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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 12:32

Parmi les députés de la majorité à l'Assemblée, quelques uns ont voté contre le texte sur le mariage pour tous, ou se sont abstenus. La plupart ont expliqué publiquement les raisons de ce choix. Voici quelques extraits de leurs prises de position.

Bernadette Laclais députée maire PS de Chambéry, membre de la commission des affaires sociales, célibataire, catholique (?), vote contre

"Si l'extension du champ de l'adoption va de soi pour un enfant de l'autre conjoint issu d'une première union, est-il recevable de s'interroger sur la pertinence qu'il y aurait à créer par la loi une extension des situations dont on sait qu'elle posera très vite la question de la PMA et de la GPA ?" (in Tribune dans le Monde.fr du 8/11/2012)

Jérôme Lambert député PS  de Jarnac (petit-neveu de Mitterand), ancien de la JEC , vote contre

"Dans le cas d'un couple homosexuel, la filiation doit se matérialiser par le lien qui unit un enfant avec son vrai parent, mais pas avec les deux ... pour créer un lien d'ascendance il fau impérativement deux sexes différents"

Patrick Lebreton député maire de St Joseph à la Réunion, vote contre

Lui est allé jusqu'à dire qu'il ne célèbrerait pas d'union homosexuelle dans sa mairie. (www.ipreunion.com)

Gabrielle Louis-Carabin député PS de la Guadeloupe, vote contre

"Un enfant a besoin de savoir qui est son père et qui est sa mère"

Marie Françoise Bechtel, députée PS de l'Aisne, ancienne directrice de campagne de Chevènement s'abstient :

"La nouvelle loi reconnaît-elle un besoin social qu’il n’était plus possible de réfréner ? C’est le point de vue de certains ardents défenseurs du texte. Je n’y crois pas pour ma part et c’est un premier motif de mon abstention. Associations et porte-parole virulents ont sans doute largement confisqué l'opinion réelle du pays et trop impressionné les auteurs du projet.."

"Le principe d’égalité n'oblige pas à un traitement identique de situations différentes"

"Filiation et parentalité sont deux droits distincts, comme le sont l'acte de génération et l'acte d'éducation. En les assimilant par l'uniformisation avec le droit actuel du mariage, on ouvre plus de questions qu’on n’en résout et on le fait alors que d’autres solutions étaient possibles"

Jean-Luc Laurent, député PS du Val de Marne maire du Kremlin-Bicêtre, ancien chevènementiste s'abstient

Jean Philippe Mallé, député PS des Yvelines comme suppléant de Benoit Hamon, s'abstient

"C'est non pour le mariage, non pour l'adoption, non pour la procréation médicale assistée"

"Je me retrouve dans les positions de Sylviane Agacinski"

Dominique Potier député PS de Meurthe et Moselle, s'abstient

"Mais outre la méthode, mon désaccord le plus profond porte sur la rupture du lien entre la filiation biologique et celle inscrite dans le Code Civil.

Au-delà de ce débat législatif, je suis, avec d’autres, attentif aux risques d'une société qui privilégierait les droits et désirs individuels au dépend des repères constitutifs du bien commun et de la protection des plus fragiles."

Nestor Azerot député radical,  maire de Sainte-Marie à la Martinique, vote contre

« Moi, issu d’un peuple opprimé, où le système refusait à un homme et à une femme de se marier légitimement, où le mariage est une conquête de la liberté […] c’est parce que je suis un homme de gauche que je préfère l’humain à ce que sous-entend ce texte. Je ne [le] voterai pas »

Patrice Carvalho député PC de l'Oise vote contre

"Avec le pacs, ces gens sont protégés, avance-t-il.Un mariage, c'est entre un homme et une femme."

Alfred Marie Jeanne député indépendantiste de la Martinique, vote contre

soutient la position de son collègue Nestor Azerot

Jean-Philippe Nilor député indépendantiste de la Martinique, vote contre

soutient la position de son collègue Nestor Azerot

Gabriel Serville député radical de la Guyanne, s'abstient

 

La conclusion est que la plupart des arguments des parlementaires de l'opposition contre ce projet sont repris par ces députés de gauche. Ils sont même parfois plus catégoriques qu'eux. Il faut noter qu'ils expriment en plus, très souvent, une critique du parisianisme des idées contenues dans cette loi et du mépris sous-jacent des opinions de la province et encore plus de l'outre-mer. La critique la plus virulente, quoique exprimée avec beaucoup de mesure, vient de Marie-Françoise Bechtel (qui pourtant ne s'est qu'abstenue !)  qui dénonce l'absence de besoin réel, la manipulation sur la notion d'égalité,  et l'imperfection d'un texte qui va plus susciter de difficultés qu'apporter des solutions.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 17:34

Depuis les orgies du bon époux, bon père de famille Strauss-Kahn, depuis les faux-serments  du fiscaliste Cahuzac, depuis les larcins dans les caisses publiques des fidèles commensaux des Bouches du Rhône et du Pas de Calais, tous réalisés sous l'ombre tutélaire de leur Dieu, de leur grand inspirateur François Mitterrand grand tricheur devant l'Eternel, il fallait quand même rénover la baraque socialiste. Alors pour cacher toutes ces laideurs, quoi de mieux que la feuille de vigne de la moralité. Vincent Peillon, appelé à l'aide par son président, nous fait cadeau sur le site de son ministère d'un rapport  sur l'enseignement laïque de la morale.

Dans une lettre de mission aux auteurs du rapport, le ministre leur demande de "définir les grands principes qui pourraient inspirer de nouveaux programmes portant sur l'enseignement de la morale". On ne comprend pas très bien ce que demande le ministre : une définition de la morale, une définition des systèmes d'enseignements (mais sans définir l'objet de l'enseignement), une méthode pour arriver à définir un système d'enseignement ?

Avec ce paquet de nouilles, les auteurs nous servent un plat indigeste. Fallait-ils qu'ils traitent de la politesse élémentaire, du simple respect qui permet de vivre ensemble, mais à quoi bon un rapport pour parler d'évidences; fallait-il qu'ils traitent des lois de la république, sa constitution, son organisation,  mais c'est couvert par l'éducation civique qui n'a d'autre prétention qu'une description des droits et devoirs des citoyens. Alors qu'allaient-ils touiller dans leur casserole ?

Surprise,  il n'est jamais question de vérité à retrouver dans les mathématiques, de beau dans l'art, de courage physique dans le sport, de courage moral chez Corneille ou des grands résistants, de vertu chez Plutarque ou de Gaulle, de bonté chez les saints; à croire que les enseignants n'ont jamais rien appris dans leurs disciplines respectives, ou qu'ils sont incapables de restituer ce qu'ils auraient retenus.

Il est curieusement question de liberté, d'égalité, de fraternité, mots intéressants mais dont on ne voit pas bien ce qu'ils ont à voir avec la morale. L'égalité surtout semble devoir être le maître mot de cette morale laïque.  Mais l'égalité est une doctrine politique. Elle est l'essence de la démocratie lorsqu'on la déclare applicable aux droits politiques d'un citoyen; mais la démocratie n'est qu'une option politique parmi d'autres (exécrable, mais la moins mauvaise connue à ce jour), et je ne vois pas au nom de quel principe il faut tenir pour immoral tout autre régime, ou a fortiori tenir pour moral le fait de prendre la majorité comme indicateur du bien absolu . Et si l'on décline l'égalité au-delà, en égalité sociale, en égalité des consommateurs, en égalité de revenus, en égalité entre personnes physiquement différente, on aborde d'autres sujets, très intéressants, mais qui n'ont absolument rien à voir ni avec la "morale du quotidien", ni avec la morale individuelle. On est dans l'expression d'une philosophie égalitariste qui considère que toute personne en vaut une autre, qui veut niveler toutes les différences, voire les nier; une philosophie de la peur des différences qui tente de les noyer dans une relativisme unniversel.  

Ce rapport prône une idéologie, parfaitement respectable, mais dont on ne voit pas nécessaire qu'elle devienne un catéchisme. Il faut l'arrogance d'un Peillon pour tenter d'imposer sous la dénomination fallacieuse de "morale laïque" un corpus qui ne relève pas de la morale et qui se baptise laïque parce qu'il est dans la lignée de Baboeuf et de Marx.  Peillon est au mieux dans la pitrerie (une peillonerie de plus ?) ou au pire nous raconte des salades (une peillonade à dénoncer !).

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 17:02

 " Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée."

Lui président de la République n'a pas reçu Mr Mariton qui voulait lui parler au nom de plus d'un million de manifestants et comme porte parole de son groupe politique dans les discussions sur le mariage pour tous.


"Moi président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur."

Lui président de la République a oublié dans ses discours et interventions qu'il avait un premier ministre.


"Moi président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti, dans un hôtel parisien."

Lui président de la République a utilisé un aventurier qui domicile ses sociétés aux Iles Caïmans pour collecter les fonds de sa campagne.


"Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l'avis du Conseil supérieur de la magistrature n'a pas été dans ce sens."

Lui président de la République n'a pas compris que la justice n'est pas rendue par le parquet.


"Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes."

Lui président de la République n'a pas besoin de nommer des présidents de chaîne publique puisque les jour"nalistes de ces chaines se targuent d'être de gôche.


"Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.

Lui président de la République demande à ses ministres des déclarations de patrimoine exhaustives et  vérifiables, sans s'appliquer cette règle à lui-même qui a fourni une déclaration de patrimoine non exhaustive et non vérifiable.


"Moi président de la République, j'aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’État ; je le ferai réformer, de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances."

Lui président de la République sera au pied du mur lorsque sa maîtresse passera devant les tribunaux pour justifier du non remboursement de tous les frais engagés par la présidence à son profit.


"Moi président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes."

Lui président de la République enfreint deux fois la loi :

1° il n'a pas à constituer de gouvernement, c'est au premier ministre désigné de le faire,

2° il n'a pas à imposer à son premier ministre de discrimination entre hommes et femmes dans le choix de chaque ministre, c'est illégal.


"Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts."

Lui président de la République prend comme ministre du budget un médecin connu pour ses activités au noir.


"Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche."

Lui président de la République considère que conseiller municipal, conseiller régional, conseiller régional etc... ne sont pas des mandats locaux.


"Moi président de la République, je ferai un acte de décentralisation, parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés."

Lui président de la République n'a toujours pas fait cet acte de décentralisation. Et lorsqu'il crée une banque d'investissement d'état, elle est nationale et non régionale.


"Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation."

Lui président considère que certains acteurs ne sont pas "sociaux" et donc n'ont pas à être considérés : les entrepreneurs, la finance, les riches, les familles, les ouvriers qui font des heures supplémentaires, les propriétaires de biens locatifs, les enfants à adopter, les petits délinquants de la route, les pêcheurs, les paysans, les petits commerçants,


"Moi président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie, et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats citoyens."

Lui président de la République refuse un grand débat sur la famille.


"Moi président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections non pas de 2012, mais celles de 2017, car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées."

Lui président de la République considère qu'il ne faut pas faire appel au peuple par voie de référendum ou de dissolution de l'Assemblée lorsque la défiance envers son action s'est installée.


"Moi président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout, et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français. "

Lui président de la République ne nous dit rien sur sa vision de l'Europe, sur sa vision de la France de demain, il nous assomme de ses discours sur la transparence des patrimoines des ministres et députés; il n'a pas le temps d'aller à la rencontre de gens qui manifestent quotidiennement, il a  le temps de rencontrer la France à la préfecture ou dans un coin protégé de l'aéroport de Roissy.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:49

Vers midi flash de désinformation de Claire Servajean sur France-Inter : en résumé, les manifestations contre le mariage pour tous sont caractérisées par leurs dérapages, leur propension à l'homophobie, leurs atteintes à la liberté de circulation des ministres.

Elle n'appelle pas ce discours du sectarisme : elle n'a cure des braves gens qui croient que le droit de manifester est constitutionnel, elle ne s'attache qu'aux rares incidents qui ternissent la réputation de la foule des marcheurs tranquilles. Et que je t'en mets une tartine sur une attaque d'un bar gay, qui n'a rien à voir avec une manifestation et relève seulement du fait-divers sordide; et que je te plains ces pauvres excellences qui sont obligés de cacher leurs déplacements; et que je t'en mets une louche sur les mots de rappel d'Hollande qui fustige l'homophobie (lui aussi joue à dramatiser pour tenter de jeter le discrédit sur la mobilisation contre sa loi).

Son seul invité est un des rares députés de l'UMP qui a voté pour le projet de loi. Ses question sont orientées par une haine viscérale  : monsieur Apparu vous-a-t-on menacé ? (elle, est déçue, le député répond que non). Monsieur Apparu ne trouvez vous-pas que les leaders de votre parti n'ont pas assez stigmatisé les débordements (lesquels ? Il y a t-il eu des voitures brulées, des membres des forces de l'ordre agressés, des barricades quelque part ?); ce à quoi le député a été obligé de répondre que Fillon et Coppé tout en soutenant les manifestants avaient condamné tout recours à la violence et à l'insulte. Monsieur Apparu, tout partisan qu'il était de la loi, a bien été contraint de lui rappeler que tant d'indignation ne s'exerçait pas contre les débordements des manifestations d'ouvriers ou de jeunes.

Que croit-elle incarner : la voie du progrès vers l'égalité (si tant est que nier des évidences en est un),  la conquête d'un nouveau droit (celui des enfants de ne plus savoir qui les a engendré) ?

Croit-elle incarner la voix de la démocratie. Elle est absurde, le droit de manifester n'est pas une exclusivité de quelques ouvriers à la limite de la voyouterie (Aulnay, Arcelor), de quelques paysans chez qui c'est une tradition, ou de quelques étudiants ou lycéens manipulés par leurs professeurs.

La sainte Nitouche est la digne représentante d'une radio, France-Inter, qui a perdu les pédales.

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 20:40

Devant le déballage des misérables avoirs de la plupart des ministres, la première réaction est d'être perplexe. Puis vient rapidement la sensation que l'on se trouve devant une bande de minables. Depuis presqu'un an ils étalent leur insuffisance publique, mais on voit qu'avec horreur ils sont pour la plupart incapables de gérer leur patrimoine privé, ils sont  pour beaucoup d'entre eux inaptes  la vie de famille.

La confirmation arrive brutale de ce que l'on soupçonnait : des médiocres, des ratés de la fonction publique (26 sur 37 vivent sur des deniers en disposant de sinécures), des vieux crocodiles de la politique (7 sont entrés en politique active depuis plus de 30 ans , 10 depuis plus de 20 ans , 6 depuis plus de 15 ans, ceux qui n'ont pas cette longévité sont uniquement sous-ministres); non pas une élite, mais une caste de gens qui ne sont ni entrepreneurs (si, une, mais elle est sous-ministre), ni ingénieurs, ni industriels, ni commerçants, ni artisans, ni ouvriers, ni paysans.

L'information n'étonne pas : à part deux, aucun n'investit dans une activité économique quelconque. Ils sont hors de la vie économique, ils ne s'y intéressent, ils ont peur d'elle. Et ils veulent nous donner des leçons, nous parler de leur culture de terrain, nous dire leur vécu. Ils veulent nous parler de long terme, de futur, et pour certains on se pose légitimement la question de savoir comment ils vont boucler leur fin de mois.

Le problème n'est pas qu'il y ait trois ou quatre riches dans ce gouvernement, c'est qu'il y ait autant de pauvres, et qu'ils comptent sur les logements de fonction, les voitures de fonction, les employés de fonction, les voyages gratuits. A eux qui n'ont guère réussi, les ors de la République. Triste image qui heureusement ne va pas redorer leur blason mais indiquer leur véritable stature, celle de d'une vermine qui vit misérablement des impôts des autres.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 16:15

Ce rapport a été commandé par Madame Vallaud-Belkacem. Elle en est tellement fière qu'il est consultable sur le site de son ministère des droits de la femme. Lecture édifiante.

Même approche de l'égalité que dans le mariage pour tous : nier les réalités physiques et psychologiques pour affirmer le primat de la volonté; comme on est parent non pas parce qu'on peut l'être mais parce qu'on veut l'être, le même raisonnement est appliqué aux enfants  de la crèche : ils doivent avoir les comportements qu'ils veulent avoir et non pas ceux qui sont naturels à une future femme ou un futur homme.  L'idéologie sous-jacente est patente : que l'orientation sexuelle de chaque individu s'éveille le plus tard possible.

Absence des parents et de leur rôle dans ce rapport : les seuls spécialistes sont les pédagogues et autres assistants. Pour mieux exprimer leur méfiance (ou leur antipathie) du cocon familial, les auteurs inscrivent à deux reprises dans leur rapport cette phrase qui éclaire sur leur volonté d'embrigadement : " nombre d'enfants de cette tranche d'âge ...  échappent à l'influence d'une action publique : ce ne sont que 30% des enfants qui sont accueillis par des intervenant professionnel ...". Cette méfiance des géniteurs laisse d'ailleurs ouverte la question : les auteurs du rapport ont-ils des enfants ?

Jargonisation bien dans le style des ultra -féministes. Le meilleur exemple de ces dérapages est "la castration psychologique opérée aux dépens des filles" que les auteurs croient déceler dans l'éducation actuelle de la petite enfance; les pauvres chéries seraient incitées à jouer à la poupée, au lieu de se battre avec des sabres de plastique. Jargon soutenu par un postulat particulièrement faible : sont qualifiés de stéréotypes ce qui ne plait pas aux auteurs, et de catégories ce qu leur convient.

Aveu de leur acceptation, avec des réserves qui hésitent entre le cynisme et le ridicule,  à la théorie du genre : "la mission n'a pas fait le choix d'adopter une position de neutralité totale ... à la fois parce que la société ne peut entendre un tel message aujourd'hui et pour ne pas enlever toute légitimité  la question de la différence des corps dans le développement du petit enfant".

Qui a demandé à la ministre de se focaliser sur ce sujet ? Comment se fait-il qu'elle laisse s'introduire en France une théorie aussi discutable ? Pourquoi ne pas voir dans cette logorhée  une atteinte aux droits les plus fondamentaux de parents : donner, transmettre des valeurs qui ne sont pas nécessairement celles d'experts en pédagogie ? Que cherche le ministre : crée un nouveau clivage dans la société entre ceux qui préfèrent confier l'éducation de leurs enfants à des pédo-spécialistes et ceux qui préfèrent faire confiance à leurs expériences propres et leurs intuitions personnelles ?

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 11:00

L'obsession de la vertu telle qu'elle est enseignée par Edwy Plenel fait horreur : impunité des délateurs (la monstrueuse protection de sources), supplice du carcan en place publique pour des gens hâtivement jugés par les journalistes (inefficacité du droit de réponse).

La vénération de l'enfer fiscal dont les profiteurs du système se font les propagandistes est totalitaire  : une horde de fonctionnaires qui vit sur la bête a érigé  en péché contre le peuple entier toute velléité de ne pas contribuer à leur bonheur de rond de cuir.  La territorialité de l'impôt a été oubliée au profit de l'attachement du contribuable à la glèbe.

Le culte de la transparence est la soumission au voyeurisme :  fouille des vies privées, extorsion de photos, enregistrements,  mille petits secrets misérables qui sont notre lot commun sont étalés à la grande satisfaction des envieux, des manipulateurs, des impuissants. Que Gilles Bernheim ait ou non une peau d'âne, qu'importe si ce qu'il a écrit ou réécrit est intéressant ?

Les codes d'éthique ne sont que les béquilles d'organisations qui ont abandonné la morale individuelle, le respect de soi et d'autrui au profit de notions vasouillardes de morale d'entreprise, de morale républicaine : valeurs bâties sur le sable d'histoires peu édifiantes. L'éthique d'Exxon fait rire lorsque l'on revisite les conditions crapuleuses de sa naissance. Les valeurs républicaines ne sont que le patient camouflage de deux siècles d'errements, de renoncements, de lâchetés.

Les conflits d'intérêts sont l'âme de la vie. A tout instant chacun doit décider entre son intérêt égoïste et ce qui serait bénéfique pour l'autre. Il faut sanctionner lorsque des malandrins vendent leur âme, il ne faut surtout pas prévenir. La manoeuvre claire de l'oligarchie fonctionnaire qui nous gouverne est de fortifier encore leur pouvoir en éliminant de toute fonction élective ceux qui ne sont pas de leur corps : tout entrepreneur, tout avocat, tout banquier, devrait être frappé d'inéligibilité ? de par leur profession ils seraient incapables de discernement entre intérêt privé et public ?

Oui, un coup de balai est nécessaire, non pas en alourdissant encore le poids de lois déjà trop lourdes, non pas en ajoutant des règlements pour prévenir tous les actes délictueux,  mais en nous libérant de la dictature des opinions, en donnant des moyens à une justice qu'elle accélère son cours. La prévention est l'âme de la dictature, la négation du libre arbitre. La sanction sur preuves, laissée à la seule justice est la reconnaissance d'une éthique de responsabilité.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 12:44

Ce garçon est incompétent : dans une émission devant 8 millions de français, sur le sujet central de la maîtrise des dépenses et des déficits, il pourrait quand même ne pas se tromper à quelque dizaines de milliards d'euros près sur le budget de l'état  (seul Borloo a relevé l'erreur, aucun média !).

Il a montré les limites de ses capacités d'empathie en oubliant de dire qu'il avait un premier ministre et en omettant de dire un mot de sympathie sur Cahuzac qui a été viré, non pour faute professionnelle, non pour avoir été mis en examen, mais sur la base d'une enquête préliminaire lancée par un procureur.

Son absence de cohérence a confondu ses auditeurs : un coup je tape sur les dirigeants des grandes entreprises (avec son inoubliable taxe à 75%), un coup j'encense les entrepreneurs pour la qualité du dialogue avec les syndicats grâce à l'accord "historique" sur les conditions de travail; un coup je mets en place un schéma d'abaissement des charges par un mécanisme usine à gaz qui va profiter surtout au secteur des services (et guère au secteur de l'industrie), un coup je prétends lancer une grande opération de simplification des normes.

Il est velléitaire : de grandes exclamations pour dire qu'il va baisser les dépenses de l'état, pour aboutir au triste résultat qu'il va créer un niveau d'administration supplémentaire avec les métropoles, et qu'il va faire des économies de bout de chandelle sur les politiques d'achat.

Un froussard de première qui n'ose pas aborder le fond de l'affaire : pourquoi tant de fonctionnaires (plus qu'en aucun pays européen), pourquoi tant d'absentéisme chez les serviteurs de l'état (à croire que ces gens s'ennuient ou abusent), pourquoi sur une population de 2.2 millions de fonctionnaires de l'état moins de 300 par an sont licenciés ou révoqués (environ 1 sur 10 000 : chiffre qui montre bien que le système protège les paresseux, les nuls, les nuisibles).

Il se place dans la lignée des Mitterand et des Chirac : l'un croyait qu'il fallait du temps au temps (un rêve d'inaction),  l'autre pensait qu'il fallait toujours remettre au lendemain ce qu'on pouvait ne pas faire aujourd'hui (le nirvana de l'aboulique); lui nous déclare doctement qu'il a mis en place des outils, qu'ils sont dans sa boite, et que le monde peut changer, il n'en a cure.

 

Pépère a bénéficié de sa période d'essai (voire un peu trop longue). Son interrogatoire par les français est tout sauf probant. Avoir les capacités de bricoler un pédalo ne sont pas à la hauteur des enjeux. Sa personnalité n'a ni le charisme indispensable en période de cris, ni la nécessaire volonté d'action   qui devrait caractériser le meneur de la troupe. Le verdict ne mérite pas d'appel, il lui faut partir. Le mieux serait de le faire dignement (qu'il réfléchisse à un statut de président émérite ?). S'il veut continuer de végéter dans les ors de l'Elysée, au moins qu'il dissolve l'Assemblée afin de redonner une chance à un premier ministre compétent de diriger les affaires sans s'embarrasser des hésitations du chef de rayon de chez Bricorama. S'il ne se décide ni à l'une ni à l'autre des solutions, qu'il ne s'étonne pas que des Pépé Grillo , ou des succédanés, ne se faufilent sur la scène politique.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 13:19

MST (le beau surnom de Marie Sol Touraine en Médecine) incite à la débauche. Rembourser les contraceptifs à des jeunes filles entre 15 et 18 ans, rime à quoi sinon essayer de faciliter les relations sexuelles entre collégiens ou lycéens. Circonstance aggravante, les parents pourront rester dans l'ignorance de la dépravation naissante de leur progéniture.

L'excuse, la raison (si tant est que l'on puisse utiliser ces mots) brandies est l'amélioration de la santé publique : celà éviterait que ces Lolita aillent avorter. Pour empêcher un drame, MST, sous l'influence du programme présidentiel, préfère abolir la morale la plus élémentaire qui est de ne pas se montrer volage, oublier le principe d'éducation indispensable de ne pas élever le vagabondage sexuel au rang de comportement non seulement admissible mais encouragé par la société qui paie pour que des pétasse  à peine nubiles s'envoient des adolescents. Dans ce désastre éducationnel, l'autorité des parents, dont on se plaint à tire-larigot qu'elle parte à vau-l'eau, n'est plus bafouée, mais niée.

Mais pourquoi, MST impose une dépense pareille : elle n'est pas dans l'intérêt de jeunes filles que l'on préférerait, à tout prendre, voir mères que putes; elle n'est pas dans l'intérêt de parents dont on ne comprend pas très bien quelles règles ils peuvent encore essayer de transmettre. Ce n'est que le reflet, une fois de plus, de la double influence d'un principe libertaire propagé par les féministes, de la liberté du corps et du principe hédoniste du plaisir, tout de suite, pour tous. Une mesure reflet de la médiocrité, qui méprise le libre arbitre  au profit d'une socialisation d'un bonheur éphémère : jouissez, la société vous protégera contre les conséquences que vous jugez néfastes que celà peut engendrer.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 11:54

Le mariage pour tous n'est pas l'extension d'un droit, comme se plaisent à nous seriner les journaleux comme Thomas Legrand sur France Inter lundi matin, ou Augustin Trapenard dans le Grand Journal  de canal+ : le droit au mariage est déjà parfaitement complet; n'importe quelle femme en âge de le faire a le droit d'épouser n'importe quel homme en âge de l'accepter et réciproquement; c'est une capacité de contracter entre deux êtres libres et capables dans le but d'institutionnaliser un engagement long-terme, et, le plus souvent, si possible, d'engendrer une descendance. Construction, basée sur le libre-arbitre, elle affirme la liberté des parties de choisir dans le champ des possibles; ce n'est pas un droit à faire n'importe quoi, c'est le droit d'exercer une prérogative dans le respect des qualités respectives de l'un et de l'autre, et en particulier de leur nature biologique.

Le mariage pour tous a deux objectifs : élargir le champ des possibles entre deux partenaires qui veulent s'engager sur le long-terme, et dissocier l'engendrement du mariage.

Le premier objectif s'il n'offense aucun principe de logique (établir des liens de long-terme entre deux êtres quels qu'ils soient), reste une bizarrerie quant aux fins de ce contrat; nul ne voit l'intérêt pour la société d'institutionnaliser la sexualité des sodomistes et des saphistes. Les intérêts matériels qu'apporte ce type d'union pour les parties sont certains (pension de réversion, droit à l'héritage, droit au logement etc...). Mais l'acceptation de ce type d'union transporte la sexualité de la sphère privée dans la sphère publique (au nom de la transparence ?), fait croire que tous les comportements sexuels sont équivalents (au nom du relativisme ?), veut transformer la notion de couple en lieu d'assouvissement de ses pulsions (au nom de la liberté sexuelle ?). Tout est discutable dans cette approche, rien ne constitue l'extension de droits déjà acquis.

Le deuxième objectif est lui partie intégrante de la généralisation du "droit à" qui pollue toute la vie sociale. Du droit à disposer de son corps, qui est un des éléments constitutifs de la liberté individuelle, qui est donc attaché à chaque personne, qui devrait être inaliénable, un glissement s'est fait vers un droit sur les autres. Le droit d'avorter en a été une des premières manifestations : la querelle s'est centrée, à juste titre, de savoir quand l'embryon devenait un être, certains le pensant dès la conception, d'autres un peu plus tard; le problème reste entier que le droit à avorter ne peut jamais se transformer en un droit sur un être. La deuxième manifestation, beaucoup plus ancienne, est le droit d'adoption plénière qui, par un jugement, rompt tout lien de filiation biologique; là encore au nom d'un droit à l'enfant, d'un droit au bonheur, se constitue une privation de liberté sur l'être adopté. La dérive s'accentue avec l'adoption par des couples homosexuels : au nom de considérations pratiques (le statut du ou des beaux-parents), de considérations philosophiques (le droit au bonheur de couples par définition stériles), la privation de liberté des enfants adoptés se fait non seulement vis-à-vis du ou des parents biologiques mais en plus dans le mensonge biologique.

Le droit à l'enfant ne fait pas partie de nos libertés individuelles (droit de penser, de s'exprimer, de se déplacer, de posséder) mais est une créance sur un autre être. Il se veut être un droit au bonheur qu'il est impossible de définir; il est de fait une expression de l'envie la plus élémentaire : "je veux disposer aussi de ceux qu'ont les autres". Ce n'est pas l'extension d'un droit, c'est l'assouvissement d'un sentiment médiocre.

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