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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:49

Credo quia absurdum criait Saint Augustin. Oui c'est absurde d'aimer des psychopathes, des crétins, des vicieux, des paresseux, mais il le faut puisque je suis catholique (la tare d'être doté d'un coeur très peu compatissant !). Je ne suis certainement pas catholique parce que j'aime les autres, mais j'aime les autres parce que je suis catholique. Après une telle introduction, comprenez que l'étalage de bons sentiments (que je n'éprouve pas) m'exaspère à un tel point que je n'y vois que tartufferie. L'émotion non contenue devant le malheur de ceux qui sont éloignés de moi me laisse dubitatif si elle n'est pas stimulée par l'art d'un écrivain, le professionnalisme d'un journaliste, le talent d'un artiste, ou la possibilité d'exercer une action bénéfique. L'efficacité d'un sentiment ne se mesure qu'à la conjonction de la profondeur de celui qui exprime son malheur et la réceptivité de celui qui pourrait l'atténuer voire le prendre en charge.

Alors les rappels à l'ordre, les injonctions des bonnes âmes a pour conséquence incoercible d'éveiller en moi des sentiments fort peu chrétiens de haine : qui sont-ils pour donner des leçons de bonne conduite, que valent-ils pour s'ériger en guides des bons sentiments, quelles sont les preuves de leur bonne foi, de leurs actions, des effets de leurs actions ? La compassion a trop souvent remplacé les bonnes oeuvres, ce n'est pas un progrès; et la charité n'a d'intérêt que si elle n'est pas instinctive, l'action doit suivre la réflexion et pas l'inverse.

Voilà, j'ai déversé mon fiel, que j'ai peut-être en excès par rapport aux autres, mais je n'en suis pas si sur. Ce déballage n'a bien entendu aucune valeur éducative, morale, pédagogique, mais l'unique attrait de révéler aux personnes qui s'affichent "bonnes" qu'elles ne sont pas seules au monde, et qu'il leur faut savoir respecter les hommes sans qualités; en bref que l'agitation est à l'opposé de la perfection, que le bon coeur est mauvais conducteur, que l'amour ce n'est pas la compassion.

Pater meus, transeat a me calix iste.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 12:10

Après le triomphe de sa garde blanche qui dans un raid insensé, laissa les targui médusés, et lui rendit sa capitale de Tombouctou, alors Flamby se consacra lui-même Sonni ("le sauveur") du Mali.  Certes quelques hordes insoumises s'étaient retirés dans l'Adrar des Ifoghas, narguant le nouvel imperator dans leurs djebels poussiéreux, d'autres immondes chacals s'étaient camouflés dans l'anonymat de ruelles sordides des places conquises. Mais Sonni le Grand lança sa cruelle garde noire contre ces obscurantistes, réactionnaires, inféodés à un régime honni, qui refusaient l'avènement du nouveau soleil, symbole du progrès des recettes fiscales, de l'égalité devant le maître, de la corne d'abondance déversant ses bienfaits sur les plus fidèles.

 

N'en pouvant plus de ne pas proclamer aussitôt une gloire tant attendue, soucieux de profiter d'un bonheur peut-être éphémère, superbe d'en mettre plein la vue à des alliés qui ne l'avaient aidé que de doucereuses paroles,  Sonny le Grand fit son entrée triomphale dans la ville hurlant sa joie de retrouver enfin les bienfaits de la civilisation de consommation.

Pénétrant dans la ville sainte le porte-glaive El Drian, la lumière de l'Orient, revêtu du traditionnel tablier blanc, brandissait la truelle sacrée qui avait aplati les méchants.

Le suivait Quintus Fabius Maximus Ovicula (le mouton), bêlant son admiration pour celui qui l'avait asservi.

Sans importance, non considéré, issu de la vile tribu des Aï Rau, se trémoussait, en tentant vainement d'impressionner un public indifférent, le chef des Eunuques, le Petit Vizir.

Puis, glorieuse, royale, s'avançait la mère des négrillons, enrobée de ses châles, portant dans ses mains la calebasse où étaient enfermés les serpents qui sifflaient sa bravitude.

Derrière, le regard courroucé, la favorite, montrait fièrement ses seins pointés comme des obus sur ceux qui oseraient la défier; enragée de sa place médiocre elle balançait des mots aigres au tout venant.

Venait ensuite M'ST, la consacrée à Sol invictus, la redoutée maîtresse des chamans, celle qui connait les redoutables secrets qui guérissent des plaies de l'amour.

Dominant le cortège de son masque d'aigle, les cheveux bouclés voletant dans les tourbillons du vent des sables, on devinait le protecteur touche à tout du Monde Arabe, le membre viril de l'Institut.

Criant son adoration, incongrue dans ces étendues désertiques, trottinait la reine de la jungle, la magicienne maitresse des hyménées, qui savait faire enfanter n'importe qui.

Quasi incognito, le Prince des Asturies pensait et ne disait rien.

Et puis dans un tohu-bohu indescriptible à pied ou montés sur des chars rigolos, se trémoussaient les habituels suivants et suivantes : adoratrices de Sapho exhibant leurs appâts,  Sodomites sous la conduite de leur Bergé, saltimbanques intermittents, journalistes prenant religieusement des notes, et tout le menu peuple des arrière-cours du souverain, attachés, détachés, chargés, missionnés.

 

Ah Allah ! Que la guerre était jolie.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 10:15

Que des dérèglements de la sexualité se présentent comme un progrès des moeurs est ridicule : ils ne sont pas une découverte de notre époque; seul le regard des autres est devenu indulgent; le seul progrès n'est pas du côté des déviants, mais de celui des hétérosexuels qui tolèrent maintenant ce qui les dégoute toujours. Compatir n'est pas approuver.

Que la passion s'institutionnalise lui fait perdre son essence. L'amour entre deux êtres est un éclair qui n'a rien  voir avec les notaires, les maires, les curés, les caisses de retraite. Vouloir marier deux individus n'est pas la consécration d'un amour mais le fondement d'un projet de création d'une famille dans une tentative (souvent folle, infructueuse) de perpétuer au maximum cette union pour garantir l'éducation d' enfants désirés. L'amour dans le mariage est une condition utile mais pas nécessaire.

Que le consumérisme s'empare de la famille est une nouvelle couche d'infamie dont notre société se barbouille. La tétanie s'empare, chez nous, maintenant, de n'importe qui à l'idée que quelqu'un, quelque part, va posséder quelque chose auquel il ne peut prétendre. Comment admettre, qu'au nom d'un hédonisme égalitaire, l'impuissance conjuguée de deux partenaires à procréer aboutisse à légaliser une appropriation d'enfants d'autrui.

La non-stigmatisation des homosexuels n'implique ni l' approbation de leur conduite, ni leur mise en valeur dans une institution (le mariage) qui ne leur apporte rien sur le plan sexuel ou affectif, ni la consécration par l'adoption, la P.M.A., la G.P.A., d'un désir d'enfants qu'ils ont choisi par leurs pratiques de ne pas avoir.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 15:26

Hollande fut qui Mali panse. Un héros nous est né, un chef nous est donné.

Au fracas des Mirag' qui bombardent l'Adrar,

Superbe, maitrisant son parti qui s'effare,

Dans le Sahel ébloui,

l'Imperator flamby.

Un délire politico-médiatique entoure la décision du président de faire intervenir nos troupes au Mali : avec une mâle assurance certains nous assènent l'exigence de l'union nationale; mais enfin que diable, la mobilisation générale n'a pas été proclamée, personne ne nous a demandé d'apporter l'or caché dans nos matelas  à la Banque de France pour financer l'effort de guerre, il ne s'agit à tout prendre que de sauver le régime sans légitimité de Bamako. D'autres s'extasient sur l'esprit de décision du soi-disant aboulique : il a su renier ses promesses de campagne pour lancer nos braves pioupious dans un raid contre les méchants islamistes du Sahel; oui, mais pourquoi maintenant, pourquoi avoir attendu janvier, tout était en place depuis des mois pour qu'AQMI soit attaque le sud du Mali, soit tente de déstabiliser le Niger; attendait-on que les terroristes soient mieux armés, plus organisés logistiquement ? Et le concert de silence de la gauche humanitaire, droit de l'hommiste, sur la répression violente par l'Algérie de la tentative de prise d'otages d'In Amena ? Il faut souscrire au nom de la raison d'état ?

Comme tous les indécis il a pris sa décision trop tard : c'est Gamelin lançant ses troupes une fois que les allemands ont attaqué, après avoir attendu des mois derrière sa ligne Maginot. Il aurait du penser à la remarque de Mac Arthur : toutes les défaites s'expliquent en deux mots "too late".

Inaccessible aux leçons récentes de l'histoire, il n'a pas su analyser la difficulté de lancer des troupes au sol, suréquipées, contre des guérilleros sous-équipés pouvant se fondre dans la population ou se protéger par des boucliers humains. Les frappes aériennes, faites à temps, auraient pu au moins anéantir la logistique, en plein désert, des katibas de terroristes.

Il n'y a aucune raison pour ne pas critiquer une mauvaise décision, prise au mauvais moment.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 11:41

Qu'une caricature de sexualité soit pratiquée dans l'intimité de chambres ne dérange pas grand monde tant qu'elle n'implique pas l'exploitation ou la souffrance de l'un des partenaires; Marguerite Duras en déclarant que "plus encore que son amant l'homosexuel aime l'homosexualité" ne traduisait-elle pas profondément que ce type de relation n'est qu'une ébauche, une tentative de réalisation angoissée d'un absolu que certains sont inaptes à atteindre. Que cette caricature soit présentée comme devant recevoir une approbation de la part de ceux à qui elle ne plait pas relève d'un exhibitionnisme guère surprenant; mais il y a une différence à respecter entre supporter (nécessaire), et accepter (possible mais non obligatoire) voire cautionner (pas obligatoire du tout). Plus insidieuse a été l'idée que ceux qui pratiquent ces contrefactions veuillent établir un droit des contrefacteurs à bénéficier d'une égalité avec les non-simulateurs : ils veulent d'abord bénéficier des avantages de la solidarité nationale, puis ils veulent pouvoir hériter; ce fut l'idée d'un PACS élargi aux homosexuels. La logique du système s'est imposée d'elle-même après, car après tout il ne s'agit que d'un degré de plus dans un raisonnement pervers : après les droits pécuniers, il faut entériner le droit à la famille et vient la proposition du mariage qui consacre le faussaire dans la vie sociale. Et la navette se dévide encore : ils ne peuvent pas avoir d'enfant ? Qu'importe ! Qu'ils puissent en obtenir par l'adoption, la PMA et la GPA.  La mascarade bat son plein, et les bateleurs tournent autour de la scène en criant que la pièce est géniale, qu'elle a déjà eu beaucoup de succès dans quelques pays étrangers, que c'est un must pour les gens branchés. Mais  en réalité ce n'est qu'une farce, un numéro de café théâtre. Pas drôle puisqu'elle fait participer au spectacle des enfants qui n'ont pas demandé à y jouer. Sinistre quand elle tente de faire croire que le mensonge est l'essence du progrès. Pesante à nous ressasser que ne pas participer au triomphe de cette représentation biscornue est le signe de la haine, de l'homophobie, de la réaction cléricale, de l'incompréhension de l'évolution des moeurs.

Si l'évolution des moeurs est l'acceptation du mensonge, de son installation dans les institutions, de sa reconnaissance comme une perfection éthique, eh bien je suis hostile à l'évolution de ces moeurs là.

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 17:25

Hollande déclare le 10 janvier 2013, à propos de l'assassinat de trois activistes turcs :  "C'est horrible, (cela touche) directement trois personnes dont l'une (était) connue de moi et de beaucoup d'acteurs politiques, car elle venait régulièrement nous rencontrer".

Le président de la France trouve normal de rencontrer une représentante d'un mouvement inscrit par nos alliés (Turquie, mais aussi Etats-Unis) sur une liste d'organisations terroristes. Ou il est cynique et considère que les traités signés par la France sont des chiffons de papier; mais encore faut-il qu'il ait un motif puissant pour offenser ainsi deux états importants; où plus probable il se prend pour une sorte de Danièle Mitterand entichée de kurderie , mais il devrait se souvenir que ce n'est pas lui la "première dame".

Hollande promet le 9 juillet 2012 aux représentants de la communauté arménienne le vote d'une nouvelle loi pénalisant la négation du génocide arménien.

Le président de la France trouve normal de mettre à l'index un état plutôt démocratique qui a certes un peu de mal avec son histoire. Encore une offense gratuite envers les turcs pour un profit que l'on ne saisit pas très bien; à moins qu'il ne considère qu'il est de bonne politique étrangère de satisfaire un groupe de pression en France. Et si notre pays avait accueilli des immigrés Manhattan, membres de la grande tribu des Delaware, rescapés des massacres, aurait-il fallu mettre à l'index les Etats-Unis pour leur génocide des Indiens ?

A travers ces deux exemples, apparaît l'inconsistance d'une politique étrangère avec un pays qui joue un rôle majeur en Méditerranée, Proche-Orient et sud de l'Europe. La Turquie réagit très mal à ces piqures : elle ne les comprend pas; nos deux pays ont des objectifs communs évidents, ramener la paix  en Syrie, au Liban, développer des liens économiques déjà très nourris, se méfier de l'impérialisme iranien, jouer les intercesseurs entre Israël et le monde arabe, promouvoir des régimes apaisés dans le monde arabe. Mais le mot de Turquie n'a pas l'air d'exister dans la bouche de notre chef de l'état. Il imagine vaguement une visite, mais préfère d'abord se consacrer à nos anciennes colonies. Il est trop vieux dans un monde trop jeune pour lui. L'avenir d'aujourd'hui, autour de la méditerranée se situe aux deux extrémités de ce bassin : le Maroc et la Turquie; les deux pays qu'Hollande a choisi d'ignorer, il préfère une Algérie, sans aura, sans prestige, emprisonnée dans une rente pétrolière exploitée par quelques nomenklaturistes. Il néglige, pire il offense gratuitement, un pays influent, débouché des riches royaumes pétroliers de l'Asie Centrale, pont entre l'Orient et l'Europe, à l'économie dynamique, au peuple avide de se développer par son travail.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:41

Petroplus

- mots qui ne veulent rien dire de François Hollande s'adressant aux salariés de cette entreprise : " Vous êtes le symbole du comportement des banques qui ont été renflouées à bien des occasions et qui, quand on fait appel à elles, se désengagent et se mettent aux abonnés absents" (?!) ou encore :"Nous avons le devoir de tout faire pour rechercher un repreneur dans les meilleures conditions". Hors sujet de A à Z : le problème n'est pas de sauver une raffinerie, mal située à l'intérieur des terres, n'ayant pas bénéficié d'investissements de productivité depuis des décennies; il est de savoir comment développer l'outil de raffinage existant encore au Havre, à Nantes, à Marseille; Il est d'analyser pourquoi prospèrent celles d'Anvers et de Rotterdam et d'en tirer des leçons.

Virgin

- mots sans queue ni tête d'Aurélie Filipetti à ce propos : "(Les magasins comme Virgin Megastore) sont "soumis à une véritable révolution et à une concurrence déloyale qui est le fait, il faut bien le dire, de certaines grandes entreprises de type Amazon". La pauvre chérie mélange deux sujets qui n'ont strictement rien à voir; d'une part l'abus de droit pratiqué par des sociétés comme Amazone leur permettant de ne payer aucun impôt en France, mais ayant innové depuis des années dans la relation avec les clients ; d'autre part la fin d'un modèle de distribution archaïque symbolisée par la FNAC et sa caricature que fut Virgin : espèces de dinosaures qui ont écrasé les petits commerces (librairies, disquaires) sans apporter une once de service en plus. Ce qu'on attendait de la péronnelle, c'était un cri de soulagement que disparaisse enfin un de ces établissements surannés, et de se préoccuper de comment revitaliser le tissu existant des commerces de culture de quartier ou de niche, ou de lancer le FSI sur de nouveaux projets innovants de distribution.

Florange

- gestion incohérente du dossier des hauts-fourneaux de Mittal à Florange;  la seule obsession du gouvernement a été de sauver des emplois sans se poser au préalable la seule qui question qui vaille : existe-t-il une rationalité économique à conserver ce type d'outil là où il est ? La réponse étant non suivant un avis quasi général, il fallait passer à la question suivante : comment maintenir et développer les installations sidérurgiques encore économiquement viables sur e territoire français. La seule négociation intelligente avec Mittal n'était pas de lui demander d'aller investir sur un site dépassé mais de concentrer de nouveaux moyens sur les hauts fourneaux et l'aciérie de Dunkerque.

Peugeot

- gestion calamiteuse de la situation critique du constructeur par le flamboyant Montebourg; qui a oublié ses premières déclarations : "l'Etat ne laissera pas faire", puis ses secondes en septembre "il faut renégocier, reformater, et réduire le plan social" ? Erreur d'analyse, erreur psychologique; la situation depuis s'est encore aggravée pour Peugeot, après les attaques injustifiées qu'il a eu à subir, puis les bâtons dans les roues que l'administration s'ingénie à lui mettre. Mais au lieu de songer aux moyens de relocaliser la construction d'automobiles en France, le gouvernement a continué de tirer sur l'ambulance : malus écologique qui va frapper les deniers modèles encore fabriqués par Renault et Peugeot dans des usines françaises, abandon de la TVA sociale qui avait l'avantage de renchérir les modèles importés alors que les modèles français auraient pu bénéficier d'un allègement de charges sociales.

 

Dans ces quatre exemples fortement médiatisés, le gouvernement inspiré par le président a failli :

- erreur de diagnostic sur les raisons de ces désastres : mauvaise localisation des établissements (pour Florange  et Petroplus sans accès maritime pour leur approvisionnement en matières premières), absence d'avenir des productions ou services (évident pour Virgin, mais aussi pour Petroplus et Florange), absence de compétitivité (Peugeot à Aulnay)

- manipulation des médias avec une recherche de tête de turc qui est généralement l'actionnaire, ou le concurrent qui a réussi;

- incapacité de trouver des solutions autres que celle de sauver des emplois de toute façon condamnés à terme;

- inaptitude à revêtir les vêtements d'un état stratège qui tente de trouver des solutions pour relancer l'activité concernée ailleurs ou autrement : qui ne souhaite avoir en France des raffineries sophistiquées capables de traiter des coktails de brut vaiés, des aciéries fournissant des aciers de haute qualité, des constructeurs automobiles experts dans le haut de gamme, des distributeurs innovants ?

- incohérence des décisions prises comme l'abandon de la TVA sociale, l'aggravation du malus écologique, l'inaptitude à flexibiliser le marché de l'emploi, la chasse aux sorcières contre les entrepreneurs tant sur le plan de la fiscalité personnelle (taux confiscatoires, taxations exorbitantes des plus-values) que sur celui de la fiscalité des entreprises (limitation de la déductibilité des intérêts), l'assèchement du financement de l'économie par une imposition extravagante des revenus du capital.

Un festival, une boucherie, un Waterloo, je ne sais plus quels termes trouver pour qualifier la politique industrielle menée en France aujourd'hui.

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 15:41

Faux cul ou Franc-maçon. Nous voilà revenus, par l'entremise de Monsieur Peillon, aux plus belles heures de la guerre contre l'Eglise Catholique, la pieuvre noire. "L'enseignement (catholique) doit respecter le principe de neutralité" déclame-t-il. D'où sort ce principe de neutralité ? Que signifie-t-il ?  Il serait interdit à l'intérieur d'une école confessionnelle de rappeler, voire d'enseigner, quels sont les principes de l'église, sa doctrine ? La seule chose qu'on peut demander à un enseignement est d'être respectueux des consciences de chacun, ne pas être haineux, ne pas invectiver, mais pas d'oublier ce qui fait la justification de l'existence de telles écoles. L'expression de la haine du catholicisme reste encore une des missions favorites du franc-maçon.

Pour faire bonne mesure le ministre explicite son propos "N'oublions jamais que nous avons affaire à des adolescents et que les tentatives de suicide sont cinq fois plus fréquentes chez les jeunes qui se découvrent homosexuels que chez les autres". L'odieux du propos mérite d'être relevé : il accuse tout tranquillement l'enseignement catholique de persécution envers des adolescents hésitants sur leur orientation sexuelle. Dans quelle république vivons-nous pour qu'un ministre s'autorise à stigmatiser tout un monde d'enseignants, au prétexte qu'ils pourraient ne pas être d'accord avec un projet de loi gouvernemental, et l'exprimer. L'amalgame est l'arme des faux-culs.

Ces déclarations scandaleuses sont dans la ligne droite de la communication gouvernementale choisie depuis des mois : il faut discréditer à tout prix toute tentative d'opposition; elle ne peut émaner que de gens haineux, irresponsables, renfermés sur leur certitudes. C'est la lutte de la lumière contre l'obscurité, le Bien contre le Mal. Pour un état qui se targue d'être démocrate, à l'écoute des citoyens, soucieux de discussions, la démonstration est parfaite : l'opinion des autres lui est insupportable. Monsieur Peillon est certainement franc-maçon et faux cul, il n'est surement pas démocrate.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 13:28

Que les meilleurs voeux 2013 accompagnent ceux qui en 2012 :

-  économistes, ont réfléchi avec honnêteté et clarté sur les remèdes possibles à la crise que nous traversons : Christian Saint-Etienne et Agnès Verdier-Molinié ;

- acteurs, ont joué avec tant de talent pour notre plaisir :  Jean-François Balmer (Henri IV dans la pièce de Daniel Colas) et Maggie Smith (la comtesse douairière de Grantham dans Dowtown Abbey);

- sages, ont tenté de porter des messages nuancés et ont été interprétés de façon caricaturale par leurs commanditaires politiques : Louis Gallois (rapport sur la compétitivité française), et Didier Sirard (rapport sur la fin de vie);

- créateurs, m'ont passionné comme Ken Loach (The Angel's share), Vincent Gaudé (Pour seul cortége); chacun s'est essayé dans le conte aux franges d'une expérience vécue;

- révoltés, se sont immiscés dans la politique lorsqu'elle se dévoie dans le "sociétal" : Frigide Barjot et Gilles Bernheim; ils n'ont pas hésité à affronter médias complaisant et politiciens sectaires pour dire leur vérité;

- musiciens, m'ont enchanté comme le quatuor Prazakh (interprétant Shubert à Perros-Guirec), ou le pianiste Boris Berezovsky (répétant un concerto de Prokofiev à Pleyel); métier, fougue, communion entre musiciens;

- entrepreneurs, ils ont poursuivi leur tâche de réorganisation de leur groupe malgré les quolibets, les insultes : Christophe de Margerie (PDG de Total), Philippe Varin (PDG de Peugeot-Citroën);

- enfin tous ceux qui ont voulu exprimer leurs talents avec honnêteté.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:22

Gouverner c'est voler disait Caligula. Pas de problème pour les éminences socialistes qui ont fait les poches des citoyens avec zèle au prétexte qu'il faut rembourser les dettes accumulées par des prédécesseurs incontinents. Pas de justification donnée à l'oubli de la réduction des dépenses; il faut dire que dans le discours des sommités socialistes elles sont réduites les dépenses : dès le budget 2013 avec la notion que l'on considère comme diminution des dépenses la différence entre une augmentation imaginée et une augmentation budgétée; pour les années qui suivent avec des promesses de réduction de dépenses ambitieuses  mais dont personne ne sait encore d'où elles vont provenir et que des comités Théodule sont chargés de trouver. Et s'ils ne trouvent pas, et bien on fera payer un peu plus ceux qui n'en peuvent mais.

Touchez pas au grisbi écrivait Albert Simonin. Phrase célèbre qui traduit bien le sentiment de nos gouvernants d'aujourd'hui : il faut protéger à tout prix la fonction publique, ses salaires viagers, les augmentations déconnectées du mérite, le service public qui camoufle arrogance et paresse des ronds de cuir, la dévotion à l'état qui enrobe l'oppression au quotidien de ceux qui n'en sont pas. Une caste a fait main basse sur le pouvoir : elle sait organiser et mobiliser ses troupes en particulier à l'Education Nationale ou à l'hôpital, elle réserve en pratique l'éligibilité à ces gens de la fonction publique,  elle monopolise pour ses troupes les postes de l'exécutif.  Il faut protéger le grisbi : les dépenses du char de l'Etat.

Mane, Thecel, Phares prophétisait Daniel. Mane : les jours de la présidence socialiste sont comptés, car on n'a jamais vu que des profiteurs n'aient pas à rendre compte, et gorge, tôt ou tard. Thecel : la légèreté des éminences qui nous gouvernent s'inscrit tous les jours dans l'absurdité des décisions, leur incohérence, l'absence de vues à long-terme, et cette légèreté abrégera d'autant plus vite la durée de ce régime. Phares : cet état obèse, accapareur, boursouflé, oppressant, sera réduit, ces politiques jouisseurs de leurs privilèges, surs de leur théories, haineux de tous ceux qui ne leur ressemblent pas, envieux de ceux qui réussissent malgré eux, oublieux des délaissés de la société, des anonymes non syndiqués, des indifférents non encartés, disparaîtront.  Que ceci soit le meilleur voeu pour 2013.

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