Le regard ébahi de celui qui a écrit quelques récits et ne les a jamais publiés devant la révolution germano-pratine qui secoue tout un monde bizarre de prétendus auteurs (Virginie Despentes, Dominique Bona), d’inconnus dont je je n’ai pas lu une ligne, d’écrivains que j’admire (Emmanuel Carrère) : leur oeuvre immortelle serait à risque ?
Un type de 66 ans qui a fait son temps, qui n’a jamais quitté les quelques rues dans lesquelles il a fait son nid, à l’abri de son entourage, qui est probablement remplaçable par de jeunes tout aussi talentueux; il paraît qu’il ne voulait pas publier son nouvel auteur, Boualem Sansal, en juin, mais à l’automne : banale crampe d’orgueil d’un scribe trop longtemps assis ?
Le génie des affaires qui prend en grippe les acteurs arrogants (comme la plupart des saltimbanques, porte-plumes, quintessence de l’intelligentsia) d’un monde englué dans ses querelles ancestrales entre anciens et modernes, entre progressistes et conservateurs, entre gauchisants, droitisants ou boustrophédoniens. Son avantage : il ne nous encombre pas de ses prétentions ?
Des publiés (qui ne sont pas nécessairement des auteurs), un éditeur (qui se prend pour un gourou), et un actionnaire qui veut faire sentir son pouvoir : ce dernier est le moins hypocrite.