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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 11:53
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 11:46

Pour se mettre l'eau à la bouche, d'abord, une éloquente petite comparaison entre Russie et France :

                  2005         2006        2007      2008        2009        2010         2011         2012       2013

Croissance du PIB réel  (source OCDE)

Russie       6.4%         6.2%         8.5%      5.2%       -7.8%       4.5%          4.3%        3.4%        1.5%

France      2.5%         2.3%         -0.1%    -3.1%       1.7%        2.0%         0%            1.5%

Taux de chômage sur population active (source OCDE)

Russie      7.6%        7.2%         6.1%      6.4%        8.4%         7.5%         6.%            5.5%

France     9.3%        9.%           8.4%      7.8%         9.5%        9.7%          9.6%         10.%

Certes Poutine n’est pas un parangon de toutes les vertus économiques ; certes l’oligarchie véreuse règne toujours sur le pays ; certes il peine à sortir son pays du statut d’un simple exploiteur de ses richesses naturelles ; mais il faut avouer que malgré tous ses défauts il arrive à des résultats économiques devant lesquels baverait un gouvernant de notre pays. Un peu de respect pour un certain savoir-faire ne serait pas inutile.

Oui, mais, c’est un dictateur ! Il muselle son opposition, il truque les élections, il bâillonne la presse. Il ne serait pas inutile de replacer ce pays dans son contexte historique. Je crois que la Russie n’a jamais connu une période de démocratie (toute relative) aussi longue. A part la période de Kérinsky, fort brève, et des ères d’anarchie du style de celle d’Eltsine, je crois que le pays n’a jamais expérimenté d’époque plus douce pour le peuple russe. Un peu de tolérance pour un régime qui succéde à des siècles de tyrannie serait la bienvenue.

J’allais oublier le pire : il a emprisonné les Pussy Riots, punks iconoclastes, et il a interdit la propagande homosexuelle envers les adolescents. Voilà les véritables péchés de ce bon Vladimir, tels que vomis par nôtre intelligentsia : il réprime des fauteuses de troubles, et barre la porte des écoles à des plaisirs de la chair. Déjà la lutte contre les stéréotypes est un combat douteux en France, inutile de l'exporter.

Tout cet acharnement se résolvait dans le frémissement de plaisir des journalistes en évoquant les idées que Sotchi ne serait pas prêt à temps, qu’il n’y aurait pas de neige, et que les athlètes gays feraient un scandale. Rien de tout cela. Ne reste que le fumet de la haine de lobbies gays. La russophobie est une erreur tactique évidente : personne ne voit l’intérêt à court de se mettre à dos le président de la Russie surtout pour des raisons qui n’ont rien à voir avec nos intérêts nationaux.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:47
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:46

Critiqués sans mesure dans la bouche des accusateurs élitistes :  niais, crétins, manipulés, extrémistes de tout poil, rebuts de la société, sectaires, communautaristes (la lie du peuple pour être bref) en sont submergés. Pourquoi pas. L’inquiétude qui taraude est que tous les génies des temps passés se sont abondamment servis desdits stéréotypes, en particulier dans leurs écrits : nous inciterait-on à brûler les livres antérieurs au XXIème siècle, ou simplement  les ignorer ? A moins qu’un caviardage suffise à nos accusateurs bouffis de vanité.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 18:36
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 18:30

Pascale Clark a la boyasse fragile. Prise de nausée chaque fois qu’un interlocuteur n’abonde pas dans son sens. Elle subodore, dès que l’on s’écarte du carcan de ses opinions, des relents d’homophobie, de racisme, de sexisme, d’idéologie réactionnaire, d’ultra-droitisation, de xénophobie, de comportements antidémocratiques, de haine de la République. Ces horreurs la plongent dans un état maladif. La mèremptoire n’écoute plus, elle vomit : tout ce qui vient la contredire n’est plus réalité, mais rumeur, calomnie, insulte au bon sens qu’elle incarne, attentat à la morale qu’elle représente, dévoiement d’une logique qu’elle maîtrise.

Pascale Clark est chatouilleuse. Ne pas plaisanter sur le plafond de verre qui empêche les femmes d’accéder aux plus hautes fonctions ; elle n’est jamais entrée dans une entreprise mais elle l’a bien vu de ses petits yeux perçants. Ne jamais parler d’avortement mais du droit à la maîtrise par les femmes de leur corps, sinon gare aux imprécations comminatoires de la mèreroquet. Ne pas gazouiller sur les enfants et la théorie du genre ou elle fulmine ses ultimatums du haut de sa chaire cathodique.

Pascale Clark est atteinte d’apathie. Pourquoi ne pas être une touriste socialiste comme Taubira qui nous balade dans ses réformes avortées. Pourquoi ne pas s’égarer avec Caroline Fourest dans ses coups de cœur pour les Pussy Riots et autres Femen. Pourquoi ne pas aimer Joseph Macé-Scaron, mythomane plagiaire. Pourquoi s’interroger sur ces parangons d’authenticité, de courage, d’originalité alors que l’on dispose d’ennemis si pratiques que la mèresiffleur peut démolir en presque toute impunité.

Qu'elle se soigne. Elle rendrait service au public.


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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 09:00
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 08:55

Il présente le journal du dimanche soir 27 janvier 2013.

Il parle de François Hollande qui se sépare de Valérie Trierweiler. Il n’est pas capable de citer les mots du président « Je me sépare de … ». La goujaterie, la muflerie, du président ne l’interpelle pas. La répudiation de Valérie ne lui paraît pas être une circonstance consternante qui caractérise ce président. Il sourit niaisement comme à son habitude. L’insulte faite aux femmes ne lui apparaît pas.

Il parle d’une manifestation  à Paris pour ne citer que les incidents entre certains manifestants et la police. Le but de la manifestation reste inconnu aux chers téléspectateurs, l’amplitude de la manifestation (entre 17 000 suivant Valls et 120 000 suivant les organisateurs) n’est pas signalée. Le gomineux blondasse ne veut pas choquer la France profonde avec des cris contre la Hollandie.

Qui est cette marionnette ? Elle dit s’appeler Laurent Delahousse ;  les mots coulent de sa bouche, avec le seul objectif de ne pas faire de la peine à ceux qui nous gouvernent, à ne pas ébranler ceux qui l’écoutent encore, à fortifier l’emprise de ceux qui nous manipulent.

Fatigant d’entendre ce fantoche, sur une chaîne dite nationale, subventionnée grassement par les contribuables, contrôlée par des présidents à la botte de hautes autorités elles-mêmes jouets du pouvoir. Exaspérant que ce guignol nous assomme avec ses inondations dans les zones inondables, ses coups de vents sur zones venteuses, ses reportages à la gloire de services qui se moquent de tous les publics, ses extases devant des sportifs dont on aura oublié le nom deux secondes après et qu’il passe sous silence toute information un peu politique.

S’il est beau, présentant bien, parlant bien qu’il aille faire de la publicité, de l’évènementiel, du mannequinat, mais par pitié qu’il quitte l’information.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 19:12
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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 19:10

Le mot en promotion dans la supérette de l’Elysée, ces jours-ci, est dignité. Il rassemble paraît-il le pape François I et le président François 0 : comme plus petit dénominateur commun, il était difficile de trouver moins, ou de faire plus flou ; tout l’art hollandais y est résumé, la synthèse pour ne rien dire. La dignité justifie l’apostasie du Conseil d’Etat qui en son nom nous délivre de l’impérieuse nécessité d’une liberté d’expression encombrante ; normalement limitée seulement par les nécessités du maintien de l’ordre public, la voilà soumise à l‘appréciation par les autorités pour un spectacle, une manifestation, un texte, de la notion arbitraire de respect de la dignité ; porte ouverte à n’importe quel abus, à n’importe quelle dictature de la pensée dominante au pouvoir sur la pensée rebelle. Mais aussi, le président sert comme viatique aux malades la promesse d’une loi pour qu’ils « meurent dans la dignité », expression étrange qui sous-entend qu’il serait indigne de vivre ; que les incurables n’auraient le choix qu’entre le suicide assisté et une conduite indigne qui ferait souffrir leur entourage, les autorités sanitaires.  Et partout, dans toutes les officines gouvernementales, retentit le chœur de tous ceux qui veulent défendre la dignité des femmes battues ou non, des noirs antillais ou non, des musulmans de toutes obédiences, des nains, des obèses, des paralytiques, des malentendants, des malvoyants, des PMR (personnes à mobilité réduite), des gens exceptionnels (les porteurs de tares génétiques), des enfants, des seniors, des travailleurs, des retraités, des abonnés au RSA, des immigrés avec ou sans papiers, des gays, trans et autres lesbiennes, etc… etc… ; dans tout cet inventaire, on ne voit plus très bien de qui on ne doit pas défendre la dignité ; c’est le charme de ce mot, en son nom il est possible d’anathémiser tout le monde ouvrant la bouche pour émettre une quelconque critique sur n’importe qui.

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