écouter des centaines de milliers (voire des millions) de gens; ils sont indécents dans leurs intimidations maladroites de manifestants tranquilles; ils sont indécents dans leur incapacité de représenter toute la France et non pas seulement une frange militante et influente.

Il faut résister à l'obscénité lorsqu'elle sort de l'intime pour s'étaler dans les rues, les studios, les assemblées, le gouvernement. Aucune raison de se laisser intimider par un régime déliquescent, appuyé par des médias frelatés.

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