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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:44

Elle décourage les investisseurs et donc raréfie l'offre de logement : tant d'absurdité est affligeante; elle prouve uniquement le manque de culture de la ministre du logement qui revient à un édit du Maximum digne des années robespierristes, où à la loi de 48 si désastreuse pour l'immobilier ancien. Plus grave elle méconnait l'article 2 de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen ("Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression") et son article 17 (La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité").

La protection des voleurs, ceux qui ne payent pas leur loyer à leur bailleur, était déjà rampante avec la longueur des procédures contre les malhonnêtes qui veulent se loger gratis, et la difficulté de faire exécuter les décisions de justice. Duflot l'institutionnalise : une garantie payée en partie par les propriétaires pour être remboursés ( partiellement ? au bout de deux mois d'impayés ? après combien de mises en demeure et de démarches ?) de ce qui leur est dû ! Que la verte insubmersible haïsse les propriétaires fonciers et fasse des mamours à des locataires exploiteurs de la charité publique peut être son opinion. Elle n'a pas à bafouer le droit constitutionnel en piétinant le caractère inviolable et sacré de la propriété. Si la nécessité publique exige qu'un toit soit offert à des malheureux (on n'imagine pas "évident" qu'un abri offert à des escrocs)  il est limpide que l'indemnité "juste" soit préalable et versée par l'Etat et non au bout d'un certain temps et à la charge des propriétaires.

Mais la Duflot flotte dans l'air du temps : les tricheurs ne sont pas critiquables s'ils sont pauvres. Un jour, l'air changera et notre ministre de l'environnement coulera dans la tempête qu'elle aura suscitée.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 18:21

Un but de guerre ne peut être de "punir un régime". Ce non-sens diplomatique proféré par Hollande est répété avec vénération par Guetta et autres tenants d'un humanisme guerrier. La seule question est de savoir si l'on peut changer le régime de Damas par la force ou l'intimidation; les russes et les chinois pensent que non, les israéliens doutent. Les Occidentaux après avoir fait semblant de croire que des menaces suffiront, passent maintenant à une intimidation inefficace : qui peut croire que les alaouites, les chrétiens, les druses et autres chiites syriens vont laisser tomber le régime parce que des missiles seront tombés sur des cibles en plein désert (j'imagine mal que les armées américaines, anglaises ou françaises  tirent sur des objectifs au milieu de populations denses); qui peut croire que la livraison d'armes aux insurgés va les conduire à respecter les populations minoritaires, à ne pas s'en prendre à leur voisin israélien, et à imposer  une démocratie libérale à Damas ? La menace doit être crédible : elle ne l'est pas.

La guerre doit être totale ou ne pas être. Les Etats-Unis et leurs alliés n'en ont ni le désir, ni les moyens. Le peuple américain a soupé des échecs politiques en Irak et en Afghanistan. La France et la Grande Bretagne ne sont pas fières de leur échec politique en Lybie. L'Egypte a d'autres soucis. L'Arabie Saoudite peut vouloir faire un exemple en Syrie; avec un risque important, d'ailleurs,  si celà conduisait à des prises de conscience des deux millions de chiites habitant les provinces pétrolières bordant le golfe arabique. Reste la Turquie qui ne verrait pas d'inconvénient à élargir son influence sur toute la région d'Alep.

La guerre doit être menée contre un adversaire isolé. Mais la Chine, et la Russie mettront leur veto à toute décision belliciste du Conseil de sécurité. Et l'Iran pourra montrer tout son pouvoir de nuisance en se faisant le champion du chiisme pour tout le Proche-Orient. Aucune de ces trois puissances n'est un adversaire à mépriser avec des rodomontades. Pour l'Occident, il existe avec chacune d'entre elle des négociations à mener sur des sujets cruciaux pour sa sécurité et sa prospérité économique. Le prix de leur indifférence envers la Syrie n'a jamais été mis sur le tapis.

Une vision, s'il vous plait, Monsieur Hollande, serait la bienvenue ... arrêtez de vous saouler des éloges de journalistes qui vendent leurs images, leurs apitoiements ... prenez enfin conscience des réalités, des rapports de force ... ne jouez plus les matamores ... pensez enfin que nous sommes plus une puissance mondiale.

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 10:39
Il faut soigner nos hommes politiques. De toute évidence ils traversent qui une grave crise de perte d’identité (Hollande qui ne sait pas qu’il est président, Montebourg qu’il est ministre, etc…), qui une période de phobie maladive (Taubira et sa fixette contre les prisons, Duflot contre les bailleurs, etc…), qui un épisode de peur irraisonnée (Valls et les veilleurs de la manif pour tous, Peillon et les cathos, etc…), et tant d’autres un état de catatonie symbolisé par Eyraud qui nous offre des périodes d’abrutissement interminables ponctuées de crises de volubilité aigües. Et je n’ai cité que ceux qui croient être au pouvoir, j’aurais pu élargir à ceux qui le guignent. Leurs comportements, au fil des décennies, sont devenus de plus en plus alarmants : incapacité à se concentrer se traduisant par une frénésie de déplacements erratiques; trouille du peuple qui fait proliférer autour d’eux CRS, policiers en civil, gendarmes, gardes du corps ; logorrhée qui les amène à dire une chose et son contraire dans des délais très brefs ; sexualité débridée qui les fait osciller entre échangisme, satyriasis orientée surtout vers les journalistes et attachées de presse, et autres espèces de dévergondages ; arrogance paranoïaque les poussant à s’incarner comme les seuls porteurs de « valeurs » non définies qui au gré des heures et des jours sont celles de la nation, de la république, de la démocratie, des lumières, des droits de l’homme, de la France, de l’humanisme, du progrès, du conseil national de la résistance, du pacte républicain, etc… Les agissements de ces malades qui nous gouvernent sont à la hauteur des symptômes et se retrouvent marqués par des dénis de réalité, des absences de logique, du mépris pour ceux qui n’ont pas voté pour eux, et pis que tout par une croyance irraisonnée dans la bonne providence qui viendra in fine consacrer l’excellence des décisions prises. La gravité de la situation sanitaire de nos gouvernants impose des mesures drastiques et urgentes. D’abord revenir à une bonne gouvernance : abandon de l’idée que la politique doit être menée par des professionnels ce qui implique l’interdiction de la pérennité des mandats (pas plus de deux mandats de suite pour tous les élus, et pas seulement pour le président de la République) ; renforcement de la lutte contre les conflits d’intérêt avec essentiellement l’interdiction d’être fonctionnaire et élu. Ensuite remotiver ceux qui veulent consacrer un temps de leur vie à l’exercice de charges élues : diminution drastique du nombre des élus pour restreindre les véritables responsabilités à des personnes identifiables, revalorisation substantielle de leurs émoluments pour attirer les meilleurs. Enfin affirmer un principe de responsabilité fort : élargissement de la saisine de la Cour de Justice de la République, possibilité d’appel devant le peuple ; rétablissement de peines exemplaires pour les responsables coupables pour aller dans une gradation des sanctions jusqu’à la peine de mort pour le président de la République, le Premier Ministre, le ministre du budget, la dégradation nationale pour les membres du gouvernement, la peine du carcan pour les élus. Faute de réformes de ce type, nous courrons droit vers un nouveau régime : l'aliénocratie et sa devise, France terre d'Asile.
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 11:01
Des jeunes gens sans ressources personnelles ou familiales ont des difficultés à mener des études supérieures. Que leurs soient allouées des ressources est non seulement légitime mais mis en place depuis très longtemps : ça s’appelle des bourses et ça date, au moins, des premières universités du Moyen-Age. Que ce système ne soit pas à la hauteur des besoins est probable (cherté du logement en particulier, cherté de certains types de cursus). Qu’il faille améliorer ce système en accroissant les bourses existantes, pourquoi pas. Qu’à partir de ce constat la ministre Fioraso indique qu’elle veut mettre en place une allocation d’études sous condition de ressources est pensable sous une réserve essentielle, qu’elle s’est gardée d’exprimer : il n’est légitime de financer que des étudiants qui étudient et le prouvent en étant reçus à leurs examens. Si tant est que l’étudiant est un travailleur intellectuel, comme le prétendent leurs syndicats, alors il n’est légitime de payer que les prestations qui existent réellement (donc exit les ratés de l’enseignement supérieur, ceux qui loupent leurs examens), ou qui présentent un intérêt pour le futur de la collectivité (donc exit les adeptes de formations folklo, de formations pour assouvir leur passion). Si, par contre il est considéré qu’il ne s’agit que de l’expression d’une solidarité entre ceux qui ont étudié jadis et ceux qui essaient de le faire maintenant, elle n’a de sens que pour ceux qui témoignent d’un effort et ne serait que charité mal placée pour les paresseux ou les dilettantes. Il ne peut exister aucun droit à étudier, mais seulement un droit à pouvoir suivre avec succès une formation qui permette de s'insérer dans la société. Si l’allocation envisagée n’est pas soumise à des conditions de réussite alors elle n’est qu’un versement immoral, antidémocratique, visant uniquement à acheter des voix ; un détournement de fonds publics par les agents chargés de verser cette allocation, une appropriation frauduleuse par les jeunes qui la toucherait ; un achat de vote et une corruption d’électeurs par le gouvernement qui la mettrait en place.
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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 11:28
Il est le patron de Guantanamo, cette prison hors-sol où sont stockés sans jugement, sans défense, depuis des années, des types raflés un peu au hasard à condition qu’ils soient musulmans, barbus et sectaires. Il s’appelle Obama. Il est vrai qu’il n’a pas créé cette station sur le bord de la mer des Caraïbes, et n’y a incarcéré personne ; il s’est contenté de ne rien faire et d’oublier la promesse de fermer cette insulte au droit le plus élémentaire. Grand démocrate puisque président des Etats-Unis, grande âme proclamée par les médias européens sur la base de ses dires plus que de ses actions. Grand bonimenteur qui aurait mieux fait de s’écrier « yes, we cannot ». Il vient de s’illustrer en stigmatisant ce pauvre Poutine, que l’on va finir par trouver sympathique par comparaison. Il n’a pas trouvé mieux que de lui infliger un camouflet en refusant d’aller le rencontrer comme il était prévu. Et deux des raisons en filigrane dans ses réponses aux journalistes sont hallucinantes. Il stigmatise, d’abord, la loi qui vient d’être promulguée en Russie, interdisant la propagande pour l’homosexualité chez les adolescents ; complaisance envers un lobby gay affamé de prosélytisme et de chair fraiche ; insupportable volonté de normalisation des mœurs d’autres pays suivant l’american way of life. Il prend la mouche, ensuite, parce qu’un droit d’asile a été accordé par Poutine à Snowden ; celui qui a dénoncé les agissements contraire au droit international et à la constitution des Etats-Unis est dénoncé comme un traitre à sa patrie ; le whistleblowing tant vanté quand il s’agit d’encourager des dénonciations à l’intérieur des entreprises ou vis-à-vis de ses voisins est devenu par le miracle de la parole tombée de la maison blanche un acte odieux, passible de la peine de mort ; et là encore, le gentil Obama, a laissé faire. Parangon de l’homme politique à l’occidentale, il se soumet aux groupes de pression, il flatte les pulsions du peuple, il est habile électoralement au prix de l’honneur de sa nation.
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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 11:36
Ah ça ira, ça ira, ça ira le petit énarque à la Lanterne Ah ça ira, ça ira, ça ira le petit énarque il est foutu ----------------------------------- (Sapin nous chante Luis Mariano) La belle de Grenelle d'Yeu poursuit les chomeurs La Belle de Grenelle Veut les mettre au boulot ----------------------------------- Ah ça ira, ça ira, ça ira l'amant d'Valérie à la Lanterne Ah ça ira, ça ira, ça ira L'amant d'Valérie il est cramé. ------------------------------------- (La complainte de Trenet) Le sot Qui nous esbrouffe à Matignon A pris la fuite à Quiberon Le sot A fermé son clapet pour un temps ----------------------------------- Ah ça ira, ça ira, ça ira L'exmère de Tulle à La Lanterne Ah ça ira, ça ira, ça ira l'exmère de Tulle on le virera --------------------------------- (La complainte de Cadet Roussel) Papa Fabius a trois maisons Qui ont des poutres et des chevrons Papa Fabius a trois maisons où cacher ses emmerdements -------------------------------- Ah ça ira, ça ira, ça ira Pépère François à La Lanterne Ah ça ira, ça ira, ça ira Pépère François on l’sifflera ----------------------------- (Auprès de ma blonde guyanaise) Auprès de ma brune Qu’il fait bon pour les malfrats Auprès d’Taubira Adieu les prisons ------------------------------ Ah ça ira, ça ira, ça ira Le solférinien à la Lanterne Ah ça ira, ça ira, ça ira Le solférinien on le jett’ra --------------------------------- (Les matines sonnent aux oreilles de Peillon) Frère Peillon, Frère Peillon, (bis) Où sont vos élèves ? (bis) Sing Sing Song Frère Peillon, Frère Peillon, (bis) A prendre aux familles (bis) Ping Ping Pong --------------------------------- Ah ça ira, ça ira, ça ira Le p’tit blagueur à la Lanterne Ah ça ira, ça ira, ça ira Le p’tit blagueur on en riera ---------------------------------- (Quand Manuel chante Jacques Brel) C’est le Valls tout le temps Qui poursuit la manif Qui punit le veilleur Pour faire régner l’ordre Du coté du Faubourg Comme il est charmant Sur toutes les TV Avec sa CRS Avec sa CRS Il est très inquiétant ------------------------- Ah ça ira, ça ira, ça ira Le fiscaliste à la Lanterne Ah ça ira, ça ira, ça ira A Montfaucon on le pendra ------------------------------ (Malbrouk s’en va-t-en guerre, ne sais quand reviendra) Mosco s’en va-t-en guerre TVA, CSG, prélèvement, Mosco s’en va-t-en guerre Ne sait quand gagnera Ne sait quand gagnera Il imposera tout l’ temps TVA, CSG, prélèvement, Il imposera tout l’temps Tous les moutons qui passent Tous les moutons qui passent Le peuple le regarde TVA, CSG, prélèvement Le peuple le regarde Et voit le déficit Et voit le déficit -------------------------- Ah ça ira, ça ira, ça ira Le marieur à la Lanterne Ah ça ira, ça ira, ça ira Le marieur on l’unira
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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 10:39
Dernière déclaration du ministre de la police Manuel Valls : « Il faut combattre ceux qui commettent des actes racistes à l’encontre des musulmans et en même temps ceux qui s’en prennent aux institutions de la République». Une courte phrase et deux insanités. Que peut bien vouloir dire «un acte raciste envers un musulman » ? Qu’est ce que ce méli-mélo entre une race et une religion ? Un premier pas pour tenter d’assimiler toute manifestation d’islamophobie à un acte punissable pénalement ? Pourquoi serait-il interdit de combattre une religion quelle qu’elle soit ? Et Dieu sait si nos gouvernants ne se privent pas de plaisanteries douteuses (comme le président), de répression disproportionnées (comme le ministre de l’intérieur), de déclarations de haine (comme Peillon) sur le catholicisme ; mais il semble pour eux qu’il y a religion et religion, et que l’Islam dispose d’un statut privilégié qui implique une protection particulière de ses pratiques et de ses fidèles ; et qu’attaquer cette foi là est un sacrilège contre notre pays, un péché contre des valeurs, une apostasie de nos idéaux. Qu’entend-il par « il faut combattre ceux qui s’en prennent aux institution de la République » ? Serait-ce à dire que notre fier catalan n’aime plus la révolution (belle attitude pour celui qui se revendique comme jacobin) ? Ou peut-être même qu’il est interdit de critiquer le fonctionnement d’une république bananière, de pointer les dérives d’un régime englué dans la défense des avantages acquis (ce qui en d’autres temps était dénommé privilèges), de stigmatiser la mainmise d’une caste (celle des fonctionnaires et assimilés) sur l’ensemble des rouages de l’état, de vilipender des ministres incultes, et un président aboulique ? Voulait-il tout juste dire que la façon de s’habiller dans la rue relève des institutions de la république, alors que l’abatage rituel, la sanctuarisation du ramadan, le refus de l’examen de femmes musulmanes par des médecins hommes, la non-mixité dans des lieux publics relèverait d’on ne sait quel respect de coutumes importées d’ailleurs ? Triste ministre, empêtré entre sa démagogie envers une ethnie arabe qui a voté à 85% pour les socialistes, et son populisme envers des habitants qui ne supportent plus les manifestations ostentatoires d’une religion conquérante. Pitoyable représentant d’un gouvernement qui croit qu’il a tout dit lorsqu’il proclame « il faut défendre la République » . Laquelle ? Celle qui est laxiste sur le fond (toutes les religions sont acceptables) et rigide sur les détails (le port d’un foulard, d’une burkha) ? Celle qui sape les fondements de la famille occidentale et ferme plus ou moins les yeux sur la polygamie, l’excision, le droit coranique privé. Je n’arrive pas à comprendre qu’un homme aussi vacillant sur ses intentions puisse bénéficier d’une telle aura médiatique.
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:34
Le Tour de France, cirque de forçats de la route manipulés par des organisations sans scrupules, et de caravanes publicitaires martelant leurs slogans. Un ennui profond se dégage pour moi de cette manifestation ; elle est le symbole d’un culte de la performance physique qui a dérapé du goût de l’effort et de l’endurcissement du corps vers l’admiration d’un soi-disant dépassement de soi-même ; tout le contraire de l’exploitation de ses talents tant intellectuels que physiques, mais une incitation à aller au-delà de ses forces quitte à de doper artificiellement ; elle est le symbole de l’arrogance de l’athlète qui exhibe ses biscottaux devant la foule ébahie : spectacle de foire qui corrompt autant celui qui se montre que celui qui regarde. L’un est incité à tricher, l’autre pardonne toute triche au nom d’une beauté du spectacle. Exaltation du sport toute moderne, initiée par un Coubertin de sinistre mémoire, magnifiée par des régimes avides d’enrégimenter leurs peuples, portée à son paroxysme par les Samaranch et autres dirigeants sportifs du même acabit. Extraordinaire que notre monde épris d’individualisme, de respect des autres, sacrifie à ces exhibitions de foules en délire criant leur admiration devant les exploits des surhommes. C’est vrai j’ai pitié des galériens du tour, des courts, des pistes. C’est évident que le spectacle peut être magnifique. C’est juste que l’on se passionne pour les stratégies qui permettent de pousser son avantage lorsqu’on est en forme, et de défendre son acquis lorsqu’on est mauvaise passe. Mais il n’y a pas pour moi de « Dieux du stade », de « héros de la route », d’ »idoles des bassins, cendrées, pelouses, etc… » mais des braves gens qui font leur boulot pour les laboratoires pharmaceutiques les plus performants, les vendeurs de chaussures les plus communicants, les fabricants de matériel les plus astucieux, et pour toutes sortes de firmes qui veulent asseoir leur image. Si tous ces demi-dieux restaient des saltimbanques le mal serait limité. Le drame est qu’ils sont présentés comme des modèles : et se pointent comme des mentors Zidane et son coup de boule, Ribery et ses frasques sexuelles, Armstrong et ses seringues, Noah et ses comptes en Suisse. L'inquiétant est que des valeurs comme le dépassement de soi-même, le culte du favori, l'enthousiasme communautariste ne soient même pas discutées.
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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 19:14
Qu'il soit incompétent, la question n'est plus à l'ordre du jour : les chiffres sont là pour témoigner de son action sur le chômage, le pouvoir d'achat, la réduction du déficit, le nombre de logements construits, la production industrielle, le niveau des exportations etc... Il est temps maintenant d'examiner les autres facettes de cet homme qui se dit "normal". Tentons un inventaire de ses défauts au gré de l'actualité récente. Poltron : à l’instar des autres démocraties européennes, la France a choisi de ne pas accorder d’asile politique à Edward Snowden qui a dénoncé les écoutes de la NSA américaine ; pourquoi tout à coup nos grandes postures de défense de la tradition d'hospitalité de notre pays ne sont elles plus de mise ? Couard : sous la pression d’un groupe rétrograde qui ne voit dans le développement économique qu’une menace pour les intérêts de la biodiversité, un danger pour le climat, le falot de premier ministre et son employeur ont réaffirmé l’interdiction d’exploitation de gaz de schiste suggérée par son ministre du développement. Paresseux : la Cour des Comptes, a produit un nouveau rapport pour dénoncer l’apathie du gouvernement à lancer la réforme des collectivités territoriales, invraisemblable mille-feuilles d’administrations concurrentes, à la gabegie trop connue. Prodigue : la Conseil des prélèvements obligatoires (dépendant de la Cour des Comptes) a dénoncé dans un copieux rapport la multiplication d’agences gouvernementales dont les missions principales se résument à la distribution de subventions sans beaucoup de contrôle, sans beaucoup de discernement, avec peu d’efficacité. Irrationnel: alors qu’une des tâches qu’il veut s’assigner est de mieux intégrer les jeunes de nos cités, le gouvernement ne trouve pas mieux que de diminuer le format de l’armée qui a prouvé et prouve toujours sa capacité à former des jeunes à des valeurs élémentaires et à un métier ; et il augmente le nombre d’enseignants qui ont prouvé et prouvent toujours qu’ils sont incapables de faire face à l’inappétence de leurs élèves pour les études. Fébrile : il laisse coffrer un jeune pour ses opinions politiques ; il a oublié de donner des instructions au ministère public ? Filou : fait entretenir sa maîtresse par l’état tout en considérant qu’elle ne lui est rien puisqu’ils ont deux patrimoines différents devant l’ISF. Tant de normalité fait peur. Est-il vraiment normal de garder un tel représentant à la tête de l'Etat. Ne serait-il pas normal qu'il présente sa démission, ou, tout au moins, ses excuses publiques pour son inconduite ?
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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 16:11
« Le peuple se distribuera tous les deniers publics ; et, comme il aura joint à sa paresse la gestion des affaires, il voudra joindre à sa pauvreté les amusements du luxe. Mais avec sa paresse et son luxe, il n’aura que le trésor public qui puisse être un objet pour lui. » [Montesquieu, L’esprit des lois, VIII,2)] Intéressant édito de Montesquieu qui met le doigt sur ce qui menace une démocratie qui se corrompt. Le processus de corruption est engagé depuis longtemps avec la confiscation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) par les fonctionnaires ou assimilés ; il s’est accompagné du refus de la remise en cause de leurs statuts qui cumule les absurdités : absence de sanctions (il suffit de voir le nombre de révoqués de la fonction publique chaque année), paresse affichée de beaucoup trop de petits cadres et d’employés (les taux d’absentéisme sont parlant quand ils sortent occasionnellement de l’ombre), méfiance du mérite (le système de notation des enseignants est une caricature absolue) ; il s’est accompagné de la mise en place de tout un système de protection sociale, nécessaire et intelligent dans ses principes, vicieux dans ses applications qui favorisent les abus, les petites escroqueries, les tricheries au fil de l’eau, et aboutissent à la récompense de la paresse et de l’astuce au détriment de l’effort et de la droiture. Sous le poids extravagant d’une fonction publique obèse, et d’un système social pillé par des foules le Trésor Public a vécu au-dessus de ses moyens, colmatant les brèches en empruntant à tour de bras (ce qui n’est à tout prendre qu’une hypothèque sur les générations futures pour satisfaire les besoins des deux Leviathans que sont l’Etat et les abuseurs de la Protection Sociale). Le processus de corruption s’est accéléré avec les décisions prises le triste sire en place et son clan de députés. La dette de l’Etat ayant atteint des sommets qui risquent de tarir ses sources, les deux Léviathans s’en sont pris à tout ce qui était encore en vie autour d’eux : entreprises, entrepreneurs, cadres du privé, artisans, commerçants, agriculteurs, en ne lâchant que quelques miettes des privilèges des fonctionnaires ou des droits acquis des abonnés de la protection sociale. Le triste sire est en train de noyer les restes de la démocratie française dans les aigreurs des ronds de cuir, et le fiel des petits profiteurs.
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