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24 octobre 2025 5 24 /10 /octobre /2025 12:48

Les délinquants fiscaux s’activent à l’Assemblée. LFIstes, en plein rezzou, qui rêvent de pillages au profit des gens des cités. Sociaux-Démocrates (d’ailleurs ni l’un, ni l’autre) qui se prennent pour des protecteurs des paresseux qui n’ont pas voulu travailler, des prodigues qui n’ont pas voulu épargner, des grigous qui n’ont pas voulu cotiser à la belle saison.  Ecologistes qui n’osent pas faire payer les géniteurs d’enfants pollueurs, les industriels constructeurs d’usines qui toutes salissent, les agriculteurs qui prétendent nourrir les peuples du monde entier, les consommateurs qui oublient l’ascétisme. Et tous les autres députés qui protègent les malades hypocondriaques trop nombreux, les inactifs trop exigeants, les fonctionnaires trop entichés de leurs normes, les oubliés de l’assistanat qui le méritent pourtant, les sans mérites, les sans courage, les sans vergogne, les haut-parleurs, les bas du front, les humoristes de France-Inter, les professeurs de sociologie émérites.

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24 octobre 2025 5 24 /10 /octobre /2025 12:44

Chef-d’oeuvre de Viollet le Duc qui souille la façade de Notre-Dame : réinterprétation d’une statue médiévale du judaïsme en contrepoint du christianisme; mais cet exalté de l’antisémitisme remplace le voile qui couvre les yeux fragiles d’une fille de Laban, par un serpent qui s’enroule autour du visage d’une femme lascive. Un artiste dont on fait trop de cas.

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24 octobre 2025 5 24 /10 /octobre /2025 12:43

A Paris, que les morts et ceux qui les révèrent se tiennent cois. La mairie de Paris, submergée par la peur de la tempête Benjamin, a fermé les cimetières. Le Créon de l’hôtel de ville condamne Antigone et Polynice au nom du principe de précaution; triste avatar d’un civisme qui privilégie l'irrespect; apogée du ridicule dans la crainte du déchainement des forces naturelles; farce répétitive d’un confinement de pleutre.

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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 13:12

Je pense que l’article de Nicolas Baverez dans le Figaro analyse remarquablement les anomalies dans la décision du tribunal prononcée à l’encontre de Nicolas Sarkozy. En particulier est clairement pointé le non respect de la séparation des pouvoirs entre ce qui relève de la justice et ce qui relève de l’exécutif. Je constate que Rémy Heitz, procureur général à la cour de cassation, rajoute une pelletée à cet enterrement de la séparation des pouvoirs : il ose s’indigner d’une visite du garde sceaux à un incarcéré. C’est de la même nature que les indignations de la présidente du tribunal parce qu’un ministre de l’intérieur va rencontrer un terroriste, un trafiquant d’armes. Va-t-il lui aussi trouver qu’il s’agit un délit d’association de malfaiteurs !

Que ne se révolte-t-il pas sur les dérapages de tous ces procès transformés en scènes de théâtre. D’une cour d’assise où un fils de onze ans témoigne contre son père, et une mère contre son fils qu’elle avait abandonné.

Que ne tire-t-il pas les leçons de la décision de la cour d’appel de Paris en début d’année pour avoir relaxé, Nicolas Bazire, ancien collaborateur de Balladur, soupçonné d’avoir organisé un système de rétrocommissions, dans l’affaire Karachi vieille de 30 ans.

Que n’a-t-il pas en tête le respect du principe hiérarchique et de témoigner le minimum de courtoisie qu’il doit au représentant de celui qui le nomme et lui donne des consignes générales.

Il préfère jouer la partition populiste de ceux crachent sur les puissants que l’on maltraite, la manifestation d’une liberté qu’il ne doit pratiquer que depuis le parquet et non derrière les micros des médias.

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21 octobre 2025 2 21 /10 /octobre /2025 17:54

On a rarement plus d’esprit, et plus de toutes sortes d’esprit, plus d’art et de souplesse à accommoder le sien à celui des autres, et à leur persuader, quand cela lui est bon, qu’il est pressé des mêmes désirs et des mêmes affections dont ils le sont eux-mêmes, et, pour le moins, aussi fortement qu’eux, et qu’il en est supérieurement occupé. Doux quand il lui plaît, gracieux, affable, jamais importuné quand même il l’est le plus, gaillard, amusant, plaisant de la bonne et fine plaisanterie, mais d’une plaisanterie qui ne peut offenser; fécond en saillies charmantes, bon convive, musicien, prompt à revêtir comme siens tous les goûts des autres, sans jamais la moindre humeur, avec le talent de dire tout ce qu’il veut, comme il veut, et de parler toute une journée sans toutefois qu’il s’en puisse recueillir quoi que ce soit (…) aisé, accueillant, propre à toute conversation, sachant de tout, parlant de tout, l’esprit orné, mais d’écorce, en sorte que sur toute espèce de savoir force superficie, mais on rencontre le tuf pour peu qu’on approfondisse, et alors vous le voyez maître passé en galimatias de propose délibéré. Tous les petits soins, toutes les recherches, tous les avisements les moins prévus coulent de source chez lui pour qui il veut capter, et se multiplient et se diversifient avec grâce et gentillesse, et ne tarissent point, et ne sont point sujets à dégoûter. (…) L’élocution nette, harmonieuse, toutefois naturelle et agréable; assez d’élégance, beaucoup d’éloquence, mais qui sent l’art, comme, avec beaucoup de politesse et de grâce dans ses manières, elles ne laissent pas de sentir quelque sorte de grossièreté naturelle. (…) Tant d’appâts d’esprit, de société, de commerce, tant de pièges d’amitié, d’estime, de confiance cachent presque tous les monstres que les poètes ont feints dans le Tartare : une profondeur d’abîme, une fausseté à toute épreuve, une perfidie aisée et naturelle, accoutumée à se jouer de tout, une noirceur d’âme qui fait douter s’il en a une, et qui assure qu’il ne croit rien, un mépris de toute vertu de la plus constante pratique (…) Le grand ressort d’une perversité si extrêmement rare est l’ambition la plus démesurée qui lui fait tramer ce qu’il y a de plus noir, de plus profond, de plus incroyable, pour ruiner tout ce qu’il y craint d’obstacles, et tout ce qui peut même, sans le vouloir, rendre son chemin moins sur et moins uni. (…) En même temps, avec tout son esprit, ses talents, ses connaissances, l’homme le plus radicalement incapable de travail et d’affaires. L’excès de son imagination, la foule de ses vues, l’obliquité de tous les desseins qu’il bâtit en nombre tous à la fois, les croisières qu’ils se font les uns aux autres, l’impatience de les suivre et de les démêler, mettent une confusion dans sa tête, de laquelle il ne peut sortir. (…) C’est un homme de grippe, de fantaisie, d’impétuosité successive, qui n’a aucune suite dans l’esprit, que pour les trames, les brigues, les pièges, les mines qu’il creuse et qu’il fait jouer sous ses pieds. (…) Un homme en apparence si ouvert, si aimable, si fait exprès pour jeter de la poudre aux yeux des plus réservés, pour montrer si naturellement tout ce qui peut engager de tous les côtés possibles, et pour en donner jusqu’en capacité de toutes les sortes les plus avantageuses impressions, qui, en même temps, ne pense que pour soi, ne fait aucun pas, quelque futile ou indifférent qu’il paroisse, qui n’ait rapport à son objet, qui pense toujours sombrement, profondément, à qui nul moyen ne coûte, qui avale la trahison et l’iniquité comme l’eau, qui sait imaginer, ourdir de loin, et suivre les plus infâmes trames, est un de ces hommes que la miséricorde de Dieu a rendu si rares, qui, avec la noirceur des plus grands criminels, n’a pas même ce que, faute d’expression, on appelle la vertu qu’il faut pour exécuter de grands crimes, mais rassemble en soi pour les autres les plus grands dangers, et ne leur plaît que pour les perdre, comme les sirènes des poètes.

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15 octobre 2025 3 15 /10 /octobre /2025 17:18

Un auteur, Laelia Benoit, dont on peut légitimement se demander si elle a jamais eu ou élevé un enfant, a lancé le mot d’infantisme : hésitation entre infantilisme et infanticide; prétendue lutte contre les discriminations âgistes car les enfants ne sont pas (ou plus ?) des enfants, et charabia wokiste sur la nécessité de les extraire de l’écoanxiété et des mauvaises pensées de leurs parents.

Un avocat de partie civile, a relayé des propos de Louis contre son père Cédric Jubillar : il est déjà difficile d’admettre qu’un avocat aille plaider contre un accusé en matière criminelle, il devient obscène qu’il utilise un gamin de onze ans comme procureur de son propre père. Mépris de la protection de l'enfance pas un auxiliaire (destructeur plutôt) de justice.

Une enquêtrice sociale fait un rapport sur de supposées violences d’un père contre son fils, en pleine procédure de divorce et sur instigation tardive de la mère : la méchanceté vient se substituer à la vérité : la justice étant arrogante, il est pratiquement inutile de vouloir faire réformer le jugement pris. La parole de l'enfant pris dans un piège infernal.

Des employés du CNRS bizarrement dénommés chercheurs, des travailleurs sociaux féministes, des avocats pénalistes se liguent pour ne rien comprendre à l’enfance. Triste fête internationale des droits de l'enfance.

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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 14:51

Problème de flambeur qui a perdu au poker des ambitions ? De grillon du foyer, du bureau ou de l’usine ?  De coup de lunatique par une nuit obscurcie par les vapeurs de la drogue ?

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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 14:41

« Nous » ne sommes pas au bord du gouffre. Une classe politique dénaturée a failli, qu’elle s’en aille. Elle ne propose qu’emplois aidés (explosion de la fonctionnarisation), alourdissement de l’assistanat (explosion du nombre de retraités et de sous-emplois aidés), mépris des modestes, de leur vie dite étroite, de leurs coutumes considérées comme désuètes, au profit du vulgaire et du communautarisme. Elle n’a pas de projet sinon de continuer de s’embourber dans une Europe germanisée, impuissante face au grand large; elle n’a pas d’autre idée économique que de mentir sur les prix en les bloquant ou en favorisant des centrales d’achat, que de peser sur les salaires en favorisant une immigration peu alphabétisée et que d’emprunter au détriment des générations à venir;  elle oublie de traiter la richesse du futur : quelle énergie abondante, pas trop chère pour faire fonctionner les usines de demain qui en seront gourmandes; quelle recherche recentrée sur le scientifique (le vrai pas le miroir aux alouettes de toutes les sciences molles, bavardes, trompeuses); quelle restauration de l’autorité des enseignants face aux élèves, des parents devant leurs enfants, des forces de l’ordre confrontées au monde de la drogue et du vol, et plus généralement de ceux qui savent un peu devant des ignares qui réponde Wikipédia.

« Ils » sont au bord du gouffre : qu’ils fassent enfin un pas en avant ou bien qu’on les y pousse. Nous n’avons pas besoin d’eux pour ne plus préparer ces lois absurdes (ces lois de mort et de blessure que sont celles dites sociétales), ne plus voter ces budgets mensongers (l’effort est une augmentation des dépenses moins importante que ce qu’elle aurait pu être !)(les déficits gigantesques sont signalés en pourcentages d’un PIB qui inclut l’économie des gangsters), ne plus célébrer cette absence du goût de l’action.

 

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5 octobre 2025 7 05 /10 /octobre /2025 15:31

Un style recherché, travaillé, avec de grandes périodes qui nous entrainent à écouter. Ecouter quoi : un récit invraisemblable, peuplé de quelques zombies qui se haïssent tous. Marie Ernestine, l’arrière grand-mère est au centre de l’intrigue : toute sa vie elle fera son deuil de sa vocation empêchée du piano, incapable d’aimer qui que ce soit, ni ses parents âpres au gain, ni son amant platonique, ni son mari rustre à peine dégrossi, ni sa fille unique enfouie dans son égoïsme imbécile. Et en prenant chacun des principaux protagonistes, toujours cette même impression de méchanceté enfouie, d’incapacité d’aimer. Pour repeindre un peu le tableautin, les deux grandes guerres mondiales viennent mettre leur empreinte de désespoir sur les personnages : les hommes, pour en sortir tous anéantis d’une manière ou une autre.

Et pour aguicher, quelques poncifs de notre époque, deux gouines qui forniquent dans un bourg imprécis, un petit viol par ci, un petit avortement par là, et des femmes fortes qui se révèlent face à des hommes qui s’effacent, ou une fille qui a capitulé devant le désir masculin.

Ce livre somme l’impression d’un grand vide : l’écriture ne suffit pas à le remplir.

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26 septembre 2025 5 26 /09 /septembre /2025 12:20

Très souvent on n’inhume plus, on grille au four; petite cérémonie brévissime devant l’âtre et hop le défunt est en cendres, prêt à être balancé un peu n’importe où : à la mer, dans les allées de son jardin, dans une petite urne en céramique, cachée au mieux, dans une tombe, sinon prête à être exposée sur un dessus de cheminée.

Je lisais dans « la maison vide » de Mauvignier sa description du cortège qui, en 1906,  menait le défunt au cimetière : un curé en grande tenue funéraire, deux enfants de choeurs, deux bedeaux en rouge entourant le char drapé de noir portant le cercueil, et puis toute la famille en deuil, les voisins suivant le cortège. Du cérémonial, de la tenue, une affectation de chagrin qui ne pouvait être entièrement fausse. Maintenant tout cérémonial a été jeté aux orties, le clergé a déserté les cimetières, la famille est réduite à un petit cercle (enterrement dans l’intimité), le mort est englouti dans un caveau avec une prétention de discrétion, une affectation de simplicité, la peur de gêner les survivants, la honte d’avoir à constater un délit de fuite de ce monde de progrès, la honte d’un combat perdu face à la maladie et à la vieillesse (manque de résilience du vaincu face à la mort ?), l’indécence d’un chagrin qu’il ne convient plus d’afficher lorsque la vie est une fête. Il reste encore une cérémonie dans des lieux de culte; pour combien de temps ? Plus de de drapage en noir des façades, plus de tenue de deuil, sauf pour les plus proches et pour la durée de la cérémonie uniquement.

Ce n’est pas la peur de la mort c’est son déni. L’abandon du chagrin au profit de l’hideuse expression « faire son deuil ».

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