Le financement de la vie politique (partis, élections)est interdit aux personnes morales. Le financement de la vie politique est limité pour les personnes physiques à 4600€. Le financement de la vie politique, hormis les adhérents à des partis politiques, est donc assuré par l'état. C'est certainement la loi, mais c'est absurde et amoral.
Amoral car le citoyen lambda est appelé à financer de partis qu'il exècre, ou de candidats qu'il abomine. Son souhait est de promouvoir ses idées, et il est obligé par une loi inique à aider ceux dont il désapprouve les principes, les intentions.
Absurde puisque les ressources nécessaires à l'expression de la vie politique sont disponibles soit auprès de particuliers aisés, soit auprès de personnes morales qui voudraient favoriser certaines candidatures : syndicats, associations, entreprises. Les précautions nécessaires pour qu'on ne sombre pas dans la désignation de candidats inféodés à un seul lobby sont parfaitement possibles : limites de montant unitaire, pluralité des donateurs.
Pourquoi est-on arrivé à un système aussi abracadabrantesque. En bafouant l'article 4 de la constitution. Il stipule dans son écriture initiale (avant d'être travesti, sans recours au suffrage universel) : "les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie."
Pour les lecteurs lambada de la constitution, c'est très clair : les partis ne sont pas un rouage de l'état, ils peuvent exister ou non; ils ne doivent aucun respect particulier à l'état, ses représentants, au régime, sous réserve qu'ils ne préconisent pas une amputation de la Nation (territoriale ou autre), ou un mode de gouvernement non démocratique. La lecture de l'article implique donc que le financement de la vie politique ne peut être soumis à des lois (des assemblées) ou des règlements (du pouvoir exécutif); ils doivent être parfaitement indépendants des pouvoirs exécutifs et législatifs, sous réserve uniquement des contrôles nécessaires pour qu'ils ne portent pas atteinte à la nation, et ne préconisent pas ou ne portent pas à des comportement anti-démocratiques.
Cette dérive est l'enfant de la connivence entre la mafia des politiques et la fonction publique. Les uns veulent faire vivre leur parti et financer leurs élections dans l'opulence. Les autres contrôlent les cordons de la bourse. Comme les uns et les autres sont souvent les mêmes (du fait de la mainmise des fonctionnaires et assimilés sur les partis, les assemblée, l'exécutif) la tentation a été trop forte et ils ont interdit le financement de la vie politique à des entités incontrôlables.
Le financement de la vie politique par l'état est une forfaiture et l'aveu du cynisme de ceux qui nous gouvernent.
Le problème n'est pas d'avoir honte ou pas du libérateur de Tombouctou (une opération bien menée mais qui relève du maintien de l'ordre), du billettiste de Paris-Match (que c'est charmant de choisir, pour s'exprimer, la feuille de chou de sa maîtresse), du copain de la promo Voltaire (tant de fidélité devient encombrante), de l'admirateur des débrouillards (Cahuzac, Augier, Guérini), de l'adepte de la blagounette ("gouverner c'est pleuvoir", on croirait du Mac-Mahon plutôt que du Lyautey); après tout, rien de glorieux mais du véniel qui fortifie son image d'un homme normalement empêtré dans ses petits défauts, ses petites compromissions, son petit confort nourri d'habiletés.
Le sujet est l'homme qui est incapable de prendre la mesure de sa tâche et qui affiche son incapacité sur son site de la président de la république, dans son bilan intitulé "60 engagements pour la France". Personne ne lui demande des résultats au bout d'un an. Personne ne lui demande de réussir un examen sous frome de quizz (oui ou non, j'ai bien répondu à la question). Personne ne lui demande de nous bassiner avec la réalisation de promesses qui suscitaient l'incrédulité. Ce qu'on lui demande (quelques uns, l'opinion, le peuple ?), c'est d'engager des batailles qui valent d'être gagnées : où parle-t-il dans son bilan de la politique commerciale de la France, de sa politique énergétique, des réformes de structure.
- qu'a-t-il fait pour tenter de réduire un déficit commercial de plus de 60 milliards d'euros en matière de compétitivité, sur la valorisation de l'euro face aux autres devises, sur l'attractivité de nos infrastructures portuaires, sur le ferroutage;
- qu'a-t-il fait pour améliorer notre indépendance énergétique, hormis promettre de fermer la centrale de Fessenheim et de la remplacer pour moitié par des fermes éoliennes; pourquoi oublie-t-il sous la pression de lobbies passéïstes le gaz de schiste; pourquoi de nouvelles centrales nucléaires c'est bon pour la Turquie et pas pour nous;
- qu'a-t-il fait pour susciter la création d'emplois qui ne soient pas ceux de fonctionnaires ou assimilés; qu'a-t-il fait pour encourager l'esprit d'entreprise; qu'a-t-il fait pour secouer le cocotier des allocations, subventions, remboursements; qu'a-t-il fait pour dégraisser les mammouths de l'éducation nationale, de la fonction publique territoriale;
Rien n'apparaît, dans le bilan qu'il affiche lui-même, comme le début d'une esquisse de ce qui devrait être fait. Le problème n'est pas la honte que l'on éprouve pour lui, mais le doute sur ses capacités, le mépris de son incurie. Et quand le doute est installé, que la confiance a disparu, la crise de régime se profile.
Parmi les députés de la majorité à l'Assemblée, quelques uns ont voté contre le texte sur le mariage pour tous, ou se sont abstenus. La plupart ont expliqué publiquement les raisons de ce choix. Voici quelques extraits de leurs prises de position.
Bernadette Laclais députée maire PS de Chambéry, membre de la commission des affaires sociales, célibataire, catholique (?), vote contre
"Si l'extension du champ de l'adoption va de soi pour un enfant de l'autre conjoint issu d'une première union, est-il recevable de s'interroger sur la pertinence qu'il y aurait à créer par la loi une extension des situations dont on sait qu'elle posera très vite la question de la PMA et de la GPA ?" (in Tribune dans le Monde.fr du 8/11/2012)
Jérôme Lambert député PS de Jarnac (petit-neveu de Mitterand), ancien de la JEC , vote contre
"Dans le cas d'un couple homosexuel, la filiation doit se matérialiser par le lien qui unit un enfant avec son vrai parent, mais pas avec les deux ... pour créer un lien d'ascendance il fau impérativement deux sexes différents"
Patrick Lebreton député maire de St Joseph à la Réunion, vote contre
Lui est allé jusqu'à dire qu'il ne célèbrerait pas d'union homosexuelle dans sa mairie. (www.ipreunion.com)
Gabrielle Louis-Carabin député PS de la Guadeloupe, vote contre
"Un enfant a besoin de savoir qui est son père et qui est sa mère"
Marie Françoise Bechtel, députée PS de l'Aisne, ancienne directrice de campagne de Chevènement s'abstient :
"La nouvelle loi reconnaît-elle un besoin social qu’il n’était plus possible de réfréner ? C’est le point de vue de certains ardents défenseurs du texte. Je n’y crois pas pour ma part et c’est un premier motif de mon abstention. Associations et porte-parole virulents ont sans doute largement confisqué l'opinion réelle du pays et trop impressionné les auteurs du projet.."
"Le principe d’égalité n'oblige pas à un traitement identique de situations différentes"
"Filiation et parentalité sont deux droits distincts, comme le sont l'acte de génération et l'acte d'éducation. En les assimilant par l'uniformisation avec le droit actuel du mariage, on ouvre plus de questions qu’on n’en résout et on le fait alors que d’autres solutions étaient possibles"
Jean-Luc Laurent, député PS du Val de Marne maire du Kremlin-Bicêtre, ancien chevènementiste s'abstient
Jean Philippe Mallé, député PS des Yvelines comme suppléant de Benoit Hamon, s'abstient
"C'est non pour le mariage, non pour l'adoption, non pour la procréation médicale assistée"
"Je me retrouve dans les positions de Sylviane Agacinski"
Dominique Potier député PS de Meurthe et Moselle, s'abstient
"Mais outre la méthode, mon désaccord le plus profond porte sur la rupture du lien entre la filiation biologique et celle inscrite dans le Code Civil.
Au-delà de ce débat législatif, je suis, avec d’autres, attentif aux risques d'une société qui privilégierait les droits et désirs individuels au dépend des repères constitutifs du bien commun et de la protection des plus fragiles."
Nestor Azerot député radical, maire de Sainte-Marie à la Martinique, vote contre
« Moi, issu d’un peuple opprimé, où le système refusait à un homme et à une femme de se marier légitimement, où le mariage est une conquête de la liberté […] c’est parce que je suis un homme de gauche que je préfère l’humain à ce que sous-entend ce texte. Je ne [le] voterai pas »
Patrice Carvalho député PC de l'Oise vote contre
"Avec le pacs, ces gens sont protégés, avance-t-il.Un mariage, c'est entre un homme et une femme."
Alfred Marie Jeanne député indépendantiste de la Martinique, vote contre
soutient la position de son collègue Nestor Azerot
Jean-Philippe Nilor député indépendantiste de la Martinique, vote contre
soutient la position de son collègue Nestor Azerot
Gabriel Serville député radical de la Guyanne, s'abstient
La conclusion est que la plupart des arguments des parlementaires de l'opposition contre ce projet sont repris par ces députés de gauche. Ils sont même parfois plus catégoriques qu'eux. Il faut noter qu'ils expriment en plus, très souvent, une critique du parisianisme des idées contenues dans cette loi et du mépris sous-jacent des opinions de la province et encore plus de l'outre-mer. La critique la plus virulente, quoique exprimée avec beaucoup de mesure, vient de Marie-Françoise Bechtel (qui pourtant ne s'est qu'abstenue !) qui dénonce l'absence de besoin réel, la manipulation sur la notion d'égalité, et l'imperfection d'un texte qui va plus susciter de difficultés qu'apporter des solutions.
Depuis les orgies du bon époux, bon père de famille Strauss-Kahn, depuis les faux-serments du fiscaliste Cahuzac, depuis les larcins dans les caisses publiques des fidèles commensaux des Bouches du Rhône et du Pas de Calais, tous réalisés sous l'ombre tutélaire de leur Dieu, de leur grand inspirateur François Mitterrand grand tricheur devant l'Eternel, il fallait quand même rénover la baraque socialiste. Alors pour cacher toutes ces laideurs, quoi de mieux que la feuille de vigne de la moralité. Vincent Peillon, appelé à l'aide par son président, nous fait cadeau sur le site de son ministère d'un rapport sur l'enseignement laïque de la morale.
Dans une lettre de mission aux auteurs du rapport, le ministre leur demande de "définir les grands principes qui pourraient inspirer de nouveaux programmes portant sur l'enseignement de la morale". On ne comprend pas très bien ce que demande le ministre : une définition de la morale, une définition des systèmes d'enseignements (mais sans définir l'objet de l'enseignement), une méthode pour arriver à définir un système d'enseignement ?
Avec ce paquet de nouilles, les auteurs nous servent un plat indigeste. Fallait-ils qu'ils traitent de la politesse élémentaire, du simple respect qui permet de vivre ensemble, mais à quoi bon un rapport pour parler d'évidences; fallait-il qu'ils traitent des lois de la république, sa constitution, son organisation, mais c'est couvert par l'éducation civique qui n'a d'autre prétention qu'une description des droits et devoirs des citoyens. Alors qu'allaient-ils touiller dans leur casserole ?
Surprise, il n'est jamais question de vérité à retrouver dans les mathématiques, de beau dans l'art, de courage physique dans le sport, de courage moral chez Corneille ou des grands résistants, de vertu chez Plutarque ou de Gaulle, de bonté chez les saints; à croire que les enseignants n'ont jamais rien appris dans leurs disciplines respectives, ou qu'ils sont incapables de restituer ce qu'ils auraient retenus.
Il est curieusement question de liberté, d'égalité, de fraternité, mots intéressants mais dont on ne voit pas bien ce qu'ils ont à voir avec la morale. L'égalité surtout semble devoir être le maître mot de cette morale laïque. Mais l'égalité est une doctrine politique. Elle est l'essence de la démocratie lorsqu'on la déclare applicable aux droits politiques d'un citoyen; mais la démocratie n'est qu'une option politique parmi d'autres (exécrable, mais la moins mauvaise connue à ce jour), et je ne vois pas au nom de quel principe il faut tenir pour immoral tout autre régime, ou a fortiori tenir pour moral le fait de prendre la majorité comme indicateur du bien absolu . Et si l'on décline l'égalité au-delà, en égalité sociale, en égalité des consommateurs, en égalité de revenus, en égalité entre personnes physiquement différente, on aborde d'autres sujets, très intéressants, mais qui n'ont absolument rien à voir ni avec la "morale du quotidien", ni avec la morale individuelle. On est dans l'expression d'une philosophie égalitariste qui considère que toute personne en vaut une autre, qui veut niveler toutes les différences, voire les nier; une philosophie de la peur des différences qui tente de les noyer dans une relativisme unniversel.
Ce rapport prône une idéologie, parfaitement respectable, mais dont on ne voit pas nécessaire qu'elle devienne un catéchisme. Il faut l'arrogance d'un Peillon pour tenter d'imposer sous la dénomination fallacieuse de "morale laïque" un corpus qui ne relève pas de la morale et qui se baptise laïque parce qu'il est dans la lignée de Baboeuf et de Marx. Peillon est au mieux dans la pitrerie (une peillonerie de plus ?) ou au pire nous raconte des salades (une peillonade à dénoncer !).
" Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée."
Lui président de la République n'a pas reçu Mr Mariton qui voulait lui parler au nom de plus d'un million de manifestants et comme porte parole de son groupe politique dans les discussions sur le mariage pour tous.
"Moi président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur."
Lui président de la République a oublié dans ses discours et interventions qu'il avait un premier ministre.
"Moi président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti, dans un hôtel parisien."
Lui président de la République a utilisé un aventurier qui domicile ses sociétés aux Iles Caïmans pour collecter les fonds de sa campagne.
"Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l'avis du Conseil supérieur de la magistrature n'a pas été dans ce sens."
Lui président de la République n'a pas compris que la justice n'est pas rendue par le parquet.
"Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes."
Lui président de la République n'a pas besoin de nommer des présidents de chaîne publique puisque les jour"nalistes de ces chaines se targuent d'être de gôche.
Lui président de la République demande à ses ministres des déclarations de patrimoine exhaustives et vérifiables, sans s'appliquer cette règle à lui-même qui a fourni une déclaration de patrimoine non exhaustive et non vérifiable.
"Moi président de la République, j'aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’État ; je le ferai réformer, de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances."
Lui président de la République sera au pied du mur lorsque sa maîtresse passera devant les tribunaux pour justifier du non remboursement de tous les frais engagés par la présidence à son profit.
"Moi président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes."
Lui président de la République enfreint deux fois la loi :
1° il n'a pas à constituer de gouvernement, c'est au premier ministre désigné de le faire,
2° il n'a pas à imposer à son premier ministre de discrimination entre hommes et femmes dans le choix de chaque ministre, c'est illégal.
"Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts."
Lui président de la République prend comme ministre du budget un médecin connu pour ses activités au noir.
"Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche."
Lui président de la République considère que conseiller municipal, conseiller régional, conseiller régional etc... ne sont pas des mandats locaux.
"Moi président de la République, je ferai un acte de décentralisation, parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés."
Lui président de la République n'a toujours pas fait cet acte de décentralisation. Et lorsqu'il crée une banque d'investissement d'état, elle est nationale et non régionale.
"Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation."
Lui président considère que certains acteurs ne sont pas "sociaux" et donc n'ont pas à être considérés : les entrepreneurs, la finance, les riches, les familles, les ouvriers qui font des heures supplémentaires, les propriétaires de biens locatifs, les enfants à adopter, les petits délinquants de la route, les pêcheurs, les paysans, les petits commerçants,
"Moi président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie, et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats citoyens."
Lui président de la République refuse un grand débat sur la famille.
"Moi président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections non pas de 2012, mais celles de 2017, car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées."
Lui président de la République considère qu'il ne faut pas faire appel au peuple par voie de référendum ou de dissolution de l'Assemblée lorsque la défiance envers son action s'est installée.
"Moi président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout, et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français. "
Lui président de la République ne nous dit rien sur sa vision de l'Europe, sur sa vision de la France de demain, il nous assomme de ses discours sur la transparence des patrimoines des ministres et députés; il n'a pas le temps d'aller à la rencontre de gens qui manifestent quotidiennement, il a le temps de rencontrer la France à la préfecture ou dans un coin protégé de l'aéroport de Roissy.
Vers midi flash de désinformation de Claire Servajean sur France-Inter : en résumé, les manifestations contre le mariage pour tous sont caractérisées par leurs dérapages, leur propension à l'homophobie, leurs atteintes à la liberté de circulation des ministres.
Elle n'appelle pas ce discours du sectarisme : elle n'a cure des braves gens qui croient que le droit de manifester est constitutionnel, elle ne s'attache qu'aux rares incidents qui ternissent la réputation de la foule des marcheurs tranquilles. Et que je t'en mets une tartine sur une attaque d'un bar gay, qui n'a rien à voir avec une manifestation et relève seulement du fait-divers sordide; et que je te plains ces pauvres excellences qui sont obligés de cacher leurs déplacements; et que je t'en mets une louche sur les mots de rappel d'Hollande qui fustige l'homophobie (lui aussi joue à dramatiser pour tenter de jeter le discrédit sur la mobilisation contre sa loi).
Son seul invité est un des rares députés de l'UMP qui a voté pour le projet de loi. Ses question sont orientées par une haine viscérale : monsieur Apparu vous-a-t-on menacé ? (elle, est déçue, le député répond que non). Monsieur Apparu ne trouvez vous-pas que les leaders de votre parti n'ont pas assez stigmatisé les débordements (lesquels ? Il y a t-il eu des voitures brulées, des membres des forces de l'ordre agressés, des barricades quelque part ?); ce à quoi le député a été obligé de répondre que Fillon et Coppé tout en soutenant les manifestants avaient condamné tout recours à la violence et à l'insulte. Monsieur Apparu, tout partisan qu'il était de la loi, a bien été contraint de lui rappeler que tant d'indignation ne s'exerçait pas contre les débordements des manifestations d'ouvriers ou de jeunes.
Que croit-elle incarner : la voie du progrès vers l'égalité (si tant est que nier des évidences en est un), la conquête d'un nouveau droit (celui des enfants de ne plus savoir qui les a engendré) ?
Croit-elle incarner la voix de la démocratie. Elle est absurde, le droit de manifester n'est pas une exclusivité de quelques ouvriers à la limite de la voyouterie (Aulnay, Arcelor), de quelques paysans chez qui c'est une tradition, ou de quelques étudiants ou lycéens manipulés par leurs professeurs.
La sainte Nitouche est la digne représentante d'une radio, France-Inter, qui a perdu les pédales.
Devant le déballage des misérables avoirs de la plupart des ministres, la première réaction est d'être perplexe. Puis vient rapidement la sensation que l'on se trouve devant une bande de minables. Depuis presqu'un an ils étalent leur insuffisance publique, mais on voit qu'avec horreur ils sont pour la plupart incapables de gérer leur patrimoine privé, ils sont pour beaucoup d'entre eux inaptes la vie de famille.
La confirmation arrive brutale de ce que l'on soupçonnait : des médiocres, des ratés de la fonction publique (26 sur 37 vivent sur des deniers en disposant de sinécures), des vieux crocodiles de la politique (7 sont entrés en politique active depuis plus de 30 ans , 10 depuis plus de 20 ans , 6 depuis plus de 15 ans, ceux qui n'ont pas cette longévité sont uniquement sous-ministres); non pas une élite, mais une caste de gens qui ne sont ni entrepreneurs (si, une, mais elle est sous-ministre), ni ingénieurs, ni industriels, ni commerçants, ni artisans, ni ouvriers, ni paysans.
L'information n'étonne pas : à part deux, aucun n'investit dans une activité économique quelconque. Ils sont hors de la vie économique, ils ne s'y intéressent, ils ont peur d'elle. Et ils veulent nous donner des leçons, nous parler de leur culture de terrain, nous dire leur vécu. Ils veulent nous parler de long terme, de futur, et pour certains on se pose légitimement la question de savoir comment ils vont boucler leur fin de mois.
Le problème n'est pas qu'il y ait trois ou quatre riches dans ce gouvernement, c'est qu'il y ait autant de pauvres, et qu'ils comptent sur les logements de fonction, les voitures de fonction, les employés de fonction, les voyages gratuits. A eux qui n'ont guère réussi, les ors de la République. Triste image qui heureusement ne va pas redorer leur blason mais indiquer leur véritable stature, celle de d'une vermine qui vit misérablement des impôts des autres.
Ce rapport a été commandé par Madame Vallaud-Belkacem. Elle en est tellement fière qu'il est consultable sur le site de son ministère des droits de la femme. Lecture édifiante.
Même approche de l'égalité que dans le mariage pour tous : nier les réalités physiques et psychologiques pour affirmer le primat de la volonté; comme on est parent non pas parce qu'on peut l'être mais parce qu'on veut l'être, le même raisonnement est appliqué aux enfants de la crèche : ils doivent avoir les comportements qu'ils veulent avoir et non pas ceux qui sont naturels à une future femme ou un futur homme. L'idéologie sous-jacente est patente : que l'orientation sexuelle de chaque individu s'éveille le plus tard possible.
Absence des parents et de leur rôle dans ce rapport : les seuls spécialistes sont les pédagogues et autres assistants. Pour mieux exprimer leur méfiance (ou leur antipathie) du cocon familial, les auteurs inscrivent à deux reprises dans leur rapport cette phrase qui éclaire sur leur volonté d'embrigadement : " nombre d'enfants de cette tranche d'âge ... échappent à l'influence d'une action publique : ce ne sont que 30% des enfants qui sont accueillis par des intervenant professionnel ...". Cette méfiance des géniteurs laisse d'ailleurs ouverte la question : les auteurs du rapport ont-ils des enfants ?
Jargonisation bien dans le style des ultra -féministes. Le meilleur exemple de ces dérapages est "la castration psychologique opérée aux dépens des filles" que les auteurs croient déceler dans l'éducation actuelle de la petite enfance; les pauvres chéries seraient incitées à jouer à la poupée, au lieu de se battre avec des sabres de plastique. Jargon soutenu par un postulat particulièrement faible : sont qualifiés de stéréotypes ce qui ne plait pas aux auteurs, et de catégories ce qu leur convient.
Aveu de leur acceptation, avec des réserves qui hésitent entre le cynisme et le ridicule, à la théorie du genre : "la mission n'a pas fait le choix d'adopter une position de neutralité totale ... à la fois parce que la société ne peut entendre un tel message aujourd'hui et pour ne pas enlever toute légitimité la question de la différence des corps dans le développement du petit enfant".
Qui a demandé à la ministre de se focaliser sur ce sujet ? Comment se fait-il qu'elle laisse s'introduire en France une théorie aussi discutable ? Pourquoi ne pas voir dans cette logorhée une atteinte aux droits les plus fondamentaux de parents : donner, transmettre des valeurs qui ne sont pas nécessairement celles d'experts en pédagogie ? Que cherche le ministre : crée un nouveau clivage dans la société entre ceux qui préfèrent confier l'éducation de leurs enfants à des pédo-spécialistes et ceux qui préfèrent faire confiance à leurs expériences propres et leurs intuitions personnelles ?