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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 11:41

Qu'une caricature de sexualité soit pratiquée dans l'intimité de chambres ne dérange pas grand monde tant qu'elle n'implique pas l'exploitation ou la souffrance de l'un des partenaires; Marguerite Duras en déclarant que "plus encore que son amant l'homosexuel aime l'homosexualité" ne traduisait-elle pas profondément que ce type de relation n'est qu'une ébauche, une tentative de réalisation angoissée d'un absolu que certains sont inaptes à atteindre. Que cette caricature soit présentée comme devant recevoir une approbation de la part de ceux à qui elle ne plait pas relève d'un exhibitionnisme guère surprenant; mais il y a une différence à respecter entre supporter (nécessaire), et accepter (possible mais non obligatoire) voire cautionner (pas obligatoire du tout). Plus insidieuse a été l'idée que ceux qui pratiquent ces contrefactions veuillent établir un droit des contrefacteurs à bénéficier d'une égalité avec les non-simulateurs : ils veulent d'abord bénéficier des avantages de la solidarité nationale, puis ils veulent pouvoir hériter; ce fut l'idée d'un PACS élargi aux homosexuels. La logique du système s'est imposée d'elle-même après, car après tout il ne s'agit que d'un degré de plus dans un raisonnement pervers : après les droits pécuniers, il faut entériner le droit à la famille et vient la proposition du mariage qui consacre le faussaire dans la vie sociale. Et la navette se dévide encore : ils ne peuvent pas avoir d'enfant ? Qu'importe ! Qu'ils puissent en obtenir par l'adoption, la PMA et la GPA.  La mascarade bat son plein, et les bateleurs tournent autour de la scène en criant que la pièce est géniale, qu'elle a déjà eu beaucoup de succès dans quelques pays étrangers, que c'est un must pour les gens branchés. Mais  en réalité ce n'est qu'une farce, un numéro de café théâtre. Pas drôle puisqu'elle fait participer au spectacle des enfants qui n'ont pas demandé à y jouer. Sinistre quand elle tente de faire croire que le mensonge est l'essence du progrès. Pesante à nous ressasser que ne pas participer au triomphe de cette représentation biscornue est le signe de la haine, de l'homophobie, de la réaction cléricale, de l'incompréhension de l'évolution des moeurs.

Si l'évolution des moeurs est l'acceptation du mensonge, de son installation dans les institutions, de sa reconnaissance comme une perfection éthique, eh bien je suis hostile à l'évolution de ces moeurs là.

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 17:25

Hollande déclare le 10 janvier 2013, à propos de l'assassinat de trois activistes turcs :  "C'est horrible, (cela touche) directement trois personnes dont l'une (était) connue de moi et de beaucoup d'acteurs politiques, car elle venait régulièrement nous rencontrer".

Le président de la France trouve normal de rencontrer une représentante d'un mouvement inscrit par nos alliés (Turquie, mais aussi Etats-Unis) sur une liste d'organisations terroristes. Ou il est cynique et considère que les traités signés par la France sont des chiffons de papier; mais encore faut-il qu'il ait un motif puissant pour offenser ainsi deux états importants; où plus probable il se prend pour une sorte de Danièle Mitterand entichée de kurderie , mais il devrait se souvenir que ce n'est pas lui la "première dame".

Hollande promet le 9 juillet 2012 aux représentants de la communauté arménienne le vote d'une nouvelle loi pénalisant la négation du génocide arménien.

Le président de la France trouve normal de mettre à l'index un état plutôt démocratique qui a certes un peu de mal avec son histoire. Encore une offense gratuite envers les turcs pour un profit que l'on ne saisit pas très bien; à moins qu'il ne considère qu'il est de bonne politique étrangère de satisfaire un groupe de pression en France. Et si notre pays avait accueilli des immigrés Manhattan, membres de la grande tribu des Delaware, rescapés des massacres, aurait-il fallu mettre à l'index les Etats-Unis pour leur génocide des Indiens ?

A travers ces deux exemples, apparaît l'inconsistance d'une politique étrangère avec un pays qui joue un rôle majeur en Méditerranée, Proche-Orient et sud de l'Europe. La Turquie réagit très mal à ces piqures : elle ne les comprend pas; nos deux pays ont des objectifs communs évidents, ramener la paix  en Syrie, au Liban, développer des liens économiques déjà très nourris, se méfier de l'impérialisme iranien, jouer les intercesseurs entre Israël et le monde arabe, promouvoir des régimes apaisés dans le monde arabe. Mais le mot de Turquie n'a pas l'air d'exister dans la bouche de notre chef de l'état. Il imagine vaguement une visite, mais préfère d'abord se consacrer à nos anciennes colonies. Il est trop vieux dans un monde trop jeune pour lui. L'avenir d'aujourd'hui, autour de la méditerranée se situe aux deux extrémités de ce bassin : le Maroc et la Turquie; les deux pays qu'Hollande a choisi d'ignorer, il préfère une Algérie, sans aura, sans prestige, emprisonnée dans une rente pétrolière exploitée par quelques nomenklaturistes. Il néglige, pire il offense gratuitement, un pays influent, débouché des riches royaumes pétroliers de l'Asie Centrale, pont entre l'Orient et l'Europe, à l'économie dynamique, au peuple avide de se développer par son travail.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:41

Petroplus

- mots qui ne veulent rien dire de François Hollande s'adressant aux salariés de cette entreprise : " Vous êtes le symbole du comportement des banques qui ont été renflouées à bien des occasions et qui, quand on fait appel à elles, se désengagent et se mettent aux abonnés absents" (?!) ou encore :"Nous avons le devoir de tout faire pour rechercher un repreneur dans les meilleures conditions". Hors sujet de A à Z : le problème n'est pas de sauver une raffinerie, mal située à l'intérieur des terres, n'ayant pas bénéficié d'investissements de productivité depuis des décennies; il est de savoir comment développer l'outil de raffinage existant encore au Havre, à Nantes, à Marseille; Il est d'analyser pourquoi prospèrent celles d'Anvers et de Rotterdam et d'en tirer des leçons.

Virgin

- mots sans queue ni tête d'Aurélie Filipetti à ce propos : "(Les magasins comme Virgin Megastore) sont "soumis à une véritable révolution et à une concurrence déloyale qui est le fait, il faut bien le dire, de certaines grandes entreprises de type Amazon". La pauvre chérie mélange deux sujets qui n'ont strictement rien à voir; d'une part l'abus de droit pratiqué par des sociétés comme Amazone leur permettant de ne payer aucun impôt en France, mais ayant innové depuis des années dans la relation avec les clients ; d'autre part la fin d'un modèle de distribution archaïque symbolisée par la FNAC et sa caricature que fut Virgin : espèces de dinosaures qui ont écrasé les petits commerces (librairies, disquaires) sans apporter une once de service en plus. Ce qu'on attendait de la péronnelle, c'était un cri de soulagement que disparaisse enfin un de ces établissements surannés, et de se préoccuper de comment revitaliser le tissu existant des commerces de culture de quartier ou de niche, ou de lancer le FSI sur de nouveaux projets innovants de distribution.

Florange

- gestion incohérente du dossier des hauts-fourneaux de Mittal à Florange;  la seule obsession du gouvernement a été de sauver des emplois sans se poser au préalable la seule qui question qui vaille : existe-t-il une rationalité économique à conserver ce type d'outil là où il est ? La réponse étant non suivant un avis quasi général, il fallait passer à la question suivante : comment maintenir et développer les installations sidérurgiques encore économiquement viables sur e territoire français. La seule négociation intelligente avec Mittal n'était pas de lui demander d'aller investir sur un site dépassé mais de concentrer de nouveaux moyens sur les hauts fourneaux et l'aciérie de Dunkerque.

Peugeot

- gestion calamiteuse de la situation critique du constructeur par le flamboyant Montebourg; qui a oublié ses premières déclarations : "l'Etat ne laissera pas faire", puis ses secondes en septembre "il faut renégocier, reformater, et réduire le plan social" ? Erreur d'analyse, erreur psychologique; la situation depuis s'est encore aggravée pour Peugeot, après les attaques injustifiées qu'il a eu à subir, puis les bâtons dans les roues que l'administration s'ingénie à lui mettre. Mais au lieu de songer aux moyens de relocaliser la construction d'automobiles en France, le gouvernement a continué de tirer sur l'ambulance : malus écologique qui va frapper les deniers modèles encore fabriqués par Renault et Peugeot dans des usines françaises, abandon de la TVA sociale qui avait l'avantage de renchérir les modèles importés alors que les modèles français auraient pu bénéficier d'un allègement de charges sociales.

 

Dans ces quatre exemples fortement médiatisés, le gouvernement inspiré par le président a failli :

- erreur de diagnostic sur les raisons de ces désastres : mauvaise localisation des établissements (pour Florange  et Petroplus sans accès maritime pour leur approvisionnement en matières premières), absence d'avenir des productions ou services (évident pour Virgin, mais aussi pour Petroplus et Florange), absence de compétitivité (Peugeot à Aulnay)

- manipulation des médias avec une recherche de tête de turc qui est généralement l'actionnaire, ou le concurrent qui a réussi;

- incapacité de trouver des solutions autres que celle de sauver des emplois de toute façon condamnés à terme;

- inaptitude à revêtir les vêtements d'un état stratège qui tente de trouver des solutions pour relancer l'activité concernée ailleurs ou autrement : qui ne souhaite avoir en France des raffineries sophistiquées capables de traiter des coktails de brut vaiés, des aciéries fournissant des aciers de haute qualité, des constructeurs automobiles experts dans le haut de gamme, des distributeurs innovants ?

- incohérence des décisions prises comme l'abandon de la TVA sociale, l'aggravation du malus écologique, l'inaptitude à flexibiliser le marché de l'emploi, la chasse aux sorcières contre les entrepreneurs tant sur le plan de la fiscalité personnelle (taux confiscatoires, taxations exorbitantes des plus-values) que sur celui de la fiscalité des entreprises (limitation de la déductibilité des intérêts), l'assèchement du financement de l'économie par une imposition extravagante des revenus du capital.

Un festival, une boucherie, un Waterloo, je ne sais plus quels termes trouver pour qualifier la politique industrielle menée en France aujourd'hui.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:41

Faux cul ou Franc-maçon. Nous voilà revenus, par l'entremise de Monsieur Peillon, aux plus belles heures de la guerre contre l'Eglise Catholique, la pieuvre noire. "L'enseignement (catholique) doit respecter le principe de neutralité" déclame-t-il. D'où sort ce principe de neutralité ? Que signifie-t-il ?  Il serait interdit à l'intérieur d'une école confessionnelle de rappeler, voire d'enseigner, quels sont les principes de l'église, sa doctrine ? La seule chose qu'on peut demander à un enseignement est d'être respectueux des consciences de chacun, ne pas être haineux, ne pas invectiver, mais pas d'oublier ce qui fait la justification de l'existence de telles écoles. L'expression de la haine du catholicisme reste encore une des missions favorites du franc-maçon.

Pour faire bonne mesure le ministre explicite son propos "N'oublions jamais que nous avons affaire à des adolescents et que les tentatives de suicide sont cinq fois plus fréquentes chez les jeunes qui se découvrent homosexuels que chez les autres". L'odieux du propos mérite d'être relevé : il accuse tout tranquillement l'enseignement catholique de persécution envers des adolescents hésitants sur leur orientation sexuelle. Dans quelle république vivons-nous pour qu'un ministre s'autorise à stigmatiser tout un monde d'enseignants, au prétexte qu'ils pourraient ne pas être d'accord avec un projet de loi gouvernemental, et l'exprimer. L'amalgame est l'arme des faux-culs.

Ces déclarations scandaleuses sont dans la ligne droite de la communication gouvernementale choisie depuis des mois : il faut discréditer à tout prix toute tentative d'opposition; elle ne peut émaner que de gens haineux, irresponsables, renfermés sur leur certitudes. C'est la lutte de la lumière contre l'obscurité, le Bien contre le Mal. Pour un état qui se targue d'être démocrate, à l'écoute des citoyens, soucieux de discussions, la démonstration est parfaite : l'opinion des autres lui est insupportable. Monsieur Peillon est certainement franc-maçon et faux cul, il n'est surement pas démocrate.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 13:28

Que les meilleurs voeux 2013 accompagnent ceux qui en 2012 :

-  économistes, ont réfléchi avec honnêteté et clarté sur les remèdes possibles à la crise que nous traversons : Christian Saint-Etienne et Agnès Verdier-Molinié ;

- acteurs, ont joué avec tant de talent pour notre plaisir :  Jean-François Balmer (Henri IV dans la pièce de Daniel Colas) et Maggie Smith (la comtesse douairière de Grantham dans Dowtown Abbey);

- sages, ont tenté de porter des messages nuancés et ont été interprétés de façon caricaturale par leurs commanditaires politiques : Louis Gallois (rapport sur la compétitivité française), et Didier Sirard (rapport sur la fin de vie);

- créateurs, m'ont passionné comme Ken Loach (The Angel's share), Vincent Gaudé (Pour seul cortége); chacun s'est essayé dans le conte aux franges d'une expérience vécue;

- révoltés, se sont immiscés dans la politique lorsqu'elle se dévoie dans le "sociétal" : Frigide Barjot et Gilles Bernheim; ils n'ont pas hésité à affronter médias complaisant et politiciens sectaires pour dire leur vérité;

- musiciens, m'ont enchanté comme le quatuor Prazakh (interprétant Shubert à Perros-Guirec), ou le pianiste Boris Berezovsky (répétant un concerto de Prokofiev à Pleyel); métier, fougue, communion entre musiciens;

- entrepreneurs, ils ont poursuivi leur tâche de réorganisation de leur groupe malgré les quolibets, les insultes : Christophe de Margerie (PDG de Total), Philippe Varin (PDG de Peugeot-Citroën);

- enfin tous ceux qui ont voulu exprimer leurs talents avec honnêteté.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:22

Gouverner c'est voler disait Caligula. Pas de problème pour les éminences socialistes qui ont fait les poches des citoyens avec zèle au prétexte qu'il faut rembourser les dettes accumulées par des prédécesseurs incontinents. Pas de justification donnée à l'oubli de la réduction des dépenses; il faut dire que dans le discours des sommités socialistes elles sont réduites les dépenses : dès le budget 2013 avec la notion que l'on considère comme diminution des dépenses la différence entre une augmentation imaginée et une augmentation budgétée; pour les années qui suivent avec des promesses de réduction de dépenses ambitieuses  mais dont personne ne sait encore d'où elles vont provenir et que des comités Théodule sont chargés de trouver. Et s'ils ne trouvent pas, et bien on fera payer un peu plus ceux qui n'en peuvent mais.

Touchez pas au grisbi écrivait Albert Simonin. Phrase célèbre qui traduit bien le sentiment de nos gouvernants d'aujourd'hui : il faut protéger à tout prix la fonction publique, ses salaires viagers, les augmentations déconnectées du mérite, le service public qui camoufle arrogance et paresse des ronds de cuir, la dévotion à l'état qui enrobe l'oppression au quotidien de ceux qui n'en sont pas. Une caste a fait main basse sur le pouvoir : elle sait organiser et mobiliser ses troupes en particulier à l'Education Nationale ou à l'hôpital, elle réserve en pratique l'éligibilité à ces gens de la fonction publique,  elle monopolise pour ses troupes les postes de l'exécutif.  Il faut protéger le grisbi : les dépenses du char de l'Etat.

Mane, Thecel, Phares prophétisait Daniel. Mane : les jours de la présidence socialiste sont comptés, car on n'a jamais vu que des profiteurs n'aient pas à rendre compte, et gorge, tôt ou tard. Thecel : la légèreté des éminences qui nous gouvernent s'inscrit tous les jours dans l'absurdité des décisions, leur incohérence, l'absence de vues à long-terme, et cette légèreté abrégera d'autant plus vite la durée de ce régime. Phares : cet état obèse, accapareur, boursouflé, oppressant, sera réduit, ces politiques jouisseurs de leurs privilèges, surs de leur théories, haineux de tous ceux qui ne leur ressemblent pas, envieux de ceux qui réussissent malgré eux, oublieux des délaissés de la société, des anonymes non syndiqués, des indifférents non encartés, disparaîtront.  Que ceci soit le meilleur voeu pour 2013.

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 16:35

Après avoir été le lèche-cul de sodomistes parisiens, le voilà qui s'improvise lèche-bottes de généraux algériens cacochymes. Comme toujours il faut au revenir au texte (celui du discours d'Hollande devant l'Assemblée nationale algérienne) : il hésite entre la flagornerie et le mensonge. La flagornerie pour dire ce qui va plaire à ces députés mal élus : des crimes d'une autre génération commis au détriment des braves par des lâches, et que je te déplore Sétif, Guelma, Kherrata, sans verser une larme sur les massacres d'européens qui ont précédé. Le mensonge pour nous décrire une Algérie dynamique qui aurait succédé à un colonialisme injuste et brutal; le dynamisme de l'Algérie d'aujourd'hui est le monopole d'une caste d'apparatchiks corrompus, la honte générale dont est affublée le colonialisme est trop globale pour ne pas être insultante pour tant d'administrateurs qui ont déployé leurs talents sans nécessairement humilier, tant d'entrepreneurs qui ont faite preuve de leur activisme sans nécessairement opprimer. Mais la recherche de vérité dont voudrait s'honorer notre président ressemble plutôt  un TOC (Tic Obsessionnel Compulsif) ; elle ne consiste qu'à dire ce qui paraît vrai pour certains; elle n'est qu'une manipulation de faits pour s'attirer la confiance (d'ailleurs très mesurée) de ceux qui l'écoutent; elle est un tripotage  de l'histoire qui ne fait qu'affaiblir celui qui y consent.

Le passage de huit mois de François Hollande à l'ambassade de France  Alger, ne lui a pas servi à comprendre le passé de ce pays, au travers des colonisations successives des différents empires arabes, puis turcs, enfin français, puis enfin l'ethnogenèse d'un peuple algérien à la faveur de l'écroulement des puissances de l'Europe occidentale depuis le début de leurs guerres civiles en 1914, à la faveur du désintérêt profond de la France métropolitaine pour cette province barbaresque; les circonstances ont favorisé l'éveil d'une conscience nationale algérienne face une domination mesquine, sans imagination, sans directives. Il n'est même pas arrivé à citer le général de Gaulle qui a eu la volonté de donner une indépendance nécessaire.

Son élection à la présidence de la République ne lui ouvre pas les yeux et ne l'empêche pas de faire des simagrées à une gérontocratie qui se survit depuis cinquante ans dans le sang de son propre peuple, la haine de ses voisins, la peur de tout espace de liberté. A quoi bon nouer des liens avec ce vestige du passé, contemporain des Assad, Moubarak, Khadafi, Ben Ali. Comment croire au futur d'une caste qui a préféré l'exploitation à son profit des rentes pétrolières et gazière, et n'a pas su manifester depuis cinquante ans la moindre intelligence économique.

Promenade affligeante d'un président qui fait penser de plus en plus à Mac Mahon qu'il aurait du paraphraser : "c'est vous l'algérien ? et bien continuez !".

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 12:12

Valérie, je crie ton nom ! Qu'es-tu devenue ?

 T'aurait-il claquemurée dans le sérail de l'Elysée ? En tous cas tu avais été interdite de présence sur le site web de la présidence de la République : plus de première dame, plus de Valérie, plus de Trierweiler, pas même de Massonneau; et puis hier tu as été réintroduite discrètement sous le nom d'un ancien mari (ça fait penser à la veuve Scarron) comme compagne du président (dame de compagnie aurait eu plus de classe).

Ta liberté d'expression a été réduite, tu as eu le droit, pauvre malheureuse qui rêve d'un mariage en grande ou petite pompe avec ton adoré dans l'intimité de l'Elysée, à annoncer que tu assisterais à la prochaine union de deux sodomites ! Toi qui imagine des voyages en amoureux dans des contrées lointaines, te voilà intimée de soutenir des zozos qui refusent la construction d'un aéroport.

Ta présence est rationnée : plus de sorties avec Monsieur Merkel, le duc d'Edimbourg ou l'homme de compagnie de Monsieur Elio di Rupo; oubliés les petits déjs et les promenades avec les copines, Elsa Antonioni-Monti, Elvira Fernandez Balboa-Rajoy,  ou Samantha Sheffield-Cameron. Maintenant ton quotidien ce sont les orphelinats, les hôpitaux, les bonnes oeuvres quoi (c'est du Madame de Maintenon tout craché).

Valérie sur ta lampe qui s'éteint j'écris ton nom.

Valérie sur ton lit coquille vide j'écris ton nom.

Valérie sur les murs de ton ennui j'écris ton nom.

Valérie sur ta solitude nue j'écris ton nom.

Tu es favorite, et tu as perdu ta liberté dans la torpeur du gynécée.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 19:33

Sous son aspect  bonasse, sans être persuadé que celà apporte un bien quelconque à la nation, Hollande nous envoie gentiment dans le mur.  Faute  de politique il nous la joue symboles :

- abolition de l'idée de famille en ridiculisant la notion du mariage, en anéantissant la notion de filiation en d'ébaubissant devant les familles recomposées;

- abolition de la liberté de circuler  : l'exil fiscal (quand est-il fiscal d'ailleurs ?) devient contraire à l'éthique, jusqu'au moment où il deviendra carrément répréhensible et sanctionné;

- abolition de la propriété, largement entamée par ses prédécesseurs,  et continuée dans l'enthousiasme avec   les idées de nationalisation temporaires (pourquoi pas éternelles) de morceaux qui conviennent à l'état, de réquisition des logements, de sanctuarisation des locataires au détriment des propriétaires;

- abolition de la liberté d'expression, elle aussi largement diminuée par ses prédécesseurs,  au nom de la non-stigmatisation de n'importe quelle communauté; il ne s'agit plus maintenant de protéger un quelconque ordre public en interdisant des propos séditieux ou insultants, il s'agit de brider la liberté de parler en considérant que certains mots ne doivent plus être prononcés;

- abolition de la liberté d'entreprendre; elle était déjà compromise, il la torture un peu plus en stigmatisant ceux qui gagnent, en écrasant fiscalement ceux qui réussissent.

- abolition de l'idée de nation en restaurant l'idée d'un suffrage censitaire : quelqu'un qui paie des impôts en France doit pouvoir voter même s'il est d'une autre nationalité. En poursuivant ce raisonnement il faudra rapidement imaginer de supprimer le droit de vote à ceux qui paient des impôts à l'étranger ou à ceux qui ont des difficultés à acquitter leur impôt en France.

- abolition de la démocratie réelle; les statuts (la Constitution) prévoyant un quinquennat, il n'est pas question que l'on revienne poser une question de confiance aux français entretemps : pas d'élections anticipée, et surtout pas de référendum; ils ont voté, et bien maintenant ils faut qu'ils avalent toutes les couleuvres du programme élaboré par des groupuscules.

Ah s'il pouvait, dans un éclair de lucidité, s'abolir lui-même.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 15:50

Yann Galut et d'autres députés proposent la déchéance de la nationalité française pour les exilés fiscaux. On pourrait aussi imaginer de les assigner à résidence dans notre pays pour les contraindre à payer leurs impôts. Ou encore leur confisquer les biens qu'ils auraient oubliés de délocaliser hors de France. Que ne ferait-on pas contre ces immigrés qui bafouent la liberté de contribuer à l'effort public. Comme le disait Saint-Just : "pas de liberté pour les ennemis de la liberté".

D'autres proposent ingénument que les mêmes exilés fiscaux paient ce qu'ils ont coûté à la France (une sorte d'exit tax); oui, mais alors il faudrait en déduire ce qu'ils ont versé au fisc et à la sécurité sociale depuis le début de leur carrière professionnelle; un tel calcul n'obligerait-il pas l'état à verser un "golden hello" à ceux qui fuient l'oppression fiscale de notre pays ?

Parmi les intouchables : Omar Sy s'en va faire de la promo pour son film aux Etats-Unis et y tourner on ne sait trop quoi; comme il nous l'explique "je me suis éloigné de la France pour me rapprocher des miens" ; les miens ? les siens ? ses picaillons ? Zinedine Zidane parfait son espagnol, se repait de sa popularité,  et nous bassine avec ses actions caritatives; Yannick Noah préfère nous assaisonner de tant de déclarations moralisatrices qu'il en oublie de déclarer au fisc ses comptes à l'étranger, et qu'il ne sait plus s'il est encore en France ou s'il s'est cassé en Suisse.

Ayrault  trouve Depardieu minable. Libération titre pour Arnault "Casse-toi riche con". Yann Galut les trouve sobrement égoïstes. Mais qui sont véritablement les minables cons ?  Ceux qui sont chassés de leur pays ou les grandes gueules qui aboient contre certains et se taisent pour leurs copains, qui éructent plutôt que de raisonner, qui suggèrent des règles à la fois indignes et inapplicables.

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