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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 12:01

Le principe d'un pouvoir totalitaire est toujours le même : sous couvert de défense de la "nation", de "l'individu", de "nos intérêts", "de nos valeurs", tous mots fourre-tout, il met en place des outils de coercition destinés à assurer la pérennité de son emprise.

La lutte contre le terrorisme est un paravent actuel très commode. En France en particulier, elle a permis de justifier devant l'opinion publique l'extension de la garde à vue de 48 heures avant 2004 à 96 heures voire 6 jours; en réalité les motivations d'une garde à vue dépassent largement les seules nécessités de la lutte contre les terroristes. Elle explique l'ahurissante timidité de nos réactions face aux révélations des écoutes universelles des Etats-Unis : pas de droit d'asile pour Snowden, des réactions d'une timidité ahurissante lorsque le Monde repasse les plats sur le même sujet; impossible de vraiment réagir puisque notre pays, à son échelle, fait exactement la même chose. Elle sert de paravent à une politique de restriction de l'immigration qui ne veut pas dire son nom, mais qui du coup est inefficace car axée sur des dangers supposés au lieu d'être réfléchie sur les besoins économiques et sociaux de notre pays; il s'agit de ne pas mécontenter un vote communautariste archi-socialiste sans se mettre à dos ouvriers et employés. Elle impose un plan Vigipirate dit rouge depuis huit ans : « Prendre les mesures nécessaires pour prévenir le risque avéré d’un ou plusieurs attentats graves, comprenant certaines mesures de protection des institutions, et mettre en place les moyens de secours et de riposte appropriés, en acceptant les contraintes imposées à l’activité sociale et économique »; il permet de vivre en permanence dans une sorte d'état d'urgence qui fait peser sur le citoyen une peur diffuse et l'empêche de se mobiliser sur d'autres sujets. Pour appuyer cette lutte contre le terrorisme, l'état dévoie ses outils de défense nationale dans des opérations de prestige : guerre en Afghanistan qui est en train de se résoudre dans le désastre de la corruption, et d'une guerre civile annoncée; guerre en Lybie qui s'abime dans la création d'une immense zone d'anarchie aux portes de l'Europe; guerre au Mali qui n'a en rien résolu le problème des bandes d'insurgés et d'exaltés qui parcourent tout le Sahel sans s'inquiéter de frontières théoriques; mais rien n'est trop cher pour raviver les peurs de nos citoyens.

La lutte contre le terrorisme a perdu sa signification. Au lieu de localiser et d'éliminer les sources potentielles de danger, elle est devenue un outil d'oppression, de surveillance, et de propagande au service d'un pouvoir aux abois.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:51

Impulsivement, il vote Front de Gauche ou Front National. Ce n'est qu'à force de courage, de persévérance, qu'il résiste à la tentation de sortir ceux qui nous dirigent, et glisse in fine un bulletin de vote moins sectaire. Même après avoir réfléchi, il se sent parfois incapable de reconduire des incapables, et se réfugie dans l'abstention ou le vote blanc. La seule conséquence drôle est que certains élus croient fermement qu'ils le sont devenus par leur mérite, leur programme, alors que l'électeur a toute juste refusé des inacceptables. La légitimité des urnes me paraît sentir la cendre.

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:49

Peu nombreux dans la foule des saltimbanques et des cabots qui règnent sur les scènes, les écrans.

A peine reconnus sous le règne des mercantis qui envahissent galeries, foires et autres musées d'art contemporain.

Tout juste audibles dans le fracas de bruits proclamés musique.

Edités avec regrets au milieu de tas de bouquins d'introspection, de voyages autour de son nombril, et autres ouvrages d'autocomplaisance.

Dans les chroniques pipole des journaux glacés, dans les biopics tournés à la hâte, dans  les mémoires écrits par des nègres, sur leurs sites alimentés par leur impresario, s'étale l'impudeur de demi artistes à la frange du demi-monde.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:08

 

L'égalité : mot de rattrapage pour médiocres incapables d'assumer leur liberté, ou pour frigides inaptes à comprendre l'étendue de la fraternité.

Le social : mot dévoyé dans les totalitarismes qui continue de camoufler, au nom de la solidarité, les pulsions de la plèbe.

La majorité électorale  : système de calcul absurde qui prétend donner tous les pouvoirs à une minorité qui a gagné contre une autre; au diable les non-inscrits, ceux qui s'abstiennent, ceux qui votent blanc.

Le 14 juillet : extraordinaire rappel des prémisses de la fondation de la république par un groupe de canailles dont les pieds ont glissé dans le sang.

Le service public : tentative par une bande de nantis de faire croire que leurs prestations sont marquées par la qualité, l'indépendance, l'objectivité, le dévouement, contrepoint d'un secteur marchand affublé de toutes les tares.

La laïcité : étendard de libre penseurs pour tenter de faire d'interdire l'expression publique d'une croyance.

Les droits de l'homme : loi ratifiée puis promulguée par le roi Louis XVI en 1789.

Les droits acquis : symbole cynique d'un conservatisme de castes ou de groupes de pression.

Vivement que l'on revienne aux valeurs de la démocratie, celles de la République sont décidément ou sinistres ou équivoques.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 19:10

L'église catholique n'a pas indiqué vouloir être en harmonie avec les dérives des moeurs actuelles : l'IVG reste un crime, l'homosexualité un péché; la seule différence du pape François avec ses prédécesseurs est de mettre l'accent sur l'accueil par l'église de ceux qui ont pêché, d'être plus ouvert au pardon; ce qui ne signifie pas l'oubli des fautes, mais la seule constatation que tout le monde est plus ou moins pêcheur.

L'église catholique n'est pas un fonds de commerce qu'il faut faire prospérer en améliorant son image de marque : il n'y a aucun signe qu'elle accepte le dévergondage des élites boboïsantes avec leur religion du sexe, de la drogue, et de la vénération du corps; la voie que l'on croit voir indiquée par ce pape est de conquérir ou reconquérir des populations qui se sont éloignées de la religion, non pas en changeant de doctrine, mais en marquant son intérêt pour les déclassés et les ignorants.

L'église catholique est concernée par le progrès scientifique parce que c'est un hymne à la vérité; la teneur même de ces progrès lui est  indifférente; les leçons de morale, de moeurs que certains voudraient en tirer est complètement son affaire. D'ailleurs quels principes évidents de vie quotidienne sont à tirer du hasard et de la nécessité qui gouvernent l'évolution, ou de l'accroissement de l'entropie qui régit le monde physique, ou de la tautologie fondement des mathématiques : la recherche du beau, du vrai, du bon sont plus larges.

L'église catholique est aussi une organisation humaine et comme toutes les organisations humaines, précaire. Comme n'importe quel chef d'un gouvernement, le pape François veut en améliorer le fonctionnement avec plus de conviction que ses deux prédécesseurs immédiats.  Il n'est novateur que là où la tradition n'est que l'écume de l'histoire. Il n'est sinon que le gardien d'un dogme, hérité de la tradition; il est traditionaliste, en ce sens qu'il est chargé de porter à des fidèles ou incroyants, une croyance, une oeuvre de mémoire, un devoir de mémoire.

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 16:56

Le troisième âge de Neuilly-Auteuil-Passy et de Versailles se presse dans les salles de Jacquemart-André pour regarder ce que le musée propose à leur admiration. Un invraisemblable ramassis d'oeuvres collectionnées par un nabab mexicain des télécoms. Les choix de l'affairiste hispano-aztèque se révèlent en totale concordance avec les  goûts des nouveaux enrichis (banquiers et industriels) de la grande période de prospérité économique de la Grande Bretagne de l'époque victorienne. Luxe païen et débridé, situé de préférence dans un univers antiquaillant de pure fantaisie. Femmes et hommes habillés de tuniques aux plis qui n'obéïssent à aucune logique, sinon celle d'une complexité qui fait étalage de la science de l'artiste. Visages des femmes qui suintent la luxure et le plaisir tarifé. Corps sculpturaux qui se contorsionnent dans des attitudes figées. Pas d'âme. Pas de mouvement. Peu de sensualité. Des paysages insipides. Des couleurs de layette. Les oeuvres qui échappent au désastre sont les quelques aquarelles, et une esquisse dans lesquelles les artistes n'ont pas eu le temps et le courage de camoufler leur talent pour le plaisir de leurs commanditaires.

Le double intérêt de cette exposition est d'abord l'admiration gatouillante de la foule qui se presse dans les salles : quoi de plus risible que ces grand-mères qui se pâment devant la représentation de beautés échappées d'un boxon, ces couples qui  s'intéressent aux orgies sirupeuses d'un Héliogabale, ces conférencières qui tartinent de leur culture ces croutes insipides. Il est ensuite la constatation qu'en marge de l'art a toujours existé des caricatures que l'on baptise art pompier quand l'état est commanditaire , art kitsch quand ce sont des millionnaires, art populaire pour les concierges et autres leaders d'opinion de la rue; là on est dans la peinture pour des londoniens fortunés de la deuxième moitié du XIXème siècle : des matériaux luxueux et du nu, du laïc et de la chair, du repos et du lascif; la beauté y est dégradée; l'inspiration ravalée dans le désir de plaire;  la technique picturale éblouissante tente de camoufler ces insuffisances. Bien loin hélas de Baudelaire  :

Là, tout n'est qu'ordre et beauté

Luxe, calme et volupté.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:31

Nos gouvernants en une seule journée ont atteint des sommets dans trois annonces :

 

Explosion de démagogie : allez chez le médecin c'est entièrement gratuit grâce à la généralisation du tiers payant; abandon de toute idée de responsabilisation des consommateurs médicaux; on ne comprend d'ailleurs pas pourquoi la nourriture, l'eau qui sont les premiers ingrédients nécessaires à une bonne hygiène de vie ne seraient pas couverts par le tiers payant; vive la carte vitale pour aller faire ses courses chez son boucher ou son marchand de légume.

 

Explosion de mensonge : les dépenses publiques baissent de 15 milliards d'euros dans les projets de budget pour 2014, dixit Moscovici; bernique, elles augmentent de 0.5% par rapport à 2013, elles baissent par rapport à un chiffre dont on ne sait pas comment il est calculé et qui serait celui du niveau de dépenses imaginé si on les laissait suivre une tendance moyenne passée ! Les impôts eux augmentent bien de 3 milliards, que l'on baptise celà nouvelles taxes ou lutte contre l'optimisation fiscale.

 

Explosion de duplicité : le Comité Consultatif National d'Ethique est partiellement renouvelé en mettant à la porte les derniers représentants de religions pour les remplacer par des "amis" du président et du premier ministre; l'idée lumineuse est de refaire voter ledit conseil d'une manière plus agréable au gouvernement sur la fin de vie, voire la PMA; la corde est très très grosse : une petite loi va arriver juste avant les élections européennes de mai 2014 pour rallier quelques votes de gôche; Il serait temps de rebaptiser ce Comité théodule : Centre de complicité de magouillage des Elections ?

 

J'attends avec impatience d'autres explosions : celle des citoyens, mais ils sont longs à la détente (encore 23% d'opinions favorables pour Hollande dans les derniers sondages); celle des médias qui frémissent malgré le lourd noyautage de leurs rangs par les militants socialistes; il faut attiser la colère pour qu'enfin ces gouvernants soient dynamités, dispersés, ventilés, façon puzzle.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 10:46

Alourdi par Sarkozy et aggravé par Hollande. Il s'agit de l'impôt sur les plus-values de cession d'une résidence secondaire. On me dira que les pauvres n'en ont pas. Certains quand même, soit une petite baraque héritée à la campagne, de leurs ancêtres, soit un petit pavillon à rénover acheté avec une rentrée inattendue. Et bien quand ils veulent vendre leur petit bien qu'ils se méfient : où ils ont été négligents et ils ont égaré les factures des rénovations qu'ils ont fait faire, ou pire ils ont réalisé eux-mêmes les travaux d'amélioration de leur modeste demeure : sanction, ils ont imposable à trois titres sur la plus-value dégagée entre leur prix de vente et le prix d'acquisition (non réévalué) augmenté des  factures de travaux (non réévaluées) non égarées ; la dite plus-value est diminuée de 2% par an au bout de la cinquième année de détention, ce qui est très loin de refléter l'inflation réelle (pourquoi seulement au bout de 5 ans ? pourquoi 2% ?); là-dessus vous commencez à payer la CSG et la CRDS et en prime 19% sur 75% de cette plus-value. En clair, ce mécanisme est de l'escroquerie à deux titre :  1° vous ne pouvez quasiment jamais échapper à faire une plus value sur un bien sauf à vendre maintenant au-dessous du prix nominal de l'acquisition (difficile même lorsque l'inflation est faible, impossible si la détention est longue) 2° vous êtes imposés sur les travaux que vous avez réalisés vous-même, le fisc les assimilant à une sorte de travail au noir  (c'est là le petit cadeau de nos gouvernants pour les pauvres qui ont cru économiser en réalisant eux-mêmes leur électricité ou leur plomberie) !  N'oubliez pas de remercier votre député qui a voté par deux fois sur ces dispositions.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 15:34

La France s'est ridiculisée dans l'épisode syrien. Poussée en avant par Obama, elle a réclamé une "punition" du régime d'Assad. Puis le président américain a laissé Kerry susurrer qu'une idée pourrait être de faire un inventaire des armes chimiques syriennes; propos repris au vol par le Kremlin. Et voilà les Etats-Unis et l'URSS qui engagent des pourparlers en oubliant de prévenir la France qu'il n'était plus question de frappes de rétorsion, et en omettant bien entendu de l'inviter à la table des négociations avec la Syrie.

Cet épisode tragi-comique est symptomatique de la dérive de notre diplomatie :

1° application d'une doctrine "atlantiste", très ancienne chez les socialistes, qui consiste à être le larbin des Etats-Unis en échange de je ne sais quoi; avant l'épisode syrien, cette doctrine avait déjà été appliquée avec l'affaire Snowden dans laquelle la France a oublié d'être terre d'asile; elle est dans la droite ligne des bombardements en Serbie, de la réintégration dans l'organisation militaire de l'OTAN et de la libération du Koweit, ou de l'invasion de la Syrie; nous avons avalisé l'espionnage de nos communications, nous avons laissé place libre économiquement à l'Allemagne dans l'ancienne Yougoslavie, les Etats-Unis sont toujours les maîtres militaires de l'OTAN, nous n'avons eu aucune retombée financière au Koweit, pour ne rien dire de l'état d'anarchie dans laquelle nous avons laissé la Lybie.

2° déni des réalités qui se fait jour dans la diplomatie comme dans la conduite de l'économie, ou la politique pénale; fruit d'une confusion entre discours et actions, fruit de raisonnements dits moraux (ou humanistes) qui cachent mal notre inappétence (et surtout nos manques de moyens) à nous engager dans des opérations décisives; l'exemple du Mali éclaire tout à la fois l'efficacité de nos armées et de leurs personnels et leurs limites : nous avons gagné une bataille mais certainement pas la guerre qui germine dans tout le Sahel; le résultat de cette schizophrénie est que l'on en arrive à une idée infantile qui est de "punir" Assad, tout en avouant qu'on n'a pas les moyens de le renverser; à notre alignement sur un front révolutionnaire noyauté par des terroristes en oubliant les minorités rassemblées malgré tout leur dégout et leur méfiance derrière le dictateur syrien.

3° application d'une doctrine de l'ingérence qui peut s'imaginer pour une superpuissance mais est un symbole d'arrogance pour une puissance moyenne comme la France; cette idée de l'ingérence est vieille comme le monde, et a toujours servi à tous les impérialismes à habiller d'oripeaux leurs désirs de puissance; ce n'est pas en travestissant l'idée pour protéger des populations d'un pays que l'on peut l'accepter; quelles populations protéger ? les minorités ? la majorité ? ceux qui ont été élus ? ceux qui pourraient être élus ? Les bons sentiments fatiguent lorsqu'ils ne précèdent pas des bonnes actions.

4° déni de méthode qui fait croire que les déclarations publiques peuvent remplacer les négociations; le seul résultat est de se mettre à dos ceux à qui on n'a pas (ou pas assez) parlé et de fournir de faux espoirs à ceux que l'on soutient oralement sans pouvoir ou vouloir contribuer à leurs efforts de guerre, de révolution; le seul lieu où le gouvernement estime nécessaire de ne rien dire, ou pas grand chose, est celui de la représentation nationale. La scène mondiale n'est pas une reproduction des bancs de notre Assemblée Nationale, et les déclamations se heurtent très vite aux égoïsmes nationaux.

Dans sa diplomatie, comme ailleurs, notre président montre les mêmes faiblesses : sectarisme qui se travestit en fermeté, refus de l'obstacle qui est camouflé derrière les prétendues fautes des "autres".

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 14:12

Chiraquiens historiques (sauf, exception notable, Baroin) et sarkozystes à l'affût sont bizarrement entrés dans une sainte alliance et font semblant de s'offusquer des propos de Fillon : ils préfèrent voter pour le plus sectaire si on leur laisse le choix. Raffarin, tiré d'un néant d'où il n'aurait jamais du sortir, bateleur du Grang Journal, héros autoproclamé d'un humanisme niais, nous parle de ligne rouge franchie. Morano, virago du sarkozysme, est cramoisie de colère à l'idée que l'on pique les idées de son idole. Balkany, éternel repris de justice, défouraille. Et Juppé ? Il se contorsionne pour défendre le dogme du "ni-ni", tout en critiquant Fillon, sans se préoccuper des opinions de ses électeurs, quoiqu'en blâmant le sectarisme du PS, mais avec le souci de préserver l'idée antédiluvienne d'un Front Républicain, et derrière la tête la seule et unique préoccupation de demeurer un possible candidat de rassemblement de l'UMP. Much ado about nothing nous dirait le vieux Willie : toutes ces querelles ne sont qu'un paravent pour cacher l'impérieuse obligation de la droite de glaner un maximum d'électeurs pour gagner une quelconque élection; comme il ne reste à gauche que des vieux grognards indéfectibles, il faut chercher ailleurs de nouveaux supports.

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