Je ne suis pas républicain. Les valeurs dont nous parle François Hollande ne me parlent pas. L'égalité à la 1793 aboutit surtout à couper des têtes et à instaurer la guerre civile. Les héros de la Commune sont des psychopathes qui ont abusé le peuple du Faubourg Saint-Antoine. Les grandes figures de la Troisième République sont des colonialistes (Ferry Tonkin) qui ont entraîné la France dans une aventure impérialiste couteuse; ou des sectaires qui en voulant éradiquer le catholicisme (le petit père Combes) l'ont surtout affaibli; ou des défaitistes qui ont posé culotte devant l'ennemi (les Chambres du Front Populaire qui ont donné les pleins pouvoirs à Pétain); ou des affairistes sans vergogne (François Mitterand). Des valeurs, oui, mais pas celles-là.
Je ne suis pas sur d'être démocrate. Du moins démocrate dans le sens accepté aujourd'hui. Pourquoi respecter une constitution qui n'a pas été votée par le peuple (la constitution d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec celle de 1958, rectifiée en 1962) ? Pourquoi admettre que la représentation nationale et le pouvoir exécutif soient inamovibles pour cinq ans ? Comment parler de légitimité des élus lorsqu'une qu'une élection se fait essentiellement sur le rejet de certains et non sur l'approbation de programmes ? La démocratie représentative qui consiste à donner un pouvoir absolu, sans pouvoirs intermédiaires, pour une durée trop longue est une imposture.
L'incompétence avérée du Chef de l'Etat, l'absence cruelle de résultats, est constatée non seulement dans les sondages, la presse, mais surtout par des organismes non inféodés au potentat : la commission européenne qui indique les pistes de réforme qu'il serait urgent de suivre sous peine de sanctions, la cour des comptes qui, dans son dernier rapport, non seulement stigmatise nos dérives budgétaires en les comparant aux réalisations des autres pays de la Communauté européenne, mais innove en rappelant au gouvernement les réformes qu'il est impératif de mettre en oeuvre. La seule défense du Chef de l'Etat et de son sous-chef est de dire qu'ils ont tout fait et qu'il suffit d'attendre la fin du mandat que le peuple leur a confié.
La légitimité n'est plus du côté du pouvoir. Celle des urnes est un paravent qui cache mal le désaveu des citoyens. Celle du talent et du dynamisme est inexistante aux yeux de quasi tous les observateurs. La seule véritable légitimité serait celle de ceux qui nous débarrasserait au plus vite ce ramassis de perdreaux qui ne sont pas de l'année. Que l'on exige leur démission. Que soit organisé un référendum avec une question simple : "Voulez-vous continuer avec eux ?".
La crainte de l'Islam n'est pas un péché : qui ne peut avoir peur de la charia, du sectarisme qui règne dans les pays à majorité musulmane, des dérives que tout le monde constate dans des pays donnés voici peu en exemple comme la Turquie ou la Tunisie. Bizarrement la peur est considérée comme une infirmité; comme si la témérité, l'aveuglement, l'inconscience, étaient considérées comme des valeurs nécessaires de la conduite de tout un chacun; comme si l'expérience du courage ne côtoie pas toujours un sentiment de peur surmontée (j'ai toujours en tête à ce sujet le merveilleux livre de Guy Sajer : Le soldat oublié, le livre d'un héros malgré lui). Avoir peur c'est exprimer que l'on a tenté d'analyser un problème, la surmonter est essayer de trouver une solution à une difficulté. Le problème évident est l'intrusion en France d'un Islam radical, subventionné par les états du Golfe, peu porté aux discussions théologiques, attaché à des manifestations rituelles qui choquent les musulmans modérés et surtout les infidèles (seul terme qui convienne pour les tenants du Coran à ceux qui ne suivent pas ses préceptes). La manifestation la plus éclatante en est la difficulté de créer un Conseil des Musulmans de France qui ne soit pas sous influence étrangère. Abandon par nos gouvernements successifs de toute fierté de notre culture autochtone. Mépris dans lequel sont tenus les indigènes (Un indigène est une personne qui est anciennement originaire d'un pays et qui en possède la langue, les coutumes et les usages, avec une connotation qui n'est pas raciale mais culturelle dixit Wikipedia) par l'ensemble des médias qui ne sont capables de défendre que les cultures inuit, hottentote, nambikwara, berbère, afro-américaine, pop, rock, rap, etc... mais brocardent la moindre manifestation de piété catholique dans nos églises, les défilés de défense de la famille dans nos rues, maltraitent notre langue avec leur snobisme anglophone et pour parfaire le tout proclament islamophobie toute expression de défiance envers cette religion telle qu'elle se manifeste dans nos cités. Ils ont tort, non seulement il ne faut pas avoir peur d'avoir peur, mais il faut croire que notre merveilleux pays a des ressources locales, une richesse de son inconscient collectif et que développer des talents en interne est surement plus efficace que de vouloir importer, assimiler, tolérer des pratiques nées ailleurs en d'autres temps.
Une décision de la Cour de Cassation qui se déclare incompétente, dans le dossier du juge Gentil, pour savoir s'il est de bonne administration de la justice de mélanger instruction et vie privée et de recourir à une expertise qui prétend analyser la santé mentale d'une malade rétroactivement.
Une décision du tribunal correctionnel de Paris qui condamne à deux mois de prison ferme avec incarcération immédiate un manifestant déjà repéré contre le mariage gay. Il n'a frappé personne, volé personne, il n'a rien cassé, il n'a rien profané, mais il a menti et désobéi à des policiers.
Un Conseil Supérieur de la Magistrature qui botte en touche sur l'affaire du mur des cons : des magistrats insultent pêle-mêle hommes politiques, journalistes, parents de victimes. Le journaliste qui révèle l'affaire est sanctionné par une mise à pied.
Coïncidence, ou révélation d'une maladie profonde de la magistrature. Dans chacun des cas, les décisions sont argumentées en droit mais laissent un goût amer d' iniquité. Certes les juges sont là pour appliquer des lois non pour prendre des décisions en toute équité. Mais enfin, lorsqu'un divorce s'installe entre justice et justiciables, il devient légitime de s'interroger ou sur la pertinence des lois, ou sur la façon dont le corps judiciaire les applique. Nos magistrats ont tort de laisser transparaître leurs impulsions partisanes contre un ancien président, contre un mouvement d'opinion, tout en s'exonérant de toute sanction. L'incompétence du juge Burgaud, à peine sanctionnée, a laissé des traces profondes dans l'inconscient collectif des français; réveiller cette blessure, jamais vraiment guérie, ne peut qu'amener du discrédit sur une institution centrale de notre vie démocratique.
Fillon dans sa dernière émission télévisée a été deux fois efficace : en concentrant ses objectifs sur les maux économiques essentiels qui tuent la compétitivité de notre pays, en montrant que convaincre sur ses idées était plus important que d'afficher une hargne à conquérir une place.
Les objectifs économiques qu'il fixe ne sont pas originaux, mais quel est l'homme politique qui a osé ces dernières années les proclamer : allongement de la durée hebdomadaire du travail sans augmentation corrélative des salaires (fusiller le tabou des 35 heures), retraite repoussée progressivement jusqu'à 65 ans avec harmonisation entre public et prive (fin organisée des privilèges des fonctionnaires, et enterrement définitif de la retraite à 60 ans), réduction des dépenses publiques en reprenant et en la durcissant la déflation des effectifs de l'ensemble des fonctions publiques (tuer l'idéologie de caste qui lie service public et effectifs), convergence entre les politiques fiscales européennes et particulièrement allemandes qui est le seul moyen de sauver l'euro et donc nos capacités d'emprunts (dans ce tsunami, l'impôt le plus bête du monde, 'ISF passe à la trappe). Rien de révolutionnaire, mais de la cohérence pour faire retrouver à notre pays de la compétitivité et donc des emplois. Pas de cadeaux à une caste au détriments d'autres catégories, mais l'unique volonté de sauver l'essentiel des conditions économiques qui fondent notre pacte social : les retraites, la sécurité sociale.
Plus important à mes yeux est le message qu'il a envoyé : homme d'expérience, il n'a rien à prouver en terme d'analyse des situations, et de capacité à diriger. S'il veut tenter de devenir président, c'est pour mettre ses talents au service du pays et non pas au nom d'une rage de vaincre, d'une envie de gagner. Imbécilité de Franz-Olivier Gisbert (et d'autres) qui insistent sur l'idée que l'essentiel est de vouloir gagner; ce n'est pas un match de tennis (il ne s'agit pas de terrasser l'adversaire), ce n'est pas une épreuve de sport (il ne s'agit pas de triompher sur le chronomètre). Bien entendu il s'agit d'un devoir envers le pays, une obligation pour soi-même, un impératif de chasser les incapables. Ce devoir, Fillon l'a fait paraître comme une évidence face à des journalistes qui ne voulaient traquer qu'une soif de pouvoir : pas de déclaration fanfaronne, pas de moralisation de son action à venir, mais la simple conviction qu'il est des moments où il est judicieux de mettre ses talents au service des autres.
Pourquoi respecter une loi obscène ? L' officier municipal, peut démissionner s'il ne veut pas marier un couple de même sexe; tous les autres citoyens ont la possibilité d'exprimer tout leur mépris pour une loi qu'ils n'ont pas la possibilité d'enfreindre.
Pourquoi admirer une cérémonie obscène ? Dans la mairie de Montpellier une marieuse en quête de popularité a mis en scène l'union de deux homosexuels devant une ministre en recherche de crédibilité sous les flashes de journalistes en mal de scoops.
Pourquoi suivre une opposition obscène ? Impudicité de tous ces politiques qui prétendent vouloir nous représenter sans écouter la rumeur qui monte de toutes les manifestations; et qui de proclamer que la loi ne sera jamais abrogée (ah ? La démocratie est interdite en matière de société ?); et qui de s'exclamer que l'on en peut revenir sur un progrès, un nouveau droit (oh ! Comme c'est mal de se laisser influencer par ses adversaires); et qui au nom d'une franc-maçonnerie mal assumée dénonce l'absence d' "humanisme" des opposants au mariage pour tous (bof ... Comme d'habitude les sectaires se cachent sous la peau de l'agneau).
Pourquoi écouter des médias obscènes ? A l'occasion de la promulgation de cette loi, le monde cathodique se libère dans une apologie tous azimut des débordements sexuels, et la ridiculisation de toute autre attitude : une palme d'or à Cannes devient le prétexte d'une apologie débridée du saphisme, chaque mot de la pauvre Boutin est déchiqueté avec une hargne invraisemblable au milieu des quolibets et des insultes.
Pourquoi ne pas huer un président obscène, un ministre de l'intérieur obscène ? Ils sont indécents dans leur refus d'écouter des centaines de milliers (voire des millions) de gens; ils sont indécents dans leurs intimidations maladroites de manifestants tranquilles; ils sont indécents dans leur incapacité de représenter toute la France et non pas seulement une frange militante et influente.
Il faut résister à l'obscénité lorsqu'elle sort de l'intime pour s'étaler dans les rues, les studios, les assemblées, le gouvernement. Aucune raison de se laisser intimider par un régime déliquescent, appuyé par des médias frelatés.
Le financement de la vie politique (partis, élections)est interdit aux personnes morales. Le financement de la vie politique est limité pour les personnes physiques à 4600€. Le financement de la vie politique, hormis les adhérents à des partis politiques, est donc assuré par l'état. C'est certainement la loi, mais c'est absurde et amoral.
Amoral car le citoyen lambda est appelé à financer de partis qu'il exècre, ou de candidats qu'il abomine. Son souhait est de promouvoir ses idées, et il est obligé par une loi inique à aider ceux dont il désapprouve les principes, les intentions.
Absurde puisque les ressources nécessaires à l'expression de la vie politique sont disponibles soit auprès de particuliers aisés, soit auprès de personnes morales qui voudraient favoriser certaines candidatures : syndicats, associations, entreprises. Les précautions nécessaires pour qu'on ne sombre pas dans la désignation de candidats inféodés à un seul lobby sont parfaitement possibles : limites de montant unitaire, pluralité des donateurs.
Pourquoi est-on arrivé à un système aussi abracadabrantesque. En bafouant l'article 4 de la constitution. Il stipule dans son écriture initiale (avant d'être travesti, sans recours au suffrage universel) : "les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie."
Pour les lecteurs lambada de la constitution, c'est très clair : les partis ne sont pas un rouage de l'état, ils peuvent exister ou non; ils ne doivent aucun respect particulier à l'état, ses représentants, au régime, sous réserve qu'ils ne préconisent pas une amputation de la Nation (territoriale ou autre), ou un mode de gouvernement non démocratique. La lecture de l'article implique donc que le financement de la vie politique ne peut être soumis à des lois (des assemblées) ou des règlements (du pouvoir exécutif); ils doivent être parfaitement indépendants des pouvoirs exécutifs et législatifs, sous réserve uniquement des contrôles nécessaires pour qu'ils ne portent pas atteinte à la nation, et ne préconisent pas ou ne portent pas à des comportement anti-démocratiques.
Cette dérive est l'enfant de la connivence entre la mafia des politiques et la fonction publique. Les uns veulent faire vivre leur parti et financer leurs élections dans l'opulence. Les autres contrôlent les cordons de la bourse. Comme les uns et les autres sont souvent les mêmes (du fait de la mainmise des fonctionnaires et assimilés sur les partis, les assemblée, l'exécutif) la tentation a été trop forte et ils ont interdit le financement de la vie politique à des entités incontrôlables.
Le financement de la vie politique par l'état est une forfaiture et l'aveu du cynisme de ceux qui nous gouvernent.
Le problème n'est pas d'avoir honte ou pas du libérateur de Tombouctou (une opération bien menée mais qui relève du maintien de l'ordre), du billettiste de Paris-Match (que c'est charmant de choisir, pour s'exprimer, la feuille de chou de sa maîtresse), du copain de la promo Voltaire (tant de fidélité devient encombrante), de l'admirateur des débrouillards (Cahuzac, Augier, Guérini), de l'adepte de la blagounette ("gouverner c'est pleuvoir", on croirait du Mac-Mahon plutôt que du Lyautey); après tout, rien de glorieux mais du véniel qui fortifie son image d'un homme normalement empêtré dans ses petits défauts, ses petites compromissions, son petit confort nourri d'habiletés.
Le sujet est l'homme qui est incapable de prendre la mesure de sa tâche et qui affiche son incapacité sur son site de la président de la république, dans son bilan intitulé "60 engagements pour la France". Personne ne lui demande des résultats au bout d'un an. Personne ne lui demande de réussir un examen sous frome de quizz (oui ou non, j'ai bien répondu à la question). Personne ne lui demande de nous bassiner avec la réalisation de promesses qui suscitaient l'incrédulité. Ce qu'on lui demande (quelques uns, l'opinion, le peuple ?), c'est d'engager des batailles qui valent d'être gagnées : où parle-t-il dans son bilan de la politique commerciale de la France, de sa politique énergétique, des réformes de structure.
- qu'a-t-il fait pour tenter de réduire un déficit commercial de plus de 60 milliards d'euros en matière de compétitivité, sur la valorisation de l'euro face aux autres devises, sur l'attractivité de nos infrastructures portuaires, sur le ferroutage;
- qu'a-t-il fait pour améliorer notre indépendance énergétique, hormis promettre de fermer la centrale de Fessenheim et de la remplacer pour moitié par des fermes éoliennes; pourquoi oublie-t-il sous la pression de lobbies passéïstes le gaz de schiste; pourquoi de nouvelles centrales nucléaires c'est bon pour la Turquie et pas pour nous;
- qu'a-t-il fait pour susciter la création d'emplois qui ne soient pas ceux de fonctionnaires ou assimilés; qu'a-t-il fait pour encourager l'esprit d'entreprise; qu'a-t-il fait pour secouer le cocotier des allocations, subventions, remboursements; qu'a-t-il fait pour dégraisser les mammouths de l'éducation nationale, de la fonction publique territoriale;
Rien n'apparaît, dans le bilan qu'il affiche lui-même, comme le début d'une esquisse de ce qui devrait être fait. Le problème n'est pas la honte que l'on éprouve pour lui, mais le doute sur ses capacités, le mépris de son incurie. Et quand le doute est installé, que la confiance a disparu, la crise de régime se profile.