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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 14:27

Il me fatigue de ses mots. A la moitié de son allocution, déjà, je ne l’écoute quasiment plus : il fait semblant de prendre de la hauteur en délégant à un homme qui lui doit tout et qui ne lève pas les doigts de la couture de son pantalon, la principale réforme de son quinquennat ; il feint d’attendre les propositions écologiques de braves citoyens qui ne représentent personne d’autre qu’eux-mêmes ; il prône la réconciliation nationale entre ceux qui le haïssent (les gilets jaunes), ceux qu’il a offensé (les descendants des coloniaux), ceux qu’il méprise (les paresseux, les sans ambition), ceux qu’il a oublié (le peuple des cités), ceux qui ne le comprennent pas (les agriculteurs) ; il nous assure de sa volonté de transformer le pays dans les dix ans à venir : il veut continuer cette mascarade pour un septennat !

Doivent rester à l’écoute les petits bourgeois enrichis et incultes qui sont le fond de soupe de sa tambouille.

Doivent prier un saint, un Dieu, le destin, tous les autres qui rêvent qu’il reprenne ses fonctions dans une banque, un fonds de placements et nous dispense une bonne fois pour toute de son intelligence des situations, de sa capacité à comprendre les autres, de ses intuitions pour trouver des solutions et les mettre en œuvre. 

Mais qui va nous débarrasser de lui ?

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 14:23

Madame l’assassin,

 

Vous n’aviez déjà pas évité l’envahissement de la crasse dans les rues de notre Paris, la surpopulation des sans-abris sur les trottoirs, la prolifération des rats dans les squares, l’entassement des dettes à rembourser par les générations futures, et maintenant des experts nous apprennent que vous êtes un assassin ! Rue de Trévise, par votre inaction, votre manque de surveillance, vous avez laissé périr des parisiens, des étrangers, des pompiers. 

 

Vous êtes très forte pour lancer aux quatre coins de la ville des chantiers où personne ne s’agite, dont tout le monde se demande à quoi ils peuvent bien servir, sauf à croire qu’ils sont installés pour mieux empêcher les voitures de circuler. Vous êtes, par contre, coupable de ne pas mener les travaux qui sont indispensables pour assurer la sécurité des habitants.

 

Avec élégance face aux accusations, vous avez tenté de balancer votre responsabilité sur un maire d’arrondissement ; elle ne se laissera pas faire et vous ne pourrez éviter d’être mise en accusation et je l’espère châtiée à la hauteur de votre forfait ; vous ne brouillerez pas les pistes en tentant à travers de prétendus audits faire porter le chapeau à des sous-fifres ; vous avez voulu être le chef ? Payez !

 

Je n’irais pas jusqu’à demander la restauration des fourches patibulaires de Montfaucon, du côté des Buttes-Chaumont, je souhaiterais, seulement, qu’un carcan digne de vous puisse être attaché à une lanterne en place de Grève, face à l’hôtel de ville. Vous pourriez regarder l’ancien siège de votre néfaste pouvoir et pleurer à loisir sur vos incapacités. Les parisiens pourraient, eux, défiler devant vous pour faire repentance de vous avoir choisie un temps pour des fonctions qu’ils n’auraient jamais dû vous confier.

 

Adieu, Madame l’assassin, je vous souhaite une année de prise de conscience et de longues années de repentance.

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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 10:46

Végane, vélocipédiste, irréligieux.

Il brise les vitrines des boucheries ; il vagabonde sur son vélo à contre-sens et sur les trottoirs ; il vomit sur les crèches. 

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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 10:43

La perte de la notion de salut dans notre monde actuel est un sujet essentiel mais il ne faut pas oublier sa contrepartie indispensable, la perte de notion de devoir tout autant en perdition. La recherche de salut n’avait de justification que si elle était accompagnée d’une obligation de remplir ses devoirs : un bonheur futur individuel ne pouvait être atteignable qu’avec la meilleure exploitation possible de ses talents, la prise en compte, non pas d’un bonheur terrestre inatteignable, mais des besoins de ceux qui nous entouraient. 

La désacralisation de la mort, le culte d’un bonheur terrestre ont très naturellement augmenté la peur de la mort. La mort n’est plus un passage mais l’interruption d’une félicité d’aujourd’hui. La vie n’est plus seulement une offrande à Dieu et sa protection une impérieuse nécessité pour permettre l’accomplissement de la destinée de chacun ; elle devient une idole en-soi, la réussite d’un projet individuel, l’accomplissement de désirs.

La recherche du salut s’amoindrit dans une politique sociale, une charité, la manifestation d’une bonne conscience. Retour au temps des indulgences ; les pénitences sont remplacées par des bonnes actions ; des prières inefficaces par des actions court-termistes ; avant il fallait acquérir le pardon de l’église ; il faut maintenant être approuvé par une O.N.G. humanitaire. 

Comment reconnaître l’expression du devoir dans ces larmoiements sur des immigrés, ces apitoiements sur des pauvres, ces geignements sur les victimes. La véracité des pleurs, des cris, des aides qui font plaisir au donateur, cachent l’inexistence de la réflexion sur le futur des malheureux, le mépris des situations au profit d’une prétendue générosité immédiate qui cache mal une profonde ignorance de l’avenir.

Aux bonnes âmes dévouées à tous dans leur sirop humanitaire, je préfère de véritables artisans qui savent faire la part entre ceux qu’il faut aider et ceux qu’il faut négliger, voire stigmatiser; Aux forcenés de l’aide tous azimuts perdus dans leur recherche d’une bonté universelle, je préfère les combattants qui aident là où il pensent que c’est nécessaire ou utile quitte à passer pour peu catholiques.

Les bons sentiments sont les mauvaises herbes du salut. Le devoir est plus souvent d'un accomplissement difficile.

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 10:31

Le courage est une ardente obligation. C’est un peu court. 

La triste vérité est que la lâcheté est ancrée chez moi au nom de valeurs qui ne sont pas nécessairement odieuses ou viles : préserver ma vie, protéger mon avenir, conserver mes biens. Alors pourquoi faire acte de courage en mettant en danger ces quelques valeurs ?

Guy Sajer, dans son roman « Le soldat oublié », décrit un soldat alsacien enrôlé dans la Wehrmacht qui se distingue à plusieurs reprises comme un héros hors du commun, allant rechercher et sauver des camarades pris au piège, blessés, dans des conditions particulièrement difficiles; il n’est ni nazi, ni même un partisan d’une quelconque grande Allemagne ; tout simplement il obéït à un devoir de solidarité envers les camarades de son unité .

Dans un livre remarquable « Verdun », l’historien Paul Jankowski tente d’analyser les motivations qui font sortir les poilus (et les allemands en face) de leurs tranchées au moment des attaques. Là encore, dans un courage moins héroïsé, les soldats ne peuvent que se résigner à la solidarité envers les membres de leur unité, leur section, au mieux leur compagnie et également à leur fierté vis-à-vis de leur famille; dans l’enfer de la guerre à ce moment, les devoirs envers l’Armée, la Nation se sont estompés, restent des devoirs élémentaires et d’autant plus forts.

Je ne crois pas avilir le courage en le détachant d’idéologies. Il me semble, au contraire, rassurant de penser, qu’au moment nécessaire, il me sera peut-être plus accessible de me soumettre à des devoirs de solidarité envers des êtres proches.

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 12:17

Membre d’un obscur mouvement sectaire largement représenté au CESE (Conseil économique et patati et patata), participant à d’innombrables officines, outils pratiques de lobbying et de commerce d’influence, il s’est immortalisé en déclarant irrecevable une pétition de la Manif pour tous qui avait recueilli près de 700 000 signatures. 

Après avoir enfumé l’ensemble de la classe politique et des syndicats de ses prétendus talents de conciliateur, tous les participants à la concertation sur la réforme des retraites constatent qu’il a passé une année entière à répéter des généralités, à éviter de rentrer dans les détails, à ne rapprocher en rien les points de vue divergents.

Pardonner à ce tricheur ses petites magouilles est toujours possible, mais il est inconvenant qu’un incompétent pareil ait pu être sélectionné, loué et maintenu dans son poste.

Il faut nettoyer les écuries d’Augias de tout ce crottin qui pollue. Qui sera notre Hercule ?

 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 12:42

Sans sombrer dans la démocratie directe, il est de plus en plus évident que le tunnel du quinquennat est ingérable. Donner tous les pouvoirs à un président et une assemblée aux ordres pour une durée de cinq ans est un déni de démocratie ; au bout d’un maximum de deux ans le pouvoir exécutif a perdu sa légitimité élective; quant au pouvoir législatif, avili par le gouvernement, nargué par les juges, débranché du terrain par la funeste loi sur le non-cumul des mandats, il est la risée du peuple : qui aurait l’idée d’attaquer le Palais-Bourbon aujourd’hui ?

Le référendum a été abandonné, depuis presque quinze ans, au prétexte que ces imbéciles de votants (quand ils condescendent à voter) ne répondent pas à la question, mais expriment leur sentiment sur celui interroge ; ce serait un plébiscite !  Peut-être, mais surtout l’adéquation entre un projet fort porté par un homme et supporté par un peuple. Il n’est plus envisagé maintenant de retrouver une légitimité par les urnes

La motion de censure quelques fois proposée au suffrage de l’Assemblée Nationale, n’a plus été adoptée depuis plus de cinquante ans. L’outil principal de contrôle et de sanction de l’Assemblée sur le gouvernement est devenu inefficace. La faute à des députés aux ordres des partis, et donc maintenant du président qui contrôle le parti majoritaire.

L’atout de la constitution de la cinquième république était qu’elle proposait une stabilité dans l’exercice du pouvoir qui était acceptable par une nécessité de relégitimiter le président soit par référendum, soit par dissolution de l’Assemblée et retour aux urnes. Il n’a jamais été question d’une mandature dictatoriale de cinq ans. 

 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 10:09

Outil de petits chefs entre les mains des conducteurs de trains, des contrôleurs aériens, des pilotes d’avion, pour paralyser plus malheureux qu’eux. Syndrome de Stockholm, ou relation sadomasochiste, les galériens du métro, du rail, des liaisons aériennes n’ont encore pas décimé, pour l’exemple, leurs tortionnaires.

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13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 09:47

Extinction de la raison devant la disparition de quelques moustiques suceurs de sang, la survie hasardeuse d’ours immigrés, ou le carnage de brebis éventrées par des loups écologistes. 

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 09:31

« C’est magique » : expression valise utilisée à tour de bras par des prétentieux qui croient « faire poétique ». Elle révèle surtout une absence de pensée qui se réfugie dans le vulgaire.

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