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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 16:45

L e terme de mariage va être abrogé : de l'union en vue d'une procréation, il sera devenu un objet juridique indéfini; plus de dimorphisme sexuel entre les époux;  plus de projet de famille, la procréation ou l'adoption d'un enfant  devenant des options supplémentaires que l'on peut cocher ou pas; pas d'engagement réel, puisque une fois l'amour entre les deux époux éteint, rien ne les oblige à poursuivre ensemble un bout de vie.

 

Les termes de père ou de mère vont être abrogés : il serait bizarre d'appeler papa une personne du sexe féminin, ou maman une personne du sexe masculin. En dehors du ridicule (qui malheureusement ne tue plus du tout), ce serait une insulte de nature machiste (pour les couples de lesbiennes), ou homophobe (pour les couples d'homosexuels), qu'il faudrait, sans doute,  traduire devant les tribunaux.  Enfin ce serait une application pratique de la théorie du genre : la logique de l'éducation prendrait définitivement le pas sur le déterminisme sexuel.

 

Le terme de famille va être mis à rude épreuve; les familles recomposées existent depuis l'aube des temps, et étaient sources de bien des difficultés que l'on surmontait en triant entre père et beau-père (ou plutôt parâtre), mère et belle-mère (ou plutôt marâtre), demi-soeurs ou demi-frères (ou plutôt frères et soeurs germains ou utérins). Avec les nouveautés que veut introduire le gouvernement, rien ne va plus : y aura-t-il des enfants utérins pour les couple de lesbiennes, des enfants germains pour des couples d'homosexuels ?  Qui sera le frère ou la soeur de qui ? Je parie en tous cas que les mots de parâtre et de marâtre vont disparaître. Faudrait-il réintroduire le vieux mot de fillâtre  au moins il traduirait une vérité.

 

Pourquoi tout ce chamboulement dans la cellule familiale qui a pourtant fait ses preuves depuis l'aube de l'humanité ? Au nom de trois principes, l'amour, le plaisir, l'avarice, qui participent à un très vieux fonds culturel. Des millions de gens se sont déjà penchés sur le primat de l'amour, sur la soif du plaisir, ou sur la passion de l'avarice, sans pour autant en arriver à la conclusion que la passion entre deux êtres dusse abolir toutes les règles de la société,  en notant que le plaisir ne se résume pas au désir, et bien entendu en classant l'avarice parmi les défauts qui dégradent l'être humain.  Heureusement une nouvelle génération de penseurs, de politiques nous propose un  bouquet qui n'avait pas encore été imaginé : l'adoration entre deux êtres est le but du bonheur, aiguillonné par un désir sexuel tous azimut et tranquillisé par une bonne pension de réversion.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 11:20

Il sont à côté de la plaque : la campagne de Sarkozy a-t-elle été droitière ?  Faut-il aspirer les votes des électeurs du Front National ? Comment rabattre les centristes vers l'UMP ? Ce sont vraiment des questions de politiciens dont la seule préoccupation est de se positionner . Mais qu'attendre d'une Chantal Jouannot écolo-bobo compatible réfugiée au sénat par peur de prendre une raclée, d'un  Raffarin qui tout épaté d'avoir prononcé  le mot d'humanisme croit qu'il a fait un discours, d'une N.K.M., Marie-Chantal  encore ébouriffée du souffle de la défaite potentielle, d'une Nadine Morano, harengère haineuse  qui ne supporte pas la critique, d'un Borloo qui nous ressort ses bouteilles de vins coupés de toutes origines. Pas un seul pour dire que le bilan du dernier quinquennat est mauvais, que les défenses de Nicolas Sarkozy étaient que les solutions de ses adversaires ne feraient qu'empirer le mal, qu'il était le seul à pouvoir oser faire ce qu'aucun gouvernement des dernières décennies n'avait pas fait, qu'il aurait été libéré dans un second mandat de tout problème circonstanciel pour enfin penser uniquement à son pays.

Mais pour un tenir un tel discours, l'inventaire aurait du être fait avant l'élection présidentielle. Il fallait trier soi-même les quelques bonnes mesures prises du fatras d'erreurs commises, au lieu de laisser les adversaires se répandre partout sur le bilan. Il fallait avouer qu'on élit pas un homme sur son bilan, mais sur ce qu'il a appris, sur ce qu'il a compris, et aussi sur les impasses, les mensonges proposés par les adversaires. Mais dans la terreur d'affronter le sourcil froncé de l'électeur mécontent, l'ancienne majorité a esquivé les sujets brulants de l'assistanat, de l'obésité administrative, de la surconsommation médicale, de la protection des médiocres et des paresseux au sein des administrations, et a oublié de proposer des solutions pour redonner du travail à ceux qui n'en ont pas ou vont le perdre, a oublié de répéter que la priorité ce n'est ni l'école, ni la justice, ni la police mais la création de nouveaux emplois et que pour y arriver tous les moyens sont bons : agir sur la monnaie, la fiscalité, la protection douanière, la libéralisation des contraintes administratives, la réforme du contrat de travail, enfin dire très exactement l'inverse des rodomontades ouvriéristes du Front National, des approches de fonctionnaire courtelinesque des socialistes, de l'égoïsme boboïsant des écologistes.

Mais de tout celà, même après avoir avalé tous les échecs électoraux, il n'est pas question à droite : on en reste toujours aux paroles creuses sur le caractère maurassien (!!!) d'untel, la stigmatisation imaginée de telle ou telle communauté, le caractère plus ou moins social d'une doctrine. Il n'est plus temps, il faut d'urgence se préparer à une alternance qui risque d'arriver beaucoup plus vite que ce qui est prévu dans le calendrier électoral. La crise, année après année, s'approfondit, s'élargit. Les gouvernements qui ne sauront y faire face à court terme seront balayés, et s'il n' a pas de relève prête, le pays ne finira pas de s'enfoncer dans la déchéance. Les valeurs (républicaines , ou pas; on ne voit pas d'ailleurs ce que les républicaines ont de particulier) ne sont pas un sujet, comme le rappelait un philosophe dans les Echos, leur seul intérêt est d'en déduire une ligne politique.

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 19:42

L'équipe de branques est renvoyée à ses foyers fiscaux, en Angleterre, en Allemagne, en Italie, ou ailleurs.  Elle n'a trouvé qu'une seule équipe à battre : l'Ukraine. Elle s'est retrouvée par hasard en quart de finale. Les bons petits gars  s'en sortent en insultant les journalistes, en plastronnant (on se demande bien pourquoi), ou en s'engueulant dans les vestiaires.

Ce sport est idiot  : on peut toucher la balle avec  n'importe quelle partie du corps sauf celle la plus apte à le faire : le bras et la main.  Celà explique peut-être pourquoi il est joué par des minus habens irascibles (le coup de boule de Zidane),  tricheurs (la main de Thierry Henry), vicieux (les mineures de Ribéry), instables (cf la liste de clubs qui se sont séparés d'Anelka), injurieux (les insultes de Nasri vis à vis d'un journaliste). Ce n'est plus une équipe mais un concentré de bêtise qui dégouline de partout et éclabousse le sport. Que des gens paient pour les voir est leur problème, mais que des subventions des communes, des régions, de l'état contribuent au luxe insolent dans lequel vivent ces zozos est une dilapidation des deniers publics. Le ministre des sports aura à coeur, n'en doutons pas, de mettre fin à ces aventures couteuses, qui donnent de notre pays une image détestable, et offrent un exemple de conduite déplorable. 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 12:01

Le philosophe Philipe Nemo, dans le Figaro d'aujourd'hui, met les pieds dans le plat en dénonçant dans la progressivité de l'impôt un viol du principe d'égalité devant la loi  : il est arbitraire de la part de l'état d'exiger de certains contribuables des sommes supérieures pour octroyer des prestations identiques pour tous. Ce vol manifeste ne correspond à aucune exigence de justice mais à un mélange d'opportunisme (il faut prendre l'argent là où il est),  de populisme (les riches ont mal gagné leur argent) et d'arrogance cynique (il faut confisquer l'argent de  parasites pour le remettre entre les mains expertes de l'état).

Si tant est qu'un impôt doive être juste,  il ne peut obéir qu'à deux principes :

- à prestations égales, taxe égale ; c'est le principe de base de tous les impôts sur la consommation comme la TVA, les taxes sur l'énergie, que tous les consommateurs paient en fonction des achats qu'ils font sans tenir compte de leur niveau de revenu ou de fortune; on pourrait y raccrocher l'ensemble des taxes foncières, ainsi que l'ISF, ou l'impôt sur les successions pour la raison que celui qui accapare plus d'espace immobilier (le foncier), plus d'espace mobilier (les investissements en capitaux) sollicite plus de prestations de gestion ou de contrôle de la part de la communauté.

- on ne peut taxer des gens qui ne peuvent payer ; les économies modernes ont tenté de résoudre le problème en allouant des ressources de subsistance aux éclopés de la vie, en diminuant les taxes sur la consommation des produits de première nécessité, en rendant gratuit certains services..

 

La martingale qu'on trouvé la plupart des pays est qu'en plus des impôts sur la consommation, le foncier, la fortune (impôt sur les successions et éventuellement sur la fortune), ils ont imaginé l'impôt sur le revenu (et l'impôt sur les sociétés qui en dernière analyse n'est qu'un impôt sur les revenus du travail lui aussi) qui lui n'obéit à aucune logique de justice : en quoi un taux identique sur tous les revenus peut-il correspondre à une prestation de la collectivité représentée par l'état ; un taux progressif sur les revenus est lui entièrement absurde : par quel miracle existerait-il un chiffre idéal de progressivité qui serait représentatif de l'équité; quant à l'impôt sur les sociétés, analysé comme un prélèvement sur les salariés pour l'essentiel  il ajoute à l'inégalité (taxer en amont les revenus), l'illogisme  (on taxe le succès). Ce sont des héritages d'économies arriérées : la corvée a été remplacée par un impôt sur le travail, le tribut sur des populations assujetties s'est transformé en prélèvement sur les société implantées sur le sol national.

 

Les domaines où les états modernes se sont révélés incapables de mettre en place une fiscalité juste sont ceux de la finance, de l'énergie, de la communication, les trois moteurs des économies d'aujourd'hui.

 Les banques ne paient rien de spécifique pour la garantie implicite donnée par les états; la taxe sur les transactions financières, qui ne serait que la contrepartie de la nécessaire surveillance des mouvements financiers, n'arrive pas à être mise en place.

La taxation de l'énergie est incohérente et ne pénalise ni les consommateurs abusifs ou au moins excessifs d'électricité, de jet fuel ou de fioul maritime.

Quant à la communication, le domaine est vierge : paradis fiscal. 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 12:11

Les valeurs de la droite vont semble-t-il être au centre des réflexions des ténors de l'UMP.  Il serait temps. La défense des valeurs dites républicaines prônées par la gauche sont à peu près claires :

- égalité sociale qui en plus de l'égalité des droits du citoyen, déborde sur des notions telles que la parité entre différentes catégories de personnes, ou encore la socialisation de l'ensemble des prestations sociales.

- laïcité qui en plus de la liberté de conscience et de la neutralité de l'appareil d'état vis à vis de toutes les religions, s'ingère dans la vie privée pour  bâtir un corpus de moeurs  dites progressistes.

- état fort qui ne se borne pas à exercer avec autorité ses missions régaliennes (défense, justice, police, éducation) mais entend apporter le bonheur à l'ensemble de la population par une gestion économique orientée par la classe politique et la haute fonction publique.

 

A cette déclinaison de gauche de notre triptyque "liberté, égalité, fraternité", il serait temps d'offrir une authentique offre de droite :

- un état fort, mais svelte ce qui implique sa rationalisation (suppression des hautes autorités superflues, suppression des départements avec dévolution de leurs pouvoirs aux régions, regroupement des communes), l'abandon de son interventionisme économique pour qu'il se recentre sur ses missions de contrôle.

- une liberté qui ne se borne pas à la neutralité religieuse, mais défend les valeurs fondatrices de l'être humain comme la défense de la famille, la valeur du travail, le respect de la culture.

- une égalité qui s'établisse entre individus et non pas entre catégories de personnes, une égalité sociale qui s'occupe des exclus, des marginaux, des précaires et ne se polarise plus sur ceux qui sont organisés.

 

Le courage est de défendre l'individu face à un état prédateur, de proclamer que la générosité est de se soucier des malheureux et non pas des paresseux, de ne pas se laisser abrutir par un discours mondialisant sur la fusion des cultures et des moeurs et de développer nos originalités. Rien de très nouveau, encore faudrait-il que les dirigeants de la droite n'aient pas honte de le dire.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:54

Quelques brefs aperçus de l'humour de Sophia Aram éructés depuis son micro de France Inter  :

Sophia Aram tance Stéphane Guillon : il a manifesté un comportement inapproprié vis à vis d'un handicapé (6/6/2012)

Sophia Aram  tance  Bérénice  Béjo :  elle a manifesté une attitude anti-féministe pour avoir osé dire que les femmes étaient meilleures infirmières que les hommes (21/5/2012)

Sophia Aram tance Maryse Joissains-Masini , député-maire d'Aix : elle a propagé de dangereux propos anti hollande en s'énervant sur la victoire des assistés lors de la présidentielle. (9/2/5012)

Sophia Aram tance ceux qu'elle soupçonne de faire la guerre aux musulmans : les affidés de Sarkozy  (30/5/2012).

Sophia Aram (28/5/2012)  ironise sur la religion catholique et scatologise sur ses représentants : "les bouées que Jésus utilisait pour marcher sur l'eau",  "manque d'étanchéité des vieux cardinaux".

Mélange de conformisme (il ne faut pas attaquer les musulmans, il faut trainer dans la boue les catholiques), de niaiserie baptisée humanisme (les gentils handicapés, comme elle aurait pu parler des gentils pauvres, des gentils  gars des cités, ), de lâcheté  (toujours s'acharner sur ceux désignés à la vindicte publique par sa chère radio de service public), et de révérence pour les grands progrès  de la conscience universelle (la parité, la mariage gay). Pourquoi continue-t-elle dans l'humour ? Sa place ne serait-elle pas celle de propagandiste des idées butinées dans les coktails des quartiers bobos de la capitale, ou celle de surveillante générale des ondes distribuant les bonnets d'âne  aux récalcitrants.  Ceux qui l'écoutent ne rient pas, tout au plus ricanent-ils .

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 18:53

Simplicité ? Ne faudrait-il pas dire absence de complexes, à vouloir installer sa maîtresse dans un bureau de l'Elysée, avec  usage de toutes les facilités de la République. Favoritisme, dans le sens de la consécration de la favorite.

 

Morale ? Il faudrait préciser qu'elle est tortueuse à vouloir faire élire comme représentants de la gauche, les honnêtes Kucheïda  (pas d'adversaire socialiste contre lui à Liévin), Pupponi  (candidat socialiste à Sarcelles),  Andrieux  (sous le logo PS à Marseille). Reconstitution de ligue, celle des vieux copains que l'on abandonne pas dans le malheur.

 

Changement de méthode ? Le précédent premier ministre s'était fait taxer de collaborateur par le président Sarkozy; Hollande en écartant Martine Aubry, Moscovici ou Valls comme premiers ministres, a fait publiquement le choix du plus terne, du moins charismatique, donc du plus malléable des premiers ministres. Ressemelage des vieux souliers, ils ont fait leur preuve, il serait idiot de ne pas continuer de les utiliser.

 

Justice ? Pas de contestation possible, il est juste de récompenser les efforts de ceux qui ont déposé un bulletin de vote pour vous : des postes pour les fonctionnaires, des revalorisations de salaires pour les fonctionnaires. Vae victis pour ceux qui ont mal voté : des impôts pour ceux qui ont voté UMP, la poursuite des délocalisations pour ceux qui ont voté FN. 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:29

Nos entreprises manquent de rentabilité et n'arrivent plus à garder leurs marchés. L'idée de forcer des sociétés à continuer de survivre à coup d'incitations et d'interdictions prouve à la fois la méconnaissance des réalités économiques de nos dirigeants et leur lâcheté face à des idéologies.

- pourquoi créer une banque de financement publique si le but est de faire survivre des sociétés qui ont perdu leur marchés, si les dirigeant ne voient plus l'utilité d'investir sans espoir de retour profitable ? Le problème est moins de trouver des sous, que de trouver des projets rentables.

- pourquoi revenir à des autorisations de licenciement déguisées si c'est pour conserver des salariés qui ne fabriquent plus les produits achetés par des clients, si c'est pour transformer les entreprises du secteur marchand en sociétés d'assistanat ? L'efficacité n'est pas de protéger des emplois dans des secteurs à la dérive, mais de créer des emplois dans des secteurs à la compétitivité retrouvée.

- pourquoi interdire la recherche sur des sujets aussi variés que les cellules souches, les OGM, les gaz de schiste si ce n'est pour obéïr à des lobbies des écologistes aussi actifs que peu représentatifs (il suffit de lire leur score aux présidentielles) ? Il est navrant que là où nous pourrions nous développer, l'état s'ingénie à brider les entrepreneurs et les charcheurs.

- pourquoi proouvoir des énergies dites renouvelables au détriment de tout raisonement économique et ponctionner le pouvoir d'achat en subventionnant l'électricité des éoliennes et des panneaux solaires ? Comment oublier un de nos rares atouts, le faible prix de l'électricité nationale produite par des centrales nucléaires.

- pourquoi alourdir les charges des entreprises avec l'idée d'abolir le premier timide essai de TVA sociale, la réformette des retraites, sans compter tous les prélèvements supplémentaires nécessaires au      maintien tel que du train de vie l'état ? L'activité économique ne se développera pas avec le maintien d'une fonction publique pléthorique au vu des comparaisons avec presque tous les pays, mais avec la montée en puissance de petites et moyennes entreprises pouvant bénéficier enfin d'un allègement des charges qui pèsent sur leurs comptes.

- pourquoi lancer des négociations européennes sur des eurobonds qui ne seront accordés (si tant est qu'ils le soient) qu'aux élèves les plus méritants de la classe européenne, au lieu de se concentrer sur le seul sujet qui vaille,  la protection de nos marchés par rapport aux dumpings sociaux et écologiques des pays émergents ? Serait-ce indécent de reprendre les idées d'un Dupont-Aignan, d'un Montebourg, et de bien d'autres, pour sortir de la logique de la préférence du commerce (le libre-échange angélique) sur la production; pour enfin parler de la protection des marchés européens vitaux avec l'établissement d'un Tarif Extèrieur Commun, d'une gestion de la Banque Centrale Européenne qui se préoccupe de la parité de l'euro avec les autres grandes monnaies et plus seulement du taux d'inflation.

 

Quel économiste n'a pas parlé de cette nécessité de retrouver de la compétivité (Christian Saint Etienne, par dernier exemple, mais bien d'autres), quel éditorialiste n'a pas stigmatisé cette focalisation sur le problème des financements (Christophe Le Babier il y deux jours, mais d'autres, d'autres bords) ? Mais le gouvernement est autiste. Il n'écoute personne. Il croit, contre presque tous, qu'il est prêt pour la bataille économique qui s'annonce et qu'il va la gagner. Il me fait penser à cet Emile Ollivier qui proclamait en 1870 à la veille d'une défaite écrasante "pas un bouton de guêtre ne manque", ou encore à ce généralissime Gamelin qui proclamait la région des Ardennes infranchissable par l'ennemi avant d'être honteusement enfoncé sur la Meuse en 1940. A ces dates stratégiques, nous avions déjà laissé les commandes à des orgueilleux sans compétence.

 

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:25
Pourquoi cette analyse sexiste du gouvernement : parité entre hommes et femmes ? La capacité à réagir à la crise en dépend ? Comment concilier l’égalité entre tous les citoyens et cette règle de quota absurde. Pourquoi cette analyse raciste du gouvernement : nombre de personnalités issues de la diversité ? L’origine ethnique ou culturelle pèse-t-elle dans la création d’une « dream team » ? Comment laisser supposer qu’un gouvernement est une sorte d’image de la société, alors qu’il ne devrait être que la sélection des plus aptes à nous faire sortir de la crise. Quant on se penche sur ce gouvernement le mode de sélection laisse rêveur : - pas de scientifiques ou d’ingénieurs ; une population probablement inapte à promouvoir des idées et des actions sur l’arrêt des délocalisations, le renouveau de notre tissu industriel ; la pauvre Marie Curie aurait été bien dépitée de constater qu’une fois une gerbe de fleurs déposée à ses pieds, tout le monde lui tourne le dos ; - peu de gens issus du monde de la production des biens et des services ; je n’ai relevé que Benguigui, Arif, Carlotti et Duflot ; autant dire des deuxièmes couteaux cantonnés à des postes mineurs ; personne venant de l’usine, des champs, des activités financières, commerciales ; - une flopée d’enseignants (10 si j’ai bien compté) dont la vocation, si je ne m’abuse, est plus de discourir que d’agir, de transmettre des savoirs que d’écouter des doléances ; - une flopée de fonctionnaires ou assimilables (1à encore une dizaine) dont la dévotion à leur carrière politique (baptisée lutte pour ses convictions) est plus marquée que leur attachement au service public (leur carrière est plus riche en mandats électoraux, en postes d’attachés parlementaires, voire en détachés auprès d’organismes politiques, qu’en fonctions administratives au sein de ministères) ; - un petit bouquet de professions libérales (5 juristes, 3 médecins, 1 journaliste) pour égayer les discussions du conseil du mercredi, d’une touche de fantaisie. Ce n’est pas une équipe de rêve, c’est une équipe de cauchemar. Comment imaginer que par un coup de baguette magique des personnes sans expérience économique, sans vécu industriel, sans connaissance financière, qui n’ont connu que des carrières au sein de la France, vont trouver brutalement les intuitions nécessaires pour se colleter avec la mondialisation, les pays émergents, la désindustrialisation, la puissance germanique, la modernisation (ou pas) de l’Islam. La triste réalité est celle d’ un gouvernement élaboré dans le respect d’idéologies dominantes, par une camarilla de fonctionnaires qui s’est réservé l’essentiel du gâteau.
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 12:31
Les mouches commencent à s’agglutiner sur les bouses. Les homosexuels réclament à cor (à corps ?) et à cri (de plaisir ?) l’extension de la pension de réversion à leur ami (e) survivant (e) : un coût pour la collectivité de quelques milliards d’euros astucieusement camouflé sous la revendication de mariage gay. Les saltimbanques se rassurent sur la pérennité du statut des intermittents du spectacle dont la cour des comptes a dénoncé la gabegie et le déficit de plus d’un milliard par an pour l’ensemble des assurés sociaux : le rapport stigmatisateur de la prestigieuse institution va passer au broyeur, n’en doutons pas. Les associations de tout poil tremblent de désir en préparant le renouvellement à la hausse de leurs demandes de subvention : ONG alibis, Défenses de toutes sortes de catégories de gens unis dans un même égoïsme, Lobbies écologiques, antiracistes, gays, préparent leurs augmentations d’effectifs et de rémunérations de leurs permanents. Les croissances d’effectifs de la fonction publique sont sous presse : professeurs, éducateurs, policiers, gendarmes, infirmiers, juges et greffiers, accompagnateurs sociaux ; garder un niveau globalement stable des effectifs se révélera vite impossible une fois que l’on aura réduit drastiquement les effectifs de l’armée (pourquoi d’ailleurs en conserver une, puisqu’en majorité elle ne vote pas socialiste ?). Toute la France d’Outremer chante et danse : elle a voté dans l’enthousiasme pour le nouveau président, elle a reçu un premier témoignage de reconnaissance au travers de quelques maroquins, et n’entend pas se contenter de ces quelques miettes : il faut que l’oseille se déverse encore plus au nom du rachat des crimes de jadis de la métropole, jamais pardonnés malgré les repentances et les tombereaux d’aides, d’exemptions fiscales, et d’investissements hasardeux (mais qui n’a jamais eu la tentation de mordre la main de celui qui l’aide ?). Les mouches sont-elles les nouvelles représentantes de la morale et de la justice ? Elles vrombissent en tous cas, et les chasse-mouches ne semblent guère prêts à entrer en action.
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