Je trouve gênant dans le procès du financement libyen les fréquentations douteuses des plus hautes autorités de la République : les Djouhri, Takieddine, Gaubert. Curieux ce goût des puissants (et pas seulement Sarkozy et consorts) pour les petites frappes. Quand on a besoin de bras pour des sales besognes, au moins on ne les reçoit pas dans les palais officiels et les Ritz et autres Bristol, il existe des services ad hoc pour celà.
Je suis un peu sidéré par l’absence de tenue de l’ancien président qui se désolidarise de ses anciens collaborateurs. De surcroit pour des motifs qui, là encore, pourrait prouver une proximité avec un des grands criminels de l’entourage de Khadafi. Fuite devant ses responsabilités, frousse de les assumer, spectacle pénible.
Mais qu’apporte ce procès en dehors d’une accusation de mauvaises (effarantes même) fréquentations, de médiocrité abyssale des comportements ? Pas grand chose, sinon des suppositions, des constructions plausibles peut-être, mais non avérées, en tous cas incertaines. Fallait-il, pour stigmatiser des sentiments de supériorité de ceux qui nous gouvernent si mal, les traîner si bas avec des concepts inappropriés d’association de malfaiteurs, de délit d’intention, avec des preuves fournies par une officine de presse qui s’apparentent à un faux ?